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Axe 2 du programme d’anglais de TERMINALE (arrêté du 5 mai 2025, BO n° 22 du 29 mai 2025, annexe 4). Le programme le pose ainsi : « Des peuples et des sociétés cherchent à faire entendre leur voix et à se réapproprier leur passé en pérennisant leurs traditions à travers des lieux d’histoire ou de commémoration. Comment appréhender l’histoire pour construire un héritage collectif ? » L’axe ne demande donc pas un cours d’histoire : il demande de savoir lire un document où quelqu’un décide de ce dont on se souvient — un discours de cérémonie, une plaque, un cartel de musée, un débat sur une statue, un texte de loi — et de repérer qui décide. Les cinq sections couvrent les quatre objets d’étude proposés : histoire et mémoire de l’esclavage et de la colonisation dans les sociétés du monde anglophone, les commémorations au sein du Commonwealth, la construction des lieux de mémoire, et les territoires autochtones. Cinq axes sur six doivent être traités dans l’année, dont obligatoirement l’axe 6 ; l’ordre reste au choix des professeurs. En LVA, le niveau visé en fin de terminale est le B2 du CECRL et l’enseignement est évalué en contrôle continu — moyennes annuelles portées au livret scolaire, coefficient 3 en première et 3 en terminale, soit 6 sur l’ensemble du cycle terminal.
5 sections~45 min de lecture5 compétencesVérifié · 08/2026
niveau de base
En enseignement commun (LVA), vise une compréhension globale et détaillée des documents et une prise de position claire et structurée sur les usages de la mémoire, en mobilisant un lexique précis (legacy, remembrance, heritage) et des connecteurs logiques.
niveau approfondi
En LLCER anglais (spécialité) ou pour viser l'excellence, approfondis l'étude d'œuvres et de discours intégraux (Lincoln, Mandela, discours commémoratifs du 11-Septembre), affine l'analyse rhétorique (anaphore, registre épidictique) et la médiation entre mémoires concurrentes au niveau B2/C1.
Profondeur de lecture : Approfondi
Taille du texte : Standard · Interligne : Compact
Toujours charger les médias : désactivé
5 sections25 points clés0 formule25 pièges signalés
Les trois échelles de la mémoire
Vocabulaire
→ CartesHistory et memory : ce qui les sépare, ce qu’elles partagent
Document (synthèse) : une habitante de La Nouvelle-Orléans déclare en substance : « Historians can tell you the exact dates of the slave market, but for us, walking past that corner every day is something else — it is a wound the city still carries, and we keep telling our children why it matters. » Consigne de type Bac : “Show how this testimony separates history from memory, and say at which scale it operates. Justify with elements from the text.”
Le document s’articule sur un “but” : “« Historians can tell you the exact dates »” (l’histoire — faits, dates, savoir documenté) contre “« for us… it is something else »” (la mémoire — un vécu partagé). La charnière n’est pas décorative : elle porte toute l’opposition, et c’est elle qu’il faut citer.
Trois indices se cumulent. L’affect et le corps : “« a wound the city still carries »”. Le collectif : “« for us »”, “« our children »” — le pronom donne l’échelle, ici la mémoire d’une communauté urbaine, pas d’une nation. La transmission active : “« we keep telling our children why it matters »”, avec “keep + V-ing” qui dit la répétition.
Une phrase de niveau B2 doit nommer l’opération, pas la paraphraser : “« The speaker does not deny the historians’ dates; she claims another kind of knowledge. History provides the facts, whereas memory gives them a present weight — and she shows that weight being handed down: the community keeps telling its children why the corner matters. »” Note le “whereas” de contraste et le “handed down” attendu par l’axe.
Terminer par ce que le document ne dit pas : “« The testimony speaks for one community. A full account would also ask whose voices are not heard on that corner — the traders’ descendants, the city council, the tourists who walk past without knowing. »” C’est le “whose story is this?” attendu au niveau B2.
Résultat : Le témoignage n’oppose pas l’histoire à la mémoire, il les articule : les historiens donnent les dates, la communauté donne le poids présent. L’échelle est collective (“for us”, “our children”) et non nationale, et la mémoire y est explicitement transmise (“we keep telling our children”). La réponse attendue cite la charnière “but”, nomme l’opération avec “whereas”, et se ferme sur la voix manquante.
Erreurs fréquentes
Révision active
En anglais (B2, 150-180 mots), raconte comment un épisode du passé t’a été TRANSMIS — par un grand-parent, un manuel, un film, une cérémonie scolaire — puis explique ce que cette chaîne de transmission a ajouté ou retiré au fait lui-même. Impose-toi un prétérit daté, un present perfect de bilan, et trois termes du registre de la mémoire (“to hand down”, “a legacy”, “remembrance”).
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Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme d’anglais pour les classes de lycée général et technologique (annexe 4 de l’arrêté du 5 mai 2025, BO n° 22 du 29 mai 2025) (Ministère de l’Éducation nationale) · Gettysburg Address — transcription du manuscrit dit « Nicolay Copy » (Library of Congress (Washington))
Monument, mémorial, musée : trois manières d’occuper l’espace
Vocabulaire
→ CartesUn siècle de lieux de mémoire anglophones
Document (synthèse) : un guide décrit le mémorial de New York. “Where the Twin Towers once stood, two square pools of nearly an acre are sunk into the ground. Water falls thirty feet, then twenty feet more into a central void that is never filled. The names of 2,983 people killed in 2001 and in the 1993 bombing are inscribed around the edges. The design is called Reflecting Absence.” Consigne de type Bac : “Analyse how the design of this memorial conveys its message.”
Quatre décisions sont explicitement données : l’implantation dans l’empreinte des tours (“where the Twin Towers once stood”), le creusement (“sunk into the ground”), la chute d’eau en deux temps vers un vide que rien ne comble (“a central void that is never filled”), et l’inscription nominative sur les parapets. Chacune est un fait du document, citable.
Le vide reprend l’empreinte exacte : il rend l’absence mesurable au lieu de la remplacer par une figure. Le creusement inverse le geste du monument, qui s’élève. L’eau qui tombe sans jamais combler installe un deuil sans terme. Les noms transforment un bilan chiffré en hommage individuel : 2 983 personnes, et non « les victimes ».
Voici une production réutilisable au niveau B2 : “Instead of rising like a monument, the memorial is sunk into the exact footprint of the towers. The water falls thirty feet and then twenty feet more into a void that is never filled, so mourning is given no ending. On the parapets, 2,983 individual names replace a single figure: each victim is returned to a name. Michael Arad’s phrase, ‘absence made visible’, is not a metaphor added afterwards — it is the instruction the design carries out.”
Conclure en classant l’objet : “This is a memorial, not a monument: it honours the dead rather than celebrating a victory, and it asks the visitor for silence rather than pride.” Cette phrase de classement est ce qui distingue une analyse d’une description.
Résultat : Le mémorial fait de l’absence son sujet : creusé dans l’empreinte des tours, il descend là où un monument s’élèverait, son eau tombe vers un vide jamais comblé, et 2 983 noms gravés rendent une identité à chaque victime. La formule d’Arad, “absence made visible”, résume l’intention. La réponse attendue cite les formes, en déduit les effets, puis classe l’objet comme mémorial et non comme monument.
Erreurs fréquentes
Révision active
Un correspondant anglophone t’envoie la photo d’un lieu de mémoire de sa ville et te demande ce qu’il faudrait y ajouter pour qu’un visiteur étranger comprenne. Réponds-lui en anglais (B2, 120-150 mots) : dis ce que la forme dit déjà sans mots, ce qu’elle ne peut pas dire, et la seule phrase que tu ferais graver. Emploie au moins deux passifs et le verbe “to unveil”.
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Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : About the Memorial — Reflecting Absence (National September 11 Memorial & Museum (New York)) · The Unknown Warrior (Westminster Abbey (Londres))
Comment le coquelicot est devenu un rituel
Vocabulaire
→ CartesLa triade d’un discours commémoratif
Document (synthèse) : lors d’une cérémonie de Remembrance Day, un orateur déclare : “We gather here, as we do every year, to remember those who gave their lives so that we might live in peace. We owe them not only our grief, but our promise: that we will not forget, and that such sacrifice shall never be in vain.” Consigne de type Bac : “Analyse how this speech turns private grief into a shared duty.”
Le texte est entièrement construit sur “we” — “We gather”, “we might live”, “We owe them” — et sur le déictique “here”. En trois mots, l’orateur fabrique une communauté et lui assigne un lieu. Le souvenir cesse d’être individuel avant même que le contenu soit énoncé.
La bascule tient dans une structure corrélative : “not only our grief, but our promise”. À gauche, l’émotion ; à droite, l’engagement. Le modal “shall”, réservé au registre solennel, scelle la promesse : “such sacrifice shall never be in vain”. Le rituel annuel (“as we do every year”) l’inscrit dans la durée.
Production réutilisable : “The inclusive ‘we’ builds a community of mourners before the speaker names anything. The correlative structure ‘not only our grief, but our promise’ is where the speech turns: emotion becomes obligation. The solemn modal ‘shall’ seals that obligation, and ‘as we do every year’ makes it a habit rather than an emotion. Remembrance is thus presented not as a feeling but as a debt that each ceremony renews.”
Une copie forte pose ensuite la limite : “Admittedly, a duty that is renewed every year can also become a social expectation. The speech never says who decided what is remembered here — and that silence is itself part of how commemorations work.” C’est la prise de position que le programme attend, pas un résumé.
Résultat : Le “we” inclusif et le déictique “here” construisent la communauté ; la corrélation “not only… but…” fait basculer le deuil en engagement ; le modal “shall” et le rituel annuel installent cet engagement dans la durée. La réponse attendue nomme ces quatre opérateurs, en cite la trace exacte, puis ouvre sur la question que le discours ne pose pas : qui décide du contenu du souvenir.
Un discours commémoratif n'est pas un cours d'histoire : c'est un rituel qui relie le passé, le présent et l'avenir. Observons ses trois temps.
Le passé d'abord : l'orateur honore l'événement et les disparus — the fallen, the sacrifice. Il installe la gravité.
Le présent ensuite : le rituel partagé. Le pronom we rassemble l'auditoire — we gather, we remember, une minute de silence. Le souvenir devient collectif.
L'avenir enfin : l'engagement. Lest we forget, never again, that they shall not have died in vain. Le souvenir se mue en promesse et en devoir.
Erreurs fréquentes
Révision active
Un élève français de seconde te demande pourquoi les Britanniques portent une fleur en novembre alors que les Australiens se lèvent avant l’aube en avril. Fais-lui une médiation en anglais (B2, 12-15 lignes) : compare les deux commémorations — date, origine, rituel, ce qu’elles honorent — puis dis ce qu’elles ont en commun et ce qui les distingue. Emploie “to commemorate”, “the fallen”, et au moins trois prépositions de temps correctes.
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Sources : The Poppy — the story of the remembrance poppy (The Royal British Legion) · The Anzac Day Tradition (Australian War Memorial (Canberra)) · Commonwealth Day (The Commonwealth Secretariat)
Une statue contestée : quatre gestes, quatre conséquences
Vocabulaire
→ CartesDe la vérité à la réparation
Consigne de type Bac : “‘All statues of figures linked to slavery or colonialism should be taken down.’ Discuss.” Rédige en anglais une réponse structurée et nuancée de niveau B2.
Ouvrir sans détour : “Taking such statues down makes a clear statement: a city no longer honours a man who profited from the trade in enslaved people. When Edward Colston’s statue was toppled in Bristol on 7 June 2020 and pulled out of the harbour four days later, many people felt that public space had finally stopped honouring him. Public space is never neutral: to keep a statue is to keep endorsing it.”
Une antithèse crédible ne caricature pas : “However, removal carries a real risk. If the monument disappears, the uncomfortable conversation it provokes may disappear with it. Admittedly, honouring a figure and remembering a history are two different things — but a city that removes every trace may end up teaching nothing at all.”
C’est ici que la copie se distingue : “The choice, though, is not binary. A statue can be contextualised with an explanatory plaque, or moved to a museum where it is studied rather than celebrated. Bristol chose the second option after consulting nearly 14,000 residents, about eighty per cent of whom supported a museum display. The statue now lies flat in the Bristol People gallery, its graffiti deliberately preserved.”
La conclusion attendue déplace la question : “On the whole, what matters is not only which option a city chooses, but how it chooses. A decision taken after public consultation acknowledges the past without either glorifying or erasing it — and, unlike a statue, a decision can be explained.”
Résultat : La réponse dépasse l’opposition garder / détruire : elle reconnaît la valeur symbolique du retrait, prend l’objection au sérieux, expose les deux voies médianes (contextualiser, déplacer), s’appuie sur des faits datés de Bristol, et conclut sur le PROCÉDÉ — une décision consultée et explicable. Connecteurs de niveau B2 attendus : however, admittedly, though, on the whole.
Erreurs fréquentes
Révision active
On te confie dans un débat le rôle que tu ne partages PAS : tu devras défendre la contextualisation d’une statue contre son retrait, ou l’inverse. Prépare en anglais dix lignes de notes — trois arguments, une concession introduite par “admittedly”, et la question que tu poseras à ton contradicteur — puis écris en deux phrases ce que cet exercice a changé à ton avis initial.
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Sources : The Colston Statue: What next? (Bristol Museums (M Shed)) · Delivering on Truth and Reconciliation Commission Calls to Action (Crown-Indigenous Relations and Northern Affairs Canada)
Territoires autochtones : quatre repères vérifiables
Vocabulaire
→ CartesMédier un document de mémoire en quatre temps
Document (synthèse) : une université canadienne ouvre chaque cérémonie par cette phrase — “We acknowledge that we gather on the traditional territory of Indigenous peoples who have cared for these lands for generations, and we recognise that this history is part of the institution we are today.” Consigne de type Bac : “Mediate this statement in English for a French classmate who has never heard one, and say what it does.”
Commencer par ce que ton interlocuteur ignore : “This is a land acknowledgement — a short formula read out at the start of official events in Canada and Australia. It is spoken by the institution itself, not by an Indigenous speaker, and it comes before anything else on the programme.” Sans cette phrase, la suite est incompréhensible.
Dire la même chose avec d’autres mots : “The university states two things. First, that the ground it stands on was, and is, the territory of Indigenous peoples. Second, that this fact is not external to the institution but part of what it is today.” On a changé la syntaxe et le lexique ; on n’a repris aucune phrase entière.
Choisir le bon verbe de compte rendu : “The statement acknowledges rather than apologises: it recognises a fact and a responsibility, but it does not offer redress. Naming that difference is the whole point — acknowledgement is not reparation.” Le verbe choisi est l’analyse.
Adapter et signaler sa propre voix : “For a French student, the closest comparison is a plaque, except that this one is spoken aloud every time. Personally, I would ask the question the formula leaves open: what follows the words? A land acknowledgement can begin a process — or replace it.”
Résultat : La médiation réussie situe le genre du document, reformule sa thèse sans en recopier une phrase, nomme précisément l’acte de langage (“acknowledges”, non “apologises”), adapte l’explication au destinataire et distingue clairement le contenu du document de la réaction personnelle. Verbes de compte rendu attendus : states, acknowledges, recognises, leaves open.
Erreurs fréquentes
Révision active
Choisis un document du corpus autochtone — un extrait d’arrêt, un appel à l’action, une formule de reconnaissance du territoire — et rédige DEUX médiations en anglais du même texte (60-80 mots chacune) : la première pour un élève de seconde qui ignore tout du sujet, la seconde pour un professeur d’histoire. Compare ensuite en trois lignes ce que tu as dû ajouter, retirer ou reformuler d’une version à l’autre.
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Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Native Title Act 1993 (No. 110, 1993) — texte consolidé (Federal Register of Legislation (Australie)) · Delivering on Truth and Reconciliation Commission Calls to Action (Crown-Indigenous Relations and Northern Affairs Canada) · Programme d’anglais pour les classes de lycée général et technologique (annexe 4 de l’arrêté du 5 mai 2025, BO n° 22 du 29 mai 2025) (Ministère de l’Éducation nationale)
Vérifié · 08/2026Version complète via le réglage de profondeur — même endroit, mêmes ancres
Références et sources
Ministère de l’Éducation nationale
Library of Congress (Washington)
National September 11 Memorial & Museum (New York)
Westminster Abbey (Londres)
The Royal British Legion
Australian War Memorial (Canberra)
The Commonwealth Secretariat
Bristol Museums (M Shed)
Crown-Indigenous Relations and Northern Affairs Canada
Federal Register of Legislation (Australie)
Voir aussi