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Fiches/Anglais (LVA)/Identités et échanges
FR · Bac

Identités et échanges

« Identités et échanges » est l'axe 1 du programme d'anglais de PREMIÈRE (annexe 4 de l'arrêté du 5 mai 2025, BO n° 22 du 29 mai 2025). Le programme le formule par deux questions : « Quels bénéfices réciproques les terres d'accueil anglophones et leurs nouveaux arrivants ont-ils tirés des flux migratoires successifs ? Comment les identités se construisent-elles en dépit des frontières ou grâce à elles ? » Le mot décisif est RÉCIPROQUES : on n'étudie pas ce que la migration coûte ou rapporte à un seul camp, mais ce que chacun des deux a gagné. Le second mot décisif est « ou grâce à elles » : la frontière n'est pas seulement ce qui sépare, elle peut être un lieu d'échange. Quatre objets d'étude sont proposés à titre indicatif — les politiques d'accueil du Canada, la Windrush generation et sa contribution à la société du Royaume-Uni, les frontières comme lieux d'échanges, et la construction de l'identité à la frontière entre l'Irlande et l'Irlande du Nord ; le professeur en traite au moins un. Le niveau visé en LVA à la fin de la première est le B1+. La LVA n'a pas d'épreuve terminale nationale : elle est évaluée en contrôle continu, avec un coefficient 3 en première et 3 en terminale, soit 6 sur l'ensemble du cycle. Ce qui est évalué n'est donc pas une leçon récitée mais une compétence : comprendre un document authentique, y distinguer l'information de la prise de position, et produire en anglais un propos structuré et nuancé.

4 sections·~42 min de lecture·5 compétences·Vérifié · 08/2026

T·0222 / 13
Profil d’examen
Suivre une présentation et y distinguer les idées principales des détails ; comprendre des textes factuels ou d'intérêt courant dans lesquels des personnes donnent leur point de vue sur les migrations, les frontières et l'appartenance (compréhension de l'oral et de l'écrit, B1+).Distinguer, dans un énoncé, ce qui relève de l'information et ce qui relève de la prise de position de l'auteur, et repérer les marqueurs stylistiques qui donnent accès à une intention non immédiatement explicite (emphase, ironie).Développer une argumentation assez bien pour être compris sans difficulté, en donnant des raisons pour justifier un point de vue, et rédiger un compte rendu structuré en mobilisant une large gamme de structures et un vocabulaire assez étendu (expression écrite et orale en continu, B1+).Résumer en anglais l'information et les arguments contenus dans un texte, un entretien ou un reportage, et répondre à des questions portant sur des détails (médiation, B1+).Établir une corrélation entre deux faits ou deux situations, et raconter une expérience liée à la thématique en en maîtrisant la structure et la cohérence narrative (actes langagiers B1+).
Opérateurs :comprendre (réception orale et écrite, niveau B2)analyser (point de vue, ton, procédés d'un document)interpréter / dégager le sensargumenter (produire une opinion nuancée à l'écrit et à l'oral)comparer / confronter (des points de vue, des modèles)rendre compte / reformuler (médiation)

niveau de base

Cet axe relève de l'enseignement COMMUN d'anglais (LVA), évalué en contrôle continu : commencez par maîtriser le vocabulaire thématique (migration, mobility, border/boundary, exile, diaspora, melting pot/salad bowl, belonging, multiculturalism, exchange, identity) et les repères culturels clés (Ellis Island, Windrush, partition de l'Inde 1947, Commonwealth, Brexit). Entraînez-vous à comprendre un document court (article ou témoignage) et à en restituer l'idée principale en anglais correct.

niveau approfondi

Pour aller plus loin (élève de spécialité LLCER-anglais ou candidat au Grand oral) : reliez plusieurs documents de l'axe pour construire une problématique nuancée (« Does globalization erase or enrich identities? », « Are borders bridges or barriers? »), appuyez-vous sur des œuvres intégrales (Zadie Smith, White Teeth ; Chimamanda Ngozi Adichie, Americanah) et entraînez-vous à la médiation (résumer un débat, confronter deux points de vue). Attention : la spécialité LLCER comporte une épreuve terminale propre, distincte de la LVA — ne confondez pas les deux exigences.

Profondeur

Profondeur de lecture : Approfondi

Texte

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Sommaire · 4 sections▾
  1. Identités et échanges
    • 01Mobilités et migrations dans le monde anglophone○
    • 02Frontières et identités : appartenir, franchir, se réinventer◐
    • 03Échanges culturels, linguistiques et métissage◐
    • 04Boîte à outils langagière : analyser, argumenter, faire la médiation (B1+)◐

4 sections · 20 points clés · 0 formule · 20 pièges signalés

§ 01
§ 01

Mobilités et migrations dans le monde anglophone#

~11 min de lecture●○○BaseBOBO-2025-LV-anglais-premiere-§Axe-1-Identités-et-échanges

Reciprocal benefits: what each side gains

Des bénéfices réciproquesDiagramme de Venn avec 2 ensembles, La terre d'accueil, Le nouvel arrivantLa terre d'accueilLe nouvel arrivanttravail,savoir-faireemploi,citoyennetédiversitépartagée
Fig. 1La question même de l'axe 1 : ce que la terre d'accueil est allée chercher et ce que le nouvel arrivant est venu chercher ne sont pas la même chose, mais les deux ensembles se recouvrent — et c'est ce recouvrement que le programme appelle « bénéfices réciproques ».

Points clés

Le programme de 2025 ne demande pas « parlez des migrations ». Il pose une question précise : quels bénéfices RÉCIPROQUES la terre d'accueil et le nouvel arrivant ont-ils tirés l'un de l'autre ? Une copie qui ne décrit qu'un départ, ou qu'un accueil, répond à côté. La bonne unité d'analyse est donc un COUPLE : d'un côté ce qu'un pays est allé chercher (de la main-d'œuvre, des compétences, des soignants, des conducteurs, des enseignants, une démographie), de l'autre ce qu'une personne est venue chercher (un emploi, la sécurité, une citoyenneté, l'école pour ses enfants). Les aires anglophones offrent deux cas d'école, l'un fondé sur une politique de SÉLECTION, l'autre sur une histoire de RECRUTEMENT impérial : le Canada et le Royaume-Uni.
LE CAS DU CANADA — une politique d'accueil écrite. En 1967, le Canada substitue aux critères d'origine nationale une grille de POINTS : le candidat est noté sur des critères déclarés (l'âge, les études, la maîtrise de la langue, l'expérience professionnelle), l'idée affichée étant que toute personne qualifiée puisse être examinée « on his own merits, without regard to his race, colour, national origin ». La conséquence est mesurable : l'immigration venue d'Afrique, d'Asie, d'Amérique latine et des Caraïbes augmente nettement. Puis, le 8 octobre 1971, le Premier ministre Pierre Elliott Trudeau annonce devant la Chambre des communes une politique de MULTICULTURALISME dans un cadre bilingue — le Canada est le premier pays au monde à en faire une politique officielle. Elle tient en quatre engagements : soutenir les groupes culturels qui en ont besoin, lever les obstacles à la pleine citoyenneté, encourager les échanges interculturels, aider les immigrants à apprendre une langue officielle. Le lexique du programme est ici directement utile : « a point-management system », « to fit criteria », « language proficiency », « post-arrival assistance », « to grant citizenship », « family sponsorship ».
LA WINDRUSH GENERATION — une histoire de recrutement. Le 22 juin 1948, le navire Empire Windrush accoste à Tilbury, à l'est de Londres, avec à son bord des passagers venus pour la plupart des Caraïbes britanniques (la Jamaïque, la Trinité, Sainte-Lucie, la Grenade, la Barbade). Le Royaume-Uni sort de la guerre et manque de bras : il a besoin de personnel pour son service de santé, ses transports et sa poste. La même année, le British Nationality Act (sanction royale le 30 juillet 1948, entrée en vigueur le 1er janvier 1949) crée le statut de « citizen of the United Kingdom and Colonies » : les habitants des colonies ont le droit de venir vivre et travailler en Grande-Bretagne. Ces arrivants ne sont donc PAS des étrangers admis par faveur : ce sont des citoyens britanniques qui répondent à un appel. Depuis 2018, le Windrush Day est célébré chaque 22 juin ; la même année 2018, le « Windrush scandal » révèle que des personnes de cette génération, faute de papiers qu'on ne leur avait jamais demandés, ont été traitées comme des immigrants irréguliers — la réciprocité, ici, a été rompue par l'administration elle-même.
LE LEXIQUE JURIDIQUE, à manier avec exactitude. « A migrant » est le terme neutre : quelqu'un qui se déplace. « An emigrant » et « an immigrant » désignent la MÊME personne vue de deux côtés de la frontière : on emigrates FROM one's country and immigrates TO another. « A refugee » a fui un danger et relève d'un statut juridique défini ; « an asylum seeker » a demandé ce statut sans l'avoir encore obtenu. « A foreign-born resident » dit un fait de naissance, pas un statut. Employer « refugee » pour un travailleur qualifié sélectionné par le Canada est une erreur de sens, pas une nuance de style.
PUSH ET PULL : un outil utile, mais qui ne suffit plus. Les facteurs de départ (« push factors » : la guerre, la pauvreté, la persécution, l'absence de perspectives) et les facteurs d'attrait (« pull factors » : l'emploi, la sécurité, la liberté, la langue partagée, la présence de proches) expliquent le MOUVEMENT. Ils n'expliquent pas le BÉNÉFICE réciproque, qui est la question de l'axe. Il faut donc ajouter systématiquement une troisième colonne : « what the host country gained » — et la remplir avec du concret (des infirmières, des conducteurs de bus, une langue, une musique, une cuisine, des impôts, une natalité).
MÉTHODE DE COMPRÉHENSION (B1+). Le programme demande d'aborder un document avec un PROJET d'écoute ou de lecture : on décide, avant d'écouter, ce qu'on cherche. Pour cet axe, quatre questions suffisent : qui parle et depuis quelle place (celui qui part, celui qui reçoit, celui qui décide) ; d'où vers où ; pourquoi ; et surtout — c'est l'apport propre du B1+ — qu'est-ce qui, dans ce document, est une INFORMATION et qu'est-ce qui est une PRISE DE POSITION de l'auteur ? Un chiffre de recensement et l'adjectif choisi pour le commenter ne se traitent pas de la même façon. Repérez enfin les marqueurs stylistiques (une emphase, une ironie, une répétition) : ils donnent accès à une intention qui n'est pas dite.

Vocabulaire

→ Cartes
  • a point-management system/ə pɔɪnt ˈmænɪdʒmənt ˈsɪstəm/un système de sélection par pointsLe nom du dispositif canadien de 1967. On dit « to score points under the system ».
  • to fit criteria/tə fɪt kraɪˈtɪəriə/remplir des critères« Criteria » est un PLURIEL (singulier : a criterion). « This criteria is… » est fautif.
  • language proficiency/ˈlæŋɡwɪdʒ prəˈfɪʃnsi/la maîtrise de la langueTerme administratif : « to prove your language proficiency ». Plus formel que « language level ».
  • to grant citizenship/tə ɡrɑːnt ˈsɪtɪzənʃɪp/accorder la citoyennetéL'État est le sujet : « Canada granted them citizenship. » Le migrant, lui, « is granted » ou « acquires » la citoyenneté.
  • family sponsorship/ˈfæməli ˈspɒnsəʃɪp/le parrainage familial (regroupement)Voie d'immigration distincte de la voie économique. Verbe : « to sponsor a relative ».
  • a lasting contribution/ə ˈlɑːstɪŋ ˌkɒntrɪˈbjuːʃn/un apport durableLa formule attendue pour dire ce que la Windrush generation a apporté au Royaume-Uni.
  • push and pull factors/pʊʃ ənd pʊl ˈfæktəz/facteurs de départ et facteurs d'attraitToujours au pluriel dans cet emploi. « A push factor is what drives people out; a pull factor is what draws them in. »
  • foreign-born/ˈfɒrɪn bɔːn/né à l'étrangerAdjectif de recensement, neutre : « the foreign-born population ». Il dit un lieu de naissance, jamais un statut juridique.

Four dates when a country wrote down how it would receive people

Écrire une politique d'accueilFrise chronologique de 1945 à 2025, 1948: Empire Windrush · Tilbury, 1967: Canada · grille de points, 1971: Canada : multiculturel, 2018: Royaume-Uni · Windrush Day19452025année1948Empire Windrush· Tilbury1967Canada · grillede points1971Canada :multiculturel2018Royaume-Uni ·Windrush Day
Fig. 2Quatre dates, deux pays, une même question : à quelles conditions accueille-t-on ? Le Royaume-Uni ouvre par un droit (le British Nationality Act de 1948), le Canada par une grille de sélection (1967) puis par une reconnaissance (1971) ; 2018 rappelle qu'un droit non consigné peut se retourner contre ceux qui en vivaient.
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Exemple corrigé

Presenting a reception policy: the Canadian case

In English, present Canada as an example of a country that WROTE its reception policy. Say what changed in 1967, what changed in 1971, and what each side — the country and the newcomer — gained. Aim for a spoken presentation of about two minutes.

  1. 01Announce the case and why it is worth studying

    Open by naming the case and the angle: « Canada is often studied because it did not simply receive migrants — it wrote down how it would choose them. Two dates matter: 1967 and 1971. » Naming the angle first is what turns a list of facts into a presentation.

  2. 02Say what the 1967 points system actually does

    Describe the mechanism, not the label: « In 1967, Canada introduced a point-management system. Applicants are scored on stated criteria — age, education, language proficiency and work experience — rather than on their country of origin. As a result, immigration from Africa, Asia, Latin America and the Caribbean rose sharply. » The phrase « rather than on their country of origin » is the one that shows you have understood the change.

  3. 03Say what the 1971 policy adds

    Move from selection to belonging: « Four years later, on 8 October 1971, Prime Minister Pierre Elliott Trudeau announced multiculturalism within a bilingual framework as an official policy — the first country in the world to do so. It promised to support cultural groups, to remove barriers to full citizenship, to encourage intercultural exchange and to help newcomers learn an official language. » Selecting people and then recognising who they are are two different promises.

  4. 04Name the benefit on BOTH sides

    Close on the axis's own question: « The exchange runs both ways. Canada gained skills, workers and a younger population; newcomers gained employment, security and a citizenship they could actually claim. What the 1971 policy added was the right not to disappear in order to belong. » A presentation that names only one side has answered half the question.

Résultat : Une bonne présentation nomme les deux dates avec ce qu'elles font (une grille de sélection en 1967, une politique de reconnaissance le 8 octobre 1971), dit le mécanisme et pas seulement l'étiquette, et se termine par le COUPLE de bénéfices. La langue vise le B1+ : prétérit pour les faits datés, present perfect pour le lien avec aujourd'hui, connecteurs de conséquence (« as a result », « four years later »).

Explication pas à pas3 étapes
  1. 1

    Pour comprendre une migration, demandez-vous toujours : qui part, d'où, vers où, et pourquoi ? Le « pourquoi » se range en deux familles : les push factors et les pull factors.

    Push and pull factors

    Facteurs de départ et facteurs d’attraitArbre de probabilité, 8 chemins, Données: Push — pays d’origine → guerre ou conflit; Push — pays d’origine → pauvreté; Push — pays d’origine → persécution; Push — pays d’origine → manque d’avenir; Pull — pays d’accueil → emploi; Pull — pays d’accueil → sécurité; Pull — pays d’accueil → liberté; Pull — pays d’accueil → regroupement familialPush — pays d’originePull — pays d’accueilPourquoi migrer ?guerre ou conflitpauvretépersécutionmanque d’aveniremploisécuritélibertéregroupement familial
    Fig.Toute migration combine des facteurs de départ dans le pays d’origine et des facteurs d’attrait dans le pays d’accueil. La même personne est emigrant au départ et immigrant à l’arrivée.
  2. 2

    Ne confondez jamais emigrant et immigrant : c'est la même personne, vue du pays qu'elle quitte ou du pays où elle entre.

    emigrant (leaves origin)⟶immigrant (enters host)\text{emigrant (leaves origin)} \longrightarrow \text{immigrant (enters host)}emigrant (leaves origin)⟶immigrant (enters host)
  3. 3

    En 1948, l'Empire Windrush amène des migrants caribéens au Royaume-Uni : un repère clé de cet axe à connaître et à savoir mobiliser.

    1948:Empire Windrush⇒Caribbean migration to the UK1948 : \text{Empire Windrush} \Rightarrow \text{Caribbean migration to the UK}1948:Empire Windrush⇒Caribbean migration to the UK

Objectif Bac

  • Objectif Bac (contrôle continu) : restituer en anglais, à partir d'un document authentique, le COUPLE de bénéfices que l'axe met au centre — nommer au moins une chose que la terre d'accueil a gagnée et une chose que le nouvel arrivant a gagnée.
  • Objectif Bac : présenter le cas du Canada avec ses deux dates et leur contenu — la grille de sélection par points de 1967 et l'annonce du multiculturalisme officiel le 8 octobre 1971 — et dire ce que chacune change pour un candidat à l'immigration.
  • Objectif Bac : situer la Windrush generation avec exactitude (l'arrivée de l'Empire Windrush à Tilbury le 22 juin 1948, le British Nationality Act de 1948, le Windrush Day depuis 2018) et expliquer pourquoi ces arrivants étaient des citoyens britanniques et non des étrangers.
  • Objectif Bac : employer sans faute migrant / emigrant / immigrant / refugee / asylum seeker, avec les prépositions qui vont avec (to emigrate FROM, to immigrate TO, to arrive IN a country).
  • Objectif Bac : distinguer, dans un témoignage ou un article, ce qui relève de l'information et ce qui relève de la prise de position de l'auteur, et citer le mot ou la tournure qui vous l'a fait voir.

Erreurs fréquentes

  • Ne traiter qu'un seul sens du bénéfice. Écrire que « Britain welcomed migrants » sans dire ce que la Grande-Bretagne y a gagné (du personnel pour le NHS, les transports, la poste) manque la question même de l'axe 2025, qui porte sur des bénéfices réciproques.
  • Confondre « migrant » et « refugee ». Un candidat sélectionné par la grille canadienne n'est pas un réfugié : « a refugee » a fui un danger et relève d'un statut juridique, « an asylum seeker » l'a demandé sans encore l'avoir. Dites « a skilled migrant », « an economic migrant », « a refugee » — jamais l'un pour l'autre.
  • Se tromper de préposition avec emigrate / immigrate. On dit « He emigrated FROM Jamaica and immigrated TO Britain », jamais « he emigrated to Britain ». De même « they arrived IN England » (un pays) mais « the ship arrived AT Tilbury » (un point précis) — et jamais « arrived to ».
  • Le faux ami « to assist ». « To assist » veut dire aider : « Charities assisted the newcomers. » Pour « assister à » une cérémonie, l'anglais est « to attend » : « He attended the Windrush Day ceremony. » De même « actually » signifie en réalité, pas actuellement : dites « Currently, Canada selects applicants on points ».
  • Mal accentuer le suffixe -ate. Il se prononce eɪt dans le VERBE et ət dans le NOM ou l'adjectif : « to graduate » ˈɡrædʒueɪt mais « a graduate » ˈɡrædʒuət ; « to estimate » ˈestɪmeɪt mais « an estimate » ˈestɪmət. Dire « a graduate » avec eɪt fait entendre un verbe là où vous nommez une personne.

§ 01

Révision active

Un correspondant anglophone vous écrit qu'il ne comprend pas pourquoi la France parle d'« immigration choisie » alors que le Canada parle de « points ». Répondez-lui en anglais (10 à 12 phrases) en ÉTABLISSANT UNE CORRÉLATION entre deux faits : le passage du Canada à une grille de points en 1967 d'une part, l'annonce du multiculturalisme officiel le 8 octobre 1971 d'autre part. Montrez en quoi sélectionner sur des critères déclarés et reconnaître officiellement la diversité sont deux décisions liées, et terminez par une question qui l'invite à préciser sa propre position.

S’entraîner sur des exercices associés50 questions sur ce thème→

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Empire Windrush: Caribbean migration — dossier pédagogique et documents d’archives (télégrammes, listes de passagers, formulaire de naturalisation, rapport Eric Walrond) (The National Archives (Royaume-Uni)) · Early Political and Public Responses to Canada's Official Multiculturalism Policy, 1971-1972 — le contenu de la politique annoncée le 8 octobre 1971 et les réactions de l'époque (Canadian Museum of Immigration at Pier 21 (musée national du Canada)) · Programme d'anglais pour les classes de lycée général et technologique (annexe 4 de l'arrêté du 5 mai 2025) — classe de première, axes culturels, descripteurs B1+ et actes langagiers (Ministère de l'Éducation nationale — Bulletin officiel n° 22 du 29 mai 2025)

§ 02
§ 02

Frontières et identités : appartenir, franchir, se réinventer#

~10 min de lecture●●○StandardBOBO-2025-LV-anglais-premiere-§Axe-1-Identités-et-échanges

The Irish border: four dates that moved it without moving it

La frontière irlandaise en quatre datesFrise chronologique de 1995 à 2025, 1998: Accord de Belfast, 2016: Référendum britannique, 2020: Sortie effective de l'UE, 2023: Cadre de Windsor19952025année1998Accord deBelfast2016Référendumbritannique2020Sortie effectivede l'UE2023Cadre de Windsor
Fig. 3La ligne n'a pas bougé depuis 1998 : ce sont les contrôles qui se sont déplacés. Les quatre dates montrent comment une frontière peut devenir invisible, redevenir un problème, puis être déplacée en mer plutôt que rétablie sur l'île.

Points clés

La seconde question de l'axe est plus retorse qu'elle n'en a l'air : « Comment les identités se construisent-elles en dépit des frontières OU GRÂCE À ELLES ? » Le programme propose d'ailleurs comme objet d'étude « Les frontières, lieux d'échanges ? », point d'interrogation compris. Autrement dit, on n'attend pas de vous la démonstration attendue — la frontière sépare, c'est mal — mais l'examen d'une hypothèse : une ligne qui distingue deux ensembles peut être ce qui rend l'échange possible et l'identité pensable. Il n'y a pas de « nous » sans un dehors ; il n'y a pas de traduction sans deux langues.
TROIS MOTS ANGLAIS, TROIS CHOSES. « A border » est la ligne politique entre deux États, avec ses postes, ses contrôles et son droit. « A boundary » est une limite au sens large, y compris abstraite (« the boundary between science and ethics »). « A frontier » en anglais désigne surtout une zone pionnière, un front — l'usage américain de « the frontier » n'est pas l'équivalent du français « frontière ». Ajoutez « borderland » (la région frontalière, celle où l'on vit des deux côtés) et « to cross a border ». Le français « frontière » recouvre à lui seul ces trois mots : c'est une source d'erreur constante.
LE CAS DE LA FRONTIÈRE ENTRE L'IRLANDE ET L'IRLANDE DU NORD — objet d'étude nommé par le programme. L'accord de Belfast, dit accord du Vendredi saint, est signé le 10 avril 1998 entre les gouvernements britannique et irlandais et les partis d'Irlande du Nord ; il entre en vigueur le 2 décembre 1999. La conséquence la plus visible pour les habitants est une frontière devenue quasi imperceptible : plus de miradors, plus de postes armés, on la franchit sans s'en apercevoir — quelque cinq cents kilomètres qu'on traverse en allant travailler ou faire ses courses. Le référendum du 23 juin 2016 puis la sortie effective du Royaume-Uni de l'Union européenne le 31 janvier 2020 rouvrent la question : comment maintenir une frontière ouverte entre un pays entré dans le marché unique et un pays qui en sort ? La réponse négociée passe par le protocole sur l'Irlande et l'Irlande du Nord, puis par le cadre de Windsor annoncé le 27 février 2023 par Rishi Sunak et Ursula von der Leyen, qui trie les marchandises entre une « green lane » (destination Irlande du Nord, contrôles allégés) et une « red lane » (destination Union européenne, contrôles complets). L'objectif affiché des deux textes est identique : éviter une frontière dure sur l'île et protéger l'accord de 1998.
CE QUE CE CAS APPREND SUR L'IDENTITÉ. Une frontière peut se déplacer sans bouger : celle de l'île est restée au même endroit, mais la ligne des contrôles s'est déplacée en mer d'Irlande. Et une même personne peut vivre des deux côtés — travailler à Newry, faire ses courses à Dundalk, avoir de la famille dans les deux États. C'est le cas typique d'une identité qui ne se laisse pas trancher : ni « soit… soit », mais « et… et ». L'anglais a des mots pour cela : « a dual identity », « a hyphenated identity » (Irish-American, British-Caribbean), « to belong to two places at once ». Le contraire est le sentiment d'être « an outsider », de ne « fit in » nulle part.
LES FRONTIÈRES QUI NE SONT PAS SUR LES CARTES. L'axe invite aussi à penser les limites culturelles et linguistiques : le passage d'une langue à l'autre au milieu d'une phrase (« code-switching »), l'accent qui trahit d'où l'on vient, le prénom qu'on anglicise pour un entretien. Ces frontières-là aussi peuvent être des lieux d'échange : la personne qui les franchit chaque jour devient traductrice, et c'est exactement le rôle que le programme appelle la MÉDIATION.
MÉTHODE D'ANALYSE (B1+). Devant un document sur une frontière, ne commencez pas par ce que vous en pensez. Repérez d'abord la PLACE d'où l'on parle : celui qui franchit la ligne, celui qui la garde, celui qui la trace de loin ? Repérez ensuite le TON, puis — c'est l'apport propre du B1+ — les MARQUEURS STYLISTIQUES qui donnent accès à une intention non dite : une emphase (« this is OUR border »), une ironie, une image répétée (le mur, le pont, la porte). Enfin, séparez toujours le fait rapporté (une date, un chiffre, un texte signé) de la position défendue. Un document qui dit « the border is invisible today » énonce un fait ; « the border should stay invisible » énonce une position.

Vocabulaire

→ Cartes
  • a borderland/ə ˈbɔːdəlænd/une région frontalièreLe mot qui manque au français : la zone où l'on vit des deux côtés, pas la ligne elle-même.
  • to cross a border/tə krɒs ə ˈbɔːdə/franchir une frontièreJamais « to pass a border ». Au passif : « the border is crossed by thousands every day ».
  • a hard border/ə hɑːd ˈbɔːdə/une frontière avec contrôles physiquesTerme technique des négociations post-Brexit : « to avoid a hard border on the island of Ireland ».
  • a dual identity/ə ˈdjuːəl aɪˈdentəti/une double appartenancePréférez-le à « double identity », qui suggère plutôt la dissimulation ou l'imposture.
  • to belong/tə bɪˈlɒŋ/appartenir, avoir sa placeSuivi de « to » pour un groupe (« to belong to a community ») ; sans complément, il veut dire « être à sa place ».
  • an outsider/ən aʊtˈsaɪdə/quelqu’un du dehors, un étranger au groupePas « a stranger », qui veut dire un inconnu. « He still felt like an outsider. »
  • code-switching/ˈkəʊd swɪtʃɪŋ/le passage d'une langue à l'autre dans le discoursTerme de linguistique passé dans la langue courante : « She code-switches between English and Punjabi. »
  • to fit in/tə fɪt ɪn/s'intégrer, trouver sa placeVerbe à particule, registre courant. Plus concret que « to integrate », qui est administratif.

Three answers to arrival — and what each does with the culture of origin

Que devient la culture d'origine ?Arbre de probabilité, 3 chemins, Données: Assimilation → la culture d'origine s'efface; Intégration → on garde ses racines; Multiculturalisme → la diversité devient une politiqueAssimilationIntégrationMulticulturalismeArriver dans une sociétéla culture d'origine s'effaceon garde ses racinesla diversité devient une politique
Fig. 4Assimilation, intégration et multiculturalisme ne se distinguent pas par le degré d'accueil mais par le sort réservé à la culture d'origine. C'est ce critère, et lui seul, qui permet de classer une politique ou un témoignage.
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Exemple corrigé

Arguing a nuanced case: is a border a place of exchange?

Write about 180 words in English answering the programme's own question: « Are borders places of exchange? ». Use the Irish case as your evidence, take one objection seriously, and end on a position that is argued rather than merely balanced.

  1. 01Reframe the question so it can be answered

    Do not repeat the question — narrow it: « Whether a border divides or connects depends less on the line itself than on what states decide to do with it. The Irish border is the clearest test of that idea. » Reframing is the move that separates a B1+ argument from a list of pros and cons.

  2. 02Give the evidence FOR exchange

    Use the case, with a date: « Since the Belfast Agreement of 10 April 1998, the border has been almost invisible: people cross it every day to work, to shop and to see their families, and the two communities have grown used to living on both sides. Here the line has become a place of daily exchange rather than a barrier. »

  3. 03Take the objection seriously

    Do not caricature it: « Admittedly, an open border is not a natural state. When the United Kingdom left the European Union on 31 January 2020, the question of controls returned at once. The Windsor Framework of February 2023 did not remove them; it moved them, sorting goods into a green lane and a red lane. Exchange had to be negotiated, not assumed. »

  4. 04Land on an argued position

    Close with a claim, not a shrug: « Therefore a border is neither a barrier nor a bridge by nature. It becomes a place of exchange only when someone pays the political price of keeping it open — which is precisely what both agreements were for. » The connectors « admittedly », « therefore » and « rather than » carry the reasoning; without them the same content reads as a list.

Résultat : Une bonne réponse REFORMULE la question avant d'y répondre, appuie chaque affirmation sur un repère daté du cas irlandais, prend l'objection au sérieux (les contrôles n'ont pas disparu, ils ont été déplacés) et conclut sur une thèse défendue et non sur un simple équilibre. La langue vise le B1+ : present perfect pour le lien 1998-aujourd'hui, prétérit pour les faits datés, concession explicite (« admittedly »), conséquence (« therefore »).

Objectif Bac

  • Objectif Bac : analyser un document sur une frontière en nommant la PLACE d'où l'on parle (celui qui franchit, celui qui garde, celui qui décide) et en citant un marqueur stylistique — emphase, ironie, image répétée — qui révèle l'intention de l'auteur.
  • Objectif Bac : traiter la problématique « Are borders places of exchange? » en donnant un argument de chaque côté et une position nuancée, avec au moins trois connecteurs de la gamme B1+ (on the one hand… on the other hand, however, although, therefore).
  • Objectif Bac (contrôle continu) : situer le cas irlandais avec ses quatre repères datés — l'accord de Belfast du 10 avril 1998, le référendum du 23 juin 2016, la sortie du 31 janvier 2020, le cadre de Windsor du 27 février 2023 — et dire ce que chacun change pour la frontière.
  • Objectif Bac : employer correctement border, boundary, frontier et borderland, sans les traduire tous par le seul mot français « frontière ».
  • Objectif Bac : exprimer une double appartenance en anglais idiomatique (a dual identity, a hyphenated identity, to belong to two places at once) plutôt qu'en calquant « il est moitié irlandais moitié britannique ».

Erreurs fréquentes

  • Réduire la frontière à un poste de douane. Le programme demande d'examiner l'hypothèse « les frontières, lieux d'échanges ? » : une copie qui ne parle que de contrôles et de murs a écarté la question au lieu d'y répondre.
  • Croire que la frontière irlandaise a disparu en 1998 puis est revenue en 2020. Elle n'a jamais cessé d'exister juridiquement ; ce qui a changé, c'est sa VISIBILITÉ, puis l'endroit où s'exercent les contrôles — en mer d'Irlande plutôt que sur l'île, avec la green lane et la red lane du cadre de Windsor.
  • Employer « frontier » pour traduire « frontière ». En anglais, la ligne entre deux États est « a border » ; « the frontier » évoque une zone pionnière, un front à repousser. Dites « the Irish border », jamais « the Irish frontier ».
  • Le calque « to pass a border » ou « to pass a frontier ». On dit « to cross a border » : « Thousands of people cross the border every day to go to work. » De même « to pass an exam » signifie réussir un examen, pas le passer — pour passer un examen, l'anglais est « to take an exam ».
  • Confondre « integration » et « assimilation » dans un débat. S'intégrer, c'est trouver sa place en gardant ses racines ; s'assimiler, c'est se fondre en les abandonnant. Les deux mots existent en anglais avec exactement ce partage, et les employer l'un pour l'autre change le sens de l'argument.

§ 02

Révision active

Vous animez un débat de classe sur la question du programme : « Les frontières, lieux d'échanges ? ». Préparez en anglais, non pas votre propre argumentation, mais la CONDUITE du débat : formulez cinq questions à poser aux participants pour faire préciser leur pensée (« What exactly do you mean by…? », « Can you develop that point? », « Would you mind going over that again? »), et pour chacune, dites brièvement quel malentendu elle sert à lever. Terminez par deux formules de reformulation neutre permettant de résumer, sans la trahir, une position à laquelle vous n'adhérez pas.

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Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : The Belfast Agreement — le texte intégral de l’accord signé le 10 avril 1998 (Cm. 3883), publié par le gouvernement britannique (GOV.UK — Northern Ireland Office) · Windsor Framework — la présentation officielle du cadre annoncé le 27 février 2023, avec le principe des voies verte et rouge et l’objectif de protéger l’accord de 1998 (Commission européenne)

§ 03
§ 03

Échanges culturels, linguistiques et métissage#

~9 min de lecture●●○StandardBOBO-2025-LV-anglais-premiere-§Axe-1-Identités-et-échanges

World Englishes around one lingua franca

World Englishesroue segmentée, 6 segments, Données: English, British, Indian, Caribbean, Australian, Nigerian, AmericanBritishIndianCaribbeanAustralianNigerianAmericanEnglish
Fig. 5Il n'existe pas un anglais et ses écarts, mais des anglais : le schéma dispose six grandes variétés autour d'un même moyeu, pour rappeler qu'aucune n'occupe le centre à l'exclusion des autres.

Points clés

Le programme nomme un objet d'étude en toutes lettres : « La Windrush generation et sa contribution à la société du Royaume-Uni ». Le mot à peser est CONTRIBUTION. Il déplace le regard : la question n'est plus de savoir si l'accueil a été bon ou mauvais, mais ce que le pays a REÇU. Or ce que le Royaume-Uni a reçu se compte, et se compte sur trois plans : du travail (le service de santé, les transports et la poste manquaient de personnel et sont allés en chercher dans les Caraïbes britanniques), de la culture (une musique, une fête, une cuisine), et de la langue (des mots, des tournures, des accents entrés dans l'anglais ordinaire de Londres).
DEUX MÉTAPHORES RIVALES, ET LEUR HISTOIRE. Le « melting pot » n'est pas une notion de manuel : l'expression est popularisée par une pièce de théâtre, The Melting Pot d'Israel Zangwill, créée à Washington en 1908, où un personnage décrit l'Amérique comme le grand creuset où les peuples fondent ensemble. L'image suppose une FUSION : ce qui sort du creuset est un alliage nouveau, et les métaux d'origine n'existent plus séparément. Le « salad bowl » propose l'image inverse : les ingrédients se côtoient, la sauce les lie, mais chacun garde son goût. Le second modèle correspond à ce que le Canada a fait de sa politique officielle depuis 1971, et c'est pourquoi l'axe met les deux pays en regard.
L'ANGLAIS EST UN PLURIEL. Le mot « lingua franca » désigne une langue de communication entre locuteurs de langues différentes : l'anglais l'est devenu à la faveur de l'empire, puis du commerce et des réseaux. Mais il n'existe pas UN anglais correct dont les autres seraient des écarts : les linguistes parlent de « World Englishes » — l'anglais britannique, américain, caribéen, indien, nigérian, australien — chacun avec sa prononciation, son lexique et parfois ses créoles. Le Commonwealth, qui réunit aujourd'hui 56 États indépendants d'Afrique, d'Asie, des Amériques, d'Europe et du Pacifique, est le cadre historique de cette dispersion. Pour un élève francophone, la conséquence pratique est libératrice : votre modèle de prononciation peut être britannique ou américain, l'essentiel est la CONSTANCE et la clarté, pas la conformité à un seul accent.
CE QUE « CONTRIBUTION » NE VEUT PAS DIRE. Deux pièges symétriques guettent. Le premier est le récit édifiant : tout se serait bien passé, la diversité serait naturellement heureuse. Le second est le récit purement victimaire : les arrivants n'auraient été que subis. Les faits résistent aux deux. Les arrivants de 1948 ont travaillé dans des services essentiels ET affronté des discriminations au logement et à l'embauche ; leur culture est devenue britannique ET a longtemps été traitée comme exotique. Le mot anglais pour la version dégradée de l'échange est « cultural appropriation » : on prend la forme sans reconnaître ceux qui l'ont produite. Nommer cette tension est ce qui distingue une analyse d'un slogan.
L'ÉCHANGE, C'EST AUSSI UNE COMPÉTENCE : LA MÉDIATION. Le programme fait de la médiation une activité langagière à part entière : « résumer en anglais l'information et les arguments contenus dans un texte », « rendre des informations ou des références sur un contexte culturel plus claires et plus explicites pour autrui en les paraphrasant de différentes manières ». Concrètement, on vous demandera de rendre compte, en anglais, d'un document que votre interlocuteur ne peut pas lire. Trois règles : on transmet L'ESSENTIEL et non tout ; on reste NEUTRE (le résumé n'est pas votre avis) ; on EXPLICITE l'implicite culturel — dire « Notting Hill Carnival » ne suffit pas si l'interlocuteur ignore ce que c'est.
OUTILS DE LANGUE POUR CETTE SECTION. Le present perfect est le temps de la contribution durable : « Caribbean migrants have shaped modern Britain » relie un passé à un présent, alors que « they shaped Britain in the 1950s » ferme le dossier. Pour l'emprunt et le mélange, l'anglais dispose de « to borrow from », « to blend », « a blend of », « hybrid », « cross-cultural ». Pour la médiation, apprenez par cœur les tournures de compte rendu : « the article explains that… », « according to the author… », « in other words… », « put simply… », « what the writer means is that… ».

Vocabulaire

→ Cartes
  • a lasting contribution/ə ˈlɑːstɪŋ ˌkɒntrɪˈbjuːʃn/un apport durableS'emploie avec « to make » : « the contribution Caribbean migrants have made to the UK ».
  • a lingua franca/ə ˌlɪŋɡwə ˈfræŋkə/une langue de communication communeReste au singulier dans l'usage courant. « English is used as a lingua franca between speakers of other languages. »
  • to blend/tə blend/se mêler, fusionnerLe verbe de l'image du creuset. Nom : « a blend of two traditions ». Ne pas confondre avec « to blend in » (se fondre dans le décor).
  • to borrow from/tə ˈbɒrəʊ frəm/emprunter àAttention au sens de la préposition : on borrows FROM la source. Le contraire est « to lend to ».
  • cross-cultural/krɒs ˈkʌltʃərəl/interculturelAdjectif seulement : « cross-cultural exchange ». Pour le nom, dites « exchange between cultures ».
  • cultural appropriation/ˈkʌltʃərəl əˌprəʊpriˈeɪʃn/appropriation culturelleTerme de débat : la reprise d'une forme sans reconnaissance de ceux qui l'ont produite. À employer en le définissant.
  • to sum up/tə sʌm ʌp/résumerLa formule de médiation. Jamais « to resume », qui veut dire reprendre après une interruption.
  • to enhance cultural diversity/tʊ ɪnˈhɑːns ˈkʌltʃərəl daɪˈvɜːsəti/enrichir la diversité culturelleRegistre soutenu, courant dans les textes officiels canadiens et britanniques.

The Windrush exchange, both ways

L'échange dans les deux sensGraphe, Royaume-Uni d'après-guerre → Emplois : santé, transports, poste, Arrivants des Caraïbes → Emplois : santé, transports, poste, Arrivants des Caraïbes → Culture, langue, musique, Royaume-Uni d'après-guerre → Culture, langue, musiqueRoyaume-Unid'après-guerreArrivants desCaraïbesEmplois : santé,transports,posteCulture, langue,musiqueoffretravailapportaccueil
Fig. 6Les deux flèches disent l'essentiel de l'axe : le Royaume-Uni est allé chercher du personnel pour ses services publics, les arrivants ont obtenu une citoyenneté qu'ils détenaient déjà en droit — et de cette rencontre est sortie une culture commune qu'aucun des deux n'avait avant.
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Exemple corrigé

Mediation: explaining a cultural reference to someone who lacks the context

A francophone friend has read the phrase « the Notting Hill Carnival, a legacy of the Windrush generation » in an English article and does not understand what is meant. In English, mediate: give the gist, make the implicit cultural reference explicit, and check that you have been understood — without giving your own opinion.

  1. 01Give the gist before any detail

    Start with one sentence that could stand alone: « The article's point is that Caribbean migrants did not only fill jobs in Britain — they also brought cultural forms that are now part of ordinary British life. » A mediation that opens with detail loses its listener immediately.

  2. 02Make the implicit reference explicit

    Do not assume the reference is shared: « The Notting Hill Carnival is a large street festival held in west London, with music, costumes and food that come from the Caribbean tradition. The article calls it a legacy because it grew out of the community that settled there after 1948. » The verb « to grow out of » does the explaining work without editorialising.

  3. 03Paraphrase the key word in a second way

    The programme asks you to paraphrase « in different ways »: « In other words, a legacy here does not mean money left in a will — it means something inherited from a group of people and kept alive by everyone. » Offering a second formulation is what separates mediation from translation.

  4. 04Stay neutral and check understanding

    Close by handing the floor back: « I should say the article does not claim everything went smoothly — it also mentions discrimination in housing and employment. Does that make the sentence clearer, or would you like me to go over the 1948 background again? » Neutrality plus a check is the full B1+ mediation act.

Résultat : Une bonne médiation donne d'abord l'essentiel en une phrase autonome, EXPLICITE la référence culturelle au lieu de la supposer connue, propose une seconde formulation du mot difficile, reste neutre (elle mentionne aussi ce que le document dit de moins flatteur) et vérifie la compréhension. Les tournures « the article's point is that… », « in other words… », « would you like me to go over…? » sont directement réutilisables.

Objectif Bac

  • Objectif Bac (contrôle continu) : nommer trois plans concrets sur lesquels la Windrush generation a contribué à la société britannique — le travail dans les services publics, la culture, la langue — et donner un exemple précis pour au moins deux d'entre eux.
  • Objectif Bac : opposer « melting pot » et « salad bowl » en disant ce que chaque image fait de la culture d'origine (fusion contre coexistence), et rattacher le second modèle à une politique réelle, le multiculturalisme officiel canadien.
  • Objectif Bac : expliquer en anglais ce qu'est une lingua franca et pourquoi les linguistes parlent de « World Englishes » au pluriel, sans présenter un seul anglais comme le seul correct.
  • Objectif Bac : assurer la médiation d'un document en anglais — restituer l'essentiel, rester neutre, expliciter une référence culturelle que l'interlocuteur ne connaît pas — en employant au moins trois tournures de compte rendu (the article explains that…, according to…, in other words…).
  • Objectif Bac : employer le present perfect pour dire une contribution qui dure (« they have shaped British culture ») et le prétérit pour un fait daté et clos (« the ship docked at Tilbury in 1948 »).

Erreurs fréquentes

  • Présenter « melting pot » et « salad bowl » comme deux façons de dire la même chose. Le creuset suppose une FUSION dont on ne ressort pas distinct ; le saladier suppose une COEXISTENCE où chacun garde son goût. Toute la comparaison tient dans cet écart.
  • Raconter la contribution comme une histoire sans conflit. Les arrivants de 1948 ont fait tourner des services essentiels et ont subi des discriminations au logement et à l'embauche ; le scandale de 2018 l'a rappelé. Une analyse qui ne garde qu'une moitié de ce fait n'est pas plus juste que celle qui ne garde que l'autre.
  • Traiter l'anglais britannique comme le seul « vrai » anglais. Les World Englishes — caribéen, indien, nigérian, australien — sont des variétés à part entière. Ce qu'on attend de vous est la constance d'un modèle, pas la conformité à un seul.
  • Le faux ami « to resume ». « To resume » signifie reprendre après une interruption : « The talks resumed in March. » Pour résumer un document, l'anglais est « to summarize » ou « to sum up » : « Let me sum up the article in three sentences. » L'erreur est fatale dans une consigne de médiation.
  • Le calque « sensible » et « to demand ». « Sensible » en anglais veut dire raisonnable (« a sensible policy ») ; pour sensible au sens d'émotif, on dit « sensitive ». Et « to demand » veut dire exiger : pour demander, on dit « to ask » — « He asked for help », non « he demanded help », qui change complètement le ton.

§ 03

Révision active

Choisissez UN mot d'anglais britannique entré dans l'usage courant depuis les Caraïbes, l'Asie du Sud ou l'Afrique de l'Ouest, et enquêtez : d'où vient-il, quand est-il attesté, qui l'emploie aujourd'hui ? Rédigez ensuite en anglais une notice de dix lignes destinée à un lecteur qui ne connaît ni le mot ni son milieu d'origine : définissez-le, situez-le, donnez deux phrases d'exemple, et signalez son registre (familier, neutre, marqué). Vous ne défendez aucune thèse : vous rendez explicite, pour autrui, une référence culturelle implicite.

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Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : The Empire Windrush — le dossier complet des archives nationales britanniques : présence noire ancienne, migration caribéenne, vie des migrants dans les années 1940 et 1950 (The National Archives (Royaume-Uni)) · Our member countries — la liste officielle des 56 États indépendants du Commonwealth et leur répartition par continent (The Commonwealth Secretariat)

§ 04
§ 04

Boîte à outils langagière : analyser, argumenter, faire la médiation (B1+)#

~10 min de lecture●●○StandardBOBO-2025-LV-anglais-premiere-§Axe-1-Identités-et-échanges

The three language activities of B1+ and their acts

Les trois familles et leurs actesArbre de probabilité, 3 chemins, Données: Comprendre → information ou prise de position; S'exprimer → développer une argumentation; Interagir et médier → résumer un texte pour autruiComprendreS'exprimerInteragir et médierActivités langagières B1+information ou prise de positiondévelopper une argumentationrésumer un texte pour autrui
Fig. 7Les trois familles d'activités langagières du programme, chacune avec l'acte qui la caractérise au niveau B1+. Ce n'est pas une liste de compétences abstraites : chaque feuille correspond à une tâche qu'on peut vous demander telle quelle.

Points clés

Cette section n'ajoute pas de contenu culturel : elle donne les outils avec lesquels le contenu se dit. Le repère à garder en tête est le NIVEAU VISÉ : en langue vivante A, le programme fixe le B1+ à la fin de la première et le B2 à la fin de la terminale. Le B1+ n'est pas « un B1 un peu mieux » : c'est un ensemble d'apports nouveaux, énumérés par le programme, et c'est sur eux que se joue la différence entre une production correcte et une production qui progresse.
COMPRENDRE AU NIVEAU B1+. Quatre apports nouveaux, tous exigibles. Premièrement, on met en place un PROJET d'écoute ou de lecture avant d'aborder le document — on sait ce qu'on cherche. Deuxièmement, on reconnaît des modes et des temps complexes, et on repère les phrases à plusieurs propositions (relatives, subordonnées) au lieu de s'arrêter au premier mot inconnu. Troisièmement — et c'est l'apport décisif — on DISTINGUE, dans les énoncés, ce qui relève de l'information et ce qui relève de la prise de position de l'auteur. Quatrièmement, on repère les marqueurs stylistiques (emphase, ironie) qui donnent accès à une intention non immédiatement explicite. Un élève qui sait dire « this is a fact, but that is the writer's opinion, and here is the word that shows it » travaille au niveau attendu.
S'EXPRIMER AU NIVEAU B1+. Le programme est précis : l'élève « peut développer une argumentation suffisamment bien pour être compris sans difficulté la plupart du temps, en donnant des raisons simples pour justifier un point de vue » et « peut rédiger une critique ou un compte rendu structuré […] en utilisant une large gamme de structures adaptées et un vocabulaire assez étendu ». Deux stratégies sont nommées à l'écrit : TRAVAILLER L'ÉTENDUE, c'est-à-dire mobiliser une variété de connecteurs à bon escient, et, pour une même intention, étendre l'éventail des structures maîtrisées. Autrement dit : ne pas répéter « and » et « but » douze fois. À l'oral, on s'entraîne à parler en réduisant le nombre de notes écrites, et à utiliser les codes du message oral — pauses, répétitions, appui de la voix — pour rendre audible la logique du propos.
LES ACTES LANGAGIERS DE L'AXE 1. Le programme fournit lui-même les modèles. Pour présenter et caractériser : « Tomorrow is Windrush Day, held every year on 22nd June since 2018. It is a special day celebrating the contribution Caribbean migrants have made to the UK. » Pour raconter une expérience en maîtrisant la cohérence narrative : « Joan Ruth Bader was the younger of two children. She had excellent results at school… She entered Cornell University in the 1950s, on a full scholarship, but later struggled to find a job as a lawyer in spite of her excellent references, because she was a woman and already had children. » Pour établir une corrélation entre deux faits : « Just as journalists bring awareness to social issues, art can advocate for social justice and political change. » Ces phrases ne sont pas des exemples parmi d'autres : ce sont les modèles officiels du niveau, et les recopier pour s'en servir de moules est un excellent entraînement.
INTERAGIR ET MÉDIER. Au B1+, l'élève « peut démarrer une conversation sur des sujets familiers et aider à la poursuivre en posant des questions assez spontanées », et « peut résumer, dans une langue, l'information et les arguments contenus dans des textes rédigés dans une autre ». Les formules à automatiser sont peu nombreuses et rentables : pour faire préciser, « That's a valid point, but can you develop? » ou « I want to make sure I get your point: can you go over that again? » ; pour marquer un désaccord poli, « I'm not sure I quite agree with you » ou « Let's agree to disagree, shall we? » ; pour reformuler, « Let me rephrase it please » ou « Allow me to sum up our conversation ».
PRONONCIATION : DEUX POINTS RENTABLES. Le programme signale au B1+ la prononciation du suffixe -ate, qui vaut ɪt ou eɪt selon l'accentuation : le verbe prend eɪt (« to separate » ˈsepəreɪt), le nom et l'adjectif prennent ət (« separate » ˈseprət). Il signale aussi les lettres muettes, les voyelles courtes et longues, et les diphtongues. Pour cet axe, deux paires méritent d'être travaillées à voix haute : « a graduate / to graduate » et « an estimate / to estimate ». Enfin, savoir reconnaître un accent (américain, indien, australien) ne sert pas à juger le locuteur mais à identifier le contexte d'énonciation — c'est une compétence de COMPRÉHENSION, explicitement inscrite au programme.

Vocabulaire

→ Cartes
  • a valid point/ə ˈvælɪd pɔɪnt/un argument recevableLa concession polie du B1+ : « That's a valid point, but can you develop? »
  • to develop an argument/tə dɪˈveləp ən ˈɑːɡjumənt/développer une argumentation« An argument » en anglais est un raisonnement autant qu'une dispute : le contexte tranche.
  • to rephrase/tə ˌriːˈfreɪz/reformuler« Let me rephrase it please. » Plus précis que « to say it again », qui suppose une répétition à l'identique.
  • admittedly/ədˈmɪtɪdli/certes, il est vrai queEn tête de phrase, il annonce une concession que l'on va retourner : « Admittedly… but… ».
  • nevertheless/ˌnevəðəˈles/néanmoinsRegistre soutenu, à l'écrit surtout. À alterner avec « however » pour travailler l'étendue.
  • all things considered/ɔːl θɪŋz kənˈsɪdəd/tout bien peséOuvre une conclusion nuancée. Ne pas l'employer avant d'avoir réellement pesé les deux côtés.
  • a first-hand account/ə ˌfɜːst hænd əˈkaʊnt/un témoignage directLe mot juste pour nommer la nature d'un document : « This is a first-hand account, not a report. »
Exemple corrigé

Continuous speaking from reduced notes: two minutes on the axis

Prepare and deliver a two-minute spoken answer in English to a question of your choice from axis 1, working from FIVE words of notes only. Show how the notes become sentences, and how the oral codes — pauses, stress, restatement — carry the structure.

  1. 01Reduce the plan to five words

    Write nothing but: « reciprocal — Canada 1971 — Windrush 1948 — scandal — both ». Five anchors are enough because each one is a whole idea you already own. The programme explicitly asks you to train « en réduisant le nombre de notes écrites à disposition »; a written-out speech read aloud does not count as speaking.

  2. 02Open by naming what you are going to weigh

    Say the frame out loud: « I'd like to look at one word in the syllabus question: reciprocal. It asks what BOTH sides gained — and I think the answer is clearer in Canada than in Britain. » Use vocal stress on « both »: at B1+ the voice is part of the argument, not decoration.

  3. 03Turn each anchor into two sentences, with a connector between them

    « Canada wrote its side of the exchange down. In 1967 it selected on points, and on 8 October 1971 it recognised multiculturalism as an official policy. » — pause — « Britain, by contrast, never wrote it down. Caribbean migrants arrived in 1948 as British citizens, and yet, seventy years later, some of them were treated as if they had no right to be there. » The pause and « by contrast » do the same job as a paragraph break on paper.

  4. 04Close on a claim, and say you have finished

    « All things considered, a benefit is only reciprocal if it is written down somewhere — otherwise it depends on goodwill, and goodwill can be withdrawn. That's what I wanted to say. » Announcing the end is an oral code: it stops the speech from trailing off, which is the most common way a two-minute turn loses its last mark.

Résultat : Une bonne prise de parole part de notes RÉDUITES (cinq mots), annonce ce qu'elle va peser, transforme chaque ancre en deux phrases reliées par un connecteur, utilise la voix et les pauses comme ponctuation, et se clôt sur une thèse suivie d'un signal de fin. Les formules « I'd like to look at one word… », « by contrast », « all things considered », « that's what I wanted to say » sont réutilisables telles quelles.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : dans un document, séparer explicitement ce qui est une information de ce qui est une prise de position de l'auteur, et citer le mot, le temps ou la tournure sur lequel repose cette distinction.
  • Objectif Bac : rédiger un compte rendu structuré en variant les connecteurs — au moins un d'addition, un d'opposition, un de concession et un de conséquence — sans répéter deux fois le même.
  • Objectif Bac (contrôle continu) : prendre la parole en continu deux minutes à partir de notes RÉDUITES, en utilisant les codes de l'oral (pauses, appui de la voix, reprise) pour rendre audible la logique du propos.
  • Objectif Bac : conduire une interaction en anglais avec les formules du B1+ — faire préciser (« Can you develop that point? »), demander une clarification (« I'm not sure I understand what you mean by… »), reformuler (« Let me rephrase it please »).
  • Objectif Bac : prononcer correctement le suffixe -ate selon la nature du mot (« to graduate » ˈɡrædʒueɪt contre « a graduate » ˈɡrædʒuət) et identifier l'origine d'un locuteur pour situer le contexte d'énonciation.

Erreurs fréquentes

  • Réciter des connaissances au lieu de répondre à une question. En langue vivante A, ce qui est évalué est une compétence — comprendre, argumenter, faire la médiation — et non une leçon apprise. Un exposé exact mais sans angle ni connecteurs reste en dessous du niveau attendu.
  • Confondre « rendre compte » et « traduire ». La médiation transmet l'ESSENTIEL à un destinataire donné, avec ses propres mots ; une traduction phrase à phrase du document n'est pas une médiation et se voit immédiatement.
  • Employer un seul connecteur pour tout. « And », « but », « because » suffisent au B1 ; le B1+ demande explicitement de travailler l'étendue. Une même intention doit pouvoir se dire de deux façons : « however » et « nevertheless », « although » et « even though », « therefore » et « as a result ».
  • Les faux amis de l'argumentation. « Eventually » signifie finalement, à la fin (pour éventuellement, dites « possibly ») ; « to pretend » signifie faire semblant (pour prétendre, dites « to claim ») ; « to support » signifie soutenir (pour supporter au sens d'endurer, dites « to bear » ou « to put up with »). Ces trois mots faussent une argumentation entière.
  • Calquer l'ordre des mots français avec les adverbes. On dit « I completely agree » et « He never says that », non « I agree completely with » ni « He says never that ». En anglais, l'adverbe de fréquence se place avant le verbe lexical et après l'auxiliaire : « I have never thought about it ».

§ 04

Révision active

Prenez une production écrite en anglais que vous avez déjà rendue sur cet axe et corrigez-la vous-même, sans en changer le contenu. Trois passes, dans cet ordre : premièrement, soulignez chaque connecteur et remplacez toute répétition par un équivalent de la même famille (however / nevertheless, although / even though, therefore / as a result) ; deuxièmement, repérez chaque phrase où vous donnez un avis et vérifiez qu'un marqueur le signale (« in my view », « it seems to me ») ; troisièmement, relisez à voix haute et notez les mots dont vous n'êtes pas sûr de l'accentuation. Dressez ensuite la liste de vos trois erreurs récurrentes : c'est elle, et non la note, qui vous fera progresser.

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Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme d'anglais pour les classes de lycée général et technologique (annexe 4 de l'arrêté du 5 mai 2025) — classe de première, axes culturels, descripteurs B1+ et actes langagiers (Ministère de l'Éducation nationale — Bulletin officiel n° 22 du 29 mai 2025)

Vérifié · 08/2026 · Version complète via le réglage de profondeur — même endroit, mêmes ancres

Sommaire

Section -- / 04

    • 01Mobilités et migrations dans le monde anglophone○
    • 02Frontières et identités : appartenir, franchir, se réinventer◐
    • 03Échanges culturels, linguistiques et métissage◐
    • 04Boîte à outils langagière : analyser, argumenter, faire la médiation (B1+)◐

0/4 Lues

Des fiches à l'entraînement

Identités et échanges

Consolide ce thème avec des questions de la banque de questions.

~42
min
5
Compétences
50
questions
S'entraîner
Planifier une révision

Références et sources

Sources

The National Archives (Royaume-Uni)

  • Empire Windrush: Caribbean migration — dossier pédagogique et documents d’archives (télégrammes, listes de passagers, formulaire de naturalisation, rapport Eric Walrond)
  • The Empire Windrush — le dossier complet des archives nationales britanniques : présence noire ancienne, migration caribéenne, vie des migrants dans les années 1940 et 1950

Canadian Museum of Immigration at Pier 21 (musée national du Canada)

  • Early Political and Public Responses to Canada's Official Multiculturalism Policy, 1971-1972 — le contenu de la politique annoncée le 8 octobre 1971 et les réactions de l'époque

Ministère de l'Éducation nationale — Bulletin officiel n° 22 du 29 mai 2025

  • Programme d'anglais pour les classes de lycée général et technologique (annexe 4 de l'arrêté du 5 mai 2025) — classe de première, axes culturels, descripteurs B1+ et actes langagiers

GOV.UK — Northern Ireland Office

  • The Belfast Agreement — le texte intégral de l’accord signé le 10 avril 1998 (Cm. 3883), publié par le gouvernement britannique

Commission européenne

  • Windsor Framework — la présentation officielle du cadre annoncé le 27 février 2023, avec le principe des voies verte et rouge et l’objectif de protéger l’accord de 1998

The Commonwealth Secretariat

  • Our member countries — la liste officielle des 56 États indépendants du Commonwealth et leur répartition par continent

Voir aussi

  • Diversité et inclusion (Diversity and Inclusion)La suite logique : une fois les identités en mouvement, la question devient celle de leur place dans les institutions.
  • Les aires anglophones américainesLes Caraïbes et la Windrush generation sont les deux bouts d’un même mouvement — l’axe américain en donne l’autre rive.
  • Territoire et mémoire (Territory and Memory)Ce que les migrations déposent : des lieux, des commémorations, une mémoire disputée.

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Activités langagières et médiation

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Diversité et inclusion (Diversity and Inclusion)

EuraStudy·Fiches T·02·MMXXVI

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