- Épreuve écrite de philosophie (enseignement commun, terminale générale)
- Épreuve terminale écrite, durée 4 heures, coefficient 8 (mémento Éduscol, cadre réglementaire des évaluations au baccalauréat, septembre 2025). Elle est définie par la note de service n° 2020-023 du 11 février 2020 (NOR MENE2001789N), qui abroge et remplace la note de service n° 2012-118 du 31 juillet 2012 et s’applique depuis la session 2021. Le candidat reçoit trois énoncés de sujet et n’en traite qu’un seul, à son choix : deux sujets de dissertation ou l’explication d’un texte d’auteur. Les sujets sont nationaux, la correction est anonyme, et la qualité rédactionnelle — orthographe, syntaxe, grammaire, clarté de la langue et lisibilité du propos — est prise en compte par les correcteurs.
- Ce que l’épreuve évalue (les objectifs officiels)
- La note de service énumère les aptitudes évaluées : construire une réflexion inséparable des connaissances acquises en classe (notions, auteurs, repères) ; identifier, poser et formuler un problème lié à une ou plusieurs notions du programme, relativement à une question posée ou à un texte proposé ; lire avec attention et expliquer avec précision un texte ; conduire un raisonnement rigoureux en analysant et en élaborant les concepts mobilisés, en appréciant la valeur d’un argument et en discutant une thèse ; composer avec méthode — poser le problème, organiser la réflexion en étapes différenciées, enchaîner les idées par des transitions, argumenter sur des raisons explicites, proposer et justifier une conclusion. Ces aptitudes ne sont pas notées séparément : elles sont appréciées dans leur ensemble, à travers la démarche du candidat. La clarté et la correction de l’expression sont requises.
- La dissertation (deux des trois sujets)
- Chacun des deux sujets de dissertation est constitué par une question simple, qui prend « dans toute la mesure du possible » la forme d’une question directe. Les notions du programme engagées sont aisément repérables par le candidat, qui est invité à en explorer les enjeux et à examiner de façon critique et ordonnée la ou les réponses que la question appelle. Les sujets donnent l’occasion de mobiliser la culture philosophique acquise pendant l’année, sans exiger de connaissances approfondies, une familiarité avec telle ou telle tradition philosophique, ni une habileté hors de portée d’un candidat moyen. Le programme définit la dissertation comme « l’étude méthodique et progressive d’un problème que l’analyse d’une question permet de construire », déployée en un discours continu dont l’élève prend la pleine responsabilité.
- L’explication d’un texte d’auteur (le troisième sujet)
- Le troisième énoncé est un texte d’une longueur raisonnable, dont l’auteur figure dans la liste des auteurs au programme. Le texte est suivi du nom de l’auteur, du titre de l’ouvrage dont il est extrait et de la date ou de l’époque de sa composition ou de sa publication ; il se rapporte explicitement à une ou plusieurs notions du programme. Le candidat n’est tenu de connaître ni la doctrine de l’auteur, ni son œuvre, en totalité ou en partie : il doit rendre compte d’une compréhension précise du texte et du problème dont ce texte est l’expression ou la solution. Le programme précise l’exercice : dégager les enjeux philosophiques et la démarche propre du passage, expliciter le problème posé ainsi que le rôle et le sens des propositions et des concepts à l’œuvre, et en dégager l’organisation raisonnée.
- Évaluation et notation : une appréciation globale, sans barème
- La note de service est explicite : « L’évaluation de la copie du candidat est globale et utilise tout l’éventail des notes de 0 à 20. » La ressource Éduscol consacrée à l’évaluation en philosophie (mai 2020) le confirme et en tire la conséquence : la notation ne se réfère à aucun barème décomposant la note partie par partie, parce que les capacités évaluées ne sont pas des items indépendants mais le reflet d’une démarche intellectuelle unifiée. Cette ressource publie une échelle indicative par paliers — un palier n’est jamais un plafond : une copie qui témoigne d’un effort réel de problématisation, de définition des notions, d’examen des réponses possibles et d’une cohérence globale ne doit pas être notée moins de 10 ; la mobilisation de références et d’exemples pertinents porte à 12 au moins ; un raisonnement construit, progressif et rigoureusement justifié à 14 au moins ; la maîtrise des concepts utiles au sujet (notions, repères) et la précision de la culture mobilisée à 16 au moins.
- Le matériel autorisé
- Le texte qui définit l’épreuve ne prévoit aucun document, ouvrage ni matériel pour le candidat : la copie se compose à partir de la seule réflexion et de la culture philosophique acquise pendant l’année. Une exception est prévue par le mémento Éduscol : les élèves allophones nouvellement arrivés en France (EANA) peuvent être autorisés à disposer d’un dictionnaire bilingue pour le contrôle continu et pour l’ensemble des épreuves du baccalauréat, la demande étant adressée au service académique des examens lors de l’inscription.
- L’épreuve orale de contrôle (second groupe)
- Durée 20 minutes, temps de préparation 20 minutes. L’épreuve consiste en une explication de texte présentée par le candidat, suivie d’un entretien avec l’examinateur. Le texte est choisi dans l’œuvre philosophique ayant fait l’objet, au cours de l’année, de l’étude suivie que le programme rend obligatoire en terminale générale. Le candidat présente une note visée par le chef d’établissement indiquant l’œuvre (titre, auteur, édition), le cas échéant les principaux chapitres ou passages étudiés avec leur pagination, et les questions auxquelles cette étude a été associée ; il est porteur d’un exemplaire de l’œuvre. L’examinateur choisit un extrait de 20 à 25 lignes au maximum ; l’exposé du candidat dure au maximum 10 minutes, l’entretien au maximum 10 minutes. L’entretien ne saurait exiger de connaissances qui n’étaient pas attendues à l’écrit. Si le candidat ne présente aucune liste, ou une liste non conforme au programme, la situation est consignée au procès-verbal et il est recommandé à l’examinateur de proposer deux ou trois œuvres d’auteurs du programme, parmi lesquelles le candidat en choisit une pour expliquer un bref extrait.
- Le Grand oral et la place de la philosophie
- Le Grand oral (épreuve orale terminale, 20 minutes après 20 minutes de préparation) repose sur les deux enseignements de spécialité du candidat, non sur la philosophie. Son coefficient est de 10 pour la session 2026 et passe à 8 à compter de la session 2027 en voie générale (14 puis 12 en voie technologique) — le mémento Éduscol en donne la raison : les élèves des sessions antérieures n’ont pas passé d’épreuve anticipée de mathématiques. La culture philosophique et la rigueur argumentative travaillées en terminale servent néanmoins la qualité de l’exposé et de l’échange.