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Thème 5 de terminale, « L’environnement, entre exploitation et protection » demande d’analyser sur le temps long l’évolution des rapports entre les sociétés et leurs milieux — et les changements environnementaux non désirés qu’ils induisent — puis d’en comprendre les enjeux géopolitiques, de la forêt française depuis Colbert aux négociations climatiques et au cas états-unien.
5 sections~55 min de lecture4 compétencesVérifié · 06/2026
niveau de base
Maîtrisez d'abord les trois notions du titre (exploiter / préserver / protéger), la distinction préservation (protéger les milieux contre l'homme) / conservation et une dizaine de repères datés sûrs (1669 ordonnance de Colbert, 1872 Yellowstone, 1992 Rio, 1997 Kyoto, 2015 accord de Paris) : c'est le socle exigible pour la dissertation comme pour l'étude de document.
niveau approfondi
Pour viser l'excellence, sachez tenir ensemble approche historique et approche géopolitique du changement climatique, et articuler les échelles (du local au planétaire) en mobilisant l'objet conclusif états-unien comme étude de cas transversale, où se nouent exploitation des ressources, mouvements de protection, fédéralisme et positions internationales fluctuantes (retrait/retour de l'accord de Paris).
Profondeur de lecture : Approfondi
Taille du texte : Standard · Interligne : Compact
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5 sections25 points clés0 formule25 pièges signalés
L’environnement devient un objet politique
Les échelles emboîtées de l’environnement
Vocabulaire
→ CartesSujet de dissertation : « L’environnement est-il une donnée naturelle ou une construction sociale et politique ? » Rédigez le plan de l’introduction, puis la formulation de la problématique et l’annonce du plan.
Partir d’un fait précis qui montre le glissement du mot : la France se dote en 1971 d’un ministère de la Protection de la nature et de l’Environnement, alors que le terme n’était pas d’usage courant vingt ans plus tôt. L’accroche doit apporter une information, pas une généralité sur la planète.
Poser que l’environnement désigne ce qui entoure et ce qui influence une société, donc une relation, et non un décor. Séparer aussitôt exploiter, préserver et protéger : trois manières d’agir sur un milieu que le sujet oblige à ne pas confondre. Indiquer d’où vient la définition retenue.
Le « ou » du libellé est un piège : personne ne soutient que le climat, les sols ou l’air seraient purement langagiers. Ce qui est construit, ce sont la notion, le périmètre qu’elle recouvre et les politiques qu’elle justifie. La bonne réponse tient les deux : une matérialité qui existe, un regard qui la découpe et la hiérarchise.
Proposer : dans quelle mesure la manière dont les sociétés définissent leur environnement a-t-elle transformé leur façon de l’exploiter et de le protéger ? La question porte alors sur l’effet des représentations, ce qui rend la démonstration possible.
I. Un rapport ancien aux milieux, longtemps pensé sans le mot ; II. La construction d’une notion et sa politisation, des années 1960 aux années 2000 ; III. Une notion à échelles multiples, devenue objet de négociation entre acteurs aux intérêts divergents. Chaque partie doit annoncer des exemples datés.
Résultat : L’introduction pose l’environnement comme une relation historiquement construite, écarte la fausse alternative du sujet, et débouche sur une problématique portant sur l’effet des représentations : ce qui change au cours du temps, ce n’est pas la matérialité des milieux, mais le périmètre que les sociétés lui donnent et les politiques que ce périmètre autorise.
Erreurs fréquentes
Révision active
Étude critique guidée : on vous soumet deux définitions de l’environnement, l’une extraite d’un dictionnaire de géographie des années 2010, l’autre d’un texte réglementaire français des années 1970. Rédigez la présentation des deux documents, puis dégagez en un paragraphe ce que leur écart révèle du déplacement de la notion — sans reformuler les définitions l’une après l’autre.
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Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme d’histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques de terminale générale (arrêté du 19-7-2019, BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse — Éduscol) · Ressource d’accompagnement Éduscol — HGGSP terminale, thème 5 « L’environnement, entre exploitation et protection : un enjeu planétaire » (novembre 2023) (Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse — Éduscol) · Environnement, environnements — glossaire de Géoconfluences (Géoconfluences — DGESCO / ENS de Lyon)
La forêt française métropolitaine depuis 1840
Néolithique et industrie : deux ruptures ?
Vocabulaire
→ CartesÉtude critique de document. Le document est un graphique publié par l’IGN, « Évolution de la surface forestière depuis la moitié du XIXe siècle », qui porte la surface forestière de la France métropolitaine en millions d’hectares à cinq dates : 8,9 en 1840, 9,9 en 1908, 14,1 en 1985, 16,2 en 2010 et 17,5 en 2023. Consigne : montrez ce que ce document apporte à l’étude des rapports entre la société française et sa forêt, et indiquez ses limites.
Un graphique statistique produit par l’Institut national de l’information géographique et forestière, opérateur public chargé de l’inventaire forestier. Le producteur importe : il s’agit d’une mesure administrative, réalisée selon une définition normalisée de la forêt — au moins cinquante ares, des arbres pouvant dépasser cinq mètres, un couvert supérieur à 10 % —, et non d’un plaidoyer.
Une croissance continue, faible jusqu’au début du XXe siècle — un million d’hectares gagnés entre 1840 et 1908 —, puis nettement accélérée : plus de quatre millions entre 1908 et 1985, plus de trois millions depuis. Décrire d’abord, sans commenter : c’est le premier temps de l’exercice.
Le retournement tient à des causes qui ne figurent pas sur le graphique : l’exode rural libère des terres agricoles, le charbon puis le fioul remplacent le bois de chauffage, l’État reboise massivement — Landes de Gascogne à partir de 1857, Fonds forestier national de 1947 à 1999, restauration des terrains de montagne depuis la loi de 1882. Une politique de protection ancienne, dont l’ordonnance de 1669 est le point de départ, forme l’arrière-plan institutionnel.
Il corrige une représentation courante — celle d’une forêt française qui reculerait — et il montre qu’exploitation et extension peuvent aller de pair : la forêt gagne du terrain pendant que la filière bois se développe. C’est une illustration directe du régime « exploiter ET protéger ».
Une surface ne dit rien de l’état des peuplements : ni la diversité des essences, ni la part des monocultures résineuses, ni la santé des arbres face aux sécheresses et aux scolytes, ni les conflits d’usage. Cinq points en cent quatre-vingts ans lissent par ailleurs toutes les variations intermédiaires, et le document ne porte que sur la métropole, laissant de côté les massifs ultramarins, la Guyane au premier chef.
Résultat : Le document établit que la forêt métropolitaine a presque doublé de surface depuis 1840 et que protection et exploitation ont pu croître ensemble ; mais il mesure une étendue, non un état écologique, et doit être complété par des données qualitatives et par les conflits d’acteurs que la seule courbe ne laisse pas voir.
L’idée la plus difficile de l’axe 1 tient en une phrase : pendant longtemps, en France, on a protégé la forêt précisément pour pouvoir continuer à l’exploiter.
En 1669, Colbert fait rédiger la Grande Ordonnance sur le fait des Eaux et Forêts. Il est secrétaire d’État à la Marine : il lui faut du chêne pour construire des navires. Protéger la ressource, c’est sécuriser une matière première stratégique.
Au XIXe siècle, les deux logiques se séparent. D’un côté on plante pour produire — les Landes de Gascogne à partir de 1857. De l’autre, on sanctuarise pour le paysage : en 1861, la réserve artistique de la forêt de Fontainebleau, onze ans avant Yellowstone.
Au XXe siècle, elles se recombinent. La forêt devient multifonctionnelle : on y produit du bois, on s’y promène, on y protège la biodiversité. Après Rio en 1992, le développement durable entre dans le code forestier.
Retenez donc trois régimes plutôt que deux camps : protéger POUR exploiter, exploiter OU protéger, exploiter ET protéger. Une copie qui les nomme et les date a traité l’axe 1.
Erreurs fréquentes
Approfondissement
Pour aller plus loin, interrogez la définition même de l’objet mesuré. L’Inventaire forestier national et la FAO retiennent des seuils de surface, de hauteur et de couvert ; les ONG contestent cette convention, parce qu’elle range une plantation en monoculture parmi les forêts alors qu’elle peut contribuer à la déforestation. Une copie de spécialité qui signale que la statistique dépend d’une définition négociée — et donc d’un rapport de force entre acteurs — traite le jalon au niveau attendu.
Révision active
Construisez un croquis de synthèse légendé, ou à défaut sa légende détaillée organisée en trois parties, intitulé « La forêt française, ressource exploitée et milieu protégé ». Faites y figurer au moins un espace de production sylvicole créé par l’État, un espace protégé pour sa valeur patrimoniale et un espace de conflit d’usage contemporain, chacun daté et localisé.
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Rappel actif
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Sources : Ressource d’accompagnement Éduscol — HGGSP terminale, thème 5 « L’environnement, entre exploitation et protection : un enjeu planétaire » (novembre 2023) (Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse — Éduscol) · Mémento 2024 de l’inventaire forestier national — « L’augmentation de la surface forestière » (IGN — Institut national de l’information géographique et forestière) · Programme d’histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques de terminale générale (arrêté du 19-7-2019, BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse — Éduscol)
Le CO₂ mesuré à Mauna Loa, 1960-2025
La construction d’une gouvernance climatique
Vocabulaire
→ CartesSujet : « Le changement climatique, du constat scientifique à l’enjeu géopolitique. » Proposez la problématique et un plan détaillé en trois parties, en indiquant pour chacune les repères et les acteurs mobilisés.
Le libellé enchaîne « du constat » à « l’enjeu » : il proscrit deux exposés côte à côte, l’un sur le climat passé, l’autre sur les COP. Il faut montrer un passage, donc désigner ce qui transforme un savoir en objet de négociation entre États.
Comment un savoir sur le climat, d’abord construit par des historiens et des physiciens, est-il devenu un enjeu de puissance et de justice entre les États ? La question porte sur la conversion d’un constat en rapport de force : la démonstration est possible.
Petit optimum médiéval jusqu’à l’aube du XIVe siècle, Petit Âge glaciaire jusqu’au milieu du XIXe ; causes naturelles, du volcanisme du Tambora en 1815 à l’activité solaire ; effets sociaux datés — crise frumentaire de Rouen en 1586, famine de 1693-1694, révoltes de subsistance. Conclure la partie sur le fait que le climat était alors subi, non produit.
Fourier et l’effet de serre, Arrhenius et la corrélation avec le dioxyde de carbone, les mesures de Mauna Loa depuis 1958 — de 316,9 parties par million en 1960 à 427,4 en 2025 —, puis le GIEC créé en 1988, dont le sixième rapport conclut à 1,1 °C de réchauffement sur 2011-2020 par rapport à 1850-1900. Le point clef : la science produit ici un fait partagé, condition d’une négociation.
Rio 1992 et les responsabilités communes mais différenciées ; Kyoto 1997, contraignant mais partiel, non ratifié par les États-Unis, quitté par le Canada en 2011 ; Copenhague 2009 et le blocage ; Paris 2015 et les contributions nationales sans sanction. Nommer les acteurs non étatiques : Alliance of Small Island States depuis 1990, V20 en 2015, lobbys industriels, ONG.
Répondre : le climat est devenu géopolitique parce qu’un savoir commun a rendu visibles des responsabilités inégales et des vulnérabilités inégales. Ouvrir sur l’objet de travail conclusif, les États-Unis, où ce rapport de force se rejoue à l’intérieur d’un seul État.
Résultat : Le plan tient parce que chaque partie prépare la suivante : un climat subi, puis un climat produit et prouvé, puis un climat négocié. La charnière est la preuve scientifique — sans fait partagé il n’y a pas de négociation possible, et c’est pourquoi la contestation du savoir a elle-même été une stratégie géopolitique.
L’exercice le plus difficile de ce thème est d’articuler l’approche historique et l’approche géopolitique du climat. Voici comment tenir les deux en cinq temps.
Premier temps : le climat a toujours varié. Un petit optimum médiéval, puis un Petit Âge glaciaire jusqu’au milieu du XIXe siècle. Les causes sont naturelles : le soleil, les volcans — le Tambora en 1815.
Deuxième temps : ces variations ont des effets sociaux et politiques. Mauvaises récoltes, disettes, hausse de la mortalité, révoltes de subsistance. Le climat n’explique pas tout, mais il pèse sur le cours de l’histoire.
Troisième temps, la charnière : au XIXe siècle, l’industrialisation fait des sociétés un facteur du climat. Fourier avait décrit l’effet de serre, Arrhenius lie le dioxyde de carbone à la température. À Mauna Loa, la mesure passe de 316,9 parties par million en 1960 à 427,4 en 2025.
Quatrième temps : quand la cause devient humaine, la responsabilité devient négociable. Le GIEC est créé en 1988, la Convention-cadre signée à Rio en 1992, Kyoto adopté en 1997, l’accord de Paris en 2015.
Cinquième temps, à écrire dans votre copie : le climat est devenu géopolitique parce que ses causes et ses effets sont inégalement répartis. C’est cette phrase-là qui relie vos deux approches.
Erreurs fréquentes
Approfondissement
Un approfondissement de spécialité consiste à montrer que la contestation du savoir climatique a été elle-même une stratégie. La Global Climate Coalition, financée notamment par ExxonMobil dans les années 1990, a entretenu le doute sur le lien entre gaz à effet de serre et réchauffement, fournissant aux gouvernements des arguments pour différer toute régulation. Distinguez alors climatoscepticisme — nier le changement ou nier la responsabilité humaine — et climatonégationnisme, refus explicite des résultats de la recherche : nommer précisément ces positions vaut mieux que de les mettre toutes dans le même sac.
Révision active
Entraînement à l’épreuve orale de contrôle : vingt minutes de préparation, dix minutes d’exposé. Question tirée au sort : « Les sociétés européennes ont-elles subi ou affronté les fluctuations du climat, du Moyen Âge au XIXe siècle ? » Bâtissez à voix haute une réponse en trois moments, chacun appuyé sur un fait daté et sur une méthode de reconstitution du climat que vous nommerez — sans recourir à la chronologie des conférences internationales.
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Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Mauna Loa CO2 annual mean data (co2_annmean_mlo.txt) — Global Monitoring Laboratory (NOAA — Global Monitoring Laboratory, Boulder (Colorado)) · Climate Change 2023: Synthesis Report — Summary for Policymakers (AR6, section A.1) (GIEC / IPCC — Genève) · Ressource d’accompagnement Éduscol — HGGSP terminale, thème 5 « L’environnement, entre exploitation et protection : un enjeu planétaire » (novembre 2023) (Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse — Éduscol)
Qui décide de l’environnement aux États-Unis ?
Les États-Unis dans l’accord de Paris
Vocabulaire
→ CartesLe document est une chronologie sobre, établie d’après le dépositaire du traité, des actes des États-Unis relatifs à l’accord de Paris : signature le 22 avril 2016 ; dépôt de l’instrument d’acceptation le 3 septembre 2016 ; notification de retrait le 4 novembre 2019, effet le 4 novembre 2020 ; nouveau dépôt d’acceptation le 20 janvier 2021 ; nouvelle notification de retrait le 27 janvier 2025, effet le 27 janvier 2026. Consigne : montrez ce que cette chronologie révèle de la place des États-Unis dans la gouvernance climatique, et dégagez les limites d’une telle source.
Ce n’est ni un article ni un discours : c’est un relevé d’actes juridiques enregistrés par le Secrétaire général des Nations unies, dépositaire de l’accord. Sa force est là — chaque date est un acte officiel, non un commentaire — et sa faiblesse aussi : elle ne dit rien des intentions ni des débats.
Un retrait n’est pas immédiat. L’article 28 impose un délai d’un an entre la notification et l’effet : d’où l’écart entre le 4 novembre 2019 et le 4 novembre 2020, puis entre le 27 janvier 2025 et le 27 janvier 2026. Distinguer annonce, notification et effet est le premier apport du document, et l’erreur la plus fréquente en copie.
L’acceptation de septembre 2016 relève de la présidence Obama, la première notification de la présidence Trump après l’annonce de juin 2017, l’acceptation du 20 janvier 2021 du premier jour de la présidence Biden, la seconde notification du début du second mandat de Donald Trump. L’environnement apparaît donc comme un enjeu intérieur clivant, dont dépend l’engagement extérieur du pays.
Le document ne montre que l’État fédéral. Or, après l’annonce de 2017, le mouvement « We are still in » a réuni États fédérés, villes, entreprises et universités autour d’engagements maintenus, et de grandes ONG financées aux États-Unis continuent d’agir hors des frontières. Mobiliser ses connaissances, ici, c’est ajouter les échelles que la source ignore.
Une chronologie d’actes ne mesure aucune émission, ne dit rien des politiques réellement conduites entre deux dates, et ne compare pas les États-Unis aux autres Parties. Elle établit une instabilité de l’engagement, pas un bilan environnemental : confondre les deux serait précisément l’erreur d’interprétation à éviter.
Résultat : La chronologie établit que l’engagement international des États-Unis suit l’alternance présidentielle, avec deux entrées et deux sorties en dix ans, et que le droit des traités impose un délai d’un an qui interdit de confondre annonce et retrait. Elle ne mesure en revanche ni les émissions, ni l’action des États fédérés et des acteurs privés : c’est le rôle des connaissances de restituer ces échelles que la source, par construction, ne voit pas.
L’objet de travail conclusif met les États-Unis au centre du thème, non comme un cas à part, mais comme le terrain où toutes ses tensions se rejouent.
Premier contraste : c’est le berceau de la protection de la nature. Yellowstone, premier parc national au monde, est créé en 1872 ; le transcendantalisme d’Emerson et de Thoreau a formé le regard qui l’a rendu pensable.
Deuxième contraste : c’est une puissance d’exploitation, du mythe des ressources inépuisables de la Frontière jusqu’aux hydrocarbures de schiste extraits par fracturation hydraulique.
Troisième contraste, le plus important pour votre copie : le fédéralisme. L’Environmental Protection Agency est créée en 1970 à l’échelle fédérale, mais chaque État fédéré légifère ; la Californie est volontariste quand d’autres défendent le pétrole.
À l’international, l’engagement suit l’alternance. Acceptation de l’accord de Paris en 2016, retrait effectif en novembre 2020, retour en janvier 2021, second retrait effectif le 27 janvier 2026 — un délai d’un an séparant chaque fois la notification de son effet.
Concluez donc sur une ambivalence assumée, jamais sur un jugement : un pays à la fois grand exploiteur et grand protecteur, dont le poids rend la position décisive pour la gouvernance climatique mondiale.
Erreurs fréquentes
Approfondissement
Pour aller plus loin, appliquez au cas états-unien la formule que la ressource d’accompagnement emprunte à la géographie des ressources : il n’existe pas de ressource en soi, toute ressource est relative à un besoin, donc datée et située. Le bison, le séquoia, le pétrole de schiste et, aujourd’hui, les terres rares n’ont pas été des ressources aux mêmes moments ni pour les mêmes acteurs. Cette entrée évite à la fois le catalogue de mesures et le procès moral, et elle relie directement l’objet conclusif à l’introduction du thème.
Révision active
Rédigez le paragraphe de conclusion d’une dissertation sur « Les États-Unis face à la question environnementale : une puissance contradictoire ? ». Il doit répondre à une problématique que vous formulerez en une phrase, tenir ensemble les deux jalons — échelles internes et action internationale — et se terminer par une ouverture qui ne soit pas une question rhétorique.
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Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Paris Agreement — Status of Treaties, chapitre XXVII.7.d (notes relatives aux États-Unis d’Amérique) (Organisation des Nations unies — United Nations Treaty Collection) · Ressource d’accompagnement Éduscol — HGGSP terminale, thème 5 « L’environnement, entre exploitation et protection : un enjeu planétaire » (novembre 2023) (Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse — Éduscol) · Programme d’histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques de terminale générale (arrêté du 19-7-2019, BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse — Éduscol)
Un plan problématisé en trois temps
L’étude critique de document(s)
Vocabulaire
→ CartesSujet : « L’environnement, entre exploitation et protection. » Analysez les termes, formulez une problématique, proposez un plan détaillé et indiquez la production graphique que vous joindriez.
« Environnement » : la relation d’une société à ce qui l’entoure et l’influence, pas la nature. « Entre » : ni un choix exclusif ni une équivalence, mais une tension et des arbitrages. « Exploitation » et « protection » : deux des trois modalités d’action du programme — préserver, la troisième, servira à nuancer. Le libellé n’a ni bornes chronologiques ni cadre spatial : c’est à vous de les poser, du XVIIe siècle à aujourd’hui, de la France au monde.
Dans quelle mesure les sociétés parviennent-elles à concilier la mise en valeur de leurs milieux et leur protection, à mesure que l’environnement devient un enjeu planétaire ? La formulation ouvre une alternative réelle et impose de conclure par un degré, non par un oui ou un non.
I. Protéger pour exploiter : l’ordonnance de Colbert en 1669, le Code forestier de 1827, une protection au service de la ressource. II. Protéger contre l’exploitation : la réserve artistique de Fontainebleau en 1861, Yellowstone en 1872, le Wilderness Act de 1964 — la nature acquiert une valeur propre. III. Concilier, sous tension : gestion durable après Rio en 1992, gouvernance climatique de Kyoto à Paris, et l’exemple états-unien où l’engagement oscille au gré des alternances.
Une date et un acteur par sous-partie au minimum. Partie I : l’État monarchique et la Marine. Partie II : l’administration des Eaux et Forêts, les peintres, John Muir. Partie III : les États, le GIEC créé en 1988, les firmes, les ONG, les États fédérés états-uniens. Ajoutez au moins une donnée chiffrée sourcée, par exemple la surface forestière métropolitaine passée de 8,9 à 17,5 millions d’hectares entre 1840 et 2023 selon l’IGN.
Un schéma simple des trois régimes — protéger POUR exploiter, exploiter OU protéger, exploiter ET protéger — en trois blocs reliés par des flèches temporelles, avec une date sous chacun. Il tient en dix minutes, il est directement lié au propos, et sa réalisation valorise la note.
Répondre par un degré : la conciliation existe en droit et dans les principes depuis Rio, mais elle reste inégalement appliquée parce que les acteurs n’ont ni les mêmes intérêts ni le même pouvoir. Ouvrir sur un objet précis — la définition contestée de ce qu’est une forêt, ou le statut juridique du retrait d’un accord — plutôt que sur une interrogation générale.
Résultat : Le sujet appelle un plan qui articule les deux logiques au lieu de les opposer : protéger pour exploiter, protéger contre l’exploitation, puis chercher à concilier. La problématique impose une réponse graduée, le plan la construit, les repères la prouvent, et le schéma des trois régimes la rend lisible en un coup d’œil — pour un coût de dix minutes et une valorisation prévue par la définition de l’épreuve.
Erreurs fréquentes
Révision active
En vingt minutes, montre en main, rédigez uniquement l’introduction complète d’une dissertation sur le sujet « Protéger l’environnement, est-ce renoncer à l’exploiter ? » : accroche datée, définition séparée des trois verbes du thème, problématique, annonce de plan. Comparez ensuite votre problématique à celle de l’exercice corrigé de cette section, et repérez laquelle des deux ouvre la véritable alternative.
S’entraîner sur des exercices associés50 questions sur ce thème
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Baccalauréat général — définition de l’épreuve terminale de spécialité HGGSP (version consolidée, mai 2024) (Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse — Éduscol) · Programme d’histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques de terminale générale (arrêté du 19-7-2019, BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse — Éduscol) · Ressource d’accompagnement Éduscol — HGGSP terminale, thème 5 « L’environnement, entre exploitation et protection : un enjeu planétaire » (novembre 2023) (Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse — Éduscol)
Vérifié · 06/2026Version complète via le réglage de profondeur — même endroit, mêmes ancres
Références et sources
Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse — Éduscol
Géoconfluences — DGESCO / ENS de Lyon
IGN — Institut national de l’information géographique et forestière
NOAA — Global Monitoring Laboratory, Boulder (Colorado)
GIEC / IPCC — Genève
Organisation des Nations unies — United Nations Treaty Collection
Voir aussi