- Aucune épreuve terminale : un enseignement évalué en contrôle continu
- L'enseignement scientifique est un enseignement commun obligatoire de 2 h hebdomadaires en première comme en terminale. Il ne donne lieu à AUCUNE épreuve ponctuelle du baccalauréat : il est évalué par les moyennes annuelles inscrites aux bulletins. Le mémento « Cadre réglementaire des évaluations au baccalauréat » (Éduscol, septembre 2025) fixe la répartition : coefficient 3 pour la classe de première et coefficient 3 pour la classe de terminale, soit un total de 6 sur les 100 points du diplôme. C'est autant que l'histoire-géographie, la LVA ou la LVB, et autant que l'EPS. À retenir : les quatre thèmes de première comptent donc réellement — l'idée répandue qu'ils « ne servent à rien parce qu'il n'y a pas d'épreuve » est fausse, ils portent la moitié du coefficient de la discipline.
- Où le contrôle continu se situe dans le baccalauréat
- Le diplôme se joue à 60 % sur les épreuves terminales (français écrit 5 et oral 5 en première ; philosophie 8, Grand oral 10 et les deux spécialités 16 + 16 en terminale) et à 40 % sur le contrôle continu, dont la somme des coefficients vaut 40 : spécialité abandonnée en fin de première 8, histoire-géographie 6, LVA 6, LVB 6, enseignement scientifique 6, EPS 6, EMC 2. Le total des enseignements obligatoires vaut 100, soit 2 000 points. Une moyenne annuelle d'enseignement scientifique gagnée d'un point rapporte donc 3 points au diplôme par année — l'équivalent d'un demi-point sur une épreuve de spécialité.
- Cas particulier de la première : les mathématiques comptent pour 40 % de la moyenne
- Pour les élèves de première générale qui n'ont pas choisi la spécialité « mathématiques », l'enseignement scientifique est complété par un enseignement de « mathématiques spécifique » (programme fixé par l'arrêté NOR MENE2218178A, BO n° 27 du 7 juillet 2022, en vigueur depuis la rentrée 2022 : statistique à deux variables, phénomènes aléatoires, phénomènes d'évolution, automatismes). Le mémento Éduscol est explicite : « le résultat est intégré à hauteur de 40 % dans la moyenne annuelle retenue pour la classe de première en enseignement scientifique ». Concrètement, pour ces élèves, près de la moitié du coefficient 3 de première se joue sur les mathématiques — c'est l'objet du thème « Outils mathématiques » de ces fiches. À noter : un nouveau programme de mathématiques intégré à l'enseignement scientifique en première générale a été publié au BO du 2 avril 2026 et entre en application à la rentrée 2026-2027 ; il ne concerne donc ni les élèves déjà en terminale, ni ceux qui ont fait leur première avant cette date. Les objets mathématiques travaillés ici (proportions, suites, modèles linéaire et exponentiel, logarithme, probabilités conditionnelles, ajustement) restent ceux dont les trois thèmes de terminale ont besoin.
- Ce qui est réellement demandé dans les évaluations de classe
- Les notes reposent sur les devoirs conduits par le professeur, et les sujets suivent les « Savoir-faire » du programme, qui sont presque tous des verbes d'exploitation de documents : analyser des données, lire un diagramme ou un spectre, mettre en relation deux courbes, estimer un ordre de grandeur, calculer un rendement ou une variation relative, exploiter un logiciel de simulation, corriger un programme Python simple. Très peu de restitution pure, beaucoup de raisonnement sur documents fournis. Deux compétences transversales reviennent partout : distinguer corrélation et causalité, et savoir dire ce qu'un modèle peut et ne peut pas prédire.
- Le projet expérimental et numérique (première)
- Le programme de première prévoit un projet expérimental et numérique d'une douzaine d'heures, construit autour de la mesure et des données qu'elle produit : utilisation d'un capteur, acquisition et traitement numérique des données, analyse critique des résultats. Il est conduit en classe et évalué comme le reste, dans la moyenne annuelle.
- Mobilisation au Grand oral (coefficient 10 pour la session 2026)
- L'enseignement scientifique n'est pas un enseignement de spécialité, et le Grand oral porte sur les deux spécialités conservées en terminale. Le mémento Éduscol de septembre 2025 rappelle que, la session 2026 n'ayant pas comporté d'épreuve anticipée de mathématiques, le coefficient du Grand oral est de 10 pour le baccalauréat général (14 pour le technologique) ; il passe à 8 (respectivement 12) à compter de la session 2027. Les thèmes de l'enseignement scientifique — climat, énergies, biodiversité, intelligence artificielle, éthique des données — restent une réserve précieuse de mise en contexte et d'arguments pour la deuxième partie de l'entretien, sans jamais constituer à eux seuls la question posée.