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Fiches/Anglais (LVA)/Les aires anglophones américaines
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Les aires anglophones américaines

« Les aires anglophones américaines » est l’axe 6 du programme d’anglais de PREMIÈRE (annexe 4 de l’arrêté du 5 mai 2025, BO n° 22 du 29 mai 2025) — et le seul que le texte rende obligatoire : « Cinq axes parmi les six proposés doivent être traités pendant l’année, dont obligatoirement l’axe 6. » Sa question est celle des influences réciproques « qui engendrent une perméabilité culturelle, parfois inégale, autour du continent américain ». Le programme explique son intention : « élargir la vision qu’a l’élève des aires anglophones et lui faire découvrir des pans culturels parfois méconnus ». Ce topic suit les objets d’étude proposés — une carte élargie de l’anglophonie américaine (États-Unis, Canada bilingue au fédéral, Caraïbes, Belize, Guyana), la Caraïbe comme carrefour du monde (plantation et abolition, indépendances, créoles, musiques, diaspora), Porto Rico et sa question de statut laissée ouverte, Vancouver et Seattle en regards croisés, enfin la perméabilité culturelle elle-même et la médiation. Comme tout l’enseignement de LVA, il vise le niveau B1+ en fin de première et il est évalué EN CONTRÔLE CONTINU, coefficient 3 en première et 3 en terminale.

5 sections·~46 min de lecture·5 compétences·Vérifié · 08/2026

T·0777 / 13
Profil d’examen
Comprendre des documents authentiques B1+ issus des aires anglophones américaines (article, reportage, chanson, témoignage, carte) : dégager le point de vue, s’appuyer sur les indices culturels et sur la reconnaissance des accents pour déterminer le contexte d’énonciation.Situer avec précision dans l’espace et dans le temps : nommer les États et territoires anglophones des Amériques, employer une gamme étendue de marqueurs spatiaux et temporels, et rattacher un fait à une date exacte plutôt qu’à une impression.Exprimer et justifier une opinion en comparant, opposant et pesant le pour et le contre de manière ajustée, notamment sur une question politique vivante comme le statut de Porto Rico, sans trancher à la place des personnes concernées.Établir une corrélation, une relation entre deux faits ou situations : montrer comment une forme culturelle circule dans les deux sens entre les Amériques, l’Europe et le monde, et nommer l’asymétrie de cette circulation.Assurer la médiation : résumer en anglais l’information et les arguments d’un document, rendre une référence culturelle plus claire et plus explicite pour autrui en la paraphrasant, compenser un mot manquant par une périphrase.
Opérateurs :situer (dans l’espace et dans le temps, avec des marqueurs étendus)décrire / caractériser de manière détaillée un lieu, une situation, un évènementraconter (le récit historique daté, au prétérit)comparer / opposer / peser le pour et le contre de manière ajustéeétablir une corrélation entre deux faits ou deux situationsrendre compte / reformuler / expliciter (médiation)

niveau de base

Cet axe relève de l’enseignement COMMUN d’anglais (LVA), évalué en contrôle continu, et il est OBLIGATOIRE en première. Commencez par le plus rentable : savoir nommer et situer six lieux anglophones des Amériques hors États-Unis, retenir quatre dates sûres (1834, 1962, 1973, 1898) et maîtriser les prépositions de lieu (« in the Caribbean », « in Jamaica », « on an island »). Ajoutez ensuite un objet culturel que vous aimez vraiment — une musique, un plat, un sport — et entraînez-vous à raconter d’où il vient et par où il a voyagé.

niveau approfondi

Pour aller plus loin (élève de spécialité LLCER-anglais, ou candidat qui veut une copie qui se distingue) : construisez une problématique qui prend au sérieux l’adjectif « inégale » du programme — « Who gets to travel, and whose culture travels for them? », « Does recognition (a UNESCO listing, a national holiday) change the balance of a cultural exchange? ». Confrontez des documents de statuts différents : un texte institutionnel, une chanson, un témoignage de diaspora. Attention : la spécialité LLCER comporte une épreuve terminale propre, distincte de la LVA — ne confondez pas les deux exigences.

Profondeur

Profondeur de lecture : Approfondi

Texte

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Sommaire · 5 sections▾
  1. Les aires anglophones américaines
    • 01Une carte des Amériques anglophones○
    • 02Les Caraïbes dans les Amériques et le monde◐
    • 03Porto Rico : le 51ᵉ État ?◐
    • 04Vancouver et Seattle : regards croisés◐
    • 05Perméabilité culturelle et médiation●

5 sections · 25 points clés · 0 formule · 25 pièges signalés

§ 01
§ 01

Une carte des Amériques anglophones#

~8 min de lecture●○○BaseBOBO-2025-LV-anglais-premiere-§Axe-6-Les-aires-anglophones-américaines

Les Amériques anglophones : trois blocs

Les Amériques anglophones : trois blocsArbre de probabilité, 7 chemins, Données: Amérique du Nord → États-Unis; Amérique du Nord → Canada (bilingue au fédéral); Caraïbes → Jamaïque, Bahamas; Caraïbes → Trinité-et-Tobago, Barbade; Caraïbes → Territoires britanniques; Continent → Belize (Amérique centrale); Continent → Guyana (Amérique du Sud)Amérique du NordCaraïbesContinentLes Amériques anglophonesÉtats-UnisCanada (bilingue au fédéral)Jamaïque, BahamasTrinité-et-Tobago, BarbadeTerritoires britanniquesBelize (Amérique centrale)Guyana (Amérique du Sud)
Fig. 1Le périmètre de l’axe 6 en une arborescence. La branche caribéenne est mise en avant parce que c’est celle que le programme veut faire découvrir ; noter que deux États anglophones de la région — le Belize et le Guyana — sont continentaux et non insulaires.

Points clés

L’axe 6 du programme de première est le seul des six que le texte rende OBLIGATOIRE : « Cinq axes parmi les six proposés doivent être traités pendant l’année, dont obligatoirement l’axe 6. » Sa question directrice est : « Quelles sont les influences réciproques qui engendrent une perméabilité culturelle, parfois inégale, autour du continent américain ? » Le programme dit lui-même pourquoi il l’impose : cet axe « permet d’élargir la vision qu’a l’élève des aires anglophones et de lui faire découvrir des pans culturels parfois méconnus ». L’enjeu n’est donc pas de réviser les États-Unis une fois de plus : c’est de découvrir que l’anglophonie américaine commence avant eux et continue après eux — au Canada, dans les Caraïbes, au Belize, au Guyana — et que ces espaces se façonnent les uns les autres.
Le périmètre réel tient en trois blocs. AMÉRIQUE DU NORD : les États-Unis et le Canada. CARAÏBES : la Jamaïque, Trinité-et-Tobago, la Barbade et les Bahamas, auxquelles s’ajoutent Antigua-et-Barbuda, la Dominique, la Grenade, Sainte-Lucie, Saint-Kitts-et-Nevis et Saint-Vincent-et-les-Grenadines, puis les territoires britanniques d’outre-mer (Bermudes, îles Caïmans, îles Vierges britanniques, Anguilla, Montserrat, Turks-et-Caïcos). CONTINENT : le Belize, seul pays d’Amérique centrale dont l’anglais est la langue officielle, et le Guyana, sur la côte nord de l’Amérique du Sud. Deux États anglophones de la région ne sont donc pas des îles — c’est la première correction à apporter à l’image spontanée d’un archipel.
Le CANADA demande une précision que beaucoup de copies manquent : il est bilingue AU NIVEAU FÉDÉRAL. La Loi sur les langues officielles, adoptée en 1969 et modernisée depuis, place l’anglais et le français sur un pied d’égalité dans les institutions fédérales — Parlement, tribunaux fédéraux, services du gouvernement du Canada. Cela ne signifie ni que tous les Canadiens sont bilingues, ni que les provinces le sont : le Québec est officiellement francophone, le Nouveau-Brunswick est la seule province officiellement bilingue, et la Colombie-Britannique, où se trouve Vancouver, fonctionne en anglais. Ajoutez les langues autochtones, encore parlées par dizaines, et vous obtenez une aire bien plus feuilletée que « le Canada parle anglais ».
Dans les Caraïbes, deux statuts coexistent et il faut les distinguer. D’un côté des ÉTATS SOUVERAINS, indépendants du Royaume-Uni entre les années 1960 et 1980 : la Jamaïque et Trinité-et-Tobago en 1962, la Barbade et le Guyana en 1966, les Bahamas en 1973, le Belize en 1981. De l’autre des TERRITOIRES BRITANNIQUES D’OUTRE-MER (« British Overseas Territories »), qui ne sont pas indépendants. Et un cas mixte, Montserrat, à la fois territoire britannique et membre de plein droit de la CARICOM. Le vocabulaire anglais de ces statuts est précis et vaut d’être appris tel quel : « an independent state », « an overseas territory », « self-government » pour l’autonomie, « the Crown » pour la Couronne.
L’institution qui relie l’ensemble est la CARICOM (Caribbean Community), fondée le 4 juillet 1973 par le traité de Chaguaramas, signé par quatre pays : la Barbade, le Guyana, la Jamaïque et Trinité-et-Tobago. Elle compte aujourd’hui quinze membres de plein droit et huit membres associés, et son secrétariat siège à Georgetown, au Guyana. Un fait à retenir parce qu’il défait un raccourci commode : la CARICOM n’est PAS la Caraïbe anglophone. Deux de ses quinze membres ne le sont pas — Haïti, créolophone et francophone, et le Suriname, néerlandophone — et plusieurs membres associés non plus (Martinique, Guyane française, Curaçao). L’organisation régionale déborde la langue : elle est caribéenne avant d’être anglophone.
Méthode (B1+) : la première compétence mobilisée sur cet axe est de SITUER. Le programme la formule ainsi : « Situer dans l’espace les personnes ou les objets en maitrisant la structure d’une gamme étendue de marqueurs courants. » Entraînez-vous sur des phrases modèles — “Belize is located in Central America, between Mexico to the north and Guatemala to the west.”, “Guyana lies on the northern coast of South America, although it belongs to the Caribbean Community.” Surveillez trois pièges de francophone : la préposition (on dit “in the Caribbean”, jamais “at the Caribbean” ; “on an island” mais “in Jamaica”), la différence entre “to the north of” (à l’extérieur) et “in the north of” (à l’intérieur), et l’article défini — “the Bahamas”, “the West Indies”, “the United States” le prennent ; “Jamaica”, “Barbados”, “Canada” ne le prennent pas.

Vocabulaire

→ Cartes
  • English-speaking/ˈɪŋɡlɪʃ ˌspiːkɪŋ/anglophoneLe mot « anglophone » n’appartient pas à l’anglais courant : dites “the English-speaking Caribbean”, “an English-speaking country”.
  • an overseas territory/ˌəʊvəˈsiːz ˈterətri/un territoire d’outre-merTerme officiel britannique (“British Overseas Territories”) : un territoire non indépendant. À ne jamais traduire par « an oversea territory ».
  • the West Indies/ðə ˌwest ˈɪndiz/les AntillesNom traditionnel des Antilles, toujours au pluriel et toujours avec « the » ; « the Caribbean » est aujourd’hui plus courant.
  • the mainland/ðə ˈmeɪnlənd/le continent, la partie continentaleS’oppose à une île : “Puerto Ricans on the mainland”. Ne dites pas “the continent”, qui désigne l’Europe continentale pour un Britannique.
  • self-government/ˌself ˈɡʌvnmənt/l’autonomie (interne)Autonomie sans indépendance. Adjectif : “a self-governing territory”. Ne pas confondre avec “independence”.
  • to border/tə ˈbɔːdə/être limitrophe deVerbe transitif direct : “Belize borders Mexico and Guatemala”. Attention, “to border on” signifie « friser » (“it borders on madness”).

CARICOM et anglophonie ne se recouvrent pas

CARICOM et anglophonie caribéenneDiagramme de Venn avec 2 ensembles, CARICOM, Anglais officielCARICOMAnglais officielNon anglophones2Anglophones13Territoiresbritanniques
Fig. 2Les quinze membres de plein droit de la CARICOM (traité de Chaguaramas, 4 juillet 1973) comparés aux États et territoires caribéens où l’anglais est officiel. Treize membres sont dans les deux ensembles ; deux sont membres sans être anglophones — Haïti et le Suriname ; à droite se tiennent les territoires anglophones qui ne sont pas membres de plein droit, au premier rang desquels les territoires britanniques d’outre-mer (Bermudes, îles Caïmans, îles Vierges britanniques, Anguilla, Turks-et-Caïcos), simples membres associés. Source des effectifs : CARICOM, « Member States and Associate Members ».
Exemple corrigé

Situating the English-speaking Americas in four sentences

A classmate believes that “the English-speaking Americas” means the United States and Canada. In English, correct this in four sentences: name one continental Caribbean country, one island state, one British Overseas Territory, and say what links them.

  1. 01Open by naming what is missing

    Do not begin with a contradiction — begin with a fact. “The English-speaking Americas reach far beyond the United States and Canada. Two of them are not islands at all: Belize, in Central America, and Guyana, on the northern coast of South America.” Naming the counter-examples first does the correcting for you.

  2. 02Add an island state, with a date

    One precise date is worth three adjectives. “Among the island states, Jamaica became independent from the United Kingdom on 6 August 1962, and Trinidad and Tobago a few weeks later, on 31 August.” Use “became independent from”, never “became independent of the England”.

  3. 03Add a territory, and mark the difference in status

    Make the status contrast explicit: “Not every English-speaking island is a sovereign state. The Cayman Islands and Bermuda are British Overseas Territories: they govern themselves in most matters, but they are not independent.” The pair “self-government” / “independence” is exactly what the examiner listens for.

  4. 04Close on what links them

    Finish with the institution, not with an opinion: “Most of them belong to the Caribbean Community, CARICOM, founded on 4 July 1973 by the Treaty of Chaguaramas, whose secretariat is in Georgetown, Guyana. But CARICOM is wider than the English language: Haiti and Suriname are full members too.”

Résultat : La correction tient sans polémique : on nomme deux pays continentaux (Belize, Guyana), un État insulaire daté (Jamaïque, 6 août 1962), un territoire britannique (îles Caïmans, Bermudes) avec le couple « self-government / independence », et on referme sur la CARICOM en signalant qu’elle déborde l’anglophonie. Quatre phrases, quatre faits vérifiables, aucune généralité.

Objectif Bac

  • Objectif Bac (contrôle continu) : nommer en anglais, sans hésitation, au moins six États ou territoires anglophones des Amériques hors États-Unis, et situer chacun (île des Caraïbes, Amérique centrale, Amérique du Sud, Amérique du Nord).
  • Objectif Bac (contrôle continu) : distinguer un État souverain d’un territoire britannique d’outre-mer et employer le lexique juste — “an independent state”, “an overseas territory”, “self-government”, “the Crown”.
  • Objectif Bac : restituer en anglais ce qu’est la CARICOM (date de fondation, traité, quatre membres fondateurs, siège) et expliquer pourquoi elle ne se confond pas avec la Caraïbe anglophone.
  • Objectif Bac : formuler correctement le bilinguisme fédéral canadien — “Canada is officially bilingual at the federal level”, et non “Canadians all speak two languages”.
  • Objectif Bac : produire trois à quatre phrases de localisation exactes en réemployant les marqueurs spatiaux du programme (“located in”, “lies on”, “to the north of”, “between … and …”) et les articles corrects.

Erreurs fréquentes

  • Réduire « les Amériques anglophones » aux États-Unis, ou à « États-Unis + Canada ». Le programme impose précisément l’élargissement : la Caraïbe anglophone, le Belize et le Guyana font partie du périmètre, et l’axe existe pour les faire découvrir.
  • Croire que la Caraïbe anglophone est uniquement insulaire. Le Belize (Amérique centrale) et le Guyana (Amérique du Sud) sont continentaux et pleinement caribéens : le Guyana abrite même le secrétariat de la CARICOM, à Georgetown.
  • Confondre la CARICOM et l’anglophonie. Haïti et le Suriname sont membres de plein droit sans être anglophones ; la Martinique, la Guyane française et Curaçao sont membres associés. Dire « la CARICOM, c’est-à-dire les pays anglophones » est faux.
  • Erreur de langue — la préposition de lieu. Un francophone écrit spontanément “at the Caribbean” ou “in the Jamaica”. Les formes justes sont “in the Caribbean”, “in Jamaica”, “on the island of Barbados”, “in the West Indies”. Et l’article : “the Bahamas” en prend un, “Barbados” non.
  • Erreur de langue — le calque « anglophone ». Le mot n’appartient pas à l’anglais courant : on écrit “English-speaking countries”, “the English-speaking Caribbean”. De même, « une île » se dit “an island” (le “s” ne se prononce pas : ˈaɪlənd), pas “a isle”.

§ 01

Révision active

Prépare une prise de parole en continu de deux minutes, en anglais, intitulée “The English-speaking Americas are bigger than you think”. Nomme et situe cinq lieux hors États-Unis (au moins un continental et un territoire britannique d’outre-mer), en réemployant les marqueurs spatiaux du programme, et termine par une phrase qui explique ce que cette carte élargie change à l’idée qu’on se fait de « l’anglais ».

S’entraîner sur des exercices associés50 questions sur ce thème→

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme d’anglais pour les classes de lycée général et technologique (annexe 4 de l’arrêté du 5 mai 2025, NOR MENE2504621A, BO n° 22 du 29 mai 2025) — classe de première, axe 6 « Les aires anglophones américaines » (Ministère de l’Éducation nationale — Bulletin officiel) · Who We Are — the Caribbean Community (CARICOM) : fondation le 4 juillet 1973 par le traité de Chaguaramas (Caribbean Community (CARICOM) Secretariat) · Member States and Associate Members : les 15 membres de plein droit et les 8 membres associés de la CARICOM (Caribbean Community (CARICOM) Secretariat)

§ 02
§ 02

Les Caraïbes dans les Amériques et le monde#

~9 min de lecture●●○StandardBOBO-2025-LV-anglais-premiere-§Axe-6-Les-aires-anglophones-américaines

La Caraïbe anglophone, 1834-2021

La Caraïbe anglophone, 1834-2021Frise chronologique de 1830 à 2025, 1834: Abolition en vigueur, 1838: Fin de l’apprentissage, 1948: Empire Windrush, 1962: Jamaïque et Trinité, 1966: Barbade, Guyana, 1973: CARICOM, 1981: Belize, 2018: Reggae inscrit à l’UNESCO, 2021: Barbade, république183020251834Abolition envigueur1838Fin del’apprentissage1948Empire Windrush1962Jamaïque etTrinité1966Barbade, Guyana1973CARICOM1981Belize2018Reggae inscrit àl’UNESCO2021Barbade,république
Fig. 3Les repères datés à connaître : l’entrée en vigueur de l’abolition britannique et la fin de l’apprentissage, l’arrivée de l’Empire Windrush, la vague d’indépendances mise en évidence, la fondation de la CARICOM, puis deux dates récentes — l’inscription du reggae à l’UNESCO et le passage de la Barbade à la république.

Points clés

« Les Caraïbes dans les Amériques et le monde » est le premier objet d’étude proposé par le programme pour l’axe 6. Son titre contient déjà la thèse : la Caraïbe n’est pas une périphérie tropicale mais un CARREFOUR, un espace qui a reçu des populations, des langues et des capitaux du monde entier, et qui lui a renvoyé des formes — musicales, littéraires, politiques — qu’il n’avait pas produites lui-même. Une petite région d’îles a donné à la planète le reggae, le calypso, le carnaval de Notting Hill et deux prix Nobel de littérature. Étudier la Caraïbe, c’est étudier une machine à faire circuler.
Tout commence par la PLANTATION. Du XVIIᵉ au XIXᵉ siècle, les îles britanniques des Antilles sont organisées autour d’une seule culture d’exportation, la canne à sucre, exploitée par des personnes déportées d’Afrique et réduites en esclavage. La société de plantation façonne durablement la démographie, la propriété de la terre et la hiérarchie sociale. L’abolition britannique n’est pas un instant mais un processus : le Slavery Abolition Act est adopté en 1833 et entre en vigueur le 1ᵉʳ août 1834 ; il ne libère cependant pas immédiatement, puisqu’il transforme les personnes anciennement asservies en « apprentis » tenus de continuer à travailler sans rémunération. Comme le résume The National Archives britanniques, « la période d’apprentissage a pris fin en 1838, après quoi l’émancipation complète a été accordée à tous dans les colonies britanniques ».
Les INDÉPENDANCES arrivent un siècle plus tard, et par vagues. La Jamaïque devient indépendante le 6 août 1962 ; Trinité-et-Tobago le 31 août de la même année ; la Barbade et le Guyana en 1966, les Bahamas en 1973, le Belize en 1981. Ces États restent pour la plupart membres du Commonwealth, et plusieurs conservent longtemps le monarque britannique comme chef d’État — jusqu’à ce que la Barbade franchisse le pas, le 30 novembre 2021, en devenant une république le jour du cinquante-cinquième anniversaire de son indépendance. En 1973, entre ces deux vagues, la CARICOM donne à la région une architecture commune.
Les LANGUES portent la trace de cette histoire. À côté de l’anglais standard, les îles parlent des créoles à base lexicale anglaise — le Jamaican Patois (souvent appelé « Patwa »), le Bajan à la Barbade, le Trinidadian Creole. Longtemps méprisés comme « du mauvais anglais », ils sont aujourd’hui décrits par les linguistes comme des langues à part entière, dotées de leur grammaire ; les locuteurs se déplacent le long d’un continuum, du créole le plus dense à l’anglais le plus standard, selon la situation. C’est un excellent terrain pour le programme, qui demande de « s’appuyer sur la reconnaissance des accents pour déterminer le contexte d’énonciation » : entendre un accent jamaïcain ou trinidadien dans un document, c’est déjà une information sur qui parle et à qui.
Les MUSIQUES sont le vecteur mondial le plus visible. En Jamaïque, le mento des années 1940-1950 nourrit le ska, qui ralentit en rocksteady, puis devient le reggae, dont sort ensuite le dancehall ; l’UNESCO, en inscrivant en 2018 le « reggae de la Jamaïque » sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, décrit exactement cette filiation, « transformant progressivement le Ska en Rock Steady puis en Reggae », et rappelle que ses fonctions sociales de base — « véhicule de commentaire social, pratique cathartique et moyen de louer Dieu » — n’ont pas changé. À Trinité-et-Tobago, le calypso, chant de commentaire et de satire lié au carnaval, engendre dans les années 1970 la soca. Ces musiques ne sont pas un décor : elles sont un discours public.
La DIASPORA referme la boucle. Le 22 juin 1948, le HMT Empire Windrush accoste à Tilbury, près de Londres, avec 1 027 passagers enregistrés, dont une large majorité venue des Caraïbes ; le nom du navire a fini par désigner toute une génération d’arrivants du Commonwealth. Le programme lui-même en donne un exemple d’acte langagier, à recopier tel quel dans un cahier : “Tomorrow is Windrush Day, held every year on 22nd June since 2018. It is a special day celebrating the contribution Caribbean migrants have made to the UK.” Cette migration transforme la société britannique — sa musique, sa cuisine, son vocabulaire, son football — et elle relie directement l’axe 6 à l’axe 1 du même programme, « Identités et échanges », qui propose comme objet d’étude « La Windrush generation et sa contribution à la société du Royaume-Uni ».

Vocabulaire

→ Cartes
  • a plantation/plænˈteɪʃn/une plantationAccent sur la deuxième syllabe. « L’économie de plantation » se dit “the plantation economy”.
  • emancipation/ɪˌmænsɪˈpeɪʃn/l’émancipation, l’abolition de l’esclavageLe mot que les Caraïbes emploient pour 1834-1838 ; “Emancipation Day” est férié le 1ᵉʳ août dans plusieurs États.
  • an apprenticeship/əˈprentɪʃɪp/un apprentissageIci, le régime transitoire de travail forcé imposé de 1834 à 1838 — et non une formation professionnelle. Le contexte décide du sens.
  • to settle/ˈsetl/s’installer, s’établir“They settled in Britain after the war.” Le nom “a settler” désigne un colon : à manier avec précaution selon le contexte historique.
  • offspring/ˈɒfsprɪŋ/la descendance, les enfantsInvariable : “their offspring are British citizens”. Figure au lexique du programme, à côté de “descendants”.
  • a lasting contribution/ə ˈlɑːstɪŋ ˌkɒntrɪˈbjuːʃn/un apport durableExpression du lexique du programme, taillée pour la Windrush generation : “a lasting contribution to British society”.
  • a creole language/ə ˈkriːəʊl ˈlæŋɡwɪdʒ/une langue créoleToujours “a creole language”, jamais “broken English”. Le créole jamaïcain se nomme aussi “Patois”, prononcé ˈpætwɑː par ses locuteurs.
  • to bear witness to/tə beə ˈwɪtnəs tuː/témoigner deRegistre soutenu, utile pour la mémoire de l’esclavage : “these songs bear witness to a history of resistance”. Prétérit irrégulier : bore, borne.

Deux filiations musicales caribéennes

Deux filiations musicales caribéennesGraphe, Mento (Jamaïque) → Ska, Ska → Rocksteady, Rocksteady → Reggae, Reggae → Dancehall, Calypso (Trinité) → SocaMento (Jamaïque)SkaRocksteadyReggaeDancehallCalypso(Trinité)Soca
Fig. 4La chaîne jamaïcaine, telle que l’UNESCO la décrit dans le dossier d’inscription du reggae (2018) : le ska devient rocksteady, puis reggae, d’où sort le dancehall. À Trinité-et-Tobago, une seconde lignée court du calypso à la soca. Le reggae est mis en avant comme le maillon devenu patrimoine mondial.
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Exemple corrigé

Presenting reggae without turning it into background music

You are asked to introduce reggae to a class in English, in about ten sentences, as a cultural fact and not as a mood. Say where it comes from, what it grew out of, what it does socially, and why UNESCO listed it.

  1. 01Anchor it in a place and a lineage

    Start with geography and descent, not with adjectives: “Reggae comes from Jamaica, and it did not appear out of nowhere. It grew out of earlier Jamaican styles: mento, then ska, which slowed down into rocksteady and finally became reggae in the late 1960s.” The verb chain (“grew out of”, “slowed down into”, “became”) does the historical work.

  2. 02State the social function, in the sources’ own terms

    Borrow the institution’s wording rather than inventing one: “UNESCO describes its basic social functions as a vehicle for social commentary, a cathartic practice and a means of praising God.” Then make it concrete: “In other words, reggae songs argue about poverty, justice and faith — they are public speech, not only dance music.”

  3. 03Give the recognition and its date

    One date, correctly framed: “In 2018, reggae music of Jamaica was inscribed on UNESCO’s Representative List of the Intangible Cultural Heritage of Humanity.” Note the preposition — “inscribed ON a list”, not “in”.

  4. 04Close on circulation, which is the axis itself

    Bring it back to the programme’s question: “From a small island, reggae travelled to Britain with Caribbean migrants and then to the rest of the world, where it shaped punk, hip hop and pop. That is what the syllabus calls cultural permeability — and it did not travel in one direction only.”

Résultat : La présentation tient parce qu’elle enchaîne une filiation (mento, ska, rocksteady, reggae), une fonction sociale citée d’après l’UNESCO, une date de reconnaissance exacte (2018) et un mouvement de circulation qui répond à la question de l’axe. Aucun adjectif d’ambiance, aucune généralité sur « la joie de vivre caribéenne » : quatre faits et un raisonnement.

Objectif Bac

  • Objectif Bac (contrôle continu) : raconter en anglais, dans l’ordre et avec les dates justes, les trois moments de l’histoire caribéenne anglophone — la plantation et l’abolition (1834-1838), les indépendances (1962-1981), l’intégration régionale (CARICOM, 1973).
  • Objectif Bac : distinguer l’adoption d’une loi et son entrée en vigueur — “The Slavery Abolition Act was passed in 1833 and came into force on 1 August 1834” — et expliquer ce qu’était la période d’apprentissage qui suivit, jusqu’en 1838.
  • Objectif Bac (contrôle continu) : présenter une musique caribéenne en la situant dans sa filiation (mento, ska, rocksteady, reggae, dancehall ; calypso, soca) et en disant sa fonction sociale, sans la réduire à une ambiance.
  • Objectif Bac : restituer ce qu’est la Windrush generation en une définition datée et vérifiable, et expliquer pourquoi le Royaume-Uni lui consacre une journée le 22 juin depuis 2018.
  • Objectif Bac : parler d’un créole caribéen avec le vocabulaire juste (“a creole language”, “a continuum”, “code-switching”) et sans jugement de valeur, en évitant “broken English”.

Erreurs fréquentes

  • Écrire que l’abolition britannique de 1833 a rendu les gens libres du jour au lendemain. Le Slavery Abolition Act entre en vigueur le 1ᵉʳ août 1834 et impose une période d’apprentissage : l’émancipation complète date de 1838. La date exacte fait toute la différence entre une copie informée et un slogan.
  • Confondre indépendance et sortie du Commonwealth, ou indépendance et république. La Jamaïque est indépendante depuis 1962 tout en restant dans le Commonwealth ; la Barbade, indépendante depuis 1966, n’est devenue une république que le 30 novembre 2021.
  • Traiter les créoles comme de l’anglais mal parlé. Le Jamaican Patois a sa grammaire et son lexique ; l’expression attendue est “a creole language”, jamais “broken English”. Décrire un locuteur qui passe de l’un à l’autre relève du “code-switching”, pas d’une faute.
  • Erreur de langue — le faux ami « to assist ». On écrit “Caribbean migrants attended the ceremony” (ils y ont assisté), et non “assisted”, qui signifie « aider ». De même “to attend a school” = fréquenter une école, non « attendre ».
  • Erreur de langue — le temps du récit historique. Un francophone glisse vers le présent de narration : “In 1962 Jamaica becomes independent”. En anglais, un fait daté et clos exige le prétérit : “In 1962 Jamaica became independent”. Le present perfect (“has become”) est faux dès qu’une date précise est mentionnée.

§ 02

Révision active

À partir d’un enregistrement de deux à trois minutes où un artiste ou un chercheur caribéen parle de sa langue ou de sa musique, rédige en anglais (environ 150 mots) un compte rendu d’écoute : indique l’accent que tu identifies et ce qu’il t’apprend sur le locuteur, l’idée principale qu’il défend, et un exemple précis qu’il donne. Termine par une phrase où tu relies ce que tu as entendu à l’une des trois dates du cours (1834, 1962, 1973).

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Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : 1833 abolition of slavery act and compensation claims : le Slavery Abolition Act entre en vigueur le 1ᵉʳ août 1834 ; la période d’apprentissage s’achève en 1838 (The National Archives (Royaume-Uni)) · Reggae music of Jamaica — inscription en 2018 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité (filiation ska, rock steady, reggae ; fonctions sociales) (UNESCO — Patrimoine culturel immatériel) · Independence : la Jamaïque devient une nation indépendante et membre du Commonwealth le 6 août 1962 (Jamaica Information Service (gouvernement de la Jamaïque))

§ 03
§ 03

Porto Rico : le 51ᵉ État ?#

~9 min de lecture●●○StandardBOBO-2025-LV-anglais-premiere-§Axe-6-Les-aires-anglophones-américaines

Porto Rico, de 1898 à aujourd’hui

Porto Rico, de 1898 à aujourd’huiFrise chronologique de 1890 à 2030, 1898: Traité de Paris (10 décembre), 1917: Jones-Shafroth Act, 1952: Estado Libre Asociado, 2012: Référendum de statut, 2017: Ouragan María (20 septembre), 2020: Référendum de statut18901898Traité de Paris(10 décembre)1917Jones-ShafrothAct1952Estado LibreAsociado2012Référendum destatut2017Ouragan María(20 septembre)2020Référendum destatut
Fig. 5Les jalons du statut. L’axe reste ouvert à droite parce que la question posée par le programme ne l’est pas moins : depuis 1952, mis en évidence ici, le Congrès n’a pas modifié le statut de l’île, et les consultations de 2012, 2017 et 2020 sont restées consultatives.

Points clés

Le programme intitule cet objet d’étude « Porto Rico : le 51e état ? » — avec un point d’interrogation, et ce point d’interrogation est la consigne. Le statut de l’île est un débat politique vivant, tranché par personne : votre travail est de DÉCRIRE les faits et les positions, pas de choisir. Une copie qui conclut « Porto Rico devrait devenir un État » sort de son rôle ; une copie qui expose ce que chaque statut donne et refuse, et qui nomme les camps sans les caricaturer, fait exactement ce qu’on lui demande. C’est aussi le meilleur entraînement possible à l’acte langagier B1+ « Exprimer et justifier une opinion en comparant, opposant, pesant le pour et le contre de manière ajustée ».
1898 — L’ORIGINE. À l’issue de la guerre hispano-américaine, l’Espagne cède Porto Rico aux États-Unis par le traité de Paris, signé le 10 décembre 1898 ; le même traité règle le sort de Guam et des Philippines. En quatre siècles, l’île passe ainsi d’une souveraineté européenne à une souveraineté nord-américaine sans jamais avoir été consultée. La langue de l’administration change, la population non : c’est le point de départ de tout ce qui suit, et notamment du fait que Porto Rico est aujourd’hui une société hispanophone à l’intérieur des États-Unis.
1917 puis 1952 — LE STATUT SE CONSTRUIT. Le Jones-Shafroth Act, signé le 2 mars 1917, accorde la citoyenneté américaine aux habitants de Porto Rico : ils sont citoyens des États-Unis, disposent d’un passeport américain et circulent librement vers le continent. Il ne leur donne pas pour autant les droits politiques d’un État fédéré. En 1950, la loi fédérale dite Public Law 600 autorise l’île à se doter d’une constitution ; celle-ci est ratifiée par référendum le 3 mars 1952 et entre en vigueur le 25 juillet 1952, créant l’« Estado Libre Asociado », en anglais le « Commonwealth of Puerto Rico ». Le Congressional Research Service le rappelle sobrement : le Congrès « n’a pas modifié le statut de l’île depuis 1952, date à laquelle il a approuvé une constitution territoriale ».
CE QUE LE STATUT DONNE ET CE QU’IL REFUSE. Porto Rico est un territoire non incorporé placé sous l’autorité du Congrès. Il donne : la citoyenneté américaine, la libre circulation, une constitution et un gouvernement propres, un gouverneur élu. Il refuse : les résidents de l’île ne votent pas à l’élection présidentielle générale, l’île n’a pas de sénateur, et elle n’envoie à la Chambre des représentants qu’un « Resident Commissioner » — présent, autorisé à parler et à siéger en commission, mais sans droit de vote en séance plénière. Des référendums de statut ont été organisés, notamment en 2012, 2017 et 2020 ; ils sont CONSULTATIFS. Quelle que soit leur issue, seul le Congrès des États-Unis peut modifier le statut de l’île — retenir ce mécanisme vaut mieux que de retenir un pourcentage.
2017 ET APRÈS — LA PRESSION DÉMOGRAPHIQUE. Le 20 septembre 2017, l’ouragan María touche terre près de Yabucoa en ouragan majeur et traverse l’île du sud-est au nord-ouest, détruisant le réseau électrique pendant des mois. Il accélère un mouvement déjà engagé : le recensement décennal du Bureau du recensement des États-Unis dénombre 3 285 874 habitants en 2020, soit une baisse de 11,8 % en dix ans — 439 915 personnes de moins. Dans le même temps, la diaspora grandit : selon le Pew Research Center, quelque 6,1 millions de Porto-Ricains vivaient en 2024 dans les cinquante États et à Washington D.C., pour une île d’environ 3,2 millions d’habitants en 2025. Il y a désormais nettement plus de Porto-Ricains hors de l’île que sur l’île.
LA LANGUE, ET COMMENT EN PARLER. L’espagnol et l’anglais ont l’un et l’autre un statut officiel à Porto Rico, mais l’espagnol est la langue de la vie quotidienne, de l’école et des tribunaux ; l’anglais est enseigné, présent dans l’administration fédérale et dans les échanges avec le continent. Beaucoup de Porto-Ricains sont donc bilingues à des degrés variés, et le va-et-vient avec le continent alimente des pratiques mixtes que l’on regroupe sous le nom de « Spanglish ». Méthode : pour traiter ce sujet en anglais, adoptez systématiquement la formule « X argue that…, whereas Y point out that… » et gardez le conditionnel pour les conséquences (“statehood would give the island two senators”, “independence would raise the question of citizenship”). Le conditionnel est ici une honnêteté grammaticale : rien n’est décidé.

Vocabulaire

→ Cartes
  • a territory/ˈterətri/un territoire (au sens du droit américain)Le mot officiel pour Porto Rico : “an unincorporated territory of the United States”. À préférer à “a colony”, qui est un jugement, pas un statut.
  • statehood/ˈsteɪthʊd/le statut d’État fédéréNom abstrait, indénombrable : “supporters of statehood”, “the statehood movement”. Ne dites pas “to become a state member”.
  • a plebiscite/ˈplebɪsɪt/un référendum consultatifLe mot employé à Porto Rico ; presque toujours accompagné de “non-binding”. “A referendum” est plus général.
  • non-binding/ˌnɒn ˈbaɪndɪŋ/non contraignant, sans effet obligatoireAdjectif décisif pour ce sujet : “a non-binding plebiscite”. Son contraire est “binding”, du verbe irrégulier to bind (bound, bound).
  • a resident commissioner/ə ˈrezɪdənt kəˈmɪʃənə/un commissaire résidentLe représentant de Porto Rico à la Chambre : il siège et parle, mais ne vote pas en séance plénière. Précisez toujours cette limite.
  • to be entitled to/tə bi ɪnˈtaɪtld tuː/avoir droit àFaux ami : « intitulé » se dit “titled” ou “called”. Ici : “residents are entitled to US citizenship”.
  • eventually/ɪˈventʃuəli/finalement, à la longueFaux ami classique : « éventuellement » se dit “possibly” ou “if need be”. “Congress may eventually act” = le Congrès finira peut-être par agir.
  • to make landfall/tə meɪk ˈlændfɔːl/toucher terre (en parlant d’un ouragan)Formule météorologique standard : “Hurricane María made landfall on 20 September 2017.” Ne dites pas “to touch the ground”.

Trois statuts, trois jeux de droits

Trois statuts, trois jeux de droitsArbre de probabilité, 6 chemins, Données: État fédéré (statehood) → Vote à la présidentielle; État fédéré (statehood) → Sénateurs et représentants; Territoire non incorporé → Citoyenneté américaine; Territoire non incorporé → Pas de vote au Congrès; État indépendant → Souveraineté pleine; État indépendant → Citoyenneté à négocierÉtat fédéré (statehood)Territoire non incorporéÉtat indépendantStatuts possiblesVote à la présidentielleSénateurs et représentantsCitoyenneté américainePas de vote au CongrèsSouveraineté pleineCitoyenneté à négocier
Fig. 6Ce que chaque statut donnerait et refuserait. La branche du milieu, mise en évidence, est la situation actuelle : citoyenneté américaine mais aucun droit de vote délibératif au Congrès. Le tableau des droits, et non l’opinion, est ce que l’examinateur attend.

L’île et la diaspora

L’île et la diasporaDiagramme en colonnes: millions de personnes, Données: Millions de personnes · Île 2004: 3.8; Millions de personnes · Île 2025: 3.2; Millions de personnes · Diaspora 2024: 6.10123456Île 2004Île 2025Diaspora20243.83.26.1millions de personnes
Fig. 7La population de l’île a reculé depuis son maximum ; celle des Porto-Ricains installés dans les cinquante États et à Washington D.C. la dépasse aujourd’hui largement (colonne mise en évidence). Source : Pew Research Center, « Key findings about Puerto Rico » (5 février 2026), d’après les estimations du U.S. Census Bureau (2025) et l’American Community Survey (2024).
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Exemple corrigé

Writing a balanced paragraph on an unresolved political question

In English, write a paragraph of about twelve sentences answering the syllabus question “Puerto Rico: the 51st state?”. Set out the facts, present at least two positions fairly, and close without deciding for Puerto Ricans.

  1. 01Open with the legal fact, not with the debate

    Neutral ground first: “Puerto Rico is an unincorporated territory of the United States. Its inhabitants have been US citizens since the Jones-Shafroth Act of 2 March 1917, and the island has had its own constitution since 25 July 1952.” Three verifiable statements before any argument is safer than an opening opinion.

  2. 02Name what is missing, precisely

    Be exact rather than dramatic: “However, residents of the island do not vote in the general presidential election, the island has no senator, and its Resident Commissioner sits in the House of Representatives without a vote on the floor.” Precision here is what separates analysis from complaint.

  3. 03Give each camp its strongest argument

    Balance with a hinge: “Supporters of statehood argue that citizens who serve in the armed forces and pay federal payroll taxes should have full representation. Supporters of the current Commonwealth reply that it preserves a distinct Spanish-speaking identity and a measure of fiscal autonomy, whereas those who favour independence argue that only sovereignty ends the asymmetry altogether.” Note “whereas” — the connector the B1+ descriptors ask for.

  4. 04Close on the mechanism, not on a verdict

    End where the facts end: “Several plebiscites have been held, in 2012, 2017 and 2020, but they are non-binding: under the Constitution, only Congress can change the status of a territory. The question therefore remains open — and it is for Puerto Ricans, not for me, to answer it.”

Résultat : Le paragraphe tient sans prendre parti : faits juridiques datés, énoncé exact de ce qui manque, un argument fort par camp articulé avec “whereas”, puis clôture sur le mécanisme constitutionnel. Le refus explicite de trancher n’est pas une esquive — c’est la position que le programme demande sur un sujet politique vivant.

Objectif Bac

  • Objectif Bac (contrôle continu) : exposer en anglais les trois dates fondatrices du statut de Porto Rico — le traité de Paris du 10 décembre 1898, le Jones-Shafroth Act du 2 mars 1917, la constitution en vigueur le 25 juillet 1952 — et dire ce que chacune a changé.
  • Objectif Bac : énoncer précisément ce que le statut actuel donne (citoyenneté, libre circulation, gouvernement propre) et ce qu’il refuse (pas de vote à la présidentielle depuis l’île, pas de sénateur, un Resident Commissioner sans droit de vote en séance).
  • Objectif Bac : expliquer le mécanisme des référendums de statut — consultatifs, sans effet automatique, la décision appartenant au Congrès — plutôt que de citer un pourcentage de mémoire.
  • Objectif Bac (contrôle continu) : présenter au moins trois positions du débat (statehood, statu quo amélioré de l’Estado Libre Asociado, indépendance) en donnant à chacune un argument sérieux, sans conclure à la place des Porto-Ricains.
  • Objectif Bac : commenter en anglais une donnée démographique (le recul de la population de l’île, la taille de la diaspora) en la rattachant à une cause identifiée — économie, ouragan María de 2017 — et en citant sa source.

Erreurs fréquentes

  • Écrire que Porto Rico est « une colonie » ou « un pays indépendant ». Le terme exact est « un territoire non incorporé des États-Unis », dont les habitants sont citoyens américains depuis 1917. Choisir un mot politique à la place du mot juridique fait perdre le contrôle de la copie.
  • Croire que les Porto-Ricains ne peuvent jamais voter à la présidentielle. Ils ne votent pas à l’élection générale TANT QU’ILS RÉSIDENT SUR L’ÎLE ; installés dans un État, ils votent comme tout citoyen. La restriction tient à la résidence, pas à la personne.
  • Présenter un référendum de statut comme une décision. Ces consultations sont non contraignantes : « a non-binding plebiscite ». Le Congrès seul peut changer le statut. Citer un résultat chiffré sans en donner la source exacte est le meilleur moyen d’écrire un chiffre faux.
  • Erreur de langue — le faux ami « eventually ». “Puerto Rico may eventually become a state” signifie « finira peut-être par devenir », et non « éventuellement ». Pour « éventuellement », employez “possibly” ou “if need be”.
  • Erreur de langue — le calque « to be entitled ». “Residents are entitled to US citizenship” signifie « ont droit à » ; « intitulé » se dit “titled” ou “called”. Attention aussi à “actually” (= en réalité) qui n’est pas « actuellement » (= currently, at present).

§ 03

Révision active

Un camarade te demande : “So is Puerto Rico part of the United States or not?” Réponds-lui en anglais en huit à dix phrases, à l’oral en continu, en construisant ta réponse autour du couple « what the status gives / what it withholds ». Cite au moins deux dates exactes, emploie “a non-binding plebiscite” au moins une fois, et termine sans dire ce que tu ferais à leur place.

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Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Puerto Rico Population Declined 11.8% From 2010 to 2020 : 3 285 874 habitants au recensement de 2020, soit 439 915 personnes de moins qu’en 2010 (U.S. Census Bureau) · Key findings about Puerto Rico (5 février 2026) : environ 3,2 millions d’habitants sur l’île en 2025 et 6,1 millions de Porto-Ricains dans les 50 États et à Washington D.C. en 2024 (Pew Research Center) · Programme d’anglais pour les classes de lycée général et technologique (annexe 4 de l’arrêté du 5 mai 2025, NOR MENE2504621A, BO n° 22 du 29 mai 2025) — classe de première, axe 6 « Les aires anglophones américaines » (Ministère de l’Éducation nationale — Bulletin officiel)

§ 04
§ 04

Vancouver et Seattle : regards croisés#

~9 min de lecture●●○StandardBOBO-2025-LV-anglais-premiere-§Axe-6-Les-aires-anglophones-américaines

Vancouver et Seattle : le partagé et le propre

Vancouver et Seattle : le partagé et le propreDiagramme de Venn avec 2 ensembles, Vancouver, SeattleVancouverSeattleHollywoodNorthMer des SalishAmazon,Microsoft
Fig. 8Ce que « regards croisés » veut dire graphiquement. L’intersection porte le socle partagé : la mer des Salish, officiellement dénommée des deux côtés de la frontière entre 2009 et 2010, et avec elle les peuples Coast Salish, le climat et la même crise du logement. Les deux zones extérieures portent la spécificité économique de chaque ville — la production audiovisuelle à Vancouver, le logiciel et le commerce en ligne à Seattle, en gardant à l’esprit que le siège de Microsoft est à Redmond, en banlieue.

Points clés

Le programme propose « Vancouver et Seattle : regards croisés » comme objet d’étude de l’axe 6, et le pluriel de « regards » est essentiel : il ne s’agit pas de décrire deux villes l’une après l’autre, mais de les faire se regarder. Deux cent trente kilomètres environ les séparent le long de la côte pacifique ; elles partagent un climat, une mer, des peuples autochtones, une culture urbaine — et elles sont séparées par une frontière internationale qui change presque tout dans la vie quotidienne. C’est le laboratoire idéal de la question de l’axe : des influences réciproques, et une perméabilité qui n’est pas symétrique.
CE QUI EST COMMUN AVANT LA FRONTIÈRE. Les deux villes bordent la même mer intérieure, qui porte depuis peu un nom unique : la mer des Salish (« the Salish Sea »). Le nom a été approuvé entre l’automne 2009 et l’hiver 2010 par quatre commissions toponymiques — celle de l’État de Washington, celle de la Colombie-Britannique, le U.S. Board on Geographic Names et la Commission de toponymie du Canada. Elle réunit le détroit de Georgia, le Puget Sound et le détroit de Juan de Fuca, et son nom, comme l’écrit l’université Western Washington, « rend hommage aux peuples Coast Salish qui habitent la région depuis bien avant l’arrivée des explorateurs euro-américains ». Une mer, deux pays, un seul nom : c’est déjà un fait culturel.
LES PEUPLES PREMIERS. Vancouver est bâtie sur les territoires ancestraux et NON CÉDÉS des Nations Musqueam, Squamish et Tsleil-Waututh — l’université de Colombie-Britannique le formule ainsi pour son propre campus : « UBC Vancouver est située sur le territoire traditionnel, ancestral et non cédé du peuple Musqueam ». Côté américain, Seattle porte le nom de Si’ahl, chef duwamish signataire du traité de Point Elliott en 1855. Le mot « unceded » est à retenir : il signifie qu’aucun traité n’a transféré ces terres, ce qui n’est pas une formule de politesse mais une situation juridique. Les deux villes se reconnaissent donc un même socle autochtone, avec deux histoires légales différentes de part et d’autre de la frontière.
CE QUI SÉPARE : DEUX ÉCONOMIES, DEUX MODÈLES. Vancouver est surnommée « Hollywood North » : la production cinématographique et télévisuelle de Colombie-Britannique est depuis longtemps considérée comme le troisième pôle nord-américain, derrière Los Angeles et New York. Seattle, elle, est une capitale du logiciel et du commerce en ligne : Amazon y a son siège, et Microsoft le sien à Redmond, dans la banlieue est — précision qui compte, car écrire « Microsoft, à Seattle » est faux au sens strict. S’y ajoutent l’aéronautique, née dans la région, et la culture du café. Deux modèles : l’un vend des images tournées ailleurs pour des studios américains, l’autre vend des plateformes au monde entier.
LA TENSION PARTAGÉE : SE LOGER. Les deux villes connaissent la même contradiction — un cadre naturel et des emplois très attractifs, un territoire contraint entre mer et montagnes, et un coût du logement qui devient un enjeu politique majeur. Le vocabulaire à mobiliser est précis : « affordable housing » (le logement abordable), « a housing crisis », « rent » (le loyer), « to commute » (faire la navette), « urban sprawl » (l’étalement urbain). Décrivez la tension et ses causes ; n’avancez pas de chiffres que vous ne pouvez pas sourcer, et préférez une comparaison qualitative bien construite à une statistique approximative.
LA FRONTIÈRE COMME ESPACE DE CIRCULATION. Ce couple de villes n’est pas séparé par un mur mais organisé par un couloir. Le train Amtrak Cascades relie Vancouver, en Colombie-Britannique, à Eugene, dans l’Oregon, en desservant dix-huit gares dont Seattle et Portland ; on parle couramment de la « Cascadia » pour désigner cette région transfrontalière. Étudiants, spectateurs, travailleurs et marchandises la traversent tous les jours — avec, toujours, un poste de contrôle. Méthode : le programme donne pour cet objet d’étude un modèle d’acte langagier à réutiliser tel quel — “I’m going to travel to Vancouver and Seattle next year. I plan to stay there for ten days and, when I’m there, I will go and see the Space Needle and visit the Museum of Pop Culture.” Notez la structure : « be going to » pour l’intention décidée, « plan to » pour le projet, « will » pour ce qui suivra une fois sur place.

Vocabulaire

→ Cartes
  • unceded/ʌnˈsiːdɪd/non cédé (territoire jamais cédé par traité)Terme juridique courant au Canada : “the unceded territories of the Musqueam Nation”. Du verbe to cede, céder — ne pas confondre avec to seize, saisir.
  • a First Nation/ə ˌfɜːst ˈneɪʃn/une Première NationTerme officiel au Canada, avec majuscules. Aux États-Unis on dit plutôt “a tribe” ou “Native American” : ne transposez pas d’un pays à l’autre.
  • the Pacific Northwest/ðə pəˌsɪfɪk ˌnɔːθˈwest/le Nord-Ouest pacifiqueNom régional consacré, avec « the ». Il englobe l’État de Washington, l’Oregon et souvent la Colombie-Britannique.
  • the border/ðə ˈbɔːdə/la frontière“To cross the border”, “a border crossing”. N’employez pas “the frontier”, qui renvoie à la Frontière de la conquête de l’Ouest.
  • affordable housing/əˈfɔːdəbl ˈhaʊzɪŋ/le logement abordableIndénombrable : “housing is expensive”, jamais “housings”. Le débat se dit “the affordable housing crisis”.
  • to commute/tə kəˈmjuːt/faire la navette (domicile-travail)Le nom est “a commuter” et le trajet “a commute” : “a two-hour commute”. Aucun rapport avec « commuter » au sens de changer.
  • urban sprawl/ˌɜːbən ˈsprɔːl/l’étalement urbainIndénombrable et légèrement péjoratif. À distinguer de “urban planning”, l’urbanisme.
  • a landmark/ə ˈlændmɑːk/un monument emblématique, un point de repère“The Space Needle is Seattle’s best-known landmark.” Le mot désigne aussi un tournant : “a landmark ruling”, un arrêt qui fait date.
Exemple corrigé

Turning two descriptions into one comparison

A first draft reads: “Vancouver is a Canadian city. It is famous for cinema. Seattle is an American city. It is famous for technology.” Rewrite it in English as a genuine cross-comparison of about six sentences.

  1. 01Find the shared ground first

    A comparison needs a common measure before it can show a difference: “Vancouver and Seattle sit on the same inland sea, the Salish Sea, whose name was formally approved on both sides of the border between 2009 and 2010.” One sentence now holds both cities — the draft never did.

  2. 02Name the common human foundation

    Keep the two together while adding depth: “Both stand on Coast Salish land — Vancouver on the unceded territories of the Musqueam, Squamish and Tsleil-Waututh Nations, Seattle on Duwamish land, and it even carries the name of Chief Si’ahl.” The em-less structure “Both stand on …, X on …, Y on …” is the workhorse of comparison.

  3. 03Introduce the difference with a hinge, not a full stop

    Replace the two isolated sentences with one hinged sentence: “Their economies, however, pull in different directions: Vancouver is known as Hollywood North, the third-largest film and television production centre in North America, whereas Seattle is a software capital — Amazon is headquartered there, and Microsoft in nearby Redmond.” The precision about Redmond is what makes the sentence trustworthy.

  4. 04Close on something that binds them again

    Return to the shared axis so the comparison is a loop, not a list: “Yet both face the same pressure — housing that fewer and fewer residents can afford — and both are linked by a single rail corridor, the Amtrak Cascades line, which runs from Vancouver through Seattle and Portland down to Eugene.”

Résultat : Le brouillon de quatre phrases parallèles devient une comparaison réelle : un socle commun nommé et daté, un fondement humain, une charnière (“whereas”) qui oppose les deux économies avec la précision sur Redmond, et une clôture qui rattache les deux villes par une tension et par un couloir de circulation. Chaque phrase contient les deux villes — c’est le test à s’appliquer.

Objectif Bac

  • Objectif Bac (contrôle continu) : construire une comparaison, et non deux descriptions, en employant les articulations de la comparaison — “whereas”, “unlike”, “both … and …”, “neither … nor …”, “by contrast”.
  • Objectif Bac : nommer le socle commun aux deux villes — la mer des Salish, officiellement dénommée entre 2009 et 2010 des deux côtés de la frontière, et les peuples Coast Salish — et l’employer comme point de départ de la comparaison.
  • Objectif Bac : caractériser les deux économies avec exactitude — Vancouver « Hollywood North », troisième pôle de production nord-américain ; Seattle, siège d’Amazon, Microsoft étant à Redmond, en banlieue.
  • Objectif Bac : décrire une tension urbaine partagée (le logement) avec le lexique juste — affordable housing, a housing crisis, to commute, urban sprawl — sans avancer de chiffre non sourcé.
  • Objectif Bac : exposer un projet de séjour dans les deux villes en distinguant correctement « be going to », « plan to » et « will », comme le montre l’exemple d’acte langagier du programme.

Erreurs fréquentes

  • Juxtaposer deux paragraphes indépendants, l’un sur Vancouver, l’autre sur Seattle. « Regards croisés » demande des phrases qui contiennent les deux villes à la fois : “Both cities face the same housing pressure, whereas only one of them has a public healthcare system.”
  • Situer le siège de Microsoft à Seattle. Amazon a bien son siège à Seattle ; celui de Microsoft est à Redmond, dans l’agglomération. Cette erreur est repérable en une seconde et coûte la crédibilité de tout le paragraphe.
  • Traiter les peuples autochtones comme un décor du passé. Les Nations Musqueam, Squamish et Tsleil-Waututh sont des collectivités contemporaines ; le terme « unceded » signale une question juridique ouverte, à mentionner au présent, pas à l’imparfait.
  • Erreur de langue — « the frontier ». En anglais nord-américain, “the frontier” désigne la Frontière historique de la conquête de l’Ouest. La limite entre deux États se dit “the border” : “to cross the border”, “a border crossing”.
  • Erreur de langue — le futur et l’intention. Un francophone rend « je vais visiter » par “I will visit”. L’usage attendu au B1+ est “I am going to visit” pour une intention déjà arrêtée, “I plan to stay” pour un projet, et “I will go and see” pour ce qui découlera de la situation.

§ 04

Révision active

Un magazine lycéen te demande un encadré bilingue intitulé “One sea, two countries”. Rédige en anglais une centaine de mots où chaque phrase contient les DEUX villes, en traitant successivement le socle commun, une différence institutionnelle et une tension partagée. Contrainte : emploie au moins trois articulations de comparaison différentes et n’utilise aucun chiffre.

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Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Salish Sea Naming Project : le nom « Salish Sea » approuvé entre l’automne 2009 et l’hiver 2010 par les quatre commissions toponymiques américaines et canadiennes (Western Washington University — College of the Environment) · Musqueam : UBC Vancouver est située sur le territoire traditionnel, ancestral et non cédé du peuple Musqueam (University of British Columbia — Indigenous Portal) · Annexe 4 — Programme d’anglais pour les classes de lycée général et technologique (texte intégral) : activités langagières LVA et LVB, descripteurs B1 et B1+, actes langagiers (Ministère de l’Éducation nationale)

§ 05
§ 05

Perméabilité culturelle et médiation#

~9 min de lecture●●●ApprofondissementBOBO-2025-LV-anglais-premiere-§Axe-6-Les-aires-anglophones-américainesBOBO-2025-LV-anglais-premiere-§Activités-langagières-LVA-et-LVB

Les quatre activités de l’attestation, autour de la médiation

Les quatre activités langagières de l’attestationroue segmentée, 4 segments, Données: Médiation, Compréhension de l’oral, Expression orale, Compréhension de l’écrit, Expression écriteCompréhension de l’oralécouterExpression oraleparlerCompréhension de l’écritlireExpression écriteécrireMédiation
Fig. 9Les quatre activités langagières de l’attestation de langues vivantes, dans leur formulation officielle : compréhension de l’oral, expression orale en continu et en interaction, compréhension de l’écrit, expression écrite (les segments portent la forme abrégée). Votre niveau global est celui de la plus faible, et le signe « + » signale qu’au moins une dépasse les autres. Au moyeu, la médiation, que le programme décrit comme « à la fois support et objet d’apprentissage » : elle traverse les quatre.

Points clés

Cette section relit l’axe 6 par sa question, mot pour mot : « Quelles sont les influences réciproques qui engendrent une perméabilité culturelle, parfois inégale, autour du continent américain ? » Trois mots y font tout le travail. « Réciproques » : les influences vont dans les deux sens, et une copie qui ne décrit qu’un sens rate la question. « Perméabilité » : les cultures ne sont pas des blocs étanches, elles laissent passer. « Parfois inégale » : ce passage n’est pas symétrique — c’est l’adjectif que la plupart des copies oublient, et c’est précisément celui qui permet de passer d’une description à une analyse.
LE CONCEPT UTILE. Le politiste américain Joseph Nye a proposé en 1990, dans « Bound to Lead », la notion de « soft power » : la capacité d’obtenir ce que l’on veut par l’attraction plutôt que par la contrainte ou le paiement. Appliqué à l’axe, il éclaire l’asymétrie sans la caricaturer. Une série produite en Californie et diffusée simultanément dans tout l’hémisphère n’a pas la même portée qu’un morceau de dancehall enregistré à Kingston — non parce qu’il serait moins bon, mais parce que les capitaux, les plateformes et les circuits de distribution ne sont pas également répartis. Nommer l’asymétrie n’oblige pas à hiérarchiser les cultures : c’est décrire un rapport de forces économique.
LA CIRCULATION DES FORMES, DANS LES DEUX SENS. Du sud vers le nord : le ska jamaïcain, importé au Royaume-Uni par la migration caribéenne, y produit dans les années 1970-1980 le mouvement 2 Tone ; les sound systems jamaïcains et le rôle du « deejay » qui parle sur un rythme sont l’un des ancêtres reconnus du hip-hop new-yorkais ; le carnaval de Trinité a donné à Londres son plus grand carnaval de rue. Du nord vers le sud : le R&B et le hip-hop états-uniens irriguent en retour le dancehall et la soca contemporaine, et l’industrie musicale nord-américaine fixe une bonne part des standards de production. Aucune des deux directions n’efface l’autre : c’est cela, la perméabilité.
LES LANGUES QUI SE TOUCHENT. La perméabilité s’observe d’abord dans le lexique. L’anglais américain a emprunté à l’espagnol des mots devenus invisibles (« canyon », « ranch », « patio », « cafeteria ») ; l’espagnol des Amériques emprunte en retour à l’anglais. Aux zones de contact les plus denses — le sud-ouest des États-Unis, la Floride, les grandes villes de la diaspora porto-ricaine — les locuteurs bilingues passent d’une langue à l’autre à l’intérieur d’un même échange : c’est le « code-switching », que l’on regroupe familièrement sous le nom de « Spanglish ». Ce n’est ni un appauvrissement ni un accident : c’est une compétence bilingue, exercée à grande vitesse, et le programme la reconnaît comme telle en faisant de la médiation une activité langagière à part entière.
LA MÉDIATION, ACTIVITÉ LANGAGIÈRE ÉVALUÉE. Le programme est explicite : « L’interaction et la médiation sont, au lycée et de façon renforcée au cycle terminal, à la fois support et objet d’apprentissage. » Au niveau B1+ visé en fin de première, l’élève « peut résumer (en langue Y), l’information et les arguments contenus dans des textes (en langue X), sur des sujets d’ordre général ou personnel », et la stratégie attendue est de « rendre des informations ou des références sur un sujet courant ou un contexte culturel plus claires et plus explicites pour autrui en les paraphrasant de différentes manières ». Traduisez cela en gestes concrets : expliciter une référence que l’interlocuteur ne peut pas connaître, reformuler au lieu de traduire mot à mot, compenser un mot manquant par une périphrase.
COMMENT LA LVA EST ÉVALUÉE — les faits, sans approximation. La langue vivante A n’a pas d’épreuve terminale nationale : elle est évaluée en contrôle continu, par les moyennes annuelles portées au livret scolaire, avec un coefficient 3 en première et un coefficient 3 en terminale, soit 6 au total sur le cycle. (Les candidats dits « individuels » relèvent d’évaluations ponctuelles organisées par leur académie, dont les modalités pour les LVA et LVB sont fixées par la note de service du 3 juillet 2026 et s’appliquent à compter de la session 2027.) À l’issue des résultats, tous les candidats reçoivent une ATTESTATION DE LANGUES VIVANTES qui situe leur niveau dans QUATRE activités langagières — compréhension de l’oral, expression orale en continu et en interaction, compréhension de l’écrit, expression écrite. La règle du niveau global mérite d’être connue mot pour mot : « Le candidat obtient un niveau de compétences global (A2, B1, etc.) s’il atteint ce niveau dans les quatre activités langagières ; s’il atteint un niveau supérieur dans au moins l’une des activités langagières, le niveau global est accompagné du signe "+". » Autrement dit, votre niveau global est celui de votre activité la plus faible : travailler ce qui coince rapporte plus que perfectionner ce qui va déjà bien.

Vocabulaire

→ Cartes
  • soft power/ˌsɒft ˈpaʊə/la puissance d’attraction, le pouvoir d’influenceNotion de Joseph Nye (1990) : obtenir par l’attraction plutôt que par la contrainte. Indénombrable, sans article : “through soft power”.
  • code-switching/ˈkəʊd ˌswɪtʃɪŋ/l’alternance codiquePasser d’une langue à l’autre à l’intérieur d’un échange. Terme neutre et scientifique : à préférer nettement à “mixing languages”.
  • a loanword/ə ˈləʊnwɜːd/un emprunt lexicalEn un seul mot. “Canyon and ranch are loanwords from Spanish.” Le verbe est to borrow : “English borrowed them from Spanish”.
  • uneven/ʌnˈiːvn/inégal, déséquilibréLe mot juste pour la « perméabilité inégale » du programme : “an uneven exchange”. “Unequal” porte plutôt sur des droits ou des quantités.
  • mutual/ˈmjuːtʃuəl/réciproque, mutuel“Mutual influences” traduit exactement « influences réciproques ». Évitez “reciprocal”, plus technique et plus rare à l’oral.
  • to paraphrase/tə ˈpærəfreɪz/reformuler, paraphraserVerbe régulier, accent sur la première syllabe. C’est la stratégie de médiation nommée par le programme : reformuler pour rendre plus explicite.
  • to convey/tə kənˈveɪ/transmettre, rendre (un sens)“The song conveys a sense of loss.” Plus précis que “to transmit”, réservé aux données et aux maladies.
  • to bridge a gap/tə brɪdʒ ə ɡæp/combler un écart, jeter un pontImage idiomatique de la médiation : “to bridge the gap between two cultures”. Le verbe to bridge s’emploie sans préposition.
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Exemple corrigé

Mediating a cultural reference for someone who does not share it

A visiting student asks you, in English, what Notting Hill Carnival is and why it exists. Mediate: make the reference explicit rather than translating a French sentence, in about eight sentences.

  1. 01Give the fact before the explanation

    Anchor first: “Notting Hill Carnival is a street carnival held in west London every August. It is one of the largest street festivals in Europe.” A mediator states the thing, then unfolds it — the opposite of a definition that keeps the listener waiting.

  2. 02Make the missing context explicit

    This is the mediation move itself: “To understand why it exists, you need to know that after 1948 large numbers of people came to Britain from the Caribbean — the ships and the years are remembered through the name of one of them, the Empire Windrush, which docked at Tilbury on 22 June 1948 with just over a thousand passengers.” You are supplying what the listener could not have known.

  3. 03Paraphrase rather than translate the cultural term

    Do not import a word untranslated and leave it there: “The carnival grew out of Trinidadian carnival traditions — that is, a public procession with costumes, steel bands and calypso, in which people also comment on the events of the year through song.” The phrase “that is” is the paraphrase hinge the syllabus asks for.

  4. 04Close by handing the meaning over

    End on why it matters to the person asking, not on your own opinion: “So it is not only a party. It is a way of making a Caribbean presence visible in a British city — which is why people often describe it as a celebration of what Caribbean migrants have brought to the country.”

Résultat : La médiation réussit parce qu’elle ne traduit pas : elle pose le fait, fournit le contexte manquant avec une date vérifiable (22 juin 1948, Tilbury), paraphrase la référence culturelle au lieu de la laisser opaque (« that is, a public procession with… »), puis remet le sens à l’interlocuteur. Aucune phrase ne commence par « in French we say » — c’est exactement ce que le programme entend par rendre une référence « plus claire et plus explicite pour autrui ».

Objectif Bac

  • Objectif Bac : traiter la question de l’axe dans les DEUX sens de circulation, en donnant au moins un exemple daté ou nommé pour chaque direction, et ne jamais oublier l’adjectif « inégale ».
  • Objectif Bac (contrôle continu) : employer la notion de soft power avec sa définition exacte — obtenir par l’attraction plutôt que par la contrainte ou le paiement — et l’attribuer correctement à Joseph Nye (1990).
  • Objectif Bac : pratiquer la médiation telle que le programme la décrit — résumer en anglais l’information et les arguments d’un document, expliciter une référence culturelle pour un interlocuteur qui ne la partage pas, reformuler plutôt que traduire mot à mot.
  • Objectif Bac (contrôle continu) : savoir énoncer sans erreur le régime d’évaluation de la LVA — contrôle continu, coefficient 3 en première et 3 en terminale, soit 6 sur le cycle, et pas d’épreuve terminale nationale.
  • Objectif Bac : expliquer la règle du niveau global de l’attestation de langues vivantes — quatre activités langagières, niveau global égal au plus faible, signe « + » si l’une dépasse — et en tirer une stratégie de travail personnelle.

Erreurs fréquentes

  • Décrire une circulation à sens unique — « les États-Unis exportent leur culture » — et s’arrêter là. La question du programme porte sur des influences RÉCIPROQUES : sans un exemple de retour (le ska devenu 2 Tone, le sound system devenu hip-hop), la réponse est hors sujet à moitié.
  • Effacer l’asymétrie par politesse, en écrivant que « toutes les cultures s’influencent également ». Le programme écrit « parfois inégale ». Nommer l’inégalité des moyens de diffusion n’est pas hiérarchiser les cultures : c’est décrire une économie.
  • Présenter le Spanglish ou un créole comme un mélange approximatif. Le code-switching suppose la maîtrise des deux systèmes et obéit à des régularités ; c’est une compétence, et le programme la traite comme telle en valorisant la médiation.
  • Erreur de langue — la médiation confondue avec la traduction. « Résumer en anglais » ne veut pas dire traduire phrase à phrase : on écrit “The article argues that…”, “The author points out that…”, “In other words…”. Le calque mot à mot produit un anglais illisible.
  • Erreur de langue — les faux amis de l’argumentation. “Actually” signifie « en réalité » et non « actuellement » (currently) ; “to support an argument” = étayer, tandis que « supporter » (endurer) se dit “to put up with” ; “sensible” signifie « raisonnable », le français « sensible » se disant “sensitive”.

§ 05

Révision active

Choisis un objet culturel qui a franchi une frontière dans les Amériques (un genre musical, un plat, un sport, un mot). En anglais, prépare une intervention orale de trois minutes qui suit la question du programme : d’où il part, dans quel sens il circule, ce qui revient en retour, et en quoi ce passage est inégal. Contrainte de médiation : ton public ne connaît pas le contexte d’origine, donc explicite au moins deux références sans jamais dire “it is difficult to explain”.

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Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Annexe 4 — Programme d’anglais pour les classes de lycée général et technologique (texte intégral) : activités langagières LVA et LVB, descripteurs B1 et B1+, actes langagiers (Ministère de l’Éducation nationale) · Programme d’anglais pour les classes de lycée général et technologique (annexe 4 de l’arrêté du 5 mai 2025, NOR MENE2504621A, BO n° 22 du 29 mai 2025) — classe de première, axe 6 « Les aires anglophones américaines » (Ministère de l’Éducation nationale — Bulletin officiel)

Vérifié · 08/2026 · Version complète via le réglage de profondeur — même endroit, mêmes ancres

Sommaire

Section -- / 05

    • 01Une carte des Amériques anglophones○
    • 02Les Caraïbes dans les Amériques et le monde◐
    • 03Porto Rico : le 51ᵉ État ?◐
    • 04Vancouver et Seattle : regards croisés◐
    • 05Perméabilité culturelle et médiation●

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Des fiches à l'entraînement

Les aires anglophones américaines

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Références et sources

Sources

Ministère de l’Éducation nationale — Bulletin officiel

  • Programme d’anglais pour les classes de lycée général et technologique (annexe 4 de l’arrêté du 5 mai 2025, NOR MENE2504621A, BO n° 22 du 29 mai 2025) — classe de première, axe 6 « Les aires anglophones américaines »

Caribbean Community (CARICOM) Secretariat

  • Who We Are — the Caribbean Community (CARICOM) : fondation le 4 juillet 1973 par le traité de Chaguaramas
  • Member States and Associate Members : les 15 membres de plein droit et les 8 membres associés de la CARICOM

The National Archives (Royaume-Uni)

  • 1833 abolition of slavery act and compensation claims : le Slavery Abolition Act entre en vigueur le 1ᵉʳ août 1834 ; la période d’apprentissage s’achève en 1838

UNESCO — Patrimoine culturel immatériel

  • Reggae music of Jamaica — inscription en 2018 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité (filiation ska, rock steady, reggae ; fonctions sociales)

Jamaica Information Service (gouvernement de la Jamaïque)

  • Independence : la Jamaïque devient une nation indépendante et membre du Commonwealth le 6 août 1962

U.S. Census Bureau

  • Puerto Rico Population Declined 11.8% From 2010 to 2020 : 3 285 874 habitants au recensement de 2020, soit 439 915 personnes de moins qu’en 2010

Pew Research Center

  • Key findings about Puerto Rico (5 février 2026) : environ 3,2 millions d’habitants sur l’île en 2025 et 6,1 millions de Porto-Ricains dans les 50 États et à Washington D.C. en 2024

Western Washington University — College of the Environment

  • Salish Sea Naming Project : le nom « Salish Sea » approuvé entre l’automne 2009 et l’hiver 2010 par les quatre commissions toponymiques américaines et canadiennes

University of British Columbia — Indigenous Portal

  • Musqueam : UBC Vancouver est située sur le territoire traditionnel, ancestral et non cédé du peuple Musqueam

Ministère de l’Éducation nationale

  • Annexe 4 — Programme d’anglais pour les classes de lycée général et technologique (texte intégral) : activités langagières LVA et LVB, descripteurs B1 et B1+, actes langagiers

Voir aussi

  • Identités et échangesLes migrations caribéennes vers le Royaume-Uni et l’Amérique du Nord partent d’ici.
  • Le Royaume-Uni et ses nationsL’axe 6 de terminale : l’autre focale géographique obligatoire du cycle.
  • Territoire et mémoire (Territory and Memory)Esclavage, plantation, commémorations : la mémoire de la Caraïbe est l’objet d’étude commun.

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L’être humain et la nature

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Espace privé et espace public

EuraStudy·Fiches T·07·MMXXVI

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