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Axe 3 du programme d’anglais de TERMINALE (arrêté du 5 mai 2025, BO n° 22 du 29 mai 2025, annexe 4). Le programme le formule en deux questions : « Comment s’articulent réalité et fantasme dans la construction d’un récit national ? Dans quelle mesure la fiction se nourrit-elle du réel pour le questionner, le sublimer ou le réinventer ? » L’axe ne demande donc pas un cours d’histoire littéraire mais une compétence : savoir lire un récit — roman, film, série, discours, article — comme une VERSION du réel, dire ce qu’il éclaire et ce qu’il laisse dans l’ombre. Les cinq sections couvrent les quatre objets d’étude proposés : le rêve américain à travers la fiction et le questionnement d’un mythe, la société de classes britannique dans la fiction, la dystopie comme catharsis sociétale, et la science-fiction qui nourrit l’innovation scientifique. Cinq axes sur six doivent être traités dans l’année, dont obligatoirement l’axe 6 ; l’ordre reste au choix des professeurs. En LVA, le niveau visé en fin de terminale est le B2 du CECRL, et l’enseignement est évalué en contrôle continu — moyennes annuelles portées au livret scolaire, coefficient 3 en première et 3 en terminale, soit 6 sur l’ensemble du cycle terminal.
5 sections~43 min de lecture5 compétencesVérifié · 08/2026
niveau de base
Cet axe relève de l'enseignement COMMUN d'anglais (LVA), évalué en contrôle continu : commencez par maîtriser le vocabulaire du récit (plot, character, narrator, setting, point of view, symbol, fiction vs reality) et quelques repères sûrs (le mythe arthurien, l'American Dream, « 1984 » d'Orwell, un super-héros). Entraînez-vous à RACONTER un mythe ou un récit simplement, puis à dire ce qu'il signifie (quelle valeur, quelle mise en garde) — la fiction parle toujours du réel.
niveau approfondi
Pour aller plus loin (élève de spécialité LLCER-anglais ou candidat au Grand oral) : reliez plusieurs œuvres pour construire une problématique nuancée (« Why do societies need myths? », « Can a dystopia be a warning about our own world? », « Do we still need heroes? »), comparez deux dystopies (Orwell vs Huxley : contrôle par la peur vs par le plaisir) et entraînez-vous à la médiation (raconter et interpréter un récit). Attention : la spécialité LLCER comporte une épreuve terminale propre, distincte de la LVA — ne confondez pas les deux exigences.
Profondeur de lecture : Approfondi
Taille du texte : Standard · Interligne : Compact
Toujours charger les médias : désactivé
5 sections25 points clés0 formule25 pièges signalés
Ce que fait un récit fondateur
Vocabulaire
→ CartesQuatre récits fondateurs du monde anglophone
Consigne de type Bac : “In English, present the American Dream as a founding myth of the United States: say what it is, name its key images, show what values it conveys — and how it can both inspire people and hide a harsher reality.”
Le premier mot fait la différence : “The American Dream is a founding myth of the United States — not a description of how the country works, but a story it tells about itself: the belief that anyone, whatever their origins, can succeed through work, courage and determination.” Poser le genre (“a myth”) évite d’avoir à choisir entre vrai et faux.
Un mythe se reconnaît à ses figures : “Its central image is the self-made man who rises from rags to riches. Behind him stands the frontier — a land waiting to be conquered — and, at the harbour, the Statue of Liberty receiving those who arrive.” Trois images valent mieux qu’un paragraphe de généralités.
Interpréter, ce n’est pas décrire : “The myth conveys hope, individual effort and equality of opportunity. Its function is to unite a nation of immigrants around one shared promise, and to explain why people crossed an ocean to get there.” Deux verbes suffisent : “conveys”, “unites”.
La nuance attendue est logique, pas indignée : “However, the promise has a cost. If anyone can succeed, then whoever fails must be to blame. That is the reversal American fiction keeps staging: Willy Loman in Death of a Salesman is destroyed less by poverty than by the belief that he should have been somebody. The myth inspires and accuses with the same sentence.”
Résultat : La réponse pose d’abord le GENRE (un mythe, pas un fait), donne trois images concrètes, nomme la valeur et la fonction avec deux verbes précis, puis retourne le mythe par son implication logique — celui qui échoue devient coupable — et l’illustre par Willy Loman, exemple que le programme cite lui-même. Lexique attendu : a founding myth, to convey, to unite, from rags to riches.
Un mythe n'est pas un mensonge : c'est une histoire qu'une communauté se raconte pour donner du sens à ce qu'elle est. Pour le comprendre, allez du récit à la valeur.
Demandez-vous toujours, devant un mythe fondateur : à qui appartient cette histoire, et qu'oublie-t-elle ?
A myth lights up and leaves out
Erreurs fréquentes
Révision active
Choisis un récit fondateur qui circule dans ta propre société — sur l’école, le travail, une région, une équipe. En anglais (B2, 150-180 mots), raconte-le brièvement, nomme la valeur qu’il transmet, puis identifie précisément qui il laisse hors du cadre. Emploie “to convey values”, “to leave out”, un “used to” et un présent de narration.
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Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme d’anglais pour les classes de lycée général et technologique (annexe 4 de l’arrêté du 5 mai 2025, BO n° 22 du 29 mai 2025) (Ministère de l’Éducation nationale)
Héros et anti-héros : ce qui les sépare, ce qu’ils partagent
Vocabulaire
→ CartesDe quoi une figure héroïque est faite
Consigne de type Bac : “In English, explain the difference between a traditional hero and an anti-hero, using examples from the English-speaking world, and say why anti-heroes have become so popular in modern fiction.”
Ouvrir par le repère stable : “A traditional hero — a superhero such as Superman or Captain America — embodies clear values: courage, justice and self-sacrifice. He faces a villain, overcomes an ordeal, and is meant to be looked up to. What he stands for is never in doubt.” La dernière phrase est celle qui analyse.
Enchaîner par le contraste explicite : “An anti-hero, by contrast, is the central character of a story but lacks those qualities. He or she is ordinary, flawed and often morally ambiguous, acting for selfish or doubtful reasons. The reader follows without necessarily approving — and that discomfort is the point.”
Donner la raison, pas le fait : “Anti-heroes have become popular because they are more relatable: a flawed character resembles us more than a perfect one. They also let fiction explore the grey areas where most real decisions are actually made, instead of a clean fight between good and evil.”
La conclusion doit revenir au programme : “In this way, the shift from heroes to anti-heroes shows fiction moving closer to reality. Ken Loach’s Daniel Blake is not brave, powerful or exceptional — he is a joiner filling in a form — and that is precisely why the film says something true about the society that surrounds him.”
Résultat : La comparaison réussie caractérise chaque figure par ce qu’elle REPRÉSENTE avant de la décrire, explique la popularité de l’anti-héros par le réalisme moral plutôt que par la mode, et referme sur la question directrice de l’axe en prenant un exemple non américain. Lexique attendu : to embody, flawed, morally ambiguous, relatable, to stand for.
Erreurs fréquentes
Révision active
Choisis un personnage central que tu trouves ANTIPATHIQUE dans un roman, un film ou une série anglophone. En anglais (B2, environ 12 phrases), réponds d’abord à “What does this character stand for?”, puis explique pourquoi une société peut avoir besoin d’un personnage pareil au centre d’un récit. Emploie “flawed”, “morally ambiguous”, “to stand for” et une structure de contraste avec un héros classique.
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Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme d’anglais pour les classes de lycée général et technologique (annexe 4 de l’arrêté du 5 mai 2025, BO n° 22 du 29 mai 2025) (Ministère de l’Éducation nationale) · I, Daniel Blake — Palme d’or 2016 (Festival de Cannes)
Quatre dystopies anglophones, quatre décennies
Vocabulaire
→ CartesOrwell et Huxley : deux peurs, un même dispositif
Consigne de type Bac : “You have studied George Orwell’s ‘Nineteen Eighty-Four’. In English, present the world it imagines, identify its mechanism of control, link it to a real fear, and explain what warning the novel sends to the reader.”
Aller vite et être exact : “Published in 1949, Orwell’s ‘Nineteen Eighty-Four’ imagines a totalitarian state ruled by a single Party and its figurehead, Big Brother. Citizens are watched at all times through telescreens, and the slogan ‘Big Brother is watching you’ is everywhere.” Noter “published in 1949” — le roman a été écrit avant.
Le cœur de la réponse : “The regime controls through fear, surveillance and the manipulation of truth. It rewrites the past, and it engineers a language, Newspeak, designed to make certain thoughts impossible to formulate. Control is total because it reaches inside the mind, not merely around the body.”
Relier sans anachronisme : “The novel prolongs fears that were entirely real in 1949: the totalitarian regimes of the twentieth century, propaganda, and the rewriting of history. The proof that the link held is linguistic — ‘Big Brother’, ‘thought police’, ‘Room 101’, ‘doublethink’ and ‘newspeak’ all entered ordinary English from this one book.”
Ne pas s’arrêter à l’avertissement : “Is such a book a catharsis? Partly — reading it lets us feel a terror we do not have to live. But Orwell warns rather than soothes. If the reader closes the novel relieved, the warning has failed; if he closes it watchful, it has worked. Fiction here does not escape reality — it hands us a lens for it.”
Résultat : L’analyse présente le monde en deux phrases exactes (publié en 1949), nomme le mécanisme (peur, surveillance, contrôle de la langue), établit le lien au réel par une preuve vérifiable — les cinq mots passés dans l’anglais courant — puis tranche la question de la catharsis au lieu de la contourner. Lexique attendu : a cautionary tale, surveillance, to warn against, to push to the extreme.
Une dystopie ne s'évade pas du réel : elle prend une tendance de notre monde et la pousse à l'extrême pour nous avertir. C'est un miroir, pas une fuite.
Orwell et Huxley imaginent deux contrôles opposés : Orwell craignait la peur et la douleur ; Huxley, le plaisir et le divertissement. La même question : qui décide pour nous ?
Two fears, one question
Erreurs fréquentes
Révision active
Choisis dans TON présent une tendance qui t’inquiète — une technologie, une pratique scolaire, une manière de se surveiller entre pairs. En anglais (B2, environ 14 phrases), invente la société qui naîtrait si on la poussait à l’extrême : décris son mécanisme de contrôle, nomme la peur réelle dont elle vient, puis dis si écrire ce récit soulage ou alerte. Emploie un irréel du présent et un “would” de conséquence.
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Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Nineteen Eighty-Four (The Orwell Foundation) · Programme d’anglais pour les classes de lycée général et technologique (annexe 4 de l’arrêté du 5 mai 2025, BO n° 22 du 29 mai 2025) (Ministère de l’Éducation nationale)
Les quatre pouvoirs d’un récit sur le réel
Vocabulaire
→ CartesUn même fait, deux récits
Consigne de type Bac : “In English, discuss the idea that stories do not merely describe reality but act upon it. Show both how fiction can build the real world and how it can distort it, and conclude on the question of point of view.”
Commencer par le fait le plus solide : “In October 1945, the science-fiction writer Arthur C. Clarke published in ‘Wireless World’ an article called ‘Extra-Terrestrial Relays’, describing radio stations placed in orbit above the equator. It was not a prophecy: it was a design. Fiction here did not predict the future — it handed engineers a picture precise enough to build.”
Reprendre la structure proposée par le programme : “And the case is not isolated. They did imagine the laser beam. They did imagine facial recognition. Nineteenth- and twentieth-century writers had imagined most of the technologies we now use without noticing them.” L’auxiliaire “did” et le plus-que-parfait font tout le travail rhétorique.
Le contraste doit porter sur le MÊME mécanisme : “The very power that builds can also distort. To frame an event is to decide what stands in the foreground and what is left outside the picture. Orwell put it in six words: ‘Who controls the past controls the future.’ A narrative is never simply a story; it is a version, and versions can be imposed.”
La conclusion est une méthode, pas une morale : “Therefore the useful question is not whether a story is true, but who is telling it and from where. What criticism does is separate the fact from the framing. All in all, stories are powerful precisely because they act on reality — which is exactly why we must read them asking whose voice tells them.”
Résultat : La démonstration s’ouvre sur un cas daté et vérifiable (Clarke, octobre 1945), généralise avec l’emphase que le programme donne lui-même en modèle, retourne le MÊME pouvoir vers la manipulation en citant Orwell, puis referme sur une méthode — séparer le fait du cadrage. Lexique attendu : to shape, to frame, a narrative, a blind spot ; structures attendues : “did” emphatique, phrase clivée.
Erreurs fréquentes
Révision active
Prends un fait récent que tu connais bien et dont tu as lu deux versions différentes (deux journaux, deux comptes, un professeur et un camarade). En anglais (B2, environ 14 phrases), écris d’abord le fait en trois phrases neutres, puis reconstitue les deux récits en montrant ce que chacun met au premier plan et laisse hors champ. Emploie “to frame”, “a narrative”, “a blind spot”, une emphase avec “did” et une phrase clivée.
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Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Arthur C. Clarke, « Extra-Terrestrial Relays — Can Rocket Stations Give World-wide Radio Coverage? », Wireless World, octobre 1945, p. 305-308 (fac-similé) (Universidad de los Andes — Space Law) · Programme d’anglais pour les classes de lycée général et technologique (annexe 4 de l’arrêté du 5 mai 2025, BO n° 22 du 29 mai 2025) (Ministère de l’Éducation nationale)
Commenter un extrait : du texte au sens
Vocabulaire
→ CartesQui raconte ? Narrateur et point de vue
Consigne de type Bac : “Prepare a two-minute spoken answer in English to the question: ‘Does British fiction represent the class system, or challenge it?’ State a thesis, illustrate it with two works, take an objection into account, and conclude in a nuanced way.”
Ne pas répondre tout de suite : “The question assumes a choice, but the most interesting British fiction does both at once. I will argue that representing a class system in enough detail is already a way of challenging it — because what is shown as an arrangement stops looking like nature.”
Un cas daté : “Dickens serialised ‘Oliver Twist’ between 1837 and 1839. He does not lecture the reader: he describes the workhouse, the gruel, the beadle. But describing that machinery in front of a mass readership was itself an act — the novel makes a system visible that its beneficiaries preferred to call charity.”
Changer de siècle et de support : “A century later, Orwell went to the industrial north between January and March 1936 and published ‘The Road to Wigan Pier’ in 1937 — the first half reportage, the second half open political argument. And Ken Loach’s ‘I, Daniel Blake’, which won the Palme d’or in 2016, does the same on screen: an ordinary man, a form to fill in, no heroism at all.”
La contradiction doit être réelle : “Admittedly, not all representation challenges. A series such as ‘Downton Abbey’ shows the same hierarchy but makes it beautiful, and beauty can be a way of consenting. Therefore what matters is the point of view: from whose position are we watching? All in all, British fiction challenges the class system whenever it lets the servants’ hall speak — and represents it comfortably whenever it does not.”
Résultat : La prise de parole reformule le sujet en débat, tient une thèse claire (représenter en détail, c’est déjà remettre en cause), l’illustre par deux œuvres datées et vérifiables, intègre une objection sérieuse plutôt qu’un homme de paille, et referme sur le critère décisif de l’axe — le point de vue. Connecteurs attendus : but, therefore, admittedly, all in all.
Erreurs fréquentes
Révision active
Choisis dans une œuvre britannique un DIALOGUE de dix lignes entre deux personnages de milieux différents. En anglais (B2, environ 14 phrases), analyse-le uniquement par la langue : qui parle comment, quelles marques de registre, qui interrompt qui, qui pose les questions. Conclus en disant si le texte se contente de représenter cette hiérarchie ou s’il la remet en cause. Rédige au présent de narration.
S’entraîner sur des exercices associés50 questions sur ce thème
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Charles Dickens, Oliver Twist (publié en feuilleton de 1837 à 1839) — édition numérique (Project Gutenberg) · The Road to Wigan Pier (The Orwell Foundation) · I, Daniel Blake — Palme d’or 2016 (Festival de Cannes)
Vérifié · 08/2026Version complète via le réglage de profondeur — même endroit, mêmes ancres
Références et sources
Ministère de l’Éducation nationale
Festival de Cannes
The Orwell Foundation
Universidad de los Andes — Space Law
Voir aussi