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Fiches/Anglais (LVA)/L’être humain et la nature
FR · Bac

L’être humain et la nature

« L’être humain et la nature » est l’axe 5 du programme d’anglais de la classe de PREMIÈRE (annexe 4 de l’arrêté du 5 mai 2025, BO n° 22 du 29 mai 2025). Le programme le formule ainsi : « Comment l’être humain peut-il vivre en harmonie avec la nature ? Que met-il en place pour préserver son environnement, l’exploiter, mais aussi s’y adapter ? Comment les sociétés de l’aire anglophone s’emparent-elles de ces enjeux ? » Trois verbes, donc, et non un seul : PRÉSERVER (les parcs nationaux et la notion de wilderness), EXPLOITER (vivre de la terre, du feu, de la mer) et S’ADAPTER (les évènements météorologiques extrêmes) — auxquels le programme ajoute un quatrième objet d’étude, la sacralisation de la nature dans l’art et la fiction. Cinq axes sur les six proposés doivent être traités dans l’année, dont obligatoirement l’axe 6 ; chaque axe est abordé à travers au moins un objet d’étude, les objets d’étude étant proposés à titre indicatif. Le niveau visé en LVA à la fin de la première est B1+. L’anglais LVA n’a pas d’épreuve terminale nationale : il est évalué en contrôle continu, avec un coefficient 3 en première et un coefficient 3 en terminale, soit 6 pour le cycle terminal. L’objectif de ces fiches n’est donc pas d’accumuler des connaissances d’écologie, mais de savoir COMPRENDRE un document anglophone sur la nature, l’ANALYSER en repérant la prise de position, et PRODUIRE en anglais une argumentation nuancée, appuyée sur des repères culturels datés.

5 sections·~49 min de lecture·5 compétences·Vérifié · 08/2026

T·0666 / 13
Profil d’examen
Comprendre des documents authentiques de niveau B1+ sur la nature et l’environnement dans l’aire anglophone (page d’un parc national, bulletin d’alerte météorologique, reportage, poème, tableau commenté) : dégager le sujet, la situation d’énonciation et les enjeux, et distinguer l’information de la prise de position de l’auteur.Situer et exploiter des repères culturels datés du monde anglophone — Yellowstone 1872 et le National Park Service 1916, le Wilderness Act de 1964, la loi britannique de 1949 et le Peak District en 1951, le brûlage culturel australien, Katrina en 2005, le Black Summer de 2019-2020, Walden en 1854, Warren County en 1982 — pour étayer un propos plutôt que pour l’illustrer.Produire, à l’oral en continu et à l’écrit, une argumentation ÉQUILIBRÉE sur la protection, l’exploitation et l’adaptation : peser le pour et le contre de manière ajustée, expliciter par des exemples, établir une corrélation entre deux faits et exprimer la condition (if, unless) — les actes langagiers que le programme fixe au niveau B1+.Interagir et assurer la médiation : restituer en anglais à un interlocuteur l’essentiel d’un document sur un parc, une pratique traditionnelle ou une catastrophe, demander des précisions, reformuler et confronter des points de vue sur ce que protéger veut dire.Mobiliser à bon escient le lexique de l’axe donné par le programme (safeguard/decline of wildlife, healthy habitats, native endangered species, natural sanctuaries, preservationist obligations, peatlands/wetlands, land trusts, worshipping, to alleviate) et les faits de langue qui lui sont propres : nature sans article, wilderness indénombrable, watch contre warning, to live off the land, Country avec majuscule.
Opérateurs :comprendre (réception d’un document sur la nature, l’environnement ou un évènement extrême, niveau B1+)situer et dater (rapporter un repère culturel à son texte, sa loi ou son œuvre)analyser (repérer la thèse, le ton, les procédés de persuasion d’un document environnemental)comparer et opposer (deux modèles de protection, deux rapports au milieu, deux niveaux d’alerte)argumenter (produire un propos équilibré à l’écrit et à l’oral, peser le pour et le contre)rendre compte et reformuler (médiation d’un article, d’un bulletin officiel ou d’une œuvre)

niveau de base

Cet axe relève de l’enseignement COMMUN d’anglais (LVA), évalué en contrôle continu. Commencez par le lexique noyau — wilderness, to preserve, to conserve, a landscape, a livelihood, a warning, a watch, awe, a claim — et par cinq repères sûrs : Yellowstone 1872, le National Park Service 1916, le Wilderness Act 1964, la loi britannique de 1949 et Walden 1854. Entraînez-vous ensuite à un seul geste, mais complet : présenter UN document anglophone sur la nature en disant ce qu’il montre, quelle position il défend et ce qu’il passe sous silence.

niveau approfondi

Pour aller plus loin (élève de spécialité LLCER-anglais, ou candidat au Grand oral au titre d’une autre spécialité) : construisez une problématique nuancée — « Whose wilderness is it? », « Can a landscape be protected and lived in at the same time? », « Who pays for a clean environment? » — et confrontez au moins trois documents de nature différente (un texte de loi, une œuvre, un rapport officiel). Travaillez en particulier la médiation : résumer en anglais un rapport administratif et en discuter les silences. Attention : la spécialité LLCER comporte une épreuve terminale propre, distincte de la LVA — les deux exigences ne se confondent pas.

Profondeur

Profondeur de lecture : Approfondi

Texte

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Sommaire · 5 sections▾
  1. L’être humain et la nature
    • 01Les parcs nationaux, outils de préservation de la nature○
    • 02Vivre avec et vivre de la nature◐
    • 03L’homme face aux évènements météorologiques◐
    • 04La sacralisation de la nature dans l’art et la fiction◐
    • 05Justice environnementale et boîte à outils langagière●

5 sections · 25 points clés · 0 formule · 25 pièges signalés

§ 01
§ 01

Les parcs nationaux, outils de préservation de la nature#

~10 min de lecture●○○BaseBOBO-2025-LV-anglais-premiere-§Axe-5-L-être-humain-et-la-nature

Un siècle et demi de protection de la nature dans le monde anglophone

Jalons de la protection de la nature dans le monde anglophoneFrise chronologique de 1860 à 2030, 1872: Yellowstone, 1887: Rocky Mountains Park, 1892: Sierra Club, 1916: National Park Service, 1949: Parcs britanniques, 1951: Peak District, 1964: Wilderness Act, 2017: Lake District Unesco18602030Année1872Yellowstone1887Rocky MountainsPark1892Sierra Club1916National ParkService1949Parcsbritanniques1951Peak District1964Wilderness Act2017Lake DistrictUnesco
Fig. 1Le modèle américain arrive en premier (1872) ; le modèle britannique, qui protège des paysages HABITÉS, ne vient que soixante-dix-sept ans plus tard — c’est le jalon mis en valeur. « Rocky Mountains Park » (1887) est le premier parc national canadien : il ne prendra le nom de Banff qu’en 1930.

Points clés

L’axe 5 pose une question simple et redoutable : comment l’être humain peut-il vivre en harmonie avec la nature ? Les sociétés anglophones y ont répondu par une invention institutionnelle spectaculaire — le parc national — mais elles ne l’ont pas fait de la même façon. Aux États-Unis, protéger a longtemps signifié VIDER un territoire de ses habitants pour le laisser sauvage ; au Royaume-Uni, protéger signifie au contraire MAINTENIR un paysage habité et travaillé. Tenir les deux modèles ensemble, c’est déjà pouvoir argumenter en anglais sur l’axe entier au lieu de réciter une liste de parcs.
Le modèle américain naît le 1er mars 1872 : le Yellowstone National Park Protection Act, signé par le président Ulysses S. Grant, soustrait le territoire de Yellowstone à toute vente ou installation et le consacre « as a public park or pleasuring-ground for the benefit and enjoyment of the people ». L’administration qui gère ces parcs, le National Park Service, n’est créée que le 25 août 1916, par la loi que l’on appelle l’Organic Act. Elle lui confie un mandat DOUBLE, et durablement contradictoire : « conserve the scenery and the natural and historic objects and the wild life therein and to provide for the enjoyment of the same in such manner and by such means as will leave them unimpaired for the enjoyment of future generations ». Préserver et faire venir le public : toute l’histoire des parcs américains tient dans cette tension.
Derrière cette législation, une figure : JOHN MUIR (1838-1914), naturaliste d’origine écossaise dont les articles ont contribué à la création du parc national de Yosemite en 1890 et qui fonde le Sierra Club le 28 mai 1892, dont il sera le premier président jusqu’à sa mort. Sa postérité juridique est le Wilderness Act, adopté le 3 septembre 1964, dont la section 2(c) donne du mot la définition la plus citée de la langue anglaise : « an area where the earth and its community of life are untrammeled by man, where man himself is a visitor who does not remain ». Apprenez cette phrase : elle vaut comme repère culturel ET comme modèle de langue (proposition relative en where, groupe nominal étoffé, présent de vérité générale).
Ce vocabulaire a cependant une histoire critique qu’un commentaire de niveau B1+ doit percevoir. Décrire un territoire comme « untouched » ou « pristine » revient souvent à effacer les Peuples premiers qui y vivaient et le géraient, notamment par le feu (voir la section suivante). Un bon commentaire ne se contente donc pas de célébrer la wilderness : il demande QUI a défini ce « sauvage », et au prix de quelle absence. C’est très exactement le geste que le programme attend lorsqu’il demande de « distinguer dans les énoncés ce qui relève de l’information et de la prise de position de l’auteur ».
Le modèle britannique est l’inverse presque terme à terme. Le National Parks and Access to the Countryside Act de 1949 en pose le cadre ; le Peak District, désigné le 17 avril 1951, devient le premier parc national du Royaume-Uni — non pas un désert lointain, mais un plateau cerné par Sheffield, Manchester, Derby et Nottingham. Le pays compte aujourd’hui quinze parcs nationaux, dont l’organisme fédérateur résume le principe d’une formule utile à citer : « People live and work in the UK’s National Parks. Anyone can visit at any time for free. » La terre y demeure très largement PRIVÉE et cultivée : le parc est un régime d’urbanisme et de paysage, pas une réserve inhabitée. Le Lake District a d’ailleurs été inscrit au patrimoine mondial en 2017 comme PAYSAGE CULTUREL, pour son système agropastoral autant que pour l’inspiration qu’il a donnée aux romantiques.
Le Canada fournit un troisième cas, utile pour nuancer. En 1885, le gouvernement réserve une petite zone autour des sources chaudes de la vallée de la Bow ; la Rocky Mountains Park Act du 23 juin 1887 en fait le premier parc national canadien, sous le nom de Rocky Mountains Park, rebaptisé Banff National Park en 1930. Partout, la question contemporaine est désormais la même : la fréquentation. Le National Park Service a enregistré 331,9 millions de visites de loisir en 2024 — un record — puis 323 millions en 2025. L’anglais nomme cette pression « overtourism » ou, plus cruellement, dit d’un site qu’il est « loved to death » ; d’où les réservations horaires (« timed-entry reservations ») imposées dans les parcs les plus visités.
Fait de langue à ne pas manquer : l’anglais distingue CONSERVATION et PRESERVATION là où le français dit « protection ». « To conserve » signifie gérer une ressource pour continuer à en user durablement ; « to preserve » signifie la soustraire à tout usage. Choisir le bon verbe dans une copie, c’est montrer qu’on a compris la thèse du document. Retenez aussi deux règles qui font trébucher les francophones : « wilderness » est indénombrable et s’emploie sans article dans les énoncés généraux, et les noms de parcs se construisent sans article défini — « in Yosemite National Park », jamais « in the Yosemite ».

Vocabulaire

→ Cartes
  • wilderness/ˈwɪldənəs/la nature sauvage, l’espace viergeIndénombrable et sans article dans les emplois généraux ; le mot n’a pas d’équivalent exact en français, on le laisse souvent tel quel.
  • to preserve/prɪˈzɜːv/préserver, sanctuariserÀ opposer à to conserve, qui suppose un usage géré de la ressource : le choix du verbe trahit la thèse du document.
  • to set aside/set əˈsaɪd/mettre en réserve, soustraire à l’exploitationLa formule des textes fondateurs : land was set aside for future generations.
  • a park ranger/pɑːk ˈreɪndʒə/un garde de parcLe mot est aussi celui des documents touristiques : ask a ranger, a ranger-led walk.
  • a working landscape/ˈwɜːkɪŋ ˈlændskeɪp/un paysage travaillé, exploitéLe terme clé du modèle britannique ; on rencontre aussi a lived-in landscape.
  • a stakeholder/ˈsteɪkhəʊldə/une partie prenanteIndispensable pour une argumentation équilibrée : farmers, residents and visitors are all stakeholders.
  • overtourism/ˌəʊvəˈtʊərɪzəm/le surtourismeIndénombrable ; la variante imagée est to be loved to death, dite d’un site abîmé par sa popularité.
  • a trail/treɪl/un sentier baliséSe construit avec to hike ou to follow : we hiked a five-mile trail. Ne pas confondre avec a track (piste, voie).

Deux idées du parc national

Deux modèles de parc nationalDiagramme de Venn avec 2 ensembles, Modèle américain, Modèle britanniqueModèle américainModèle britanniqueWildernessPaysage habitéProtection parla loi
Fig. 2Ce que les deux modèles ont en commun tient en trois mots : une protection instituée par la loi. Tout le reste diffère — terres fédérales sans habitants d’un côté, fermes, villages et propriété privée de l’autre. C’est l’axe de comparaison à tenir dans une copie.

Visites de loisir dans les parcs nationaux américains, 2019-2025

Fréquentation du réseau des parcs nationaux américainsGraphique en courbes: Visites (millions) selon Année, Données: 2019: 327.5; 2020: 237.1; 2021: 297.1; 2022: 312; 2023: 325.5; 2024: 331.9; 2025: 3230501001502002503002019202020212022202320242025Visites (millions)Année
Fig. 3Source : National Park Service, Visitor Use Statistics (visites de loisir de l’ensemble du réseau, en millions). Le creux de 2020 correspond aux fermetures sanitaires ; le point mis en valeur est le record de 2024, avec 331,9 millions de visites, suivi de 323 millions en 2025.
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Exemple corrigé

Contrasting two ideas of a national park

You have studied two documents: an extract from the 1964 US Wilderness Act and a page from the UK national parks authorities. In English, explain how the two texts define what a national park protects, and what this difference reveals about each country.

  1. 01Name the two documents and their dates

    Ouvrez par l’identification, jamais par un avis : « The first document is an extract from the Wilderness Act, passed by the US Congress in 1964. The second one presents the fifteen national parks of the United Kingdom, created under the 1949 National Parks and Access to the Countryside Act. » Deux dates, deux pays, deux textes : le correcteur sait immédiatement que vous maîtrisez le corpus.

  2. 02Quote the American definition and gloss it

    Citez court et expliquez : « The American text defines wilderness as an area where the earth and its community of life are untrammeled by man, where man himself is a visitor who does not remain. In other words, protection means keeping people OUT: the land belongs to the federal government and no one lives there permanently. » La glose (« in other words ») est ce qui transforme une citation en analyse.

  3. 03Set the British model against it

    Marquez l’opposition avec un connecteur B1+ : « Whereas the American act removes human presence, the British parks are built on it. Their own website states that people live and work in the UK’s national parks, and that anyone can visit at any time for free. Most of the land is privately owned and farmed, so the park is a planning regime rather than a reserve. »

  4. 04Draw the cultural conclusion

    Concluez sur ce que la différence révèle : « This contrast reflects two different histories. The United States could set aside vast federal territories in the nineteenth century, even though indigenous peoples had lived on and managed them. Britain, on the other hand, had no empty land left, so it chose to protect a landscape shaped by centuries of farming — which is why the Lake District was listed by UNESCO in 2017 as a cultural landscape. »

Résultat : Une réponse complète identifie les deux textes avec leurs dates (1964 ; 1949-1951), cite brièvement la définition américaine de la wilderness et la glose, oppose explicitement le modèle britannique du paysage habité avec whereas ou on the other hand, et conclut sur la raison historique de l’écart (des terres fédérales disponibles d’un côté, un pays entièrement façonné par l’agriculture de l’autre), sans oublier la présence autochtone effacée par le premier modèle.

Objectif Bac

  • Objectif Bac (contrôle continu) : restituer en anglais, en une dizaine de phrases, l’opposition entre le modèle américain (wilderness, terres fédérales, absence d’habitants) et le modèle britannique (paysage habité, terres privées, régime de planification), en datant au moins un texte de chaque côté (1872 ou 1964 ; 1949 ou 1951).
  • Objectif Bac : introduire correctement une citation juridique courte — « untrammeled by man, where man himself is a visitor who does not remain » (Wilderness Act, 1964) — au moyen des tournures attendues (the act defines wilderness as…, according to section 2(c)…), plutôt que de la recopier sans cadre énonciatif.
  • Objectif Bac : distinguer to conserve et to preserve dans un commentaire, et justifier le choix du verbe par la thèse du document (usage durable de la ressource contre mise à l’écart de tout usage).
  • Objectif Bac : formuler une tension avec les connecteurs d’opposition et de concession attendus au niveau B1+ (while, whereas, on the one hand… on the other hand, even though), ici la tension entre protéger un site et y accueillir le public.
  • Objectif Bac (contrôle continu) : exploiter une donnée chiffrée de fréquentation (331,9 millions de visites en 2024) sans la réciter — dire d’où elle vient, ce qu’elle mesure exactement et ce qu’elle implique pour la préservation.

Erreurs fréquentes

  • Écrire que Yellowstone est « le premier parc national du monde » comme si c’était acquis. C’est la formule du National Park Service lui-même, mais elle est discutée (Hot Springs est réservé dès 1832, Yosemite est d’abord un parc d’État). Écrivez « the first national park in the United States », ou attribuez la formule : « the National Park Service describes Yellowstone as the world’s first national park ».
  • Affirmer qu’un parc national britannique « has no inhabitants ». C’est faux, et c’est précisément l’inverse du point à faire : les quinze parcs du Royaume-Uni sont habités, cultivés et majoritairement privés, et l’accès y est libre et gratuit.
  • Erreur de langue : « the nature » est un calque du français. On écrit « to live in harmony with nature », sans article. L’article n’apparaît que devant un complément déterminatif — « the nature of the problem » —, où le mot signifie alors « la nature de… », c’est-à-dire tout autre chose.
  • Erreur de langue : « I have visited Yellowstone in 2019 ». Avec une date passée révolue, l’anglais impose le prétérit : « I visited Yellowstone in 2019 ». Le present perfect ne s’emploie que sans repère temporel achevé : « I have visited three national parks ».
  • Traiter la wilderness comme un simple fait de nature au lieu d’une construction culturelle : passer sous silence les populations autochtones présentes sur ces territoires prive l’argumentation de la nuance critique que le niveau B1+ attend explicitement.

§ 01

Révision active

Le conseil d’un parc national britannique envisage de plafonner le nombre de visiteurs par jour. Rédigez en anglais (environ 150 mots) une intervention pour la réunion publique : rappelez d’abord ce que la loi de 1949 a voulu garantir (l’accès libre de tous), pesez ensuite le pour et le contre d’un quota, puis concluez par une proposition précise. Employez au moins trois connecteurs d’opposition ou de concession (while, whereas, even though, on the other hand).

S’entraîner sur des exercices associés50 questions sur ce thème→

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Yellowstone National Park Establishment — la loi du 1er mars 1872 et sa formule « public park or pleasuring-ground » (National Park Service (États-Unis)) · A Quick History of the National Park Service — la création du service le 25 août 1916 et le mandat de l’Organic Act (National Park Service (États-Unis)) · World Heritage Site — l’inscription du Lake District en 2017 comme paysage culturel agropastoral (Lake District National Park Authority (Royaume-Uni))

§ 02
§ 02

Vivre avec et vivre de la nature#

~9 min de lecture●●○StandardBOBO-2025-LV-anglais-premiere-§Axe-5-L-être-humain-et-la-nature

Vivre avec la nature, vivre de la nature

Deux rapports au milieuArbre de probabilité, 4 chemins, Données: to live WITH → Cultural burning; to live WITH → Caring for Country; to live OFF → Crofting; to live OFF → Fisheriesto live WITHto live OFFEntretenirPréleverLa terre et la merCultural burningCaring for CountryCroftingFisheries
Fig. 4Deux prépositions, deux rapports au milieu. La branche mise en valeur est celle du brûlage culturel : c’est l’exemple le plus étudié aujourd’hui dans les documents anglophones, et celui qui montre le mieux qu’entretenir et prélever ne s’excluent pas.

Points clés

Cet objet d’étude déplace la question du parc vers la vie ordinaire : avant d’être un paysage à contempler, la nature est un milieu dont on vit. L’anglais distingue d’ailleurs très nettement les deux relations : « to live WITH the land » suppose un entretien réciproque, « to live OFF the land » suppose un prélèvement. Toute la section tient dans cet écart de prépositions, et c’est un écart que le français ne marque pas aussi franchement — d’où l’intérêt de l’apprendre comme un fait de langue et pas seulement comme une idée.
Le cas le plus enseigné aujourd’hui est le BRÛLAGE CULTUREL (« cultural burning ») des Premiers Peuples d’Australie. L’Australian Museum le définit comme « a cultural fire practice used by First Nations people to improve the health of Country and its people », employée depuis plus de soixante mille ans. Techniquement, il s’agit de feux petits et FROIDS (« cool burns ») : on épargne la canopée, tenue pour sacrée, et l’on obtient une mosaïque de zones brûlées et non brûlées qui réduit la sévérité des grands incendies. Victor Steffensen, homme tagalaka et praticien du feu, en a fait le sujet de Fire Country: How Indigenous Fire Management Could Help Save Australia, paru en 2020 chez Hardie Grant.
Ne confondez pas cultural burning et « hazard-reduction burning » (le brûlage dirigé des services d’incendie). Le second vise un objectif unique, réduire le combustible avant la saison des feux ; le premier est une pratique de soin qui décide du moment et du lieu en « lisant » le terrain — quelles plantes, quels animaux, quelle saison. La distinction s’est imposée dans le débat public australien après les incendies de 2019-2020, et elle a des équivalents en Amérique du Nord, où des nations autochtones et des agences publiques ont renoué avec ce que l’on y appelle « good fire ».
Deuxième cas, européen cette fois : le CROFTING écossais. La Crofting Commission rappelle qu’« a croft is a unit of land subject to the Crofting Acts. It is not a house » — le mot désigne la parcelle, non la maison, et c’est le contresens le plus fréquent. Le Crofters Holdings (Scotland) Act de 1886, arraché par une agitation de plusieurs années dans les Highlands et les îles, reconnaît juridiquement le crofter, lui garantit la sécurité d’occupation et institue la première Crofters Commission, chargée de trancher les litiges avec les propriétaires. À la parcelle individuelle s’ajoutent les « common grazings », pâtures collectives d’une « township ». Vivre de la nature y est indissociable d’un droit et d’une communauté.
Troisième cas, maritime : la pêche. L’exemple canonique en anglais est le moratoire sur la morue du Nord, annoncé le 2 juillet 1992 par le ministre fédéral des Pêches John Crosbie : la ressource s’était effondrée après des décennies de surpêche, et la fermeture a privé d’emploi des dizaines de milliers de personnes à Terre-Neuve. Le vocabulaire à retenir est celui du métier et de sa régulation : « a fishery », « a fleet », « a quota », « a moratorium », « stocks », « overfishing », « a livelihood ». Ce dernier mot est le pivot de l’axe : il ne se traduit pas par « travail » mais par « moyen de subsistance ».
Repère de langue, à la fois grammatical et culturel : en anglais australien, « Country » s’écrit avec une MAJUSCULE lorsqu’il désigne le lien des Premiers Peuples à leur terre, et il ne se traduit pas par « pays ». « Caring for Country » signifie prendre soin d’un ensemble indissociable de terre, d’eau, de vivants et de récits. Écrire « caring for the country » change le sens et signale au correcteur que la notion n’a pas été comprise. Sur le même plan, « stewardship » (l’intendance, la charge de qui a la terre en garde) n’a pas d’équivalent français simple : c’est un mot à mobiliser tel quel.
Méthode pour traiter un document de cet objet d’étude : identifiez d’abord la RESSOURCE (le feu, la terre, le poisson), puis la COMMUNAUTÉ qui en vit, puis le RÉGIME juridique ou coutumier qui organise l’accès (une loi de 1886, un quota, un savoir transmis), enfin le CONFLIT — car il y en a toujours un : propriétaires contre crofters, services d’incendie contre praticiens du feu, flottes industrielles contre pêcheurs côtiers. Une copie qui suit ces quatre temps produit d’elle-même une argumentation structurée, sans avoir besoin de plan appris par cœur.

Vocabulaire

→ Cartes
  • to live off the land/lɪv ɒf ðə lænd/vivre de la terreLocution figée : la préposition est off, jamais from. On dit de même to live off fishing.
  • a livelihood/ˈlaɪvlihʊd/un moyen de subsistanceMot pivot de l’axe ; plus large que « emploi » : fishing is their livelihood, not just their job.
  • stewardship/ˈstjuːədʃɪp/l’intendance, la gestion responsableIndénombrable, sans équivalent français simple : land stewardship désigne la charge de qui a la terre en garde.
  • a croft/krɒft/une petite tenure agricole des HighlandsDésigne la PARCELLE, pas la maison ; l’exploitant est a crofter et l’activité, crofting.
  • cultural burning/ˈkʌltʃərəl ˈbɜːnɪŋ/le brûlage culturelSynonyme courant : a cool burn. À distinguer de hazard-reduction burning, le brûlage dirigé des pompiers.
  • Country/ˈkʌntri/le Pays, au sens autochtone australienMajuscule obligatoire en anglais australien : caring for Country ne signifie pas « s’occuper du pays ».
  • common grazings/ˈkɒmən ˈɡreɪzɪŋz/les pâtures collectivesToujours au pluriel dans le droit écossais ; le verbe simple est to graze, faire paître.
  • overfishing/ˌəʊvəˈfɪʃɪŋ/la surpêcheIndénombrable ; verbe to overfish. Voisins utiles : a quota, a moratorium, fish stocks.
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Exemple corrigé

Explaining cultural burning to someone who has never heard of it

In English, explain to a classmate what cultural burning is, how it differs from the burning carried out by fire services, and why it came back into the Australian public debate.

  1. 01Define the practice before naming any date

    Commencez par la définition, en la rapportant à une source : « Cultural burning is a fire practice used by First Nations people in Australia to look after Country. The Australian Museum describes it as a way of improving the health of Country and its people, and dates it back more than sixty thousand years. »

  2. 02Describe the technique concretely

    Rendez la pratique visible : « The fires are deliberately small and cool. Practitioners protect the canopy, which is considered sacred, and let the fire move slowly through the undergrowth. What is left is a patchwork of burnt and unburnt ground, so a later bushfire has no continuous fuel to run through. » Trois détails concrets valent mieux qu’un adjectif enthousiaste.

  3. 03Contrast it with hazard-reduction burning

    Marquez la différence explicitement : « This is not the same as hazard-reduction burning. Fire services burn in order to remove fuel before the fire season; cultural burning also asks WHEN and WHERE the land is ready, by reading the plants, the animals and the season. The aim is care, not only prevention. »

  4. 04Say why it matters now

    Reliez à l’actualité sans forcer le trait : « After the 2019-2020 fires, Australians started asking whether this knowledge had been ignored for too long. Practitioners such as Victor Steffensen, whose book Fire Country came out in 2020, now run workshops for farmers, firefighters and government agencies. »

Résultat : Une bonne explication définit d’abord la pratique en citant une source institutionnelle, la décrit concrètement (feux petits et froids, canopée épargnée, mosaïque), l’oppose nettement au brûlage dirigé (objectif de soin contre objectif de prévention, lecture du terrain contre calendrier), puis en montre l’actualité (les incendies de 2019-2020, les ateliers de praticiens). La langue reste au présent simple, qui est le temps des pratiques vivantes.

Objectif Bac

  • Objectif Bac (contrôle continu) : opposer en anglais to live with the land et to live off the land dans une même phrase complexe, et illustrer chaque terme par un exemple daté et localisé (le brûlage culturel australien ; le crofting écossais depuis 1886).
  • Objectif Bac : restituer la définition du brûlage culturel à partir d’un document, en distinguant explicitement cultural burning et hazard-reduction burning — objectif, échelle, saisonnalité, rapport à la canopée.
  • Objectif Bac : employer correctement Country avec une majuscule dans le sens australien, et savoir expliquer en anglais pourquoi la majuscule est nécessaire (it refers to the land, the waters and the stories, not to a nation state).
  • Objectif Bac : rendre compte en anglais d’un conflit d’usage (pêcheurs et quotas, propriétaires et crofters) en utilisant le passif pour désigner l’acteur institutionnel — the fishery was closed, tenants were granted security of tenure.
  • Objectif Bac (contrôle continu) : mobiliser le lexique de l’axe donné par le programme (healthy habitats, native species, land trusts, to alleviate) dans une production personnelle, sans le plaquer sous forme de liste.

Erreurs fréquentes

  • Traduire « a croft » par « une ferme » ou, pire, par « une maison ». La Crofting Commission le dit expressément : c’est une unité de TERRE soumise aux Crofting Acts. Le crofter est l’exploitant, la « township » la communauté, les « common grazings » les pâtures collectives.
  • Erreur de langue : dire « to live from the land ». La locution figée est « to live off the land » ; la préposition off marque la ressource dont on tire sa subsistance. On dit de même « to live off fishing », « to live off tourism ».
  • Erreur de langue : traiter « overfishing » comme un nom dénombrable (« an overfishing », « overfishings »). Il est indénombrable ; le verbe correspondant est to overfish, et l’on écrit « the stocks were overfished for decades ».
  • Présenter le brûlage culturel comme une simple « technique ancienne » exotique. Les documents anglophones le présentent comme un savoir vivant, discuté et réintroduit dans des politiques publiques contemporaines : le passé simple à valeur folklorique fausse le propos, employez le présent et le present perfect.
  • Croire que « vivre de la nature » s’oppose mécaniquement à « la protéger ». Le crofting, le brûlage culturel et une pêcherie sous quota sont des formes d’usage RÉGULÉ : la copie qui pose une opposition binaire manque la nuance que l’axe demande.

§ 02

Révision active

Un magazine scolaire anglophone vous demande une page intitulée « Two ways of living with a landscape ». Rédigez-la en anglais (environ 180 mots) : présentez côte à côte une pratique du monde anglophone qui SOIGNE le milieu et une pratique qui en TIRE une subsistance, en donnant pour chacune un lieu, une date ou une loi, et un mot anglais que le français ne rend pas. Terminez par une phrase qui établit une corrélation entre les deux (just as…, in the same way…).

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Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : What is cultural burning? — définition, ancienneté et principe de la mosaïque de feux froids (Australian Museum (Sydney)) · What is a croft? — la définition officielle : une unité de terre soumise aux Crofting Acts, et non une maison (Crofting Commission (Écosse))

§ 03
§ 03

L’homme face aux évènements météorologiques#

~9 min de lecture●●○StandardBOBO-2025-LV-anglais-premiere-§Axe-5-L-être-humain-et-la-nature

L’échelle des alertes américaines

Echelle des alertes du National Weather ServiceGraphe, WATCH : possible, 48 h → WARNING : attendu, 36 h, WARNING : attendu, 36 h → EVACUATION ORDER : partirWATCH :possible, 48 hWARNING :attendu, 36 hEVACUATION ORDER: partir
Fig. 5Trois niveaux, deux mondes. Les deux premiers relèvent de la météorologie et ne diffèrent que par un verbe (possible / expected) ; le troisième relève d’une décision politique locale. Le pivot mis en valeur est le warning : c’est là que la préparation devient action.

Points clés

Le programme demande de comprendre comment l’être humain s’ADAPTE à la nature, et pas seulement comment il la protège ou l’exploite. Les évènements météorologiques extrêmes sont l’endroit où cette adaptation se mesure, parce qu’elle s’y écrit noir sur blanc : dans des alertes, des consignes, des rapports officiels. Bonne nouvelle pour un cours de langue — le monde anglophone produit sur ce sujet une prose administrative extrêmement codifiée, qui s’apprend et se réemploie.
PREMIER REPÈRE : l’ouragan Katrina, le 29 août 2005. Le National Weather Service rappelle qu’il touche le sud-est de la Louisiane en catégorie 3, avec des vents soutenus de 125 mph, et que la submersion marine atteint une hauteur d’environ vingt pieds près de la frontière entre le Mississippi et l’Alabama. Le bilan officiel qu’il retient est de 1 833 morts et d’environ 108 milliards de dollars de dommages en valeur 2005. Le point décisif pour l’axe est ailleurs : ce n’est pas le vent qui a noyé La Nouvelle-Orléans, ce sont les ruptures de digues (« levee failures ») — un désastre naturel révélant une défaillance humaine, et une inégalité, puisque évacuer suppose une voiture, de l’essence et un endroit où aller.
DEUXIÈME REPÈRE : le « Black Summer » australien de 2019-2020. Le CSIRO, l’agence scientifique nationale, retient plus de 24 millions d’hectares brûlés, 33 morts directes et près de 450 décès supplémentaires attribués à la fumée. Pour le seul État de Nouvelle-Galles du Sud, le gouvernement fait état de 26 morts, plus de 5,5 millions d’hectares et plus de 2 400 habitations détruites. Une commission d’enquête nationale, la Royal Commission into National Natural Disaster Arrangements, a été instituée dans la foulée. Le CSIRO ajoute une conclusion qu’il faut savoir citer : la sévérité croissante des conditions météorologiques favorables au feu explique environ 75 % de la variation de la surface annuelle brûlée.
LA LANGUE DES ALERTES est un fait de langue à part entière, et le piège d’un francophone. Le National Weather Service distingue le WATCH et le WARNING par le seul verbe : un watch signifie que les conditions sont POSSIBLES et se déclenche environ 48 heures à l’avance ; un warning signifie qu’elles sont ATTENDUES et se déclenche environ 36 heures à l’avance. Vient ensuite un troisième niveau, qui n’est plus météorologique mais politique : l’EVACUATION ORDER, décidé par les autorités locales, et qui peut être « mandatory » ou « voluntary ». Confondre watch et warning dans une copie, c’est se tromper de degré d’urgence.
L’intensité, elle, se dit sur l’échelle de Saffir-Simpson, qui classe les ouragans d’après les vents soutenus : catégorie 1 à partir de 74 mph, 2 à partir de 96, 3 à partir de 111, 4 à partir de 130, 5 à partir de 157. À partir de la catégorie 3, on parle de « major hurricane ». Le National Hurricane Center associe à chaque niveau une phrase type — « devastating damage will occur » pour la catégorie 3, « catastrophic damage will occur » pour les catégories 4 et 5 — dont la structure au futur simple est exactement celle que le programme fait travailler pour la prévision.
Distinguez enfin deux mots que le débat confond souvent : MITIGATION (réduire les causes : émissions, énergies fossiles) et ADAPTATION (vivre avec les effets : digues, alertes, plans d’évacuation, urbanisme). L’axe 5 porte surtout sur l’adaptation, l’axe 4 surtout sur la mitigation ; savoir lequel des deux un document défend est souvent la clé de sa problématique. Le lexique de l’adaptation est concret : « resilience », « preparedness », « to withstand », « to shelter in place », « an emergency kit », « a flood defence ».
Fait de langue classique, enfin : « weather » et « climate » ne sont pas interchangeables. « Weather » désigne le temps qu’il fait, sur quelques heures ou quelques jours, et il est indénombrable — on ne dit ni « a weather » ni « weathers ». « Climate » désigne la tendance sur des décennies. Un seul ouragan ne prouve rien à lui seul ; c’est la SÉRIE qui se rattache au climat, et c’est exactement pour cela que le CSIRO parle d’une variation observée sur plus de vingt ans plutôt que d’un été.

Vocabulaire

→ Cartes
  • a watch/wɒtʃ/une vigilance (phénomène possible)Piège absolu : ici le mot n’a rien à voir avec « regarder ». C’est le niveau d’alerte le plus BAS, émis environ 48 heures à l’avance.
  • a warning/ˈwɔːnɪŋ/une alerte (phénomène attendu)Niveau supérieur au watch : le phénomène est expected, pas seulement possible. Émis environ 36 heures à l’avance.
  • a storm surge/stɔːm sɜːdʒ/une submersion marine, une onde de tempêteLa cause principale des morts lors d’un ouragan ; à ne pas confondre avec a tidal wave ou a tsunami.
  • a levee/ˈlevi/une digue de rivièreMot d’origine française passé en anglais américain ; accent sur la première syllabe. La rupture se dit a levee failure ou a levee breach.
  • to withstand/wɪðˈstænd/résister à, supporterVerbe irrégulier : withstand / withstood / withstood. Transitif direct : the roof withstood the wind.
  • preparedness/prɪˈpeədnəs/la préparation aux crisesIndénombrable, très fréquent dans les documents officiels : disaster preparedness, emergency preparedness.
  • to shelter in place/ˈʃeltər ɪn ˈpleɪs/se confiner sur placeConsigne officielle opposée à to evacuate ; s’emploie aussi comme nom composé : a shelter-in-place order.
  • resilience/rɪˈzɪliəns/la résilience, la capacité à encaisserIndénombrable ; l’adjectif est resilient. Attention à l’accent tonique sur la deuxième syllabe.

Les catégories de Saffir-Simpson

Vents soutenus et catégories (échelle de Saffir-Simpson, mph)Droite numérique, Cat. 1, Cat. 2, Cat. 3, Katrina 2005, Cat. 4, Cat. 57090110130150170Cat. 1Cat. 2Cat. 3Katrina 2005Cat. 4Cat. 5
Fig. 6Seuils officiels du National Hurricane Center, en milles par heure de vent soutenu. À partir de 111 mph (catégorie 3), on parle de major hurricane. Le repère en cercle ouvert situe Katrina à son atterrissage en Louisiane, le 29 août 2005 : 125 mph, catégorie 3.
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Exemple corrigé

Reading an official hurricane bulletin

You are given a short National Weather Service bulletin. In English, say what level of alert it announces, what it asks people to do, and how you can tell the difference from the previous level.

  1. 01Identify the level from the verb, not from the tone

    Le mot décisif est le verbe : « The bulletin uses the word WARNING, which means that hurricane conditions are EXPECTED in the area, not merely possible. A watch would have been issued about forty-eight hours ahead; a warning is issued about thirty-six hours ahead. » On identifie un niveau d’alerte par sa définition officielle, jamais par l’impression que fait le texte.

  2. 02Extract the instructions and name their grammar

    Relevez la forme, pas seulement le contenu : « The instructions are all imperatives — complete your preparations, secure loose objects, leave immediately if told to do so. There is no modal and no politeness marker, which is typical of emergency English: the message must be unambiguous. »

  3. 03Locate the third, non-meteorological level

    Cherchez qui décide : « The bulletin does not order an evacuation. That decision belongs to local officials, and it may be mandatory or voluntary. The forecaster describes the hazard; the authorities decide what people must do about it. »

  4. 04Say what the reader should conclude

    Terminez par l’action attendue : « So the correct reading is: the storm is now considered likely, the time for preparation is over, and the household should be ready to leave as soon as an order is issued. » Une lecture d’alerte se conclut toujours par une conduite, pas par un commentaire.

Résultat : Une lecture correcte identifie le niveau par le verbe officiel (possible pour un watch, expected pour un warning), relève l’impératif comme la grammaire propre au message d’urgence, distingue l’acteur météorologique de l’autorité locale qui ordonne l’évacuation, et se conclut par la conduite à tenir. Les délais indicatifs de 48 et 36 heures sont ceux du National Weather Service et se citent tels quels.

Objectif Bac

  • Objectif Bac (contrôle continu) : expliquer en anglais la différence entre a watch et a warning en une phrase que le correcteur pourra vérifier — a watch means the conditions are possible, a warning means they are expected — et l’appliquer à un bulletin authentique.
  • Objectif Bac : rendre compte d’un évènement extrême en séparant nettement l’aléa naturel (vent, submersion, sécheresse) et la défaillance humaine (digues rompues, alerte tardive, inégalité d’accès à l’évacuation).
  • Objectif Bac : citer une donnée officielle avec sa source et son unité — plus de 24 millions d’hectares et 33 morts directes pour le Black Summer, d’après le CSIRO — au lieu de l’énoncer comme une évidence anonyme.
  • Objectif Bac : distinguer mitigation et adaptation dans l’analyse d’un document, et dire laquelle des deux le texte défend.
  • Objectif Bac (contrôle continu) : produire une consigne de sécurité en anglais à l’impératif et au futur, sur le modèle officiel (Evacuate now. If you stay, emergency services will not be able to reach you.), en respectant le registre bref et non modalisé de ce type de message.

Erreurs fréquentes

  • Erreur de langue : employer « weather » comme un dénombrable (« a bad weather », « the weathers »). Il est indénombrable : on dit « bad weather », « the weather was terrible ». Et « weather » n’est pas « climate » : la première désigne quelques jours, la seconde des décennies.
  • Erreur de langue : traduire « a warning » par « une vigilance » et « a watch » par « une alerte ». C’est l’inverse du sens technique : le watch est le niveau le plus bas (conditions possibles), le warning le plus haut (conditions attendues).
  • Écrire que Katrina a « détruit La Nouvelle-Orléans par ses vents ». L’inondation vient des ruptures de digues après le passage de l’ouragan, qui atteint la Louisiane en catégorie 3 et non en catégorie 5 : c’est la nuance que tout document sérieux souligne.
  • Attribuer un évènement isolé au changement climatique comme s’il s’agissait d’une preuve. Le raisonnement anglophone porte sur des tendances : dites « this fits a trend documented since the 1990s » plutôt que « this fire proves climate change ».
  • Confondre les unités et les convertir en silence. Le Saffir-Simpson américain compte en mph, les rapports australiens en hectares : citez l’unité d’origine, quitte à donner l’équivalent entre parenthèses, sinon la donnée devient invérifiable.

§ 03

Révision active

Vous êtes chargé de la page « Before the storm » du site d’une école côtière anglophone. Rédigez en anglais (environ 150 mots) trois blocs distincts : ce qu’il faut faire quand un WATCH est émis, ce qui change quand il devient un WARNING, et ce que signifie un mandatory evacuation order. Employez l’impératif pour les consignes, le futur pour les conséquences, et terminez par une phrase à la voix passive nommant l’autorité qui décide.

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Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Hurricane and Tropical Storm Watches and Warnings — les définitions officielles et les délais de 48 h et 36 h (National Weather Service (NOAA, États-Unis)) · Hurricane Katrina — August 2005 : catégorie et vents à l’atterrissage, hauteur de submersion, bilan humain et matériel (National Weather Service, Mobile/Pensacola (NOAA)) · Australia’s Black Summer of fire was not normal — surfaces brûlées, bilan humain et part de la météo du feu dans la tendance (CSIRO — agence scientifique nationale australienne)

§ 04
§ 04

La sacralisation de la nature dans l’art et la fiction#

~9 min de lecture●●○StandardBOBO-2025-LV-anglais-premiere-§Axe-5-L-être-humain-et-la-nature

Ce que l’art a écrit avant les lois

La nature sacralisée : jalons littéraires et artistiquesFrise chronologique de 1750 à 1980, 1757: Burke, le sublime, 1798: Lyrical Ballads, 1810: Guide to the Lakes, 1836: Emerson et Cole, 1854: Walden, 1962: Silent Spring17501980Année1757Burke, lesublime1798Lyrical Ballads1810Guide to theLakes1836Emerson et Cole1854Walden1962Silent Spring
Fig. 7Les quatre jalons esthétiques précèdent tous la loi de 1872 sur Yellowstone. Le repère mis en valeur est Walden (1854), que le National Park Service crédite d’avoir formé les conservationnistes ultérieurs. En 1836 paraissent la même année l’essai Nature d’Emerson et le tableau The Oxbow de Thomas Cole.

Points clés

Les lois de protection ne sont jamais venues seules : elles ont été précédées, et rendues pensables, par des poèmes et des tableaux. C’est le point le plus intéressant de l’axe 5, et celui qu’une copie moyenne rate — elle traite l’art comme une illustration alors qu’il est ici une CAUSE. Sans le vocabulaire romantique du sublime, sans Thoreau, sans les peintres américains du XIXe siècle, la phrase de 1872 sur un territoire « set apart for the benefit and enjoyment of the people » n’aurait tout simplement pas eu de sens.
Le point de départ britannique est la catégorie du SUBLIME. Tate la rattache à Edmund Burke et à son Philosophical Enquiry into the Origin of our Ideas of the Sublime and Beautiful, publié en 1757, et la résume par une formule commode : « a greatness beyond all possibility of calculation, measurement or imitation ». Le sublime n’est pas le beau : il suppose une part de terreur. Une montagne, une tempête, une chute d’eau écrasent le spectateur et, ce faisant, l’élèvent. C’est la grammaire émotionnelle de tout le paysage romantique anglais.
Vient ensuite le tournant poétique de 1798 : les Lyrical Ballads de William Wordsworth et Samuel Taylor Coleridge, ordinairement tenues pour l’acte de naissance du romantisme anglais. Wordsworth prolonge l’entreprise en prose avec son Guide to the Lakes, dont la première version paraît en 1810 : il y écrit que la région devrait être considérée comme « a sort of national property, in which every man has a right and interest » — une phrase que l’autorité du parc national du Lake District cite encore aujourd’hui, et qui explique en partie l’inscription du site au patrimoine mondial en 2017.
Aux États-Unis, la sacralisation prend le nom de TRANSCENDANTALISME. Ralph Waldo Emerson publie son essai Nature en 1836 ; Henry David Thoreau s’installe le 4 juillet 1845 dans une cabane qu’il a bâtie au bord de l’étang de Walden, près de Concord dans le Massachusetts, y reste deux ans, deux mois et deux jours, et publie Walden en 1854. Le National Park Service en cite la phrase la plus connue : « I went to the woods because I wished to live deliberately, to front only the essential facts of life, and see if I could not learn what it had to teach. » Le même service rappelle que ces pages ont nourri les conservationnistes ultérieurs, John Muir et Rachel Carson au premier chef.
La peinture fait le même travail. Thomas Cole, fondateur de la Hudson River School, peint en 1836 le tableau connu sous le nom de The Oxbow — son titre complet est View from Mount Holyoke, Northampton, Massachusetts, after a Thunderstorm —, conservé au Metropolitan Museum of Art de New York. La toile est coupée en deux : d’un côté l’orage et la forêt sauvage, de l’autre la vallée cultivée du Connecticut, apaisée et quadrillée. Cole ne choisit pas : il MET EN SCÈNE le choix, et c’est ce qui en fait un document idéal pour l’axe.
Un dernier maillon relie l’art à la politique : Silent Spring, de Rachel Carson, paru en 1962. Le livre décrit les effets des pesticides, à commencer par le DDT, mais son efficacité tient à son écriture — un chapitre d’ouverture fictif, un printemps devenu muet — c’est-à-dire à un procédé littéraire. Il est ordinairement présenté comme l’un des textes fondateurs du mouvement environnemental moderne. Retenez la chaîne : une émotion esthétique produit une attention, l’attention produit une norme.
Méthode de commentaire, et vocabulaire indispensable. Pour un tableau, situez d’abord les plans — « in the foreground », « in the middle ground », « in the background », « in the top left-hand corner » (le programme cite explicitement cette dernière tournure) — puis nommez l’effet : « the storm looms over the valley », « the scene is awe-inspiring ». Pour un poème, repérez qui parle et à qui la nature s’adresse. Et distinguez les trois catégories esthétiques que l’anglais tient séparées : the beautiful (harmonieux), the picturesque (pittoresque, irrégulier, digne d’un tableau), the sublime (démesuré et effrayant).

Vocabulaire

→ Cartes
  • the sublime/ðə səˈblaɪm/le sublimeCatégorie esthétique, pas un compliment : ce qui écrase et fascine. Tate le définit d’après Burke (1757).
  • awe/ɔː/la crainte révérencielle, le saisissementIndénombrable ; l’adjectif utile est awe-inspiring. Ne se traduit pas par « peur », qui serait fear.
  • to worship/ˈwɜːʃɪp/vénérer, adorerLe programme donne worshipping dans le lexique de l’axe. Transitif direct : they worship the mountain, sans préposition.
  • to wander/ˈwɒndə/errer, se promener sans butÀ ne pas confondre avec to wonder (ˈwʌndə), s’étonner. Wordsworth écrit I wandered lonely as a cloud.
  • the foreground/ˈfɔːɡraʊnd/le premier planToujours avec in : in the foreground. Le reste de la série : the middle ground, the background.
  • to loom/luːm/se dresser de façon menaçante, surgirLe verbe du sublime : storm clouds loom over the valley. Souvent suivi de over ou de large.
  • solitude/ˈsɒlɪtjuːd/la solitude choisiePositif chez Thoreau, contrairement à loneliness, qui dit le manque. Le distinguo est attendu dans un commentaire.
  • nature writing/ˈneɪtʃə ˈraɪtɪŋ/la littérature de la natureNom du genre en anglais, sans traduction consacrée : on le laisse tel quel dans une copie française.
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Exemple corrigé

Commenting on Thomas Cole’s The Oxbow (1836)

Look at Thomas Cole's 1836 painting The Oxbow. In English, describe what you see, explain how the canvas is organised, and say what question the painting asks its viewer.

  1. 01Identify the work before describing it

    Trois informations suffisent : « This is an oil painting by Thomas Cole, the founder of the Hudson River School. It was painted in 1836 and it hangs in the Metropolitan Museum of Art in New York. Its full title is View from Mount Holyoke, Northampton, Massachusetts, after a Thunderstorm, but it is usually called The Oxbow. »

  2. 02Describe by planes, using the fixed phrases

    Servez-vous du vocabulaire imposé : « In the foreground, on the left, a broken tree and dark rocks catch the last of the storm. In the middle ground, the Connecticut River makes a wide U-shaped bend — the oxbow that gives the painting its popular name. In the background, on the right, the cultivated valley opens out under a clear sky. »

  3. 03Name the composition, not just the content

    Passez de ce qui est peint à la façon dont c’est peint : « The canvas is split down the middle. The left half is wild, dark and stormy; the right half is farmed, bright and orderly. The diagonal that separates them is the real subject of the picture. »

  4. 04State the question the painting asks

    Concluez sur l’enjeu, sans plaquer une morale : « Cole does not tell us which half to choose. He shows an America that could go either way, and he paints the moment of hesitation. That is why the picture still works as a document about what a country decides to protect. »

Résultat : Un commentaire réussi identifie l’œuvre (Cole, 1836, Metropolitan Museum of Art, titre complet et titre d’usage), décrit par plans avec les tournures figées (in the foreground / middle ground / background), nomme la COMPOSITION — la toile coupée en deux, sauvage à gauche, cultivée à droite — et formule la question posée au spectateur au lieu de conclure par un jugement de goût. Le présent simple est le temps du commentaire d’image.

Objectif Bac

  • Objectif Bac (contrôle continu) : commenter en anglais un paysage peint ou décrit en situant les plans (in the foreground, in the middle ground, in the background) avant d’exprimer la moindre impression personnelle.
  • Objectif Bac : distinguer the beautiful, the picturesque et the sublime dans un document, et justifier le classement par un détail précis du texte ou de l’image (la démesure, la menace, l’irrégularité).
  • Objectif Bac : citer un repère daté par mouvement — 1798 pour les Lyrical Ballads, 1836 pour Emerson et Cole, 1854 pour Walden, 1962 pour Silent Spring — et l’articuler à une décision de protection plutôt que de le juxtaposer.
  • Objectif Bac : expliquer en anglais comment une œuvre a pu produire une NORME (a poem, a painting or a book can change what a society is willing to protect), en employant le present perfect pour le bilan et le prétérit pour les faits datés.
  • Objectif Bac (contrôle continu) : établir une corrélation à la manière attendue au niveau B1+, sur le modèle donné par le programme lui-même : just as journalists bring awareness to social issues, art can advocate for social justice and political change.

Erreurs fréquentes

  • Employer « sublime » comme en français, au sens de « magnifique ». En anglais critique, the sublime désigne ce qui dépasse la mesure et effraie ; un coucher de soleil paisible est beautiful, pas sublime. Le contresens saute aux yeux d’un correcteur.
  • Erreur de langue : confondre to wander (errer, se promener sans but, prononcé ˈwɒndə) et to wonder (s’étonner, se demander, prononcé ˈwʌndə). Le vers le plus connu de Wordsworth commence par I wandered lonely as a cloud, et non I wondered.
  • Erreur de langue : écrire « Thoreau has written Walden in 1854 ». Avec une date achevée, l’anglais exige le prétérit : « Thoreau wrote Walden in 1854 » ; on réserve le present perfect au bilan sans date (« Walden has inspired generations of readers »).
  • Résumer The Oxbow comme « un beau paysage américain » et manquer sa composition. La toile OPPOSE une moitié d’orage sauvage à une moitié de vallée cultivée : c’est cette coupure qui la rend utile à l’axe, pas son sujet.
  • Traiter l’art comme une simple illustration de la protection de la nature. La chronologie dit l’inverse : 1757, 1798, 1836 et 1854 précèdent 1872 et 1916. Une copie forte tient l’art pour une cause, et le dit.

§ 04

Révision active

Choisissez une œuvre du monde anglophone — un poème, un tableau, un film ou un roman — où la nature est traitée comme quelque chose de sacré. Rédigez en anglais (environ 180 mots) une notice pour un catalogue d’exposition : présentez l’œuvre avec sa date et son auteur, décrivez en trois phrases ce que le spectateur voit ou lit en situant les plans, puis expliquez par quel procédé précis l’œuvre transforme un lieu en objet de vénération. N’employez ni beautiful ni sublime sans justifier le choix du mot.

S’entraîner sur des exercices associés50 questions sur ce thème→

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Sublime — la définition de la catégorie esthétique et son rattachement à Burke (1757) (Tate (Royaume-Uni)) · Walden Pond in the Walden Pond State Reservation — le séjour de Thoreau à partir du 4 juillet 1845, la parution de Walden en 1854 et son influence sur Muir et Carson (National Park Service (États-Unis))

§ 05
§ 05

Justice environnementale et boîte à outils langagière#

~9 min de lecture●●●ApprofondissementBOBO-2025-LV-anglais-premiere-§Axe-5-L-être-humain-et-la-natureBOBO-2025-LV-anglais-premiere-§Activités-langagières-LVA-et-LVB

Une famille de mots, plusieurs métiers

Dérivation lexicale a partir de to conserveArbre de probabilité, 3 chemins, Données: + -ation → + -ist; + -ancy; + -ative+ −ist+ −ation+ −ancy+ −ativeconservationto conserveconservationistconservancyconservative
Fig. 8Le programme fait travailler la dérivation comme stratégie de compréhension (unpleasant, childhood). Appliquée à conserve, elle donne le lexique entier de l’axe. Le mot mis en valeur, conservationist, désigne la personne ; attention à conservative, de la même famille latine mais devenu un mot du vocabulaire politique.

Points clés

Les quatre sections précédentes ont posé une question de rapport à la nature. Celle-ci en pose une autre, plus dure : QUI paie ? La dégradation d’un environnement n’est jamais également répartie, et le monde anglophone a forgé pour le dire un vocabulaire précis, environmental justice, qu’une copie de niveau avancé doit savoir manier. Cette section double le repère culturel d’un outillage de langue, parce que l’axe se joue autant sur ce que vous savez que sur votre capacité à l’argumenter en anglais.
LE POINT D’ORIGINE est documenté au jour près. À partir de 1978, une entreprise de transformateurs déverse illégalement, de nuit, un liquide chargé de PCB le long de routes rurales de Caroline du Nord. En 1982, l’État choisit d’enfouir la terre contaminée dans la communauté d’Afton, comté de Warren — le comté à la plus forte proportion d’habitants afro-américains de l’État, et l’un des plus pauvres — alors même que la nappe phréatique y est proche de la surface et que les habitants boivent l’eau des puits. La résistance est non violente ; environ cinq cents personnes sont arrêtées en tentant d’arrêter les camions. Les camions passent quand même. C’est cet échec qui fonde un mouvement.
LA CONSÉQUENCE NATIONALE arrive cinq ans plus tard : en 1987, la Commission for Racial Justice de l’United Church of Christ publie Toxic Wastes and Race in the United States, première étude nationale sur les caractéristiques raciales et socio-économiques des communautés abritant des sites de déchets dangereux. Sa conclusion, qui a fait entrer l’expression dans le débat public, est que l’appartenance raciale prédisait mieux que la pauvreté la localisation de ces sites. L’Environmental Protection Agency en a tiré une définition officielle qu’il faut savoir citer : environmental justice est « the fair treatment and meaningful involvement of all people regardless of race, color, national origin, or income with respect to the development, implementation and enforcement of environmental laws, regulations and policies », le fair treatment signifiant qu’« no group of people should bear a disproportionate share of the negative environmental consequences ».
LE REVERS CONTEMPORAIN de cette exigence est le GREENWASHING : une entreprise ou une institution se donne une image écologique sans changer ses pratiques. Le mot n’est pas seulement militant, il est devenu un objet de régulation. Au Royaume-Uni, la Competition and Markets Authority publie un Green Claims Code, guide destiné à aider les entreprises à respecter le droit de la consommation lorsqu’elles formulent des allégations environnementales. Le vocabulaire du débat en découle : « a green claim », « an unsubstantiated claim », « misleading », « carbon neutral », « net zero », « offsetting ». Notez le faux ami : « a claim » est ici une allégation, pas une réclamation.
LE VOCABULAIRE DU MILITANTISME s’organise, lui, autour d’une échelle d’intensité qu’il faut savoir graduer : « to raise awareness » (sensibiliser), « to campaign » (militer), « to lobby » (faire pression sur les décideurs), « a rally » et « a march » (rassemblement, défilé), « direct action » (action directe), « civil disobedience » (désobéissance civile). L’adjectif « grassroots » qualifie ce qui naît de la base — « a grassroots movement », jamais « a grassroot ». Et « accountability » est plus fort que « responsibility » : il suppose que quelqu’un doive RENDRE DES COMPTES, ce qui est exactement l’exigence de Warren County.
LA BOÎTE À OUTILS LANGAGIÈRE, à présent, telle que le programme la décrit pour la classe de première. Le niveau visé en LVA à la fin de l’année est B1+ : l’élève doit pouvoir « exprimer et justifier une opinion en comparant, opposant, pesant le pour et le contre de manière ajustée et en explicitant par des exemples », « établir une corrélation, une relation entre deux faits ou situations », et « exprimer la condition dans quelques modalités simples ». Le programme donne pour ce dernier point un exemple emprunté à un espace protégé, qu’on peut réemployer tel quel : « Unless otherwise stated, you cannot park your car in this protected natural area. If you don’t abide by the law, you will face charges. »
TROIS OUTILS GRAMMATICAUX, enfin, qui font la différence sur ce sujet précis. Un, le PASSIF : il permet de nommer une action sans nommer un coupable, ce qui est justement l’enjeu — « the landfill was built », « the community was never consulted » ; savoir le repérer, c’est savoir voir qui un texte protège. Deux, les MODAUX d’obligation morale : « should », « ought to », « must », qui ne se valent pas — should conseille, must impose. Trois, le PREMIER CONDITIONNEL et « unless », pour la conséquence : « unless the rules are enforced, the same thing will happen again ». Employés ensemble, ces trois outils produisent l’argumentation nuancée que le niveau B1+ attend, sans un mot de plus qu’il n’en faut.

Vocabulaire

→ Cartes
  • a landfill/ˈlændfɪl/une décharge, un centre d’enfouissementLe mot des documents administratifs sur Warren County ; a dump est plus familier et plus péjoratif.
  • disproportionate/ˌdɪsprəˈpɔːʃənət/disproportionnéMot pivot de la définition de l’EPA : no group should bear a disproportionate share. Adverbe : disproportionately.
  • accountability/əˌkaʊntəˈbɪləti/l’obligation de rendre des comptesPlus fort que responsibility : suppose quelqu’un devant qui répondre. Verbe associé : to hold someone accountable.
  • grassroots/ˈɡrɑːsruːts/issu de la base, localAdjectif invariable, toujours avec le s : a grassroots movement. La forme a grassroot n’existe pas.
  • to greenwash/ˈɡriːnwɒʃ/verdir abusivement son imageLe nom est greenwashing, indénombrable. Le régulateur britannique parle, lui, de green claims.
  • a claim/kleɪm/une allégation, une affirmationFaux ami : ce n’est pas « une réclamation » (a complaint). Collocation à retenir : an unsubstantiated claim.
  • to abide by/əˈbaɪd baɪ/respecter, se conformer àVerbe à particule inséparable, donné en exemple par le programme : if you don’t abide by the law, you will face charges.
  • to hold someone accountable/həʊld ˈsʌmwʌn əˈkaʊntəbl/demander des comptes à quelqu’unStructure très fréquente dans la presse anglophone ; le complément se place ENTRE le verbe et l’adjectif.
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Exemple corrigé

Building a balanced paragraph on who pays for pollution

Write a balanced paragraph in English answering the question: should communities have the right to refuse a waste facility? Use the Warren County case, and show that you can weigh both sides.

  1. 01Open with the concrete case, not with an opinion

    Le fait d’abord : « In 1982, the state of North Carolina buried soil contaminated with PCBs in Afton, in Warren County, a rural community with the highest proportion of African American residents in the state. About five hundred people were arrested trying to stop the trucks. The landfill went ahead. »

  2. 02State the first side and back it with the official definition

    Une thèse étayée par une source : « Those protests are usually described as the beginning of the environmental justice movement, which the Environmental Protection Agency defines as the fair treatment and meaningful involvement of all people regardless of race, colour, national origin or income. If a community is never consulted, that definition is simply not met. »

  3. 03Concede the opposite side honestly

    Une concession réelle, pas décorative : « On the other hand, the waste has to go somewhere. If every community could veto every facility, the sites would end up wherever resistance is weakest — which is precisely the mechanism the movement denounces. A right to refuse, on its own, does not solve the problem of where. »

  4. 04Close on a conditional that names the missing condition

    Une conclusion qui tranche par une condition : « So the real question is not refusal but procedure. Unless communities are involved early and the burden is shared across a whole state, the same siting decisions will keep falling on the same people. » Le connecteur unless fait ici tout le travail argumentatif.

Résultat : Un paragraphe équilibré part du cas daté et localisé (Warren County, 1982, environ cinq cents arrestations), appuie la première thèse sur la définition officielle de l’EPA, concède honnêtement l’objection (les déchets doivent bien aller quelque part, et un droit de veto généralisé déplacerait la charge vers les plus faibles), puis conclut par une phrase conditionnelle en unless qui nomme la condition manquante. Le passif — the community was never consulted — sert à désigner l’absence d’acteur.

Objectif Bac

  • Objectif Bac (contrôle continu) : définir environmental justice en anglais à partir de la formulation officielle de l’EPA (fair treatment and meaningful involvement of all people), et l’illustrer par le cas de Warren County en 1982.
  • Objectif Bac : distinguer responsibility et accountability dans une argumentation, et employer le second lorsque le document exige que quelqu’un rende des comptes.
  • Objectif Bac : repérer et commenter un emploi du PASSIF dans un document environnemental — the community was never consulted — en disant explicitement quel acteur la construction dissimule.
  • Objectif Bac : exprimer la condition avec if et unless dans une production personnelle, sur le modèle donné par le programme (unless otherwise stated…, if you don’t abide by the law, you will face charges).
  • Objectif Bac (contrôle continu) : caractériser une allégation environnementale comme unsubstantiated ou misleading en justifiant par un critère précis (absence de preuve, comparaison absente, périmètre non dit), et non par un simple soupçon.

Erreurs fréquentes

  • Erreur de langue : traduire « a claim » par « une réclamation ». Dans ce contexte, a green claim est une ALLÉGATION commerciale ; « an unsubstantiated claim » est une allégation non étayée. « Une réclamation » se dirait a complaint.
  • Erreur de langue : écrire « a grassroot movement ». L’adjectif est invariablement grassroots, avec un s : a grassroots campaign, a grassroots organisation.
  • Employer responsibility là où le document exige accountability. Le premier désigne le fait d’être en charge, le second l’obligation de répondre de ses actes devant quelqu’un : c’est exactement la différence que réclamaient les habitants de Warren County.
  • Réduire la justice environnementale à une question de pollution. Le rapport de 1987 et la définition de l’EPA portent sur la RÉPARTITION des nuisances et sur la participation des habitants aux décisions : sans ces deux dimensions, la notion est vidée de son sens.
  • Traiter toute communication écologique d’entreprise de greenwashing. La Competition and Markets Authority publie un guide précisément parce que certaines allégations sont valides et d’autres non : une copie forte nomme le critère qui permet de trancher, au lieu de généraliser.

§ 05

Révision active

Une entreprise affiche sur ses produits la mention « 100% carbon neutral ». Rédigez en anglais (environ 180 mots) la lettre que vous adressez à son service consommateurs : demandez d’abord des précisions à l’aide de trois questions ouvertes différentes, expliquez ensuite ce qui rend une allégation environnementale vérifiable ou non, et concluez par une phrase conditionnelle avec unless. Employez au moins un passif et un modal d’obligation morale.

S’entraîner sur des exercices associés50 questions sur ce thème→

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Learn About Environmental Justice — la définition officielle et les notions de fair treatment et meaningful involvement (archive du 19 janvier 2017) (United States Environmental Protection Agency) · PCB Protests — le déversement de 1978, le choix d’Afton dans le comté de Warren en 1982 et les quelque cinq cents arrestations (NCpedia — State Library of North Carolina) · Green Claims Code: making environmental claims — le guide du régulateur britannique sur les allégations environnementales (Competition and Markets Authority (Royaume-Uni))

Vérifié · 08/2026 · Version complète via le réglage de profondeur — même endroit, mêmes ancres

Sommaire

Section -- / 05

    • 01Les parcs nationaux, outils de préservation de la nature○
    • 02Vivre avec et vivre de la nature◐
    • 03L’homme face aux évènements météorologiques◐
    • 04La sacralisation de la nature dans l’art et la fiction◐
    • 05Justice environnementale et boîte à outils langagière●

0/5 Lues

Des fiches à l'entraînement

L’être humain et la nature

Consolide ce thème avec des questions de la banque de questions.

~49
min
5
Compétences
50
questions
S'entraîner
Planifier une révision

Références et sources

Sources

National Park Service (États-Unis)

  • Yellowstone National Park Establishment — la loi du 1er mars 1872 et sa formule « public park or pleasuring-ground »
  • A Quick History of the National Park Service — la création du service le 25 août 1916 et le mandat de l’Organic Act
  • Walden Pond in the Walden Pond State Reservation — le séjour de Thoreau à partir du 4 juillet 1845, la parution de Walden en 1854 et son influence sur Muir et Carson

Lake District National Park Authority (Royaume-Uni)

  • World Heritage Site — l’inscription du Lake District en 2017 comme paysage culturel agropastoral

Australian Museum (Sydney)

  • What is cultural burning? — définition, ancienneté et principe de la mosaïque de feux froids

Crofting Commission (Écosse)

  • What is a croft? — la définition officielle : une unité de terre soumise aux Crofting Acts, et non une maison

National Weather Service (NOAA, États-Unis)

  • Hurricane and Tropical Storm Watches and Warnings — les définitions officielles et les délais de 48 h et 36 h

National Weather Service, Mobile/Pensacola (NOAA)

  • Hurricane Katrina — August 2005 : catégorie et vents à l’atterrissage, hauteur de submersion, bilan humain et matériel

CSIRO — agence scientifique nationale australienne

  • Australia’s Black Summer of fire was not normal — surfaces brûlées, bilan humain et part de la météo du feu dans la tendance

Tate (Royaume-Uni)

  • Sublime — la définition de la catégorie esthétique et son rattachement à Burke (1757)

United States Environmental Protection Agency

  • Learn About Environmental Justice — la définition officielle et les notions de fair treatment et meaningful involvement (archive du 19 janvier 2017)

NCpedia — State Library of North Carolina

  • PCB Protests — le déversement de 1978, le choix d’Afton dans le comté de Warren en 1982 et les quelque cinq cents arrestations

Competition and Markets Authority (Royaume-Uni)

  • Green Claims Code: making environmental claims — le guide du régulateur britannique sur les allégations environnementales

Voir aussi

  • Innovations scientifiques et responsabilitéL’éthique du progrès : l’autre versant de la même question de responsabilité.
  • Territoire et mémoire (Territory and Memory)Les territoires autochtones relient la gestion du vivant et la mémoire des dépossessions.
  • Les aires anglophones américainesParcs, littoraux, forêts : les Amériques anglophones fournissent la plupart des cas d’étude.

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Innovations scientifiques et responsabilité

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Les aires anglophones américaines

EuraStudy·Fiches T·06·MMXXVI

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