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Fiches/Anglais (LVA)/Activités langagières et médiation
FR · Bac

Activités langagières et médiation

« Activités langagières et médiation » n’est pas un axe culturel : c’est le chapitre de MÉTHODE du programme d’anglais du lycée général et technologique (arrêté du 5 mai 2025, BO n° 22 du 29 mai 2025, annexe 4), applicable en première et en terminale à la rentrée 2026-2027. Le préambule y décrit l’apprentissage à travers SIX activités langagières — compréhension de l’oral, compréhension de l’écrit, expression orale en continu, expression écrite, interaction orale et écrite, médiation — et précise qu’elles « sont indissociables les unes des autres, et s’articulent entre elles – la médiation étant à l’intersection de la production et de la réception ». Le niveau visé en LVA est B1+ à la fin de la première et B2 à la fin de la terminale ; le signe « + » signifie que le niveau supérieur est atteint dans au moins l’une des activités. La LVA n’a pas d’épreuve terminale nationale : les candidats scolaires sont évalués en contrôle continu, sur les moyennes annuelles portées au livret scolaire, avec un coefficient 3 pour la classe de première et un coefficient 3 pour la classe de terminale, soit 6 sur l’ensemble du cycle terminal. À l’issue des résultats, l’attestation de langues vivantes situe le candidat, en LVA comme en LVB, dans quatre activités langagières. Ce topic outille donc chacune des six : ouvrir un projet d’écoute ou de lecture, organiser et nuancer une production, tenir sa place dans un échange, faire passer un contenu à autrui sans le déformer, et régler les outils de langue qui servent tout cela.

5 sections·~48 min de lecture·5 compétences·Vérifié · 08/2026

T·0111 / 13
Profil d’examen
Nommer les six activités langagières du programme dans les termes du texte, situer le niveau visé en LVA — B1+ en fin de première, B2 en fin de terminale — et expliquer pourquoi la médiation est dite « à l’intersection de la production et de la réception ».Comprendre, au niveau B2, les principaux points de textes et d’interventions complexes et d’une certaine longueur : distinguer les faits des points de vue, repérer la structuration chronologique, discursive et argumentative, identifier le ton, l’humeur et l’intention du locuteur.Développer de manière claire, détaillée et cohérente une gamme étendue de sujets, à l’écrit comme à l’oral en continu, en articulant idée principale, idées secondaires et exemples, et en s’écartant au besoin d’un texte préparé pour s’adapter à son public.Exposer ses idées et réagir aux arguments d’autrui de façon convaincante, sans préparation supplémentaire : identifier avec précision une prise de position opposée, relancer, faire préciser, et reformuler les positions pour dégager des pistes d’entente.Faire une synthèse et rendre compte d’informations et d’arguments venant de sources orales et écrites différentes, et les rendre plus claires pour autrui en les paraphrasant — sans y mêler son opinion.
Opérateurs :écouter, comprendre et interpréter (compréhension de l’oral)lire, comprendre et interpréter (compréhension de l’écrit)parler en continu (expression orale en continu)écrire (expression écrite)réagir et dialoguer (interaction orale et écrite)comprendre, interpréter, réagir, communiquer, coopérer (médiation)

niveau de base

Pour l’enseignement commun d’anglais (LVA), retenez d’abord la carte : six activités langagières, un niveau visé (B1+ en fin de première, B2 en fin de terminale) et une évaluation en contrôle continu. Apprenez ensuite trois réflexes de méthode plutôt qu’une leçon à réciter : ouvrir un projet d’écoute ou de lecture AVANT d’aborder un document ; construire toute production sur idée principale → idées secondaires → exemple ; et, en médiation, rendre compte fidèlement du propos d’autrui avant de dire le vôtre.

niveau approfondi

Approfondissement — pour viser le haut du B2, travaillez ce que le programme réserve précisément à ce niveau : les modalités de la condition (irréel du passé, past perfect inversé), les corrélations du type « the more…, the more… », l’inversion après un adverbe restrictif placé en tête, et la variation des registres. Attention au périmètre : la spécialité LLCER-anglais est un autre enseignement, avec son propre programme et son épreuve terminale de spécialité ; la LVA de tronc commun, elle, reste évaluée en contrôle continu.

Profondeur

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Texte

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Sommaire · 5 sections▾
  1. Activités langagières et médiation
    • 01Les six activités langagières et le niveau B2○
    • 02Stratégies de réception : écouter et lire au niveau B2◐
    • 03Stratégies de production : parler en continu et écrire◐
    • 04Interaction et médiation●
    • 05Boîte à outils : lexique, grammaire, phonologie○

5 sections · 25 points clés · 0 formule · 25 pièges signalés

§ 01
§ 01

Les six activités langagières et le niveau B2#

~11 min de lecture●○○BaseBOBO-2025-LV-anglais-terminale-§Activités-langagières

La médiation à l’intersection de la réception et de la production

La médiation à l’intersection de la réception et de la productionDiagramme de Venn avec 2 ensembles, Réception, ProductionRéceptionProductionÉcouter, lireParler, écrireMédiation
Fig. 1Le programme place la médiation exactement là : à l’intersection. Comprendre (réception) et redire (production) sont deux opérations distinctes ; médier est la seule activité qui exige les deux à la fois.

Points clés

Ce chapitre n’est pas un axe culturel : c’est le mode d’emploi de l’année. Le programme d’anglais du lycée général et technologique — arrêté du 5 mai 2025, publié au BO n° 22 du 29 mai 2025, annexe 4 — décrit d’un côté des contenus culturels (six axes par année, dont cinq doivent être traités, l’axe 6 étant obligatoire, chacun abordé « à travers au moins un objet d’étude ») et de l’autre les ACTIVITÉS LANGAGIÈRES, c’est-à-dire les manières d’agir avec la langue. Les axes disent de quoi l’on parle ; les activités langagières disent ce que l’on sait faire. Ce sont elles que vos professeurs évaluent, et elles que l’attestation de fin de terminale décrira.
Le préambule en énumère SIX, et il faut les connaître dans les termes du texte : « compréhension de l’oral : écouter, comprendre et interpréter ; compréhension de l’écrit : lire, comprendre et interpréter ; expression orale en continu : parler en continu ; expression écrite : écrire ; interaction orale et écrite : réagir et dialoguer ; médiation : comprendre, interpréter, réagir, communiquer, coopérer. » Deux détails comptent. D’abord l’interaction n’est pas seulement orale : le programme la nomme « interaction orale ET ÉCRITE » — répondre à un courriel ou tenir un fil de discussion en relève. Ensuite la médiation est une activité à part entière, au même rang que les cinq autres, et non un supplément facultatif.
Le texte précise comment elles s’articulent : « Les activités langagières sont indissociables les unes des autres, et s’articulent entre elles – la médiation étant à l’intersection de la production et de la réception – en fonction des situations de communication prévues par le projet pédagogique. Toutes se répondent et se renforcent mutuellement. » Médier suppose en effet d’avoir compris pour pouvoir redire à quelqu’un d’autre : c’est la seule activité qui exige les deux opérations à la fois. Un travail de classe en combine presque toujours plusieurs — écouter un reportage (réception), en rendre compte à un camarade qui ne l’a pas entendu (médiation), puis en débattre (interaction).
Les niveaux visés sont fixés par les tableaux du programme, année par année. En LVA, la seconde vise B1+, la première B1+ et la terminale B2. En LVB, B1 en première et B1 en terminale ; en LVC, A2 en première et A2+ / B1 en terminale. Le signe « + » a un sens défini par le programme lui-même : « lorsque le niveau visé est accompagné du signe "+", cela signifie que le niveau supérieur est atteint dans au moins l’une des activités langagières ». Autrement dit, B1+ n’est pas une note intermédiaire entre B1 et B2 : c’est un B1 partout, et déjà un B2 quelque part.
L’évaluation de la LVA obéit à une règle simple, souvent mal énoncée : il n’y a PAS d’épreuve terminale nationale. Pour les candidats dits « scolaires », elle relève du contrôle continu, c’est-à-dire des moyennes annuelles portées au livret scolaire du lycée puis transmises à Cyclades. Le mémento ministériel des évaluations au baccalauréat lui attribue un coefficient 3 pour la classe de première et un coefficient 3 pour la classe de terminale, soit 6 au total sur le cycle — la même répartition que l’histoire-géographie et la LVB. Les candidats dits « individuels » relèvent d’un autre régime : ils « présentent des évaluations ponctuelles organisées par les académies d’inscription des candidats » et « les notes obtenues en cours d’année ne sont pas prises en compte ». Pour les langues vivantes A et B, ces évaluations sont cadrées par la note de service du 3 juillet 2026 (NOR MENE2618195N, BO n° 30 du 23 juillet 2026), applicable à compter de la session 2027 : au choix, deux évaluations (fin de première et fin de terminale) ou une seule en fin de cycle terminal ; pour la terminale, un écrit d’1 h 30 hors temps d’écoute et un oral de 10 minutes précédé de 10 minutes de préparation.
Reste l’attestation de langues vivantes, délivrée en LVA et en LVB à TOUS les candidats, à l’issue de la publication des résultats, dans l’espace candidat Cyclades. Elle situe le niveau dans QUATRE activités langagières : compréhension de l’oral, expression orale en continu et en interaction, compréhension de l’écrit, expression écrite. Six d’un côté, quatre de l’autre : les deux comptes sont justes, chacun dans son ordre. Le programme décrit six manières d’agir avec la langue ; l’attestation, elle, réunit l’expression orale en continu et l’interaction sur une même ligne et n’ouvre pas de rubrique propre à la médiation, qui se manifeste au travers des autres. Sa règle est écrite noir sur blanc : « Le candidat obtient un niveau de compétences global (A2, B1, etc.) s’il atteint ce niveau dans les quatre activités langagières ; s’il atteint un niveau supérieur dans au moins l’une des activités langagières, le niveau global est accompagné du signe "+" ». Ce niveau est apprécié par les professeurs de LVA et LVB à la fin de l’année de terminale, à partir des résultats du contrôle continu, « sans que les candidats aient à subir une évaluation supplémentaire ».
Une conséquence pratique en découle : puisque tout se joue en cours d’année, chaque évaluation compte deux fois — comme note et comme information. Le programme réclame d’ailleurs des évaluations « de différentes natures (diagnostiques, formatives, sommatives) » qui, « en cohérence avec les niveaux du CECRL, facilitent le positionnement de l’élève et mettent l’accent sur les effets de seuil, ces moments critiques où les compétences linguistiques atteignent un nouveau palier ». Savoir dans quelle activité on est déjà B2 et dans laquelle on plafonne encore à B1 n’est donc pas une étiquette : c’est le plan de travail du trimestre.

Vocabulaire

→ Cartes
  • language skills/ˈlæŋɡwɪdʒ skɪlz/les activités langagières (au sens du CECRL)On distingue receptive skills (listening, reading) et productive skills (speaking, writing). « Activity » ne rend pas l’idée en anglais.
  • spoken interaction/ˌspəʊkən ˌɪntərˈækʃn/l’interaction oraleS’oppose à spoken production (parler en continu). Le CECRL leur consacre des descripteurs distincts.
  • mediation/ˌmiːdiˈeɪʃn/la médiationLe verbe est to mediate. À ne pas confondre avec meditation, la méditation.
  • a can-do statement/ə ˌkæn duː ˈsteɪtmənt/un descripteur « je peux… »Toujours au présent : “I can understand a lecture on a familiar subject.” C’est la forme sous laquelle le CECRL décrit chaque niveau.
  • proficiency/prəˈfɪʃnsi/la maîtrise, le niveau de compétenceSe combine : a proficiency level, language proficiency. L’adjectif proficient signifie « compétent », pas « parfait ».
  • continuous assessment/kənˈtɪnjuəs əˈsesmənt/le contrôle continuCalque à éviter : « continuous control » évoquerait une surveillance permanente. Le verbe est to assess.
  • a mark/ə mɑːk/une note chiffréeBritannique ; l’américain dit a grade. “A note” est un mot écrit ou une note de musique, jamais une note scolaire.

Six activités au programme, quatre sur l’attestation

Six activités au programme, quatre sur l’attestationArbre de probabilité, 10 chemins, Données: Programme 2025 : six activités → Compréhension de l’oral; Programme 2025 : six activités → Compréhension de l’écrit; Programme 2025 : six activités → Expression orale en continu; Programme 2025 : six activités → Expression écrite; Programme 2025 : six activités → Interaction orale et écrite; Programme 2025 : six activités → Médiation; Attestation : quatre activités → Compréhension de l’oral; Attestation : quatre activités → Expression orale et interaction; Attestation : quatre activités → Compréhension de l’écrit; Attestation : quatre activités → Expression écriteProgramme 2025 : six activitésAttestation : quatre activitésCe qui est décrit, ce qui est attestéCompréhension de l’oralCompréhension de l’écritExpression orale en continuExpression écriteInteraction orale et écriteMédiationCompréhension de l’oralExpression orale et interactionCompréhension de l’écritExpression écrite
Fig. 2Deux comptes différents, tous deux justes. Le programme décrit six activités langagières ; l’attestation de langues vivantes en renseigne quatre, en réunissant l’expression orale en continu et l’interaction sur une même ligne.

L’échelle du CECRL et le niveau visé en LVA

L’échelle du CECRL et le niveau visé en LVADroite numérique, A1, A2, B1, B1+, B2, C1, C2, LVALVAA1A2B1B1+B2C1C2
Fig. 3Les six niveaux du CECRL sur un axe. En LVA, la première vise B1+ et la terminale B2 ; le segment épaissi est le chemin de l’année. Le repère B2 est marqué d’un point plein, les autres d’un anneau.
Exemple corrigé

Se positionner honnêtement : un auto-diagnostic activité par activité

Your school is putting together a European mobility file and asks each student for a short self-assessment in English. Write it: describe your own level in each of the four skills reported on the language certificate, using can-do statements, and say which one is ahead of the others and why.

  1. 01Name the four skills the certificate reports

    Open with the frame, not with yourself: “The language certificate reports four skills: listening, spoken production and interaction, reading and writing.” Vous montrez d’emblée que vous savez ce qui sera décrit — et vous évitez l’erreur de compter cinq ou six rubriques sur une attestation qui en compte quatre.

  2. 02Turn each skill into a can-do statement, not an adjective

    Un niveau se décrit par ce que l’on sait faire : “I can follow a documentary in standard English and identify the speaker’s intention” dit bien plus que “my listening is good”. Faites de même à l’écrit : “I can write a clear, detailed argument and weigh up two opposing views.”

  3. 03Say where you are ahead, and use the plus sign correctly

    La règle de l’attestation est explicite : le niveau global est celui atteint dans les quatre activités, et le signe « + » s’ajoute dès qu’un niveau supérieur est atteint dans au moins l’une d’elles. On écrit donc : “My reading is my strongest skill: I can read a variety of texts on my own. That is why my overall level would be B1+ rather than B1.”

  4. 04Close on what you are working on, with evidence

    Terminez par un objectif vérifiable plutôt que par une promesse : “I am working on spoken interaction. In a debate I can defend a point, but I still need time before I can react to an opposing argument without preparing it.” C’est exactement l’attendu de terminale, formulé au bon niveau de précision.

Résultat : Une bonne réponse nomme les quatre rubriques de l’attestation (et non les six activités du programme), décrit chaque niveau par un descripteur « je peux… » plutôt que par un adjectif, emploie correctement la règle du signe « + » et se termine sur un point de progrès observable. L’anglais reste simple, juste et au présent.

Explication pas à pas3 étapes
  1. 1

    Le programme décrit six activités langagières : deux pour recevoir — écouter, lire —, deux pour produire — parler en continu, écrire —, une pour interagir à l’oral comme à l’écrit, et la médiation.

    2 recevoir+2 produire+1 interagir+1 meˊdier=6 activiteˊs langagieˋres\text{2 recevoir} + \text{2 produire} + \text{1 interagir} + \text{1 médier} = \text{6 activités langagières}2 recevoir+2 produire+1 interagir+1 meˊdier=6 activiteˊs langagieˋres
  2. 2

    La médiation se tient à l’intersection : il faut avoir compris pour pouvoir redire à quelqu’un d’autre. C’est la seule activité qui exige la réception ET la production.

    reˊception  ∩  production  =  meˊdiation\text{réception} \;\cap\; \text{production} \;=\; \text{médiation}reˊception∩production=meˊdiation
  3. 3

    En LVA, la première vise B1+ et la terminale B2. L’attestation de fin de terminale, elle, décrit quatre activités et ajoute un « plus » dès qu’un niveau supérieur est atteint dans l’une d’elles.

    premieˋre : B1+  ⟶  terminale : B2\text{première : B1+} \;\longrightarrow\; \text{terminale : B2}premieˋre : B1+⟶terminale : B2

Objectif Bac

  • Objectif Bac : nommer les six activités langagières dans les termes du programme (compréhension de l’oral, compréhension de l’écrit, expression orale en continu, expression écrite, interaction orale et écrite, médiation) et rattacher une tâche donnée à la bonne activité.
  • Objectif Bac : justifier en une phrase pourquoi la médiation est dite « à l’intersection de la production et de la réception », en décrivant une situation de classe qui l’illustre.
  • Objectif Bac : situer le niveau visé en LVA — B1+ en fin de première, B2 en fin de terminale — et expliquer ce que le programme entend par le signe « + ».
  • Objectif Bac (contrôle continu) : savoir qu’un candidat scolaire ne passe aucune épreuve terminale nationale de LVA, que ses moyennes annuelles sont prises en compte, et que la LVA pèse un coefficient 3 en première et un coefficient 3 en terminale.
  • Objectif Bac : distinguer les six activités du programme des quatre activités renseignées sur l’attestation de langues vivantes, et énoncer la règle du niveau global et du signe « + ».

Erreurs fréquentes

  • Annoncer « cinq activités langagières ». Le programme en énumère SIX : la médiation en fait partie, au même rang que les autres. Le chiffre quatre existe aussi, mais il désigne les activités renseignées sur l’attestation de langues vivantes — pas le programme.
  • Attribuer à la LVA un coefficient 6 pour la seule année de terminale. Le 6 est le TOTAL du cycle : la LVA pèse 3 pour la classe de première et 3 pour la classe de terminale.
  • Confondre l’expression orale EN CONTINU et l’INTERACTION : un exposé préparé que l’on tient seul relève de la première ; réagir dans un débat à une prise de position opposée, sans préparation supplémentaire, relève de la seconde. Ni les descripteurs ni les stratégies ne sont les mêmes.
  • Calquer le français pour parler de son niveau : on ne dit pas « I have a good level in English » mais “my English is good” ou “I’m at B2 level in English”. De même « I’m agree » n’existe pas : agree est un VERBE, donc “I agree with you”.
  • Traduire « contrôle continu » par « continuous control » : on dit “continuous assessment”. Et « une note » se dit “a mark” (GB) ou “a grade” (US), jamais “a note”, qui désigne un mot écrit ou une note de musique.

§ 01

Révision active

Reprenez le déroulé des dernières semaines de votre cours d’anglais et listez trois activités réellement faites en classe. Pour chacune, dites à laquelle des six activités langagières du programme elle correspond, et sur quel indice vous tranchez. Inventez ensuite une quatrième activité qui ferait travailler la médiation, c’est-à-dire qui obligerait à comprendre un document pour le redire à quelqu’un qui ne l’a pas eu sous les yeux. Terminez par une phrase : dans quelle activité vous sentez-vous le plus loin du niveau B2, et pourquoi ?

S’entraîner sur des exercices associés50 questions sur ce thème→

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme d’anglais pour les classes de lycée général et technologique — annexe 4 de l’arrêté du 5 mai 2025 (BO n° 22 du 29 mai 2025) : préambule commun — les six activités langagières, la médiation « à l’intersection de la production et de la réception », et les tableaux de niveaux visés par classe et par langue (Ministère de l’Éducation nationale) · Cadre réglementaire des évaluations au baccalauréat — mémento (septembre 2025) : tableau des coefficients du contrôle continu (LVA, 3 en première et 3 en terminale), régime des candidats individuels et partie IV.A sur l’attestation de langues vivantes (Ministère de l’Éducation nationale — Éduscol)

§ 02
§ 02

Stratégies de réception : écouter et lire au niveau B2#

~9 min de lecture●●○StandardBOBO-2025-LV-anglais-terminale-§Activités-langagières

Le projet d’écoute ou de lecture, en trois temps

Le projet d’écoute ou de lecture, en trois tempsArbre de probabilité, 9 chemins, Données: Avant : anticiper → La problématique traitée; Avant : anticiper → Les indices paratextuels; Avant : anticiper → Le champ lexical attendu; Pendant : construire → Confronter compris et nouveau; Pendant : construire → Phrases complexes, temps; Pendant : construire → Réguler son écoute; Après : rendre compte → Trier et hiérarchiser; Après : rendre compte → Fait ou prise de position; Après : rendre compte → Emphase, ironie : l’impliciteAvant : anticiperPendant : construireAprès : rendre compteProjet d’écoute ou de lectureLa problématique traitéeLes indices paratextuelsLe champ lexical attenduConfronter compris et nouveauPhrases complexes, tempsRéguler son écouteTrier et hiérarchiserFait ou prise de positionEmphase, ironie : l’implicite
Fig. 4La stratégie que le programme place en tête des apports du niveau B2. Le projet se décide avant le document, se révise pendant, et débouche sur un compte rendu trié et hiérarchisé.

Points clés

En terminale, comprendre ne veut plus dire décoder : le programme demande une démarche d’investigation. « Mettre l’élève en situation de recherche active face à un corpus documentaire permet d’opérer un tri dans les informations comprises, de les hiérarchiser pour ensuite en rendre compte. » On n’aborde donc pas un document pour voir ce qu’il contient, mais pour répondre à une question que l’on s’est posée avant de l’ouvrir. Cette question porte un nom dans le texte : le projet d’écoute ou de lecture.
« À l’oral comme à l’écrit, la compréhension reste adossée à un projet d’écoute ou de lecture » — et le programme place cette stratégie en tête des apports du niveau B2 : la mettre en place « à partir de la thématique ou de la problématique traitée, ou d’activités d’expression prévues en aval ». Autrement dit, ce que vous devrez PRODUIRE après décide de ce que vous cherchez pendant. Le texte énumère les formes que prend ce projet : confronter des interprétations ; classer, trier, hiérarchiser, réordonner des informations ; recueillir des informations pour répondre à une problématique, rendre compte et argumenter ; synthétiser des idées et des arguments. Une écoute sans projet est une écoute dont on ne peut rien faire.
Le descripteur B2 de compréhension est exigeant et précis. L’élève « peut comprendre les principaux points de textes et d’interventions complexes et d’une certaine longueur, en distinguant faits et points de vue, en identifiant des détails pertinents, en repérant la structuration chronologique, discursive et argumentative ». À l’oral, il « peut comprendre la plupart des reportages ou des films en langue standard et identifier le ton, l’humeur, l’intention ou le point de vue du locuteur » ; à l’écrit, il « peut lire de manière autonome une grande variété de textes et parcourir rapidement plusieurs types de textes en parallèle pour en relever les points pertinents ». Trois exigences s’y cachent : la LONGUEUR du document, sa STRUCTURE, et la posture de celui qui parle.
La distinction que le programme réclame le plus nettement est celle entre « ce qui relève de l’information et de la prise de position de l’auteur ». Un même paragraphe contient souvent les deux : “Unemployment fell by two per cent last year” est une information ; “the government’s reforms are finally paying off” est une prise de position. Les marques à repérer sont grammaticales et lexicales : les modaux et adverbes de degré (may, arguably, undoubtedly), les adjectifs évaluatifs (shocking, welcome), les verbes introducteurs (claims that, admits that, insists that) et le choix des mots eux-mêmes — freedom fighter et terrorist ne désignent pas deux personnes différentes. Rendre compte d’un document, c’est dire qui parle, et d’où.
Le niveau B2 ajoute l’accès à l’implicite, par les « marqueurs stylistiques permettant d’accéder à l’intention non immédiatement explicite de l’auteur (emphase, ironie, etc.) ». L’emphase se marque en anglais par l’auxiliaire (“I DO believe he was right”), par les structures clivées (“It was Churchill who insisted on it”) ou par l’inversion après un adverbe restrictif placé en tête (“Not only did he refuse…”). L’ironie se repère à un décalage : un éloge démesuré dans un contexte critique, ou une litote — “That wasn’t exactly a triumph” signifie que ce fut un échec. Sur un support audio, elle passe surtout par l’intonation et le débit, d’où l’intérêt de réécouter un passage court plutôt que de tout réécouter.
Restent les gestes qui se travaillent. Le programme demande d’« analyser en continu la construction du sens en confrontant ce qui a été compris avec les éléments nouveaux survenant lors de l’écoute ou de la lecture » : une hypothèse ne se fige pas, elle se révise. Il demande aussi de « reconnaitre des modes ou temps complexes » et de « repérer les phrases complexes à plusieurs propositions (les relatives, les subordonnées) » — une phrase longue se lit en cherchant d’abord son sujet et son verbe principaux. Il ajoute enfin de « réguler son écoute à l’oral (à l’aide d’outils numériques) » : ralentir, revenir, segmenter. Quant au mot inconnu, il s’infère du contexte, de la composition (raincoat, washing machine) et de la dérivation (unpleasant, childhood), jamais du dictionnaire en première intention.

Vocabulaire

→ Cartes
  • to infer/ɪnˈfɜː/inférer, déduire (ce qui n’est pas dit)Le nom est an inference. On infère à partir d’un indice : to infer sth from sth.
  • the gist/ðə dʒɪst/l’essentiel, l’idée généralePresque toujours dans to get the gist of sth. Familier mais parfaitement acceptable à l’oral.
  • a stance/ə stɑːns/une prise de positionthe writer’s stance on immigration ; to take a stance on sth. Le mot que le programme appelle « prise de position ».
  • understatement/ˈʌndəsteɪtmənt/la litote, l’euphémismeTrait de style très fréquent en anglais britannique : “That wasn’t exactly a triumph” signifie que ce fut un échec.
  • eventually/ɪˈventʃuəli/finalement, en fin de compteFaux ami majeur. « Éventuellement » se dit possibly ou if need be.
  • to claim/kleɪm/affirmer, prétendreVerbe introducteur non neutre : “he claims that…” signale une assertion non établie, à la différence de “he shows that…”.
  • biased/ˈbaɪəst/partial, orientéFigure au lexique B2 du programme. Contraires : unbiased, impartial. Le nom est a bias.
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Exemple corrigé

Rendre compte d’un reportage radio : du projet d’écoute au compte rendu

You are about to hear, twice, a four-minute radio report on the closure of a local library. Show how you set up a listening project before you press play, what you note on each listening, and how you finally report the document in English, separating what is presented as fact from the reporter’s own stance.

  1. 01Set the listening project before you press play

    Écrivez la question d’abord : “What arguments are given for and against the closure, and whose voices are heard?” Notez trois mots que vous attendez (funding, council, opening hours). C’est exactement ce que le programme appelle mettre en place le projet à partir de la problématique traitée ou de ce que l’on devra produire ensuite.

  2. 02First listening: take the skeleton, not the details

    Ne courez pas après les chiffres. Notez seulement l’architecture : “The report opens with the council’s decision, then gives two residents’ reactions, and ends with the librarian.” Annoncer la structuration en une phrase est précisément ce que demande le descripteur B2.

  3. 03Second listening: sort facts from stance

    Faites deux colonnes. À gauche, ce qui est présenté comme vérifiable : “The council says running costs have risen for three years.” À droite, ce qui est assumé par quelqu’un : “A resident calls the decision short-sighted.” Le verbe introducteur (says / calls) est votre preuve, et il se cite.

  4. 04Report it, naming who speaks

    Produisez quatre ou cinq phrases utilisables par quelqu’un qui n’a pas entendu le document : “The report deals with the closure of a local library. The council argues that running costs have become unsustainable. Residents, on the other hand, point out that the library is the only free study space in the area. The reporter’s tone is sceptical rather than neutral: the phrase ‘a difficult but necessary decision’ is quoted, not endorsed.”

Résultat : Un bon compte rendu annonce d’abord la structure, sépare ensuite les faits des prises de position en nommant qui parle, et cite au moins un indice de langue — un verbe introducteur, un adverbe de degré, un guillemet ironique. Il ne traduit rien intégralement : il trie et il hiérarchise, ce qui est le geste que le programme demande d’évaluer.

Objectif Bac

  • Objectif Bac (contrôle continu) : ouvrir tout travail de compréhension par un projet d’écoute ou de lecture — formuler, avant d’aborder le document, la question à laquelle on cherche une réponse.
  • Objectif Bac : rendre compte d’un document en distinguant explicitement ce qui relève de l’information et ce qui relève de la prise de position de l’auteur, en citant la marque de langue qui le prouve.
  • Objectif Bac : repérer la structuration d’un document long — chronologique, discursive, argumentative — et l’annoncer en une phrase avant d’entrer dans le détail.
  • Objectif Bac : identifier le ton, l’humeur et l’intention du locuteur dans un reportage en langue standard, et nommer le marqueur stylistique qui les révèle (emphase, ironie, litote).
  • Objectif Bac : inférer le sens d’un mot inconnu par le contexte, la composition du mot et la dérivation, puis vérifier l’hypothèse sur la suite du document plutôt que dans un dictionnaire.

Erreurs fréquentes

  • Écouter ou lire « pour voir ». Sans projet d’écoute ou de lecture, on retient des bribes et l’on ne peut ni trier ni hiérarchiser : le programme place précisément cette stratégie en tête des apports du niveau B2.
  • Restituer la prise de position de l’auteur comme un fait. “The reform has been widely criticised” rapporte un fait vérifiable ; “the reform is a disaster” est une opinion — un compte rendu doit le signaler, et dire qui la porte.
  • Bloquer sur un mot inconnu. Le descripteur B2 demande de saisir les points principaux d’un texte d’une certaine longueur ; s’arrêter sur chaque terme fait perdre la structure, qui est justement ce que l’on évalue.
  • Se faire piéger par les faux amis : eventually ne signifie pas « éventuellement » mais « finalement » (« éventuellement » se dit possibly ou if need be) ; actually ne signifie pas « actuellement » mais « en réalité » (« actuellement » se dit currently) ; to attend ne signifie pas « attendre » (to wait) mais « assister à ».
  • Lire une phrase longue mot à mot au lieu d’en chercher l’ossature. Dans “The students, two-thirds of whom graduated, celebrated with their friends”, le sujet est the students et le verbe celebrated ; la relative “two-thirds of whom graduated” est une incise que l’on met de côté à la première lecture.

§ 02

Révision active

Choisissez deux articles publiés le même jour, dans deux journaux anglophones différents, sur un même événement. Avant de les lire, écrivez en une phrase votre projet de lecture. Puis, pour chacun : annoncez en une ligne sa structuration (chronologique, discursive ou argumentative) ; relevez UNE phrase qui relève de l’information et UNE phrase qui relève de la prise de position de l’auteur, en citant à chaque fois la marque de langue qui vous a décidé ; enfin, repérez dans l’un des deux un marqueur stylistique (emphase, ironie ou litote) et dites ce qu’il laisse entendre.

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Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme d’anglais pour les classes de lycée général et technologique — annexe 4 de l’arrêté du 5 mai 2025 (BO n° 22 du 29 mai 2025) : classe terminale, activités langagières — compréhension de l’oral et de l’écrit : le projet d’écoute ou de lecture, les descripteurs B1 et B2 et les stratégies mobilisables (Ministère de l’Éducation nationale) · BBC Learning English — 6 Minute English : des reportages courts en anglais standard, publiés avec leur transcription et leur lexique, pour s’entraîner à la compréhension de l’oral au niveau B1-B2 (BBC Learning English)

§ 03
§ 03

Stratégies de production : parler en continu et écrire#

~8 min de lecture●●○StandardBOBO-2025-LV-anglais-terminale-§Activités-langagières

Construire une argumentation nuancée (B2)

Le plan d'une production argumentée nuancée (B2)Arbre de probabilité, 8 chemins, Données: Introduction : sujet + position; Argument 1 · on the one hand → Point; Argument 1 · on the one hand → Reason; Argument 1 · on the one hand → Example; Argument 2 · on the other hand → Point; Argument 2 · on the other hand → Reason; Argument 2 · on the other hand → Example; Conclusion : tranche / nuanceArgument 1 · on the one handArgument 2 · on the other handRéponse argumentée · B2Introduction : sujet + positionPointReasonExamplePointReasonExampleConclusion : tranche / nuance
Fig. 5Toute production de niveau B2 s’organise : une introduction qui pose le sujet et la position, deux arguments construits sur Point → Reason → Example et pesés l’un contre l’autre, puis une conclusion qui tranche sans caricaturer.

Points clés

En terminale, produire ne consiste plus à restituer. Le programme attend que l’élève « utilise les connaissances qu’il a acquises pour présenter son point de vue de façon personnelle, organisée, argumentée et illustrée de faits ou d’exemples tirés de la vie du monde anglophone que son parcours l’a amené à découvrir ». Trois mots portent l’exigence : PERSONNELLE — ce n’est pas un cours récité ; ORGANISÉE — il y a un plan ; ILLUSTRÉE — chaque idée s’appuie sur un fait, une œuvre ou une situation rencontrés en classe, pas sur un exemple générique.
Le descripteur B2 précise l’attendu. L’élève « peut développer de manière claire, détaillée et cohérente une gamme étendue de sujets en relation avec son domaine d’intérêt, y compris, à l’oral, en s’écartant spontanément d’un texte préparé pour s’adapter à son public ». C’est la fin du texte appris par cœur : un exposé de ce niveau se décroche de ses notes quand la salle décroche. Il « peut développer méthodiquement une argumentation en mettant en évidence les points significatifs et les éléments pertinents » et « dire de façon détaillée en quoi des évènements et des expériences le touchent personnellement ».
La stratégie écrite que le programme réserve au niveau B2 est nommée sans ambiguïté : « travailler le développement thématique et la cohérence en articulant idée principale, idées secondaires et exemples ». C’est une architecture à trois étages, pas une liste. En pratique, un paragraphe pose son idée dès la première phrase, la soutient par deux raisons, puis l’illustre : “Cheap air travel has reshaped European cities. First, it has turned historic centres into tourist zones… Barcelona’s Gothic Quarter is a case in point.” Le second étage est la cohésion, c’est-à-dire les connecteurs, que le programme veut au niveau B2 « imbriqués dans des structures complexes » et non alignés en début de phrase.
L’acte langagier propre au B2 est d’« argumenter en prenant en compte d’autres opinions et en organisant de manière simple, mais méthodique et nuancée son argumentation ». La concession en est l’outil : on accorde d’abord — “I hear what you’re saying, but I’m not certain…”, “On the one hand, I agree it’s probably safer…” — puis on reprend — “But, on the other hand, it is undeniable that…”. Le programme demande aussi d’« exposer avec différents degrés de conviction un projet, une intention, une projection dans l’avenir » : “I’m probably going to…”, “I intend to…”, “I will most certainly…” n’engagent pas au même degré, et cette gradation s’entend.
À l’oral, le programme lie explicitement la prosodie à l’intention : l’élève est « capable d’utiliser ses connaissances phonologiques et prosodiques pour servir ses intentions de communication », et la stratégie de niveau B2 est de « varier les effets de prosodie et de style pour souligner, mettre en valeur, appuyer un propos, attirer l’attention ». Concrètement : on accentue le mot qui porte le sens (“I said HIS book, not mine”), on descend en fin d’affirmation et on monte sur une question ouverte, on ménage un silence avant le point important. Le texte invite même à « prendre l’habitude de différentes modalités de prise de parole (pupitre, micro, radio, etc.) » — la voix se règle sur la salle.
Deux gestes ferment la production. Le premier est le contrôle a posteriori : relire ou se réécouter pour corriger ce que l’on sait déjà corriger — accord sujet-verbe, s de la troisième personne, temps du récit, prépositions. Le second est une question de posture, et le programme la tranche : « À l’oral comme à l’écrit, les erreurs sont normales et font partie de l’apprentissage. Pour autant, elles ne doivent pas être laissées sans réponse de la part des professeurs, qui les identifient et apportent une réponse appropriée pour permettre à l’élève de les comprendre et de progresser dans sa maitrise de la langue, sans pour autant le bloquer dans sa prise de parole. » Se taire pour ne pas se tromper est donc la seule stratégie que le texte exclut.

Vocabulaire

→ Cartes
  • admittedly/ədˈmɪtɪdli/certes, il est vrai queOuvre une concession et appelle un retournement : “Admittedly, a total ban is hard to enforce; however…”.
  • all the more so since/ɔːl ðə ˈmɔː səʊ sɪns/d’autant plus queConnecteur que le programme range au niveau B2 : “Willy Loman’s goal in life is to be socially successful, all the more so since he saw great potential in his eldest son.”
  • to point out/pɔɪnt aʊt/faire remarquer, soulignerPlus précis que to say : introduit une observation, toujours suivi de that. “She pointed out that the figures had not been checked.”
  • outstanding/aʊtˈstændɪŋ/remarquable, exceptionnelRemplace avantageusement very good. Attention au second sens : outstanding debts, ce sont des dettes impayées.
  • to look forward to/lʊk ˈfɔːwəd tuː/attendre avec impatience, se réjouir deIci to est une préposition : toujours suivie de V-ing. On écrit “I look forward to hearing from you”, jamais « to hear ».
  • undoubtedly/ʌnˈdaʊtɪdli/sans aucun douteAdverbe de degré listé par le programme. Quand on veut au contraire nuancer, l’anglais écrit préfère arguably.
  • a case in point/ə keɪs ɪn pɔɪnt/un exemple révélateurIntroduit une illustration : “Barcelona’s Gothic Quarter is a case in point.” Plus idiomatique que “a good example”.
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Exemple corrigé

Un paragraphe à trois étages, avec sa concession

Write, in English, a methodically organised and nuanced argument answering: “Should social-media companies be held responsible for what users publish on their platforms?” Announce a stance, build one paragraph on the three-storey pattern (main idea, supporting ideas, example), concede an opposing view before taking it up again, and close on a measured conclusion.

  1. 01Announce a stance that can still be qualified

    Une position nette n’interdit pas la nuance : “Social-media companies now shape what millions of people read every day, so the question of their responsibility can no longer be avoided. In my view they should be held accountable, though not in the same way as a newspaper editor.” Le sujet est posé, la position aussi, et la restriction annonce déjà le développement.

  2. 02Build the paragraph on its three storeys

    Idée principale en tête, puis deux idées secondaires, puis l’exemple : “Platforms are not neutral pipes (idée principale). Their algorithms decide which posts are seen, and they profit from the attention those posts attract (idées secondaires). The way recommendation feeds amplified misinformation during recent election campaigns is a case in point (exemple).”

  3. 03Concede, then take it up again

    La concession se signale et se referme : “Admittedly, holding a platform liable for every message would be unworkable, and it might push companies to delete anything remotely controversial. However, accountability need not mean liability for each post: it can mean transparency about how content is ranked.” Le couple admittedly … however est exactement l’acte langagier attendu au niveau B2.

  4. 04Close on a measured position, not on a shrug

    Une conclusion B2 tranche sans caricaturer : “To sum up, the choice is not between total freedom and censorship. What is missing is a duty to explain — and, where harm is proven, a duty to act.” On ferme avec une formule de synthèse et une idée neuve, pas avec une répétition de l’introduction.

Résultat : Une bonne production annonce sa position dès l’introduction, construit chaque paragraphe sur idée principale → idées secondaires → exemple, intègre une concession refermée, emploie au moins quatre connecteurs différents dont un imbriqué dans une phrase complexe, et conclut de façon mesurée. La langue reste juste sur les points sensibles : “I agree”, “for years”, et un lexique précis plutôt que passe-partout.

Objectif Bac

  • Objectif Bac (contrôle continu) : construire toute production, écrite ou orale en continu, selon l’architecture attendue au niveau B2 — idée principale, idées secondaires, exemples — et poser l’idée dès la première phrase du paragraphe.
  • Objectif Bac : argumenter en prenant en compte une opinion contraire — concéder, puis reprendre — au lieu d’aligner des arguments d’un seul côté.
  • Objectif Bac : illustrer chaque idée par un fait, une œuvre ou une situation tirés du monde anglophone étudié en classe, et non par un exemple interchangeable.
  • Objectif Bac : à l’oral, varier la prosodie pour servir l’intention — accentuer le mot porteur, marquer l’emphase, ajuster le débit — et s’écarter de ses notes pour s’adapter à l’auditoire.
  • Objectif Bac : contrôler sa production a posteriori, en relisant ou en se réécoutant pour corriger les erreurs que l’on sait déjà repérer (temps, accords, prépositions, connecteurs).

Erreurs fréquentes

  • Lire son texte mot pour mot à l’oral. Le descripteur B2 demande de « s’écarter spontanément d’un texte préparé pour s’adapter à son public » : des notes en mots-clés valent mieux qu’un exposé entièrement rédigé.
  • Juxtaposer des arguments sans les articuler. Un paragraphe de niveau B2 pose son idée, la justifie et l’illustre ; une suite de phrases reliées par “and” reste au niveau inférieur, quelle que soit la richesse du lexique.
  • Calquer la syntaxe française : on ne dit pas « I am agree » mais “I agree” ; ni « since three years » mais “for three years” ; ni « I have 17 years old » mais “I am 17”. Ce sont les trois calques les plus fréquents chez un francophone, et ils s’entendent immédiatement.
  • Accentuer toutes les syllabes également, comme en français. L’anglais est une langue accentuelle : un mot mal accentué peut ne pas être reconnu du tout, même dans une phrase par ailleurs juste.
  • Employer un lexique passe-partout au lieu de celui de l’axe travaillé. Le programme fournit, axe par axe, les termes attendus au niveau B2 : “very good” devient outstanding, “a lot of” devient a great deal of, et « dénoncer » devient to denounce, to expose ou to debunk selon l’intention.

§ 03

Révision active

Préparez puis enregistrez une prise de parole en continu de deux minutes en anglais sur la question : “Do national museums have a duty to return objects acquired during the colonial period?” Contrainte : vous n’écrivez que des mots-clés, jamais de phrases rédigées. Votre propos doit poser une idée principale, deux idées secondaires et un exemple tiré du monde anglophone ; concéder une objection puis la reprendre ; et marquer par l’accentuation le mot porteur de sens dans au moins trois phrases. Réécoutez-vous ensuite et relevez deux erreurs que vous savez déjà corriger seul.

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Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme d’anglais pour les classes de lycée général et technologique — annexe 4 de l’arrêté du 5 mai 2025 (BO n° 22 du 29 mai 2025) : classe terminale, activités langagières — expression orale et écrite : descripteurs B1 et B2, stratégies (prosodie, registres, développement thématique) et actes langagiers avec leurs exemples (Ministère de l’Éducation nationale) · BBC Learning English — Course: Upper-intermediate : un parcours structuré de grammaire, de lexique et de production orale correspondant au palier B2 visé en terminale (BBC Learning English)

§ 04
§ 04

Interaction et médiation#

~9 min de lecture●●●ApprofondissementBOBO-2025-LV-anglais-terminale-§Activités-langagières

La chaîne de médiation : de la langue X à la langue Y

La chaîne de médiation : de la langue X à la langue YGraphe, Source · langue X → Comprendre et interpréter, Comprendre et interpréter → Trier, hiérarchiser, Trier, hiérarchiser → Reformuler sans trahir, Reformuler sans trahir → Adapter au destinataire, Adapter au destinataire → Destinataire · langue YSource · langueXComprendre etinterpréterTrier,hiérarchiserReformuler sanstrahirAdapter audestinataireDestinataire ·langue Y
Fig. 6Médier n’est pas traduire. Entre la source et le destinataire s’intercalent quatre opérations, dont la seule qui se voie vraiment est la reformulation — c’est aussi celle où l’on peut trahir.

Points clés

Interagir et médier sont deux façons de ne pas parler seul, et le programme les traite dans une même section. L’attendu de terminale y est net : l’élève « parvient à inscrire sa production personnelle dans une dynamique collective, et peut non seulement défendre ses propos, mais aussi réagir dans un débat à des prises de position opposées en argumentant, sans préparation préalable supplémentaire ». Les quatre derniers mots portent toute l’exigence : ce qui se joue ici ne se prépare pas la veille, il se pratique.
Le descripteur B2 d’interaction demande d’« exposer ses idées et ses opinions, et des sujets complexes familiers, argumenter, identifier avec précision les arguments d’autrui et y réagir de façon convaincante en langue standard », puis de « conduire un entretien ou une conversation avec efficacité et aisance, en s’écartant spontanément des questions préparées et en exploitant et relançant les réponses intéressantes ». Deux gestes s’apprennent par cœur, parce qu’ils font gagner du temps de réflexion : la vérification — “Did you just say that it takes about an hour and a half? Could you repeat what you have just said? I wonder if I got you right.” — et la relance — “Could you please develop your analysis further? Would you be kind enough to rephrase accordingly?”.
Le désaccord poli est un acte langagier à part entière, et le programme en donne le patron au niveau B2 : « exposer différents points de vue et présenter les différents points de désaccord de façon relativement précise tout en dégageant des pistes d’entente possibles ». Son modèle, tiré du texte : “You’re certainly right when you say anonymity on the internet should be limited, but I don’t share your point of view on terrorist threats. I can see your point about the right to be forgotten, yet I differ from you on its scope. However, we may be in agreement as for the negative role of social media.” On accorde, on circonscrit le point de divergence, on rouvre : trois mouvements, jamais un refus sec.
La médiation, elle, ne consiste pas à donner son avis : c’est faire passer un contenu à quelqu’un qui n’y a pas accès. Le programme la formule en « langue X » et « langue Y », ce qui dit l’essentiel — on peut médier d’une langue vers une autre, mais aussi à l’intérieur d’une même langue, d’un registre technique vers un registre courant. Le descripteur B2 : l’élève « peut (en langue Y), faire une synthèse et rendre compte d’informations et d’arguments venant de diverses sources orales et écrites (en langue X) » et « comparer, opposer et synthétiser (en langue Y), des informations et points de vue différents (en langue X) ».
Les descripteurs dessinent trois familles de travail. Médier un TEXTE : synthétiser plusieurs sources, en rendre compte, comparer et opposer des points de vue. Médier un CONCEPT ou une tâche : « organiser et gérer un travail collectif de façon efficace, agir comme rapporteur d’un groupe, noter les idées et les décisions, les discuter avec le groupe et faire ensuite en plénière un résumé des points de vue exprimés », ou encore « expliciter un processus complexe en le décomposant en une série d’étapes plus simples ». Médier la COMMUNICATION : « aider des interlocuteurs à mieux se comprendre et à obtenir un consensus en reformulant leurs positions », « clarifier les malentendus », et, en contexte interculturel, « reconnaitre des points de vue différents de sa propre vision du monde et en tenir compte ».
Deux outils de langue portent la médiation. Le premier est la PARAPHRASE : le programme demande de « rendre des informations ou des références sur un sujet courant ou un contexte culturel plus claires et plus explicites pour autrui en les paraphrasant de différentes manières », et même de compenser un mot manquant par une périphrase. Le second est le DISCOURS RAPPORTÉ, avec ses deux réglages. Le recul du temps d’abord : “I am tired” devient “he said he was tired”, et les repères suivent — here devient there, now devient then, tomorrow devient the next day. Le choix du verbe introducteur ensuite, qui interprète déjà : explained, pointed out, admitted, insisted, warned et called for ne rapportent pas la même chose. Le programme demande enfin de « transmettre avec précision une information détaillée, y compris des informations implicites d’ordre culturel » — c’est exactement là que se joue la différence entre traduire et médier.

Vocabulaire

→ Cartes
  • to mediate/ˈmiːdieɪt/assurer la médiation, servir d’intermédiaireto mediate a text, to mediate between two speakers. Le nom est mediation ; ne pas le confondre avec meditation.
  • to paraphrase/ˈpærəfreɪz/reformuler, paraphraserLe programme en fait une stratégie de niveau B2 : rendre une référence plus claire pour autrui « en la paraphrasant de différentes manières ».
  • to acknowledge/əkˈnɒlɪdʒ/reconnaître, admettre (le point de vue d’autrui)Registre soutenu, très utile pour concéder avant de reprendre : “I acknowledge that…, yet…”.
  • a misunderstanding/ˌmɪsʌndəˈstændɪŋ/un malentenduto clear up a misunderstanding — lever un malentendu, l’un des actes de médiation nommés par le programme.
  • common ground/ˈkɒmən ɡraʊnd/un terrain d’ententeIndénombrable : to find common ground, jamais « a common ground ».
  • to differ from/ˈdɪfə frɒm/diverger de, ne pas partager l’avis deFormule du programme : “I differ from you on its scope.” Plus nuancé et plus courtois que to disagree.
  • reported speech/rɪˌpɔːtɪd ˈspiːtʃ/le discours indirectAussi appelé indirect speech. Le recul du temps porte le nom de backshift : “I am tired” donne “he said he was tired”.
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Exemple corrigé

Faire le rapporteur d’un groupe : médier un débat sans le trancher

Your group has just discussed whether school uniforms should be compulsory, and you have been asked to report back to the whole class in English. Report the positions expressed, name the exact point of disagreement and offer one possible way forward — using reported speech and at least three different reporting verbs, and without stating your own opinion.

  1. 01Open by naming the task, not yourself

    Dites ce que le groupe a fait et ce que vous allez faire : “Our group looked at whether uniforms should be compulsory. I’ll report the two main positions and say where they part company.” L’auditoire sait ainsi qu’il va entendre une médiation, et non un avis.

  2. 02Report the first position with backshift

    Le présent de la discussion devient du passé dans le compte rendu : “Two of us argued that uniforms REDUCED visible inequality, and pointed out that families spent less on clothes.” Les verbes ne sont pas interchangeables : argued nomme une thèse, pointed out une observation.

  3. 03Report the opposing position at its strongest

    “The others objected that uniforms did not address inequality at all, and insisted that self-expression mattered more at sixteen than at eleven.” Un médiateur donne à la position adverse sa version la plus solide : l’affaiblir, c’est déjà prendre parti.

  4. 04Name the disagreement, then offer a way forward

    “The disagreement is not about cost but about what a uniform is FOR. One suggestion the group came close to accepting was a dress code rather than a uniform.” Vous livrez le point de divergence exact et une piste d’entente : c’est le descripteur du programme, mot pour mot.

Résultat : Une médiation réussie s’annonce comme telle, rapporte chaque position au discours indirect avec un verbe introducteur qui en rend l’intention, donne à la position adverse sa version la plus forte, nomme précisément le point de désaccord et propose une piste d’entente — sans jamais dire “I think”.

Explication pas à pas3 étapes
  1. 1

    La médiation, c'est faire le pont. Vous ne donnez pas votre avis : vous rendez un texte, un concept ou un échange accessible à quelqu'un d'autre, fidèlement et clairement.

    Le médiateur comme pont

    Le médiateur comme pontGraphe, Source A (document / locuteur) → Médiateur (le pont), Médiateur (le pont) → Destinataire BSource A(document /locuteur)Médiateur (lepont)Destinataire B
  2. 2

    Pour rapporter ce que dit une personne, on recule le temps et on adapte les repères. « I am tired » devient « she said she was tired ».

    I am tired  ⟶  she said she WAS tired\text{I am tired} \;\longrightarrow\; \text{she said she WAS tired}I am tired⟶she said she WAS tired
  3. 3

    Le verbe introducteur porte déjà une nuance : on n'explique pas, on ne reconnaît pas et on n'avertit pas de la même manière.

    explained  /  admitted  /  pointed out  /  warned that...\text{explained} \;/\; \text{admitted} \;/\; \text{pointed out} \;/\; \text{warned that...}explained/admitted/pointed out/warned that...

Objectif Bac

  • Objectif Bac (contrôle continu) : réagir dans un débat à une prise de position opposée, sans préparation supplémentaire — identifier d’abord avec précision l’argument d’autrui, puis y répondre.
  • Objectif Bac : formuler un désaccord en trois mouvements — accorder, circonscrire le point de divergence, rouvrir sur un terrain d’entente — plutôt qu’opposer un refus sec.
  • Objectif Bac : relancer et faire préciser un interlocuteur avec des formules ajustées (“Could you develop your analysis further?”, “Do you mean it could have been better handled?”).
  • Objectif Bac : faire la synthèse d’informations et d’arguments venant de plusieurs sources orales et écrites, et en rendre compte à quelqu’un qui ne les a pas eues, sans y mêler son opinion.
  • Objectif Bac : rapporter fidèlement un propos au discours indirect — recul du temps, adaptation des repères — en choisissant un verbe introducteur qui rende l’intention du locuteur.

Erreurs fréquentes

  • Confondre médiation et opinion. Médier, c’est transmettre le propos d’un document ou d’un interlocuteur ; un compte rendu qui s’ouvre sur “I think that…” et juge le document a manqué la tâche demandée.
  • Traduire au lieu de médier. Le programme demande de synthétiser, de comparer et de rendre plus explicite pour autrui : une traduction littérale et exhaustive n’est ni plus fidèle, ni au niveau attendu.
  • Répondre à un argument que l’on n’a pas identifié. Le descripteur B2 demande d’« identifier avec précision les arguments d’autrui » : reformulez d’abord — “If I understand you well, you’re saying that…” — avant de répondre.
  • Négliger la concordance des temps au discours indirect. On écrit “he said he WAS tired”, pas « he said he is tired » ; et “he said he WOULD come”, pas « he said he will come ». Les repères suivent : here devient there, now devient then, tomorrow devient the next day.
  • Calquer les formules françaises de relance. « What do you think about? » est incomplet — dites “What do you think of it?” ; « I am agree with you » n’existe pas — agree est un verbe, donc “I agree with you” ; et on ne dit pas « Can you explain me? » mais “Can you explain it to me?”, explain n’admettant pas de complément d’objet indirect sans to.

§ 04

Révision active

En classe, trois camarades ont lu trois documents différents sur la surveillance des réseaux sociaux : un éditorial britannique, un rapport d’association et une interview. Vous n’avez lu que l’éditorial. Rédigez en anglais, en dix à douze phrases, la prise de parole par laquelle vous ouvrirez la discussion. Elle doit comporter : le compte rendu de votre document au discours indirect, avec trois verbes introducteurs différents ; une question adressée à chacun de vos camarades, qui l’oblige à préciser d’où vient son information ; et une formulation qui dégage un point d’entente possible entre deux positions opposées. Vous n’exprimez à aucun moment votre opinion personnelle.

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Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme d’anglais pour les classes de lycée général et technologique — annexe 4 de l’arrêté du 5 mai 2025 (BO n° 22 du 29 mai 2025) : classe terminale, activités langagières — interaction orale et écrite, médiation : descripteurs B1 et B2, stratégies de reformulation et actes langagiers avec leurs exemples (Ministère de l’Éducation nationale) · BBC Learning English — Course: Towards Advanced : un parcours pour le haut du palier B2, centré sur la nuance, le discours rapporté et la conduite d’un échange (BBC Learning English)

§ 05
§ 05

Boîte à outils : lexique, grammaire, phonologie#

~9 min de lecture●○○BaseBOBO-2025-LV-anglais-terminale-§Activités-langagièresBOBO-2025-LV-anglais-terminale-§Repères-linguistiques

Du son au discours : les composantes de la langue s’emboîtent

Du son au discours : les composantes de la languecercles concentriques, 4 anneaux, Données: Phonème · phonologie, Mot · lexique, Phrase · grammaire, Discours · pragmatiqueDiscours · pragmatiquePhrase · grammaireMot · lexiquePhonème · phonologie
Fig. 7Le programme distingue une composante pragmatique et des composantes linguistiques — phonologie et prosodie, lexique, grammaire. Elles ne sont pas juxtaposées : chacune est contenue dans la suivante, et c’est le discours qui donne sa raison d’être à tout le reste.

Points clés

Lexique, grammaire et phonologie ne s’apprennent pas pour eux-mêmes. Le programme les regroupe sous le nom d’OUTILS LINGUISTIQUES et les décrit comme un bagage qui « se construit graduellement, dans une démarche spiralaire », « d’abord en reconnaissance puis en répétition et en production ». Un même mot est donc rencontré plusieurs fois, dans des activités différentes, avant d’être disponible pour parler. C’est aussi pourquoi le texte prend soin de préciser que ses listes sont « indicatives et non exhaustives, laissées à l’appréciation des professeurs en fonction du contexte de la classe » : ce ne sont pas des listes à apprendre par cœur, ce sont des besoins langagiers.
La phonologie est la partie la plus rentable, parce qu’elle est réglée. Au niveau B2, le programme demande de « maitriser les schémas intonatifs », de « maitriser la plupart des règles d’accentuation du mot selon sa composition : nombre de syllabes, présence d’un préfixe/suffixe », et surtout de « connaitre les règles d’accentuation du mot selon sa nature (nom/verbe, par exemple : record/record) ». Cet exemple est celui du texte : a REcord, le disque, s’accentue sur la première syllabe ; to reCORD, enregistrer, sur la seconde. La même alternance vaut pour a PREsent et to preSENT, an INcrease et to inCREASE, a CONflict et to conFLICT.
Trois autres réglages comptent à l’oral. Les lettres muettes et le /h/, que le programme nomme expressément : le b de climb, le k de know, le l de would ne se prononcent pas ; le h de hour est muet alors que celui de house ne l’est pas. Les voyelles courtes et longues, qui distinguent des mots entiers — ship et sheep, full et fool — et les diphtongues, qui en font autant (no et now). L’intonation enfin : une même phrase, montante, demande confirmation ; descendante, elle affirme. Le programme y relie la reconnaissance des accents : « s’appuyer sur les accents (américain, indien, australien, etc.) pour déterminer l’origine du locuteur » fait partie des acquis attendus.
Le lexique du programme est organisé PAR AXE CULTUREL, et sa progression est explicite : au niveau B2, la consigne est « comme B1 et autres termes tels que… ». Pour l’axe des enjeux et formes de la communication, on passe ainsi de partial/impartial, to report, tabloids, headlines à reliable, trustworthy, to mislead, gutter press, a flow of information, media literacy. Pour l’axe consacré au Royaume-Uni, de nations, borders, institutions, general election, Prime Minister à devolution, constituencies, parliamentary monarchy, Brexiteers, to break away from. Retenir un mot, c’est donc retenir son axe, son registre et une collocation — jamais une traduction isolée.
La grammaire attendue ajoute des outils précis à un socle de niveau B1. Sur le verbe : la voix passive construite avec des modaux et des phrasal verbs ; l’hypothèse passée au conditionnel passé et au past perfect inversé — “I would have given the children some sweets had they knocked on the door for Halloween.” ; les modaux au passé (may, should, must, could have suivi du participe passé) ; le regret (should have + participe passé, “I wish I had…”, “if only I had…”) ; les structures causatives avec have, get et make ; would pour l’habitude passée et used to V, à ne pas confondre avec be used to V-ing ; et le subjonctif — “it is essential that they be equal”. Sur la phrase : l’inversion après un adverbe restrictif placé en tête (“not only did he think that…”), la tournure interro-négative, et les corrélations — “the more people lived in the margins of society, the more suspect they became”.
Le groupe nominal et les connecteurs ferment la boîte. Le programme demande de « maitriser les règles de formations des mots et familles de mots (dérivation, composition, affixation, conversion) » — c’est ce qui permet d’inférer en lecture et de varier en production — et de construire un groupe nominal complexe, du type “Mary’s daughter’s baby” ou “a lock of brown curly hair”. Il réclame enfin « une gamme très étendue de connecteurs logiques » (subsequently, although, unless, all the more so) et des marqueurs temporels étendus (whilst, formerly, for the time being, from now on, hardly … when, no sooner … than). Une règle de travail en découle : on n’apprend pas une liste, on apprend un emploi. Chaque point se révise avec la phrase où l’on s’en servira.

Vocabulaire

→ Cartes
  • word stress/wɜːd stres/l’accent de motIl se déplace selon la nature du mot : a REcord (nom) contre to reCORD (verbe). Le verbe est to stress a syllable.
  • a silent letter/ə ˈsaɪlənt ˈletə/une lettre muetteLe b de climb, le k de know, le l de would. Le h de hour est muet, celui de house ne l’est pas.
  • a collocation/ˌkɒləˈkeɪʃn/une collocation, une association de mots attendueOn dit to make a decision et non « to do a decision » : c’est l’usage, pas la grammaire, qui décide.
  • affixation/ˌæfɪkˈseɪʃn/l’affixation (préfixes et suffixes)Nommée par le programme avec la dérivation, la composition et la conversion. Elle déplace souvent l’accent : PHOtograph donne phoTOgraphy.
  • media literacy/ˈmiːdiə ˈlɪtərəsi/l’éducation aux médias, l’esprit critique face à l’informationTerme de niveau B2 de la liste « Journalisme » du programme. Literacy signifie d’abord « savoir lire et écrire ».
  • devolution/ˌdiːvəˈluːʃn/la dévolution des pouvoirs aux nations britanniquesTerme de niveau B2 de la liste « Le Royaume-Uni ». Rien à voir avec la dévolution successorale du français juridique.
  • hardly … when/ˈhɑːdli … wen/à peine … queEntraîne l’inversion : “Hardly had she arrived when the phone rang.” Le programme le liste avec no sooner … than.
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Exemple corrigé

D’une règle à un emploi : quatre structures de niveau B2 mises au travail

Take four structures the programme reserves for level B2 — the past unreal conditional, the causative, the subjunctive after “it is essential that”, and inversion after a fronted restrictive adverb. For each one, state the meaning it carries and write one sentence you could actually reuse on an anglophone topic studied this year.

  1. 01Past unreal conditional: rewriting what did not happen

    La structure porte le regret ou le jugement contrefactuel. L’exemple du programme : “If Mark Twain or Harper Lee had written their novels today, they would probably have used different, less derogatory terms.” Notez la variante inversée, également demandée : “Had they been aware of how offensive some words would become, they would surely have been more cautious.”

  2. 02The causative: separating who wants from who does

    have, get et make dissocient celui qui décide de celui qui exécute : “The city council had the murals repainted before the anniversary.” Comparez avec “The city council repainted the murals”, qui dit tout autre chose sur qui tenait le pinceau.

  3. 03The subjunctive: what is required, not what is

    Après it is essential / vital / imperative that, le verbe reste à la base verbale — pas de s à la troisième personne : “It is essential that every citizen be able to vote.” C’est le patron même de l’exemple donné par le programme, « it is essential that they be equal ».

  4. 04Inversion after a fronted restrictive adverb: putting the weight first

    Placer not only, hardly ou no sooner en tête impose l’auxiliaire avant le sujet : “Not only did the Windrush generation help rebuild post-war Britain, but many of them later struggled for years to prove their legal status.” L’inversion n’est pas décorative : elle annonce que ce qui suit est le point important.

Résultat : Une bonne fiche ne recopie pas la règle : elle attache à chaque structure le SENS qu’elle porte — regret, délégation de l’action, exigence, mise en relief — et une phrase réutilisable ancrée sur un contenu vu en classe. C’est cette phrase, et non la règle, qui reviendra le jour où il faudra produire.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : placer correctement l’accent de mot selon la nature du mot — a REcord contre to reCORD, a PREsent contre to preSENT — et selon sa composition (nombre de syllabes, préfixe, suffixe).
  • Objectif Bac (contrôle continu) : mobiliser le lexique de niveau B2 de l’axe travaillé, avec sa collocation, plutôt qu’un synonyme passe-partout.
  • Objectif Bac : employer à bon escient les structures que le programme réserve au niveau B2 — hypothèse passée, regret, causatif, subjonctif, inversion après un adverbe restrictif.
  • Objectif Bac : inférer et produire des mots par dérivation, composition, affixation et conversion, et construire un groupe nominal complexe.
  • Objectif Bac : varier les connecteurs logiques et les marqueurs temporels étendus pour articuler un propos long, à l’écrit comme à l’oral.

Erreurs fréquentes

  • Apprendre le vocabulaire en listes bilingues isolées. Le programme organise le lexique par axe culturel et par niveau : un mot se retient avec son axe, son registre et une collocation, sans quoi il ne se réemploie pas en production.
  • Confondre used to et be used to. “I used to smoke” signifie « je fumais autrefois, et plus maintenant » ; “I am used to smoking” signifie « j’ai l’habitude de fumer ». Le premier est suivi d’une base verbale, le second de V-ing.
  • Placer l’accent sur la mauvaise syllabe : dire « reCORD » pour parler d’un disque, ou « PREsent » pour dire « présenter », rend le mot difficile à identifier même dans une phrase par ailleurs juste.
  • Oublier l’inversion après un adverbe restrictif placé en tête. On écrit “Not only did he refuse, but he also left”, jamais « Not only he refused ». De même : “Hardly had she arrived when the phone rang.”
  • Employer less avec un dénombrable. On dit “fewer books” mais “less money”, comme on dit “as many books as” mais “as much money as” : le programme range cette distinction parmi les acquis du niveau B2.

§ 05

Révision active

Prenez le dernier document travaillé en cours d’anglais et faites-en une fiche d’outils à trois colonnes. Colonne 1 : six mots de l’axe concerné, chacun accompagné d’une collocation réellement relevée dans le document — pas d’une traduction isolée. Colonne 2 : trois faits de langue de niveau B2 effectivement présents dans le texte (passif, hypothèse passée, causatif, inversion, corrélation…), recopiés avec la phrase entière qui les porte. Colonne 3 : quatre mots de plus d’une syllabe dont vous marquez la syllabe accentuée, dont au moins un couple nom/verbe. Écrivez pour finir trois phrases de votre cru qui réemploient une entrée de chaque colonne.

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Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme d’anglais pour les classes de lycée général et technologique — annexe 4 de l’arrêté du 5 mai 2025 (BO n° 22 du 29 mai 2025) : classe terminale, outils linguistiques LVA, LVB et LVC : phonologie et prosodie aux niveaux B1 et B2, lexique organisé par axe culturel, et grammaire B1 / B2 (Ministère de l’Éducation nationale) · BBC Learning English — Pronunciation : les séries de phonologie de la BBC (sons de l’anglais, accent de mot, formes faibles et liaisons), avec vidéos et transcriptions (BBC Learning English)

Vérifié · 08/2026 · Version complète via le réglage de profondeur — même endroit, mêmes ancres

Sommaire

Section -- / 05

    • 01Les six activités langagières et le niveau B2○
    • 02Stratégies de réception : écouter et lire au niveau B2◐
    • 03Stratégies de production : parler en continu et écrire◐
    • 04Interaction et médiation●
    • 05Boîte à outils : lexique, grammaire, phonologie○

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Des fiches à l'entraînement

Activités langagières et médiation

Consolide ce thème avec des questions de la banque de questions.

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Compétences
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Références et sources

Sources

Ministère de l’Éducation nationale

  • Programme d’anglais pour les classes de lycée général et technologique — annexe 4 de l’arrêté du 5 mai 2025 (BO n° 22 du 29 mai 2025) : préambule commun — les six activités langagières, la médiation « à l’intersection de la production et de la réception », et les tableaux de niveaux visés par classe et par langue

Ministère de l’Éducation nationale — Éduscol

  • Cadre réglementaire des évaluations au baccalauréat — mémento (septembre 2025) : tableau des coefficients du contrôle continu (LVA, 3 en première et 3 en terminale), régime des candidats individuels et partie IV.A sur l’attestation de langues vivantes

BBC Learning English

  • BBC Learning English — 6 Minute English : des reportages courts en anglais standard, publiés avec leur transcription et leur lexique, pour s’entraîner à la compréhension de l’oral au niveau B1-B2
  • BBC Learning English — Course: Upper-intermediate : un parcours structuré de grammaire, de lexique et de production orale correspondant au palier B2 visé en terminale
  • BBC Learning English — Course: Towards Advanced : un parcours pour le haut du palier B2, centré sur la nuance, le discours rapporté et la conduite d’un échange
  • BBC Learning English — Pronunciation : les séries de phonologie de la BBC (sons de l’anglais, accent de mot, formes faibles et liaisons), avec vidéos et transcriptions

Voir aussi

  • Identités et échangesLe premier axe où l’on applique ces stratégies : un témoignage de migration se rend compte, se reformule, se médie.
  • Enjeux et formes de la communicationL’axe qui prend pour objet la langue elle-même : ce que l’anglais fait au monde, et ce que la médiation y devient.
  • Le Royaume-Uni et ses nationsL’accent, la variété, le registre : la matière phonologique de la boîte à outils s’y observe grandeur nature.

Chapitre suivant

Identités et échanges

EuraStudy·Fiches T·01·MMXXVI

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