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Fiches/Mathématiques/Fonctions trigonométriques
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Fonctions trigonométriques

En terminale, le cercle trigonométrique, le radian, la parité, la périodicité 2π, les valeurs remarquables et les dérivées de sinus et cosinus sont des acquis de première que l'on réinvestit. Le cœur du chapitre porte sur deux capacités : résoudre une équation du type cos(x) = a et une inéquation du type cos(x) ⩽ a sur [−π ; π], et étudier une fonction simple définie à partir de sinus et cosinus pour en déterminer les variations et un optimum, notamment dans un problème géométrique.

5 sections·~36 min de lecture·4 compétences·Vérifié · 08/2026

T·0666 / 14
Profil d’examen
Résoudre une équation du type cos(x) = a, ainsi qu'une inéquation de la forme cos(x) ⩽ a sur [−π ; π]Étudier une fonction simple définie à partir de fonctions trigonométriques, pour en déterminer les variations et un optimum (notamment dans le cadre d'un problème géométrique)Réinvestir les acquis de première : cercle trigonométrique, radian, parité, périodicité 2π, valeurs remarquables et angles associés (rappel)Réinvestir les acquis de première : dérivées de sin et cos, dont sin(ax + b) et cos(ax + b), pour mener variations et représentations graphiques (rappel)
Opérateurs :démontrerétudiercalculerrésoudrereprésenterinterpréterjustifier

niveau de base

Hors spécialité, on retient surtout les valeurs remarquables, la lecture sur le cercle et l'allure des courbes de sin et cos.

niveau approfondi

En spécialité (terminale), le programme n'exige aucune démonstration sur ce thème : les dérivées de sin et cos sont des outils acquis en première. L'attendu porte sur la résolution rigoureuse d'une équation cos(x) = a et d'une inéquation cos(x) ⩽ a sur [−π ; π], et sur l'étude d'une fonction définie à partir de sin et cos pour en déterminer un optimum, notamment dans un problème géométrique.

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Sommaire · 5 sections▾
  1. Fonctions trigonométriques
    • 01Rappel de première — cercle trigonométrique, radian, parité et périodicité○
    • 02Rappel de première — valeurs remarquables et angles associés○
    • 03Rappel de première — dérivées de sin et cos, dérivée de sin(u) / cos(u)◐
    • 04Variations et représentations graphiques de sin et cos◐
    • 05Équations et inéquations trigonométriques sur un intervalle●

5 sections · 25 points clés · 18 formules · 25 pièges signalés

§ 01
§ 01

Rappel de première — cercle trigonométrique, radian, parité et périodicité#

~6 min de lecture●○○BaseBOBO-2019-spe-maths-terminale-§Fonctions-trigonometriques

Cercle trigonométrique : abscisse = cosinus, ordonnée = sinus

Cercle trigonométriqueFigure géométrique, O, (1 ; 0), M, cos x, sin x, π/6, π/4, π/2, 1O(1 ; 0)Mcos xsin xπ/6π/4π/2x1x21
Fig. 1Pour un réel x, le point M associé sur le cercle a pour coordonnées (cos x ; sin x). Le cosinus se lit en abscisse, le sinus en ordonnée.

Points clés

Rappel de première (acquis réinvesti en terminale) : tout ce paragraphe relève du programme de première ; en terminale, ces notions sont supposées connues et servent d'outils. Le radian est l'unique unité d'angle pour laquelle la longueur de l'arc intercepté sur le cercle de rayon 1 est égale à la mesure de l'angle : un tour complet vaut 2π rad, un angle plat π rad, un angle droit π/2 rad. La conversion degrés ↔ radians se fait par proportionnalité : θ (rad) = θ (deg) × π/180.
Sur le cercle trigonométrique (cercle de centre O et de rayon 1 muni d'une orientation directe), à tout réel x on associe le point M obtenu en parcourant un arc de longueur x à partir du point de coordonnées (1 ; 0). Par définition, cos(x) est l'abscisse de M et sin(x) son ordonnée ; on a donc cos²(x) + sin²(x) = 1 et −1 ≤ cos(x) ≤ 1, −1 ≤ sin(x) ≤ 1.
Périodicité : pour tout réel x, cos(x + 2π) = cos(x) et sin(x + 2π) = sin(x). Les fonctions cosinus et sinus sont donc 2π-périodiques : il suffit de les connaître sur un intervalle de longueur 2π (par exemple [−π ; π]) pour les connaître partout.
Parité : pour tout réel x, cos(−x) = cos(x) (la fonction cosinus est paire, sa courbe est symétrique par rapport à l'axe des ordonnées) et sin(−x) = −sin(x) (la fonction sinus est impaire, sa courbe est symétrique par rapport à l'origine).
Ensemble de définition et bornes : cosinus et sinus sont définies sur ℝ tout entier, continues et dérivables sur ℝ, et à valeurs dans [−1 ; 1] ; il n'y a aucune valeur interdite, contrairement à la fonction tangente.
Le radian n'est pas une coquetterie de notation : c'est la seule unité pour laquelle les formules de dérivation du chapitre sont vraies. Si l'on mesurait les angles en degrés, la fonction serait x ↦ sin(πx/180) et sa dérivée vaudrait (π/180)·cos(πx/180) — un facteur parasite d'environ 0,0175 traînerait dans tous les calculs. En radians ce facteur vaut 1, et l'on obtient la formule propre (sin x)′ = cos x. C'est pour cette raison que toute l'analyse se fait en radians, et pour cette raison aussi que la calculatrice doit être en mode radian pendant l'épreuve : en mode degré, la même expression donne une valeur numérique fausse sans afficher le moindre avertissement.
Ramener un réel quelconque dans l'intervalle d'étude est le premier geste de tout calcul trigonométrique, et il s'automatise. On retranche (ou l'on ajoute) autant de fois 2π que nécessaire pour atteindre un représentant dans [−π ; π] ou dans [0 ; 2π[, puis on applique un angle associé pour se ramener au premier quadrant, où les valeurs remarquables sont connues. Sur sin(19π/6) : d'abord 19π/6 − 2π = 7π/6, qui appartient à [0 ; 2π[ ; ensuite 7π/6 = π + π/6, donc sin(7π/6) = −sin(π/6) = −1/2. Deux étapes, aucune calculatrice, et une valeur exacte — c'est exactement ce qu'attend une question posée sans calculatrice.

Vocabulaire

→ Cartes
  • radianUnité d'angle telle que la mesure de l'angle égale la longueur de l'arc intercepté sur le cercle de rayon 1 ; un tour vaut 2π rad.
  • cercle trigonométriqueCercle de centre O et de rayon 1, orienté dans le sens direct, sur lequel se lisent cosinus (abscisse) et sinus (ordonnée).
  • périodicitéPropriété f(x + T) = f(x) pour tout x ; sinus et cosinus sont 2π-périodiques, ce qui permet de n'étudier qu'une période.
  • fonction paireFonction vérifiant f(−x) = f(x), donc de courbe symétrique par rapport à l'axe des ordonnées ; cosinus est paire, sinus est impaire.

Identité fondamentale

cos⁡2(x)+sin⁡2(x)=1\cos^2(x) + \sin^2(x) = 1cos2(x)+sin2(x)=1

Conséquence directe de M(cos x ; sin x) sur le cercle de rayon 1 (théorème de Pythagore).

Périodicité 2π

cos⁡(x+2π)=cos⁡(x)sin⁡(x+2π)=sin⁡(x)\cos(x + 2\pi) = \cos(x) \qquad \sin(x + 2\pi) = \sin(x)cos(x+2π)=cos(x)sin(x+2π)=sin(x)

Cosinus et sinus sont invariantes par x ↦ x + 2π : un tour complet ramène au même point.

Parité

cos⁡(−x)=cos⁡(x)sin⁡(−x)=−sin⁡(x)\cos(-x) = \cos(x) \qquad \sin(-x) = -\sin(x)cos(−x)=cos(x)sin(−x)=−sin(x)

Cosinus est paire (courbe symétrique par rapport à l'axe Oy) ; sinus est impaire (courbe symétrique par rapport à O).

Conversion degrés → radians

θrad=θdeg×π180\theta_{\text{rad}} = \theta_{\text{deg}} \times \dfrac{\pi}{180}θrad​=θdeg​×180π​

Par proportionnalité : 180° ↔ π rad. Ainsi 60° ↔ π/3, 45° ↔ π/4.

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Exemple corrigé

Réduire grâce à la périodicité et à la parité

Calculer la valeur exacte de cos(−13π/6) et de sin(−13π/6).

  1. 01Utiliser la périodicité 2π

    On ajoute des multiples de 2π pour ramener l'argument dans un intervalle commode. Comme 2π = 12π/6, on a −13π/6 + 2 × (12π/6) = −13π/6 + 24π/6 = 11π/6, mais il est plus simple d'écrire −13π/6 = −π/6 − 12π/6 = −π/6 − 2π.

    −13π6=−π6−2π-\dfrac{13\pi}{6} = -\dfrac{\pi}{6} - 2\pi−613π​=−6π​−2π
  2. 02Appliquer la périodicité

    Puisque cos et sin sont 2π-périodiques, ôter 2π ne change rien : cos(−13π/6) = cos(−π/6) et sin(−13π/6) = sin(−π/6).

    cos⁡ ⁣(−13π6)=cos⁡ ⁣(−π6),sin⁡ ⁣(−13π6)=sin⁡ ⁣(−π6)\cos\!\left(-\dfrac{13\pi}{6}\right) = \cos\!\left(-\dfrac{\pi}{6}\right), \quad \sin\!\left(-\dfrac{13\pi}{6}\right) = \sin\!\left(-\dfrac{\pi}{6}\right)cos(−613π​)=cos(−6π​),sin(−613π​)=sin(−6π​)
  3. 03Appliquer la parité

    Cosinus est paire et sinus impaire, donc cos(−π/6) = cos(π/6) = √3/2 et sin(−π/6) = −sin(π/6) = −1/2.

    cos⁡ ⁣(π6)=32,sin⁡ ⁣(π6)=12\cos\!\left(\dfrac{\pi}{6}\right) = \dfrac{\sqrt{3}}{2}, \qquad \sin\!\left(\dfrac{\pi}{6}\right) = \dfrac{1}{2}cos(6π​)=23​​,sin(6π​)=21​

Résultat : cos(−13π/6) = √3/2 et sin(−13π/6) = −1/2.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : savoir convertir un angle en radians et placer un point sur le cercle trigonométrique à partir d'une mesure (ex. 5π/6, −π/3, 7π/4).
  • Objectif Bac : utiliser parité et périodicité pour ramener le calcul de cos(x) ou sin(x) à une valeur remarquable du premier tour (réduction d'intervalle d'étude).
  • Travailler en radians de bout en bout et vérifier le mode de la calculatrice : les formules de dérivation du chapitre ne sont valables que dans cette unité.
  • Ramener tout réel dans [−π ; π] ou [0 ; 2π[ par retrait de multiples de 2π avant d'utiliser un angle associé.
  • Exploiter cos²(x) + sin²(x) = 1 pour retrouver l'une des deux valeurs à partir de l'autre, le signe étant fixé par le quadrant.

Erreurs fréquentes

  • Confondre degrés et radians : écrire cos(30) au lieu de cos(π/6) ; sur la plupart des calculatrices le mode doit être réglé sur « radian » pour l'analyse au Bac.
  • Croire que cosinus est impaire ou sinus paire : c'est l'inverse — cos est paire (cos(−x) = cos(x)), sin est impaire (sin(−x) = −sin(x)).
  • Utiliser la calculatrice en mode degré : le résultat est numériquement faux et rien ne le signale — sin(π/6) affiché comme 0,0548 au lieu de 0,5 doit alerter.
  • Simplifier cos(x + 2π) en cos(x) + cos(2π) : la périodicité est une égalité de valeurs, pas une distributivité — cos n'est pas linéaire.
  • Déduire sin(x) de cos(x) par cos² + sin² = 1 sans choisir le signe : la relation donne |sin(x)|, et c'est le quadrant qui tranche.

§ 01

Révision active

Placer sur le cercle trigonométrique les points images de 0, π/6, π/4, π/3, π/2, 2π/3, 5π/6 et π, puis lire les valeurs exactes de leur cosinus et de leur sinus.

S’entraîner sur des exercices associés50 questions sur ce thème→

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de l'enseignement de spécialité de mathématiques — classe terminale, voie générale (annexe de l'arrêté du 19-7-2019, NOR MENE1921246A) (Ministère de l’Éducation nationale — Bulletin officiel)

§ 02
§ 02

Rappel de première — valeurs remarquables et angles associés#

~6 min de lecture●○○BaseBOBO-2019-spe-maths-terminale-§Fonctions-trigonometriques

Angles associés sur le cercle trigonométrique

Figure géométrique, 5 P, 4 s, 1 kFigure géométrique, O, x, −x, π − x, π + xOx−xπ − xπ + xx1x2
Fig. 2À partir d'un angle x du premier quadrant, les symétries du cercle donnent −x, π − x et π + x, et donc tous les angles associés.

Points clés

Rappel de première (acquis réinvesti en terminale) : valeurs remarquables et angles associés sont au programme de première ; on les mobilise ici comme outils pour résoudre équations et inéquations. Valeurs remarquables à connaître par cœur sur le premier quart de tour : cos(0) = 1, cos(π/6) = √3/2, cos(π/4) = √2/2, cos(π/3) = 1/2, cos(π/2) = 0 ; et symétriquement sin(0) = 0, sin(π/6) = 1/2, sin(π/4) = √2/2, sin(π/3) = √3/2, sin(π/2) = 1. On remarque que cos(π/2 − x) = sin(x) : les colonnes de cosinus et de sinus se lisent en miroir.
Angles supplémentaires : cos(π − x) = −cos(x) et sin(π − x) = sin(x). Ces relations donnent les valeurs au deuxième quadrant à partir du premier (ex. cos(2π/3) = −1/2, sin(2π/3) = √3/2).
Angles opposés et complémentaires : cos(−x) = cos(x), sin(−x) = −sin(x) (parité) ; cos(π/2 − x) = sin(x), sin(π/2 − x) = cos(x) (complémentaires) ; cos(π/2 + x) = −sin(x), sin(π/2 + x) = cos(x).
Angles décalés de π : cos(x + π) = −cos(x) et sin(x + π) = −sin(x). Le point image est diamétralement opposé, ses deux coordonnées changent donc de signe.
Le signe de cos et sin se lit par quadrant : cos > 0 à droite de l'axe Oy (quadrants I et IV), sin > 0 au-dessus de l'axe Ox (quadrants I et II). Ce repérage évite d'apprendre toutes les valeurs : on combine une valeur remarquable du premier quadrant et le signe du quadrant visé.
La table des valeurs remarquables n'a pas à être apprise ligne par ligne : elle se reconstruit en cinq secondes. Écrivez les angles dans l'ordre croissant 0, π/6, π/4, π/3, π/2, et sous chacun le sinus sous la forme √k/2 avec k prenant successivement les valeurs 0, 1, 2, 3, 4 — soit 0, 1/2, √2/2, √3/2, 1. Le cosinus suit exactement la même échelle, parcourue en sens inverse : 1, √3/2, √2/2, 1/2, 0. Deux contrôles valident instantanément une ligne recopiée de travers : le sinus croît sur ce quart de tour tandis que le cosinus décroît, et la somme des carrés vaut 1 à chaque colonne.
Les huit formules d'angles associés se réduisent à quatre symétries du cercle, et il vaut mieux retenir les symétries. La symétrie d'axe (Ox) envoie x sur −x : seule l'ordonnée change de signe, donc seul le SINUS change de signe. La symétrie d'axe (Oy) envoie x sur π − x : seule l'abscisse change de signe, donc seul le COSINUS change de signe. La symétrie de centre O envoie x sur π + x : les deux coordonnées changent de signe, donc les deux fonctions changent de signe. Enfin la symétrie d'axe la première bissectrice envoie x sur π/2 − x : elle ÉCHANGE abscisse et ordonnée, donc échange cosinus et sinus. Un croquis de cercle avec le point image et son symétrique remplace toute la liste, et il se refait en marge d'une copie.

Vocabulaire

→ Cartes
  • valeur remarquableValeur exacte de cosinus ou de sinus en 0, π/6, π/4, π/3 ou π/2, exigible sans calculatrice.
  • angles associésAngles −x, π − x, π + x, π/2 − x dont les lignes trigonométriques se déduisent de celles de x par une symétrie du cercle.
  • angles supplémentairesCouple x et π − x, dont la somme vaut π ; ils ont même sinus et des cosinus opposés.
  • quadrantQuart de plan délimité par les axes, qui fixe les signes de cosinus et de sinus pour les angles qu'il contient.

Table des valeurs remarquables

x0π6π4π3π2cos⁡x13222120sin⁡x01222321\begin{array}{c|ccccc} x & 0 & \frac{\pi}{6} & \frac{\pi}{4} & \frac{\pi}{3} & \frac{\pi}{2} \\ \hline \cos x & 1 & \frac{\sqrt{3}}{2} & \frac{\sqrt{2}}{2} & \frac{1}{2} & 0 \\ \sin x & 0 & \frac{1}{2} & \frac{\sqrt{2}}{2} & \frac{\sqrt{3}}{2} & 1 \end{array}xcosxsinx​010​6π​23​​21​​4π​22​​22​​​3π​21​23​​​2π​01​​

Les valeurs du cosinus décroissent de 1 à 0 ; celles du sinus croissent de 0 à 1, en miroir.

Angles supplémentaires

cos⁡(π−x)=−cos⁡(x)sin⁡(π−x)=sin⁡(x)\cos(\pi - x) = -\cos(x) \qquad \sin(\pi - x) = \sin(x)cos(π−x)=−cos(x)sin(π−x)=sin(x)

Permet de passer du premier au deuxième quadrant.

Angles complémentaires

cos⁡ ⁣(π2−x)=sin⁡(x)sin⁡ ⁣(π2−x)=cos⁡(x)\cos\!\left(\tfrac{\pi}{2} - x\right) = \sin(x) \qquad \sin\!\left(\tfrac{\pi}{2} - x\right) = \cos(x)cos(2π​−x)=sin(x)sin(2π​−x)=cos(x)

Cosinus et sinus échangent leurs rôles par la complémentation π/2 − x.

Décalage de π

cos⁡(x+π)=−cos⁡(x)sin⁡(x+π)=−sin⁡(x)\cos(x + \pi) = -\cos(x) \qquad \sin(x + \pi) = -\sin(x)cos(x+π)=−cos(x)sin(x+π)=−sin(x)

Le point image est diamétralement opposé : les deux coordonnées changent de signe.

Exemple corrigé

Calculer une valeur via un angle associé

Donner la valeur exacte de cos(5π/6) et de sin(5π/6).

  1. 01Reconnaître un angle supplémentaire

    On écrit 5π/6 = π − π/6 : l'angle 5π/6 est l'angle supplémentaire de π/6, situé au deuxième quadrant.

    5π6=π−π6\dfrac{5\pi}{6} = \pi - \dfrac{\pi}{6}65π​=π−6π​
  2. 02Appliquer les relations des angles supplémentaires

    On utilise cos(π − x) = −cos(x) et sin(π − x) = sin(x) avec x = π/6.

    cos⁡ ⁣(5π6)=−cos⁡ ⁣(π6),sin⁡ ⁣(5π6)=sin⁡ ⁣(π6)\cos\!\left(\dfrac{5\pi}{6}\right) = -\cos\!\left(\dfrac{\pi}{6}\right), \quad \sin\!\left(\dfrac{5\pi}{6}\right) = \sin\!\left(\dfrac{\pi}{6}\right)cos(65π​)=−cos(6π​),sin(65π​)=sin(6π​)
  3. 03Substituer les valeurs remarquables

    On remplace par cos(π/6) = √3/2 et sin(π/6) = 1/2.

    cos⁡ ⁣(5π6)=−32,sin⁡ ⁣(5π6)=12\cos\!\left(\dfrac{5\pi}{6}\right) = -\dfrac{\sqrt{3}}{2}, \qquad \sin\!\left(\dfrac{5\pi}{6}\right) = \dfrac{1}{2}cos(65π​)=−23​​,sin(65π​)=21​

Résultat : cos(5π/6) = −√3/2 et sin(5π/6) = 1/2 (cohérent avec le deuxième quadrant : cosinus négatif, sinus positif).

Objectif Bac

  • Objectif Bac : restituer instantanément les valeurs de cos et sin en 0, π/6, π/4, π/3, π/2, sans calculatrice.
  • Objectif Bac : déduire la valeur d'un cosinus ou d'un sinus d'un angle associé (π − x, π + x, π/2 − x, −x) à partir d'une valeur remarquable et du quadrant.
  • Reconstruire la table des valeurs remarquables par l'échelle √k/2 plutôt que de la citer de mémoire, puis la contrôler par cos² + sin² = 1.
  • Retrouver un angle associé par la symétrie correspondante du cercle : (Ox) pour −x, (Oy) pour π − x, le centre pour π + x, la bissectrice pour π/2 − x.
  • Donner des valeurs EXACTES sous forme de fractions et de radicaux : une valeur décimale approchée ne répond pas à une question « valeur exacte ».

Erreurs fréquentes

  • Inverser √2/2 et √3/2, ou se tromper de signe en passant d'un quadrant à l'autre (oublier que cos est négatif au deuxième quadrant).
  • Appliquer cos(π − x) = cos(x) (faux : c'est −cos(x)) en confondant la relation des angles supplémentaires pour le cosinus et pour le sinus.
  • Appliquer la symétrie d'axe (Oy) au sinus : pour x ↦ π − x, c'est le cosinus qui change de signe, le sinus est conservé.
  • Écrire cos(π/2 + x) = sin(x) : la relation correcte est cos(π/2 + x) = −sin(x), le signe venant du quart de tour dans le sens direct.
  • Répondre 0,87 au lieu de √3/2 : sur une question sans calculatrice, une valeur approchée ne vaut pas la valeur exacte demandée.

§ 02

Révision active

Sans calculatrice, donner les valeurs exactes de cos(2π/3), sin(3π/4), cos(5π/6), sin(7π/6) et cos(11π/6) en passant par un angle associé.

S’entraîner sur des exercices associés50 questions sur ce thème→

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de l'enseignement de spécialité de mathématiques — classe terminale, voie générale (annexe de l'arrêté du 19-7-2019, NOR MENE1921246A) (Ministère de l’Éducation nationale — Bulletin officiel)

§ 03
§ 03

Rappel de première — dérivées de sin et cos, dérivée de sin(u) / cos(u)#

~7 min de lecture●●○StandardBOBO-2019-spe-maths-terminale-§Fonctions-trigonometriques

La dérivée de sin est cos : la courbe dérivée

sin et sa dérivée cosCourbe de sin x, racines en x = -3.142, 0, 3.142, minimum en (-1.571, -1), maximum en (1.571, 1), ordonnée à l’origine y = 0, sur l’intervalle x de -3.2 à 3.2, Courbe de (sin x)' = cos x, racines en x = -1.571, 1.571, minimum en (-3.142, -1), maximum en (0, 1), minimum en (3.142, -1), ordonnée à l’origine y = 1, sur l’intervalle x de -3.2 à 3.2−3−2−1123−1.5−1−0.50.511.5max sincos = 0sin x(sin x)' = cos xyx (radians)
Fig. 3La courbe de la dérivée de sin (en pointillé) est exactement la courbe de cos : aux extrémums de sin (en ±π/2), cos s'annule.

Points clés

Rappel de première (acquis réinvesti en terminale) : les dérivées de sin et cos, et la limite fondamentale qui les établit, relèvent du programme de première. En terminale, ce sont des OUTILS acquis — aucune démonstration n'est exigible sur ce thème ; on les utilise pour étudier des fonctions.
Limite fondamentale (rappel) : lim (x → 0) sin(x)/x = 1, et lim (x → 0) (cos(x) − 1)/x = 0. La première encadre sin(x) entre x et tan(x) sur ]0 ; π/2[ (comparaison d'aires sur le cercle) ; la seconde s'en déduit en multipliant par (cos x + 1) au numérateur et au dénominateur.
Dérivée des fonctions de référence : la fonction sinus est dérivable sur ℝ et (sin x)′ = cos x ; la fonction cosinus est dérivable sur ℝ et (cos x)′ = −sin x. En terminale, ces résultats sont admis comme outils.
Dérivée d'une fonction composée affine : pour a et b réels, (sin(ax + b))′ = a·cos(ax + b) et (cos(ax + b))′ = −a·sin(ax + b). On retient surtout le coefficient a qui apparaît en facteur (dérivée de l'argument).
Dérivée générale de sin(u) et cos(u) : si u est dérivable, alors (sin(u))′ = u′·cos(u) et (cos(u))′ = −u′·sin(u). C'est l'application directe de la formule de dérivation d'une composée (g ∘ u)′ = u′ × g′(u).
Dériver une expression trigonométrique se fait toujours de l'extérieur vers l'intérieur, et l'ordre des règles décide de la réussite. Sur cos²(x), la fonction extérieure est le carré : (u²)′ = 2u·u′ avec u = cos, ce qui donne 2·cos(x)·(−sin(x)) = −2 sin(x)cos(x), expression que l'on peut condenser en −sin(2x). Sur x·sin(x), c'est un produit : (uv)′ = u′v + uv′ donne sin(x) + x·cos(x). Sur sin(x)/x, c'est un quotient : (u/v)′ = (u′v − uv′)/v² donne (x·cos(x) − sin(x))/x². Identifier la structure — puissance, produit, quotient, composée — AVANT d'écrire quoi que ce soit économise la moitié des erreurs de ce chapitre.
La dérivée d'une fonction trigonométrique ramène presque toujours à une inéquation trigonométrique, et c'est ce qui relie ce paragraphe à la fin du chapitre. Étudiez f(x) = 2 sin(x) − x sur [−π ; π] : sa dérivée vaut f′(x) = 2 cos(x) − 1, dont le signe est celui de cos(x) − 1/2. Or cos(x) ⩾ 1/2 exactement pour x compris entre −π/3 et π/3. La fonction croît donc sur [−π/3 ; π/3] et décroît de part et d'autre, avec un maximum en π/3 valant 2·(√3/2) − π/3 = √3 − π/3. Le schéma est général : le signe de la dérivée d'une expression en sinus et cosinus se lit en résolvant une inéquation du type cos(x) ⩾ a ou cos(x) ⩽ a, c'est-à-dire précisément la capacité attendue du chapitre.

Vocabulaire

→ Cartes
  • fonction composéeFonction obtenue en enchaînant deux fonctions, notée v ∘ u ; sa dérivée vaut u′ × (v′ ∘ u).
  • dérivée de l’argumentFacteur u′ qui apparaît lorsqu'on dérive sin(u) ou cos(u) ; l'oublier est l'erreur la plus fréquente du chapitre.
  • tableau de signesTableau donnant le signe d'une expression sur chaque sous-intervalle, ici obtenu en résolvant une inéquation trigonométrique.
  • point de contrôleValeur particulière, souvent 0, où l'on recalcule fonction et dérivée pour détecter une erreur de calcul.

Limites fondamentales en 0

lim⁡x→0sin⁡(x)x=1lim⁡x→0cos⁡(x)−1x=0\lim_{x \to 0} \dfrac{\sin(x)}{x} = 1 \qquad \lim_{x \to 0} \dfrac{\cos(x) - 1}{x} = 0x→0lim​xsin(x)​=1x→0lim​xcos(x)−1​=0

Ces deux limites servent à établir les dérivées de sin et cos et à lever des indéterminations.

Dérivées de référence

(sin⁡x)′=cos⁡x(cos⁡x)′=−sin⁡x(\sin x)' = \cos x \qquad (\cos x)' = -\sin x(sinx)′=cosx(cosx)′=−sinx

Sinus et cosinus sont dérivables sur ℝ ; dériver fait « tourner » d'un quart de tour.

Composée affine

(sin⁡(ax+b))′=a cos⁡(ax+b)(cos⁡(ax+b))′=−a sin⁡(ax+b)\big(\sin(ax + b)\big)' = a\,\cos(ax + b) \qquad \big(\cos(ax + b)\big)' = -a\,\sin(ax + b)(sin(ax+b))′=acos(ax+b)(cos(ax+b))′=−asin(ax+b)

Le coefficient a de l'argument apparaît en facteur dans la dérivée.

Composée générale

(sin⁡(u))′=u′cos⁡(u)(cos⁡(u))′=−u′sin⁡(u)\big(\sin(u)\big)' = u'\cos(u) \qquad \big(\cos(u)\big)' = -u'\sin(u)(sin(u))′=u′cos(u)(cos(u))′=−u′sin(u)

Cas général issu de la dérivation d'une composée (g ∘ u)′ = u′ × g′(u).

Exemple corrigé

Rappel de première (hors attendu de terminale) — démontrer que (sin x)′ = cos x

Cette démonstration relève du programme de première et n'est pas exigible en terminale ; elle est rappelée pour mémoire. En utilisant la limite lim (h → 0) sin(h)/h = 1 et la formule d'addition sin(x + h) = sin x cos h + cos x sin h, on retrouve que la dérivée de la fonction sinus est la fonction cosinus.

  1. 01Former le taux d'accroissement

    La dérivée en x est la limite, quand h tend vers 0, du taux d'accroissement [sin(x + h) − sin x] / h.

    τ(h)=sin⁡(x+h)−sin⁡(x)h\tau(h) = \dfrac{\sin(x + h) - \sin(x)}{h}τ(h)=hsin(x+h)−sin(x)​
  2. 02Développer avec la formule d'addition

    On remplace sin(x + h) par sin x cos h + cos x sin h, puis on regroupe les termes en sin x et en cos x.

    τ(h)=sin⁡(x)⋅cos⁡(h)−1h+cos⁡(x)⋅sin⁡(h)h\tau(h) = \sin(x)\cdot\dfrac{\cos(h) - 1}{h} + \cos(x)\cdot\dfrac{\sin(h)}{h}τ(h)=sin(x)⋅hcos(h)−1​+cos(x)⋅hsin(h)​
  3. 03Passer à la limite

    Quand h → 0, (cos h − 1)/h → 0 et sin(h)/h → 1. Le premier terme tend vers sin(x) × 0 = 0, le second vers cos(x) × 1 = cos(x).

    lim⁡h→0τ(h)=sin⁡(x)⋅0+cos⁡(x)⋅1=cos⁡(x)\lim_{h \to 0} \tau(h) = \sin(x)\cdot 0 + \cos(x)\cdot 1 = \cos(x)h→0lim​τ(h)=sin(x)⋅0+cos(x)⋅1=cos(x)

Résultat : La fonction sinus est dérivable sur ℝ et (sin x)′ = cos x. Le même calcul avec cos(x + h) = cos x cos h − sin x sin h donne (cos x)′ = −sin x.

Explication pas à pas4 étapes
  1. 1

    On part du taux d'accroissement de sinus en x : c'est [sin(x + h) − sin(x)] divisé par h, dont on cherche la limite quand h tend vers 0.

    sin⁡(x+h)−sin⁡(x)h\dfrac{\sin(x + h) - \sin(x)}{h}hsin(x+h)−sin(x)​
  2. 2

    La formule d'addition transforme ce taux en deux morceaux : un facteur (cos h − 1)/h devant sin x, et un facteur sin(h)/h devant cos x.

    sin⁡(x)⋅cos⁡(h)−1h+cos⁡(x)⋅sin⁡(h)h\sin(x)\cdot\dfrac{\cos(h) - 1}{h} + \cos(x)\cdot\dfrac{\sin(h)}{h}sin(x)⋅hcos(h)−1​+cos(x)⋅hsin(h)​
  3. 3

    Les deux limites clés font le travail : (cos h − 1)/h tend vers 0 et sin(h)/h tend vers 1, donc il ne reste que cos x.

    (sin⁡x)′=cos⁡x(\sin x)' = \cos x(sinx)′=cosx
  4. 4

    Graphiquement, la courbe de cosinus est bien la pente de la courbe de sinus : là où sinus culmine, sa pente — donc cosinus — vaut zéro.

    sin et sa pente cos

    Graphe de fonction, sin x = sin(x); cos x = cos(x)Courbe de sin x, racines en x = -3.142, 0, 3.142, minimum en (-1.571, -1), maximum en (1.571, 1), ordonnée à l’origine y = 0, sur l’intervalle x de -3.2 à 3.2, Courbe de cos x, racines en x = -1.571, 1.571, minimum en (-3.142, -1), maximum en (0, 1), minimum en (3.142, -1), ordonnée à l’origine y = 1, sur l’intervalle x de -3.2 à 3.2−3−2−1123−1.5−1−0.50.511.5sin xcos xyx

Objectif Bac

  • Objectif Bac (terminale) : dériver sans erreur une expression comme f(x) = sin(2x − π/3), g(x) = cos²(x) ou h(x) = x·sin(x), puis étudier le signe de la dérivée pour en déduire les variations.
  • Encart culturel (lien physique, hors programme) : si x(t) = cos(ωt) décrit une position dans le temps, alors x′(t) = −ω·sin(ωt) et x″(t) = −ω²·cos(ωt) = −ω²·x(t) — c'est l'équation de l'oscillateur harmonique.
  • Identifier la structure de l'expression — puissance, produit, quotient, composée — avant de dériver, et appliquer la règle correspondante dans l'ordre extérieur → intérieur.
  • Traiter le signe d'une dérivée trigonométrique comme une inéquation en cos ou en sin, résolue sur le cercle et présentée dans un tableau de signes.
  • Vérifier une dérivée en un point de contrôle : en 0, une expression et sa dérivée prennent des valeurs faciles à recalculer de tête.

Erreurs fréquentes

  • Oublier le facteur a : écrire (sin(2x))′ = cos(2x) au lieu de 2·cos(2x), ou oublier le signe moins dans (cos u)′ = −u′·sin u.
  • Confondre cos²(x) = (cos x)² avec cos(x²) : la dérivée de (cos x)² est 2·cos x·(−sin x) = −2 sin x cos x, alors que celle de cos(x²) est −2x·sin(x²).
  • Dériver cos²(x) en −sin²(x) : la fonction extérieure est le carré, la dérivée vaut 2·cos(x)·(−sin(x)) = −sin(2x).
  • Oublier la dérivée de l'argument dans une composée : (cos(x²))′ vaut −2x·sin(x²), pas −sin(x²).
  • Étudier le signe de f′ « à vue » sur une expression trigonométrique : il faut résoudre l'inéquation correspondante sur l'intervalle donné, puis dresser le tableau.

§ 03

Révision active

Dériver f(x) = sin(3x + π/4), g(x) = x²·cos(x) et k(x) = cos(2x) − 2 sin(x), puis déterminer les valeurs de x annulant f′(x) sur [0 ; π].

S’entraîner sur des exercices associés50 questions sur ce thème→

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de l'enseignement de spécialité de mathématiques — classe terminale, voie générale (annexe de l'arrêté du 19-7-2019, NOR MENE1921246A) (Ministère de l’Éducation nationale — Bulletin officiel)

§ 04
§ 04

Variations et représentations graphiques de sin et cos#

~8 min de lecture●●○StandardBOBO-2019-spe-maths-terminale-§Fonctions-trigonometriques

Les sinusoïdes de cos et sin sur [−2π ; 2π]

cos et sin sur [-2π ; 2π]Courbe de cos x, racines en x = -4.712, -1.571, 1.571, 4.712, maximum en (-6.283, 1), minimum en (-3.142, -1), maximum en (0, 1), minimum en (3.142, -1), maximum en (6.283, 1), ordonnée à l’origine y = 1, sur l’intervalle x de -6.4 à 6.4, Courbe de sin x, racines en x = -6.283, -3.142, 0, 3.142, 6.283, maximum en (-4.712, 1), minimum en (-1.571, -1), maximum en (1.571, 1), minimum en (4.712, -1), ordonnée à l’origine y = 0, sur l’intervalle x de -6.4 à 6.4−6−4−2246−1.5−1−0.50.511.5cos 0 = 1max de sinmin de sincos xsin xyx (radians)
Fig. 4Sur [−2π ; 2π] : cos (trait plein, paire, maximum en 0) et sin (pointillé, impaire, passe par l'origine), toutes deux 2π-périodiques entre −1 et 1.

Points clés

Étude de sinus sur [−π ; π] : sin′(x) = cos(x). Le signe de cos donne les variations — sinus décroît sur [−π ; −π/2], croît sur [−π/2 ; π/2], décroît sur [π/2 ; π]. Minimum −1 atteint en −π/2, maximum +1 atteint en π/2.
Étude de cosinus sur [0 ; 2π] (ou par parité sur [0 ; π]) : cos′(x) = −sin(x). Sur [0 ; π], sin ≥ 0 donc cos′ ≤ 0 : cosinus est décroissante de 1 (en 0) à −1 (en π) ; sur [π ; 2π] elle est croissante de −1 à 1.
Réduction de l'intervalle d'étude : grâce à la périodicité 2π, on étudie sur une période ; grâce à la parité, on étudie cos sur [0 ; π] puis on complète par symétrie axiale (axe Oy), et sin sur [0 ; π] puis par symétrie centrale (origine).
Représentation graphique : la courbe de sin (la sinusoïde) passe par l'origine, oscille entre −1 et 1 avec une période 2π ; la courbe de cos est la même courbe translatée de π/2 vers la gauche, car cos(x) = sin(x + π/2). Les deux courbes ont des tangentes horizontales à leurs extrémums.
Symétries des courbes : la courbe de cosinus est symétrique par rapport à l'axe des ordonnées (fonction paire) ; la courbe de sinus est symétrique par rapport à l'origine (fonction impaire). Ces symétries guident le tracé et la vérification.
Le programme demande explicitement d'étudier « une fonction simple définie à partir de fonctions trigonométriques » pour en déterminer les variations et un optimum, « notamment dans le cadre d'un problème géométrique ». La méthode ne change jamais. Un : choisir l'angle comme variable et l'appeler par une lettre. Deux : exprimer la grandeur à optimiser — longueur, aire, volume — en fonction de cet angle, en s'appuyant sur les projections cos et sin. Trois : préciser l'intervalle des valeurs GÉOMÉTRIQUEMENT admissibles, souvent [0 ; π/2], car c'est lui et non ℝ qui borne le problème. Quatre : dériver, résoudre f′(x) = 0, dresser le tableau. Cinq : comparer la valeur obtenue aux valeurs aux BORNES de l'intervalle avant de conclure à un maximum — un extremum d'un problème borné peut se trouver à une extrémité, où la dérivée ne s'annule pas.
Une sinusoïde générale x ↦ A·sin(ωx + φ) se lit sur trois paramètres, et chacun se voit sur la courbe. L'amplitude |A| fixe la hauteur des oscillations, entre −|A| et |A|. La pulsation ω fixe la période, qui vaut 2π/ω : plus ω est grand, plus la courbe est resserrée. Le déphasage φ décale la courbe horizontalement de −φ/ω. La dérivée vaut A·ω·cos(ωx + φ), ce qui rend visible un point souvent négligé : comprimer une sinusoïde en augmentant ω multiplie aussi les pentes par ω. La relation cos(x) = sin(x + π/2) n'est qu'un cas particulier de déphasage, ce qui explique que les deux courbes soient identiques à une translation près.

Vocabulaire

→ Cartes
  • amplitudeCoefficient |A| d'une sinusoïde A·sin(ωx + φ), qui fixe l'écart maximal à l'axe des abscisses.
  • pulsationCoefficient ω d'une sinusoïde ; la période vaut 2π/ω, donc une pulsation grande resserre la courbe.
  • déphasageTerme φ qui translate horizontalement la courbe de −φ/ω ; cos(x) = sin(x + π/2) en est le cas type.
  • optimumValeur maximale ou minimale atteinte par une grandeur sur l'intervalle admissible, bornes comprises.

Déphasage cos / sin

cos⁡(x)=sin⁡ ⁣(x+π2)\cos(x) = \sin\!\left(x + \dfrac{\pi}{2}\right)cos(x)=sin(x+2π​)

La courbe de cosinus est la sinusoïde translatée de π/2 vers la gauche.

Tableau de variations de sin (extrait sur [−π/2 ; π/2])

x−π2π2sin⁡′(x)=cos⁡x+sin⁡x−1↗1\begin{array}{c|ccc} x & -\frac{\pi}{2} & & \frac{\pi}{2} \\ \hline \sin'(x)=\cos x & & + & \\ \hline \sin x & -1 & \nearrow & 1 \end{array}xsin′(x)=cosxsinx​−2π​−1​+↗​2π​1​​

Sinus croît de −1 à 1 sur [−π/2 ; π/2] car sa dérivée cosinus y est positive.

Exemple corrigé

Variations d'une sinusoïde déphasée

Soit f définie sur ℝ par f(x) = sin(2x). Déterminer sa période, calculer f′(x) et étudier les variations de f sur l'intervalle [0 ; π].

  1. 01Période

    La fonction x ↦ sin(2x) est de la forme sin(ax) avec a = 2, donc de période 2π/a = π. Étudier sur [0 ; π] suffit pour connaître f partout.

    T=2πa=2π2=πT = \dfrac{2\pi}{a} = \dfrac{2\pi}{2} = \piT=a2π​=22π​=π
  2. 02Dérivée

    On dérive la composée affine : (sin(2x))′ = 2·cos(2x). La dérivée a le signe de cos(2x).

    f′(x)=2cos⁡(2x)f'(x) = 2\cos(2x)f′(x)=2cos(2x)
  3. 03Signe de la dérivée sur [0 ; π]

    Sur [0 ; π], 2x parcourt [0 ; 2π]. cos(2x) > 0 quand 2x ∈ [0 ; π/2[ ∪ ]3π/2 ; 2π], c'est-à-dire x ∈ [0 ; π/4[ ∪ ]3π/4 ; π] ; cos(2x) < 0 pour x ∈ ]π/4 ; 3π/4[.

    f′(x)=0  ⟺  x=π4 ou x=3π4f'(x) = 0 \iff x = \dfrac{\pi}{4} \ \text{ou} \ x = \dfrac{3\pi}{4}f′(x)=0⟺x=4π​ ou x=43π​
  4. 04Tableau de variations

    f croît sur [0 ; π/4] (de 0 à 1), décroît sur [π/4 ; 3π/4] (de 1 à −1), puis croît sur [3π/4 ; π] (de −1 à 0). Le maximum 1 est en π/4, le minimum −1 en 3π/4.

    f ⁣(π4)=sin⁡ ⁣(π2)=1,f ⁣(3π4)=sin⁡ ⁣(3π2)=−1f\!\left(\tfrac{\pi}{4}\right) = \sin\!\left(\tfrac{\pi}{2}\right) = 1, \qquad f\!\left(\tfrac{3\pi}{4}\right) = \sin\!\left(\tfrac{3\pi}{2}\right) = -1f(4π​)=sin(2π​)=1,f(43π​)=sin(23π​)=−1

Résultat : f(x) = sin(2x) est π-périodique ; sur [0 ; π] elle croît jusqu'à 1 en π/4, décroît jusqu'à −1 en 3π/4, puis remonte vers 0 — soit une oscillation complète de moitié de longueur par rapport à sin(x).

Exemple corrigé

Problème géométrique : aire maximale d'un trapèze inscrit

Un trapèze isocèle est inscrit dans un demi-disque de rayon 1 : sa grande base est le diamètre [PQ] (avec P(−1 ; 0) et Q(1 ; 0)), et ses deux autres sommets sont les points A(cos θ ; sin θ) et B(−cos θ ; sin θ) du demi-cercle supérieur, où θ ∈ ]0 ; π/2[. Déterminer la valeur de θ qui rend l'aire du trapèze maximale, et donner cette aire maximale.

  1. 01Exprimer l'aire en fonction de θ

    La grande base vaut PQ = 2, la petite base AB = 2 cos θ et la hauteur (l'ordonnée de A) vaut sin θ. L'aire d'un trapèze est la demi-somme des bases multipliée par la hauteur.

    A(θ)=(2+2cos⁡θ)2×sin⁡θ=(1+cos⁡θ)sin⁡θA(\theta) = \dfrac{(2 + 2\cos\theta)}{2}\times \sin\theta = (1 + \cos\theta)\sin\thetaA(θ)=2(2+2cosθ)​×sinθ=(1+cosθ)sinθ
  2. 02Dériver A sur ]0 ; π/2[

    On dérive un produit : A′(θ) = (−sin θ)·sin θ + (1 + cos θ)·cos θ = −sin²θ + cos θ + cos²θ. Avec sin²θ = 1 − cos²θ, on obtient A′(θ) = 2cos²θ + cos θ − 1, qui se factorise.

    A′(θ)=2cos⁡2θ+cos⁡θ−1=(2cos⁡θ−1)(cos⁡θ+1)A'(\theta) = 2\cos^2\theta + \cos\theta - 1 = (2\cos\theta - 1)(\cos\theta + 1)A′(θ)=2cos2θ+cosθ−1=(2cosθ−1)(cosθ+1)
  3. 03Étudier le signe et conclure à l'optimum

    Sur ]0 ; π/2[, cos θ + 1 > 0, donc A′(θ) a le signe de 2cos θ − 1. Or 2cos θ − 1 > 0 ⇔ cos θ > 1/2 ⇔ θ < π/3, et < 0 pour θ > π/3. Ainsi A croît puis décroît : elle atteint son maximum en θ = π/3.

    A′(θ)=0  ⟺  cos⁡θ=12  ⟺  θ=π3A'(\theta) = 0 \iff \cos\theta = \dfrac{1}{2} \iff \theta = \dfrac{\pi}{3}A′(θ)=0⟺cosθ=21​⟺θ=3π​
  4. 04Calculer l'aire maximale

    On remplace θ par π/3 : cos(π/3) = 1/2 et sin(π/3) = √3/2.

    A ⁣(π3)=(1+12)×32=32×32=334A\!\left(\dfrac{\pi}{3}\right) = \left(1 + \dfrac{1}{2}\right)\times \dfrac{\sqrt{3}}{2} = \dfrac{3}{2}\times \dfrac{\sqrt{3}}{2} = \dfrac{3\sqrt{3}}{4}A(3π​)=(1+21​)×23​​=23​×23​​=433​​

Résultat : L'aire est maximale pour θ = π/3 ; elle vaut alors 3√3/4 ≈ 1,30. C'est l'archétype de la capacité attendue de terminale : étudier une fonction définie à partir de sin et cos pour déterminer un optimum dans un problème géométrique.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : dresser le tableau de variations de sin ou cos sur une période en justifiant par le signe de la dérivée.
  • Objectif Bac : tracer ou exploiter la sinusoïde — lire période, amplitude, points particuliers — et reconnaître que cos(x) = sin(x + π/2).
  • Poser l'angle comme variable dans un problème géométrique, exprimer la grandeur à optimiser, puis PRÉCISER l'intervalle admissible avant de dériver.
  • Comparer l'extremum intérieur aux valeurs prises aux bornes de l'intervalle : sur un problème borné, le maximum peut être atteint à une extrémité.
  • Lire amplitude, période 2π/ω et déphasage sur l'expression d'une sinusoïde, et retrouver la période sur le graphique par la distance entre deux maximums.

Erreurs fréquentes

  • Donner des variations « inversées » : oublier que cos′ = −sin (donc cosinus décroît là où sinus est positif), et croire que cosinus croît sur [0 ; π].
  • Tracer une courbe de période fausse (oublier que la période de sin(ax) est 2π/a) ou ne pas placer correctement les extrémums et les zéros.
  • Conclure à un maximum au seul vu de f′(x) = 0 : il faut le signe de f′ de part et d'autre, et la comparaison avec les valeurs aux bornes du domaine.
  • Oublier de restreindre l'intervalle d'un problème géométrique : un angle de triangle ne parcourt pas ℝ, et une solution hors du domaine admissible n'a aucun sens.
  • Écrire que la période de sin(3x) vaut 2π : elle vaut 2π/3, et une courbe tracée avec la mauvaise période fausse toute la lecture graphique.

§ 04

Révision active

Étudier les variations de f(x) = sin(x) sur [−π ; π] (tableau de signes de cos, tableau de variations), puis tracer sa courbe en plaçant les points remarquables.

S’entraîner sur des exercices associés50 questions sur ce thème→

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de l'enseignement de spécialité de mathématiques — classe terminale, voie générale (annexe de l'arrêté du 19-7-2019, NOR MENE1921246A) (Ministère de l’Éducation nationale — Bulletin officiel)

§ 05
§ 05

Équations et inéquations trigonométriques sur un intervalle#

~9 min de lecture●●●ApprofondissementBOBO-2019-spe-maths-terminale-§Fonctions-trigonometriques

Résolution graphique de cos(x) = 1/2 sur [0 ; 2π]

cos(x) = 1/2Courbe de y = cos x, racines en x = 1.571, 4.712, minimum en (3.142, -1), maximum en (6.283, 1), ordonnée à l’origine y = 1, sur l’intervalle x de 0 à 6.4, Courbe de y = 1/2, ordonnée à l’origine y = 0.5, sur l’intervalle x de 0 à 6.4123456−1−0.50.51x = π/3x = 5π/3y = cos xy = 1/2yx (radians)
Fig. 5On lit les solutions de cos(x) = 1/2 comme les abscisses des intersections de la courbe y = cos x avec la droite y = 1/2 : ici x = π/3 et x = 5π/3 sur [0 ; 2π].

Points clés

Capacité attendue de terminale : résoudre une équation du type cos(x) = a, ET une inéquation de la forme cos(x) ⩽ a sur [−π ; π]. C'est l'attendu central de ce chapitre, à maîtriser sur le cercle comme par lecture graphique.
Équation cos(x) = cos(a) : ses solutions sur ℝ sont x = a + 2kπ ou x = −a + 2kπ, où k décrit ℤ. Géométriquement, les deux points du cercle ayant la même abscisse a sont symétriques par rapport à l'axe Ox, d'où les deux familles a et −a. (Le paramètre k sert à passer de l'intervalle [−π ; π] à ℝ ; au bac, on travaille essentiellement sur l'intervalle donné.)
Équation sin(x) = sin(a) : ses solutions sur ℝ sont x = a + 2kπ ou x = π − a + 2kπ, où k décrit ℤ. Les deux points du cercle ayant la même ordonnée sont symétriques par rapport à l'axe Oy, d'où les familles a et π − a.
Inéquation cos(x) ⩽ a sur [−π ; π] : on cherche d'abord les bornes, c'est-à-dire les solutions de l'équation cos(x) = a sur [−π ; π], soit x = −α et x = α avec α = l'angle de [0 ; π] tel que cos(α) = a. Comme cosinus décroît sur [0 ; π] et croît sur [−π ; 0], on lit sur le cercle (ou sur la courbe) que cos(x) ⩽ a exactement pour x ∈ [−π ; −α] ∪ [α ; π]. Un tableau de signes de cos(x) − a, ou la lecture des arcs du cercle, donne le même résultat.
Cas particuliers à connaître : cos(x) = 1 ⇔ x = 2kπ ; cos(x) = −1 ⇔ x = π + 2kπ ; cos(x) = 0 ⇔ x = π/2 + kπ ; sin(x) = 0 ⇔ x = kπ ; sin(x) = 1 ⇔ x = π/2 + 2kπ ; sin(x) = −1 ⇔ x = −π/2 + 2kπ.
Existence des solutions : l'équation cos(x) = k n'a de solution que si k appartient à [−1 ; 1], et il en va de même pour sin(x) = k ; sinon l'ensemble des solutions est vide, et le dire rapporte le point. Lorsque k convient, on cherche un angle de référence α tel que cos(α) = k — de préférence une valeur remarquable — puis on écrit les solutions à partir de α. Attention à ne pas confondre le NOMBRE k, qui est la valeur imposée au cosinus, et l'ANGLE α, qui est la solution de référence : ce sont deux objets différents et l'énoncé les donne rarement avec la même lettre.
Résolution sur un intervalle borné : après avoir trouvé les angles solutions de l'équation associée, on sélectionne ceux qui appartiennent à l'intervalle demandé ([0 ; 2π[ ou [−π ; π]). La lecture graphique (intersection avec la droite y = a pour l'équation, position relative courbe/droite pour l'inéquation) confirme le résultat.
La réponse à une inéquation trigonométrique est un ENSEMBLE, et sa forme est imposée : sur [−π ; π], cos(x) ⩽ k se conclut par une réunion de deux intervalles, cos(x) ⩾ k par un seul. Rédigez-la avec les crochets et le symbole ∪, jamais par une phrase vague du type « x proche de π ». Deux contrôles la valident en dix secondes : testez une valeur intérieure à chaque intervalle proposé et une valeur extérieure, puis vérifiez que les bornes trouvées sont bien les solutions de l'ÉQUATION associée. Notez enfin la portée exacte de l'attendu : le programme demande l'inéquation cos(x) ⩽ a sur [−π ; π]. Les autres intervalles et la version en sinus se traitent avec les mêmes outils — cercle, variations, lecture graphique — mais ce sont l'intervalle [−π ; π] et le cosinus qui constituent la capacité exigible.

Vocabulaire

→ Cartes
  • angle de référenceAngle α, choisi si possible parmi les valeurs remarquables, tel que cos(α) soit la valeur imposée ; toutes les solutions s'en déduisent.
  • famille de solutionsEnsemble des réels de la forme α + 2kπ, k parcourant ℤ, obtenu par périodicité à partir d'une solution.
  • réunion d’intervallesÉcriture [a ; b] ∪ [c ; d] par laquelle se donne l'ensemble solution d'une inéquation trigonométrique sur un intervalle.
  • lecture graphiqueDétermination des solutions par intersection de la courbe avec la droite y = k, ou par position relative pour une inéquation.

Équation en cosinus

cos⁡(x)=cos⁡(a)  ⟺  x=a+2kπ ou x=−a+2kπ,k∈Z\cos(x) = \cos(a) \iff x = a + 2k\pi \ \text{ou} \ x = -a + 2k\pi, \quad k \in \mathbb{Z}cos(x)=cos(a)⟺x=a+2kπ ou x=−a+2kπ,k∈Z

Deux familles : a et son opposé −a, modulo 2π.

Équation en sinus

sin⁡(x)=sin⁡(a)  ⟺  x=a+2kπ ou x=π−a+2kπ,k∈Z\sin(x) = \sin(a) \iff x = a + 2k\pi \ \text{ou} \ x = \pi - a + 2k\pi, \quad k \in \mathbb{Z}sin(x)=sin(a)⟺x=a+2kπ ou x=π−a+2kπ,k∈Z

Deux familles : a et son supplémentaire π − a, modulo 2π.

Cas particuliers utiles

cos⁡(x)=0  ⟺  x=π2+kπsin⁡(x)=0  ⟺  x=kπ\cos(x) = 0 \iff x = \dfrac{\pi}{2} + k\pi \qquad \sin(x) = 0 \iff x = k\picos(x)=0⟺x=2π​+kπsin(x)=0⟺x=kπ

Annulations de cos et sin, à reconnaître immédiatement.

Inéquation cos(x) ⩽ a sur [−π ; π]

Sur [−π ; π], avec α∈[0 ; π] tel que cos⁡(α)=a:cos⁡(x)⩽a  ⟺  x∈[−π ; −α]∪[α ; π]\text{Sur } [-\pi\,;\,\pi],\ \text{avec } \alpha \in [0\,;\,\pi] \text{ tel que } \cos(\alpha) = a : \quad \cos(x) \leqslant a \iff x \in [-\pi\,;\,-\alpha] \cup [\alpha\,;\,\pi]Sur [−π;π], avec α∈[0;π] tel que cos(α)=a:cos(x)⩽a⟺x∈[−π;−α]∪[α;π]

Cosinus est maximal en 0 et décroît vers ±π : cos(x) ⩽ a près des bords ±π, d'où une réunion de deux intervalles symétriques.

Exemple corrigé

Résoudre cos(x) = 1/2 sur [0 ; 2π[

Résoudre dans l'intervalle [0 ; 2π[ l'équation cos(x) = 1/2.

  1. 01Identifier un angle de référence

    On cherche a tel que cos(a) = 1/2. Parmi les valeurs remarquables, cos(π/3) = 1/2, donc on écrit cos(x) = cos(π/3).

    cos⁡(x)=12=cos⁡ ⁣(π3)\cos(x) = \dfrac{1}{2} = \cos\!\left(\dfrac{\pi}{3}\right)cos(x)=21​=cos(3π​)
  2. 02Écrire les solutions générales

    D'après la propriété cos(x) = cos(a) ⇔ x = a + 2kπ ou x = −a + 2kπ, on obtient deux familles avec a = π/3.

    x=π3+2kπoux=−π3+2kπ,k∈Zx = \dfrac{\pi}{3} + 2k\pi \quad \text{ou} \quad x = -\dfrac{\pi}{3} + 2k\pi, \quad k \in \mathbb{Z}x=3π​+2kπoux=−3π​+2kπ,k∈Z
  3. 03Sélectionner les solutions dans [0 ; 2π[

    Pour x = π/3 + 2kπ : k = 0 donne π/3 (dans l'intervalle), k = 1 donne 7π/3 (hors). Pour x = −π/3 + 2kπ : k = 0 donne −π/3 (hors, négatif), k = 1 donne −π/3 + 2π = 5π/3 (dans l'intervalle).

    π3∈[0;2π[−π3+2π=5π3∈[0;2π[\dfrac{\pi}{3} \in [0 ; 2\pi[ \qquad -\dfrac{\pi}{3} + 2\pi = \dfrac{5\pi}{3} \in [0 ; 2\pi[3π​∈[0;2π[−3π​+2π=35π​∈[0;2π[

Résultat : L'ensemble des solutions dans [0 ; 2π[ est S = { π/3 ; 5π/3 }, ce que confirme la lecture graphique (deux intersections de y = cos x avec y = 1/2).

Exemple corrigé

Résoudre sin(x) = √2/2 sur [0 ; 2π[

Résoudre dans l'intervalle [0 ; 2π[ l'équation sin(x) = √2/2.

  1. 01Identifier un angle de référence

    On cherche a tel que sin(a) = √2/2. Comme sin(π/4) = √2/2, on écrit sin(x) = sin(π/4).

    sin⁡(x)=22=sin⁡ ⁣(π4)\sin(x) = \dfrac{\sqrt{2}}{2} = \sin\!\left(\dfrac{\pi}{4}\right)sin(x)=22​​=sin(4π​)
  2. 02Écrire les solutions générales

    D'après sin(x) = sin(a) ⇔ x = a + 2kπ ou x = π − a + 2kπ, avec a = π/4.

    x=π4+2kπoux=π−π4+2kπ=3π4+2kπx = \dfrac{\pi}{4} + 2k\pi \quad \text{ou} \quad x = \pi - \dfrac{\pi}{4} + 2k\pi = \dfrac{3\pi}{4} + 2k\pix=4π​+2kπoux=π−4π​+2kπ=43π​+2kπ
  3. 03Sélectionner les solutions dans [0 ; 2π[

    Pour k = 0 : la première famille donne π/4, la seconde 3π/4, toutes deux dans [0 ; 2π[. Pour k = 1 les valeurs (9π/4 et 11π/4) sortent de l'intervalle.

    π4∈[0;2π[3π4∈[0;2π[\dfrac{\pi}{4} \in [0 ; 2\pi[ \qquad \dfrac{3\pi}{4} \in [0 ; 2\pi[4π​∈[0;2π[43π​∈[0;2π[

Résultat : L'ensemble des solutions dans [0 ; 2π[ est S = { π/4 ; 3π/4 } : deux angles symétriques par rapport à l'axe Oy, comme l'impose sin(π − a) = sin(a).

Exemple corrigé

Résoudre l'inéquation cos(x) ⩽ 1/2 sur [−π ; π]

Résoudre dans l'intervalle [−π ; π] l'inéquation cos(x) ⩽ 1/2.

  1. 01Résoudre d'abord l'équation associée

    On cherche les bornes : cos(x) = 1/2 sur [−π ; π]. Comme cos(π/3) = 1/2 et cosinus est paire, les solutions sont x = π/3 et x = −π/3.

    cos⁡(x)=12 sur [−π ; π]  ⟺  x=−π3 ou x=π3\cos(x) = \dfrac{1}{2} \ \text{sur } [-\pi\,;\,\pi] \iff x = -\dfrac{\pi}{3} \ \text{ou} \ x = \dfrac{\pi}{3}cos(x)=21​ sur [−π;π]⟺x=−3π​ ou x=3π​
  2. 02Étudier la position de la courbe par rapport à y = 1/2

    Sur [−π ; π], cosinus vaut 1 en 0 (son maximum) et −1 en ±π. Il décroît de 0 à π et croît de −π à 0 : cos(x) est donc supérieur à 1/2 autour de 0 (sur ]−π/3 ; π/3[) et inférieur ou égal à 1/2 vers les bords ±π.

    cos⁡(x)>12 sur ]−π3 ; π3[cos⁡(x)⩽12 ailleurs\cos(x) > \dfrac{1}{2} \ \text{sur } \left]-\dfrac{\pi}{3}\,;\,\dfrac{\pi}{3}\right[ \qquad \cos(x) \leqslant \dfrac{1}{2} \ \text{ailleurs}cos(x)>21​ sur ]−3π​;3π​[cos(x)⩽21​ ailleurs
  3. 03Conclure par une réunion d'intervalles

    Les valeurs où cos(x) ⩽ 1/2 sont donc celles proches de ±π, bornes incluses (cos(±π/3) = 1/2 vérifie l'inégalité large).

    S=[−π ; −π3]∪[π3 ; π]S = \left[-\pi\,;\,-\dfrac{\pi}{3}\right] \cup \left[\dfrac{\pi}{3}\,;\,\pi\right]S=[−π;−3π​]∪[3π​;π]

Résultat : Sur [−π ; π], cos(x) ⩽ 1/2 ⇔ x ∈ [−π ; −π/3] ∪ [π/3 ; π] : une réunion de deux intervalles symétriques, ce que confirme la lecture des arcs du cercle (la partie du cercle où l'abscisse est ⩽ 1/2).

Objectif Bac

  • Objectif Bac : résoudre cos(x) = 1/2 ou sin(x) = √2/2 sur un intervalle donné, en donnant toutes les solutions et seulement celles-ci.
  • Objectif Bac (capacité attendue) : résoudre une inéquation du type cos(x) ⩽ a sur [−π ; π], en s'appuyant sur le cercle trigonométrique ou sur les variations de cosinus, et conclure par une réunion d'intervalles.
  • Objectif Bac : exploiter la périodicité et la parité pour ne pas oublier de solution ni en ajouter, et confirmer le résultat par une lecture graphique.
  • Distinguer la valeur imposée au cosinus et l'angle de référence qui en est solution : ce sont deux objets distincts, et les confondre rend la rédaction incompréhensible.
  • Conclure une inéquation par une réunion d'intervalles écrite avec crochets et symbole ∪, puis la tester sur une valeur intérieure et une valeur extérieure.

Erreurs fréquentes

  • N'écrire qu'une seule famille de solutions : oublier la branche −a + 2kπ pour cos, ou la branche π − a + 2kπ pour sin.
  • Mal sélectionner les solutions : en oublier une située dans l'intervalle, ou en garder une hors de l'intervalle (vérifier chaque candidat par encadrement).
  • Pour une inéquation cos(x) ⩽ a : confondre l'ensemble des solutions avec un seul intervalle, ou inverser le sens (donner cos(x) ⩾ a) — penser que cos est petit (⩽ a) du côté de x = ±π, et grand (⩾ a) autour de x = 0.
  • Écrire cos(x) = 2 puis chercher des solutions : aucune valeur de x ne convient, l'ensemble des solutions est vide et c'est la réponse attendue.
  • Donner les solutions sur ℝ (avec + 2kπ) quand l'énoncé demande un intervalle, ou l'inverse : lisez l'intervalle imposé avant de rédiger.

§ 05

Révision active

Résoudre sur [0 ; 2π[ l'équation cos(x) = −1/2, puis sur [−π ; π] l'inéquation cos(x) ⩽ 1/2 ; pour chacune, vérifier le résultat par une lecture graphique.

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Rappel actif

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Sources : Programme de l'enseignement de spécialité de mathématiques — classe terminale, voie générale (annexe de l'arrêté du 19-7-2019, NOR MENE1921246A) (Ministère de l’Éducation nationale — Bulletin officiel)

Vérifié · 08/2026 · Version complète via le réglage de profondeur — même endroit, mêmes ancres

Sommaire

Section -- / 05

    • 01Rappel de première — cercle trigonométrique, radian, parité et périodicité○
    • 02Rappel de première — valeurs remarquables et angles associés○
    • 03Rappel de première — dérivées de sin et cos, dérivée de sin(u) / cos(u)◐
    • 04Variations et représentations graphiques de sin et cos◐
    • 05Équations et inéquations trigonométriques sur un intervalle●

0/5 Lues

Des fiches à l'entraînement

Fonctions trigonométriques

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Compétences
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Références et sources

Sources

Ministère de l’Éducation nationale — Bulletin officiel

  • Programme de l'enseignement de spécialité de mathématiques — classe terminale, voie générale (annexe de l'arrêté du 19-7-2019, NOR MENE1921246A)

Voir aussi

  • Dérivation et convexitéLes dérivées de sin et cos s'obtiennent avec les règles de ce chapitre, composition comprise.
  • Primitives et équations différentiellesLeurs primitives se lisent à l'envers des dérivées ; l'oscillateur y revient comme modèle.
  • Géométrie dans l'espaceLe cosinus fait le lien : le produit scalaire mesure un angle.

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Fonction logarithme népérien

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Primitives et équations différentielles

EuraStudy·Fiches T·06·MMXXVI

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