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Premier thème du programme de terminale, « De nouveaux espaces de conquête » demande de comprendre comment l’océan et l’espace extra-atmosphérique, longtemps hors d’atteinte, sont devenus en un demi-siècle des théâtres d’affirmation de la puissance, des objets de rivalités militaires et économiques et, simultanément, des laboratoires de coopération négociée — la Chine servant d’étude de cas conclusive à cette double dynamique.
5 sections~53 min de lecture5 compétencesVérifié · 06/2026
niveau de base
Maîtrisez d'abord le vocabulaire-clé (ZEE, haute mer, res nullius / res communis, militarisation, traité de l'espace, CNUDM) et une dizaine de repères datés sûrs (1957, 1961, 1967, 1969, 1982/1994, 2016) : c'est le socle exigible pour la dissertation comme pour l'étude de document.
niveau approfondi
Pour viser l'excellence, sachez tenir ensemble les deux axes — opposer mais aussi articuler logiques de puissance et de coopération — et confronter le droit (CNUDM, traité de l'espace) à la pratique des États (mer de Chine méridionale, arsenalisation), en mobilisant l'objet conclusif chinois comme étude de cas transversale.
Profondeur de lecture : Approfondi
Taille du texte : Standard · Interligne : Compact
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5 sections25 points clés0 formule25 pièges signalés
Les zones du droit de la mer (CNUDM, 1982)
Approprier ou partager : le statut juridique des deux milieux
Vocabulaire
→ CartesSujet de dissertation : « En quoi l’océan et l’espace constituent-ils de nouveaux espaces de conquête ? » Rédigez l’introduction complète et justifiez chacun de ses quatre moments.
Prenez le contraste que retient l’inspection générale : douze hommes ont marché sur la Lune, à 300 000 kilomètres de la Terre, quand moins de cinq personnes ont atteint le point le plus profond des abysses, vers 10 900 mètres. L’accroche n’est pas un ornement : elle installe d’emblée l’idée que la proximité géographique ne dit rien de l’accessibilité technique.
« Océan » : l’océan mondial, 70,8 % de la surface du globe, soit 361 millions de kilomètres carrés. « Espace » : l’espace extra-atmosphérique, conventionnellement au-delà de la ligne de Kármán, à 100 kilomètres d’altitude. « Conquête » : le triple mouvement d’exploration, d’exploitation et d’appropriation. Et surtout « nouveaux » : le mot ne qualifie pas les milieux, mais notre capacité récente à les investir.
Formulez-la de manière à ce que la réponse ne soit pas contenue dans la question. Par exemple : dans quelle mesure la conquête de ces deux milieux relève-t-elle moins de leur découverte que d’une redistribution de la puissance entre les États ? La problématique doit annoncer une tension, non un plan.
Trois temps possibles : des milieux longtemps soustraits à la souveraineté ; une conquête rendue possible par la technique et aussitôt disputée ; un droit qui a choisi le bien commun mais qui doit composer avec les rapports de force. Chaque partie doit être annonçable en une phrase, sinon elle n’est pas encore un argument.
Relisez : les acteurs sont-ils nommés autrement que par « les États » ? Une date sûre figure-t-elle dès l’introduction — 1967 pour l’espace, 1982 pour la mer ? Le point d’interrogation du programme sur « les dernières frontières » est-il assumé, c’est-à-dire la notion de Frontier discutée et non reprise telle quelle ?
Résultat : Une introduction réussie sur ce thème tient en quatre moments — accroche, définition, problématique, annonce — et pose dès l’abord la thèse du thème : ce sont de « nouveaux » espaces de conquête non parce qu’ils viennent d’apparaître, mais parce que la technique a rendu possible ce que le droit s’efforce d’encadrer.
Erreurs fréquentes
Révision active
À l’aide de la seule Fig. 1, rédigez la légende ordonnée d’un schéma que vous pourriez porter sur votre copie : trois ou quatre entrées classées du rivage vers le large, chacune associant un seuil chiffré, le droit correspondant et un exemple d’usage disputé. Terminez par une phrase indiquant ce que votre schéma ne peut pas montrer.
S’entraîner sur des exercices associés50 questions sur ce thème
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme d’histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques de terminale générale (arrêté du 19-7-2019, BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse — Éduscol) · Ressource d’accompagnement Éduscol — HGGSP terminale, thème 1 « De nouveaux espaces de conquête » (Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse — Éduscol) · Zone économique exclusive (ZEE) — glossaire de Géoconfluences (Géoconfluences — ENS de Lyon / DGESCO)
La course à l’espace, de Spoutnik aux nouveaux acteurs
Affirmer sa puissance depuis la mer
Vocabulaire
→ CartesSujet : « L’espace, un espace d’affirmation de la puissance des États depuis 1957. » Rédigez le plan détaillé de la première partie et justifiez le choix de chaque exemple.
Premier argument : l’espace est d’emblée un théâtre militaire déguisé en aventure scientifique. Ne commencez pas par Spoutnik comme par un récit, mais par ce qui l’a mis en orbite — un missile balistique, le Semiorka. La prouesse et la menace sont le même objet technique.
Trois faits suffisent et se tiennent : le lancement du 4 octobre 1957 et ses vingt-deux jours de « bip-bip » radiodiffusé ; l’explosion de Vanguard deux mois plus tard devant les caméras ; la création de la NASA en 1958, dont le budget atteint 4,4 % du budget fédéral en 1966. Chacun documente une dimension différente — la capacité, l’humiliation, la réponse d’État.
Le discours de Kennedy du 12 septembre 1962 et la retransmission mondiale du 20 juillet 1969 ne servent pas à décorer la démonstration : ils prouvent que l’exploit vaut par sa mise en scène. C’est la définition même du soft power appliqué à la conquête.
La France constitue le contre-exemple utile : le CNES en 1961, Kourou en 1965, Astérix la même année font d’elle la troisième puissance à mettre un objet en orbite. L’espace sert ici à s’affirmer non contre l’autre bloc, mais à l’intérieur du sien, avant l’inscription dans l’Agence spatiale européenne en 1975.
Concluez sur le fait que ce duel s’est mué en club élargi — Chine, Inde, entreprises privées — puis annoncez que cet élargissement pose la question du droit applicable, ce qui prépare l’axe 2. Une transition qui n’annonce rien est une transition perdue.
Résultat : La première partie établit que l’espace est, dès 1957, un instrument d’affirmation de puissance à trois étages — militaire par ses lanceurs, idéologique par sa mise en scène, souverain par les programmes nationaux —, et prépare la question que l’élargissement des acteurs rend urgente : à quelles règles obéit cette conquête ?
Erreurs fréquentes
Révision active
Vous disposez de deux documents fictifs à confronter : le discours de John F. Kennedy du 12 septembre 1962 sur la conquête lunaire, et une déclaration d’entreprise du New Space annonçant l’exploitation commerciale des ressources spatiales. Rédigez le paragraphe de confrontation : ce que les deux textes partagent, ce qui les oppose, et ce que leur écart de quarante ans révèle des rapports entre États et acteurs privés.
S’entraîner sur des exercices associés50 questions sur ce thème
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Ressource d’accompagnement Éduscol — HGGSP terminale, thème 1 « De nouveaux espaces de conquête » (Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse — Éduscol) · Programme d’histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques de terminale générale (arrêté du 19-7-2019, BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse — Éduscol) · Éric Frécon, « Les marines nationales, définitions et redéfinitions de leurs missions dans le monde, après la Guerre froide » (Géoconfluences — ENS de Lyon / DGESCO)
Négocier le droit des mers et de l’espace
Ce que la convention de Montego Bay a institué
Vocabulaire
→ CartesDocument — extrait reformulé du discours prononcé le 1er novembre 1967 aux Nations unies par Arvid Pardo, représentant permanent de Malte : « Les fonds des mers, au-delà des juridictions nationales, sont la propriété commune de l’humanité. Leur exploitation ne doit pas devenir le privilège des rares États qui possèdent la technique de les atteindre, mais servir à construire un monde plus pacifique, plus coopératif et plus équitable. » Consigne : montrez ce que ce texte demande, à qui il s’adresse, et ce que soixante ans de pratique en ont fait.
Un discours diplomatique, prononcé à la tribune des Nations unies par le représentant d’un très petit État, à un moment où les progrès techniques rendent les grands fonds atteignables. La nature du document commande la lecture : ce n’est ni un traité ni un constat, c’est une revendication adressée à une assemblée.
« Propriété commune de l’humanité » : la formule anticipe le statut de patrimoine commun que la convention de 1982 donnera à « la Zone ». « Le privilège des rares États qui possèdent la technique » : Pardo désigne l’inégalité d’accès, non l’absence de règles. « Plus équitable » : la revendication est celle des pays du Sud, en pleine décolonisation.
L’appel a réussi : il conduit à la convocation en 1973 de la troisième conférence, puis à la convention du 10 décembre 1982 et à la création de l’Autorité internationale des fonds marins. Il a partiellement échoué : le mandat de cette autorité ne portait que sur les ressources minérales, laissant les ressources vivantes de la haute mer sans statut jusqu’à l’accord BBNJ.
Un discours n’est pas un état du monde. Celui-ci tait ce qui va coûter le plus cher : l’absence de force contraignante. Il faut donc le confronter à un cas contraire — la sentence du 12 juillet 2016 sur la mer de Chine méridionale, que Pékin a rejetée. Le document dit un projet ; l’histoire dit son rendement.
La problématique pouvait être : la haute mer peut-elle être gouvernée au nom de l’humanité ? Le document permet de répondre qu’elle l’a été partiellement, et seulement pour ce que les États ont accepté de placer sous mandat commun — le reste ayant attendu quarante ans de plus.
Résultat : Le discours de Pardo est à la fois l’acte de naissance du patrimoine commun de l’humanité et la mesure de ses limites : il a produit une convention et des institutions, mais il aura fallu attendre l’accord BBNJ, entré en vigueur le 17 janvier 2026, pour que la biodiversité de la haute mer reçoive enfin un statut — preuve que la coopération avance, lentement, et seulement là où les États y consentent.
La difficulté du thème tient en une phrase : ces espaces sont à la fois très encadrés par le droit et très mal protégés par lui. Comprendre pourquoi, c’est comprendre tout l’axe 2.
Premier temps : le droit existe, et il est ambitieux. Le traité de l’espace de 1967 interdit toute appropriation des corps célestes ; la convention de Montego Bay de 1982 découpe les zones maritimes et déclare les grands fonds patrimoine commun de l’humanité.
Deuxième temps : ce droit a fabriqué des institutions vivantes. L’Autorité internationale des fonds marins administre « la Zone » ; le Tribunal international du droit de la mer, en service depuis 1996, avait jugé vingt-neuf affaires en 2020, souvent saisi par des pays en développement.
Troisième temps : il a même produit une coopération durable. La Station spatiale internationale, assemblée depuis 1998, n’a été suspendue ni par l’annexion de la Crimée en 2014 ni par les sanctions qui l’ont suivie.
Quatrième temps, et c’est le point de bascule : ce droit ne dispose d’aucune force contraignante automatique. La sentence du 12 juillet 2016 a jugé les revendications chinoises en mer de Chine méridionale sans fondement ; Pékin l’a rejetée, sans qu’aucune conséquence juridique s’ensuive.
Conclusion à retenir pour la copie : le droit international n’est pas un arbitre au-dessus des États, c’est un accord entre eux. Il progresse — l’accord BBNJ est entré en vigueur le 17 janvier 2026 — mais il ne progresse que là où les États acceptent qu’il progresse.
Erreurs fréquentes
Révision active
Construisez, sur deux colonnes et en une page, le dossier documentaire que vous donneriez à un camarade : à gauche, trois faits qui prouvent que ces espaces sont régulés ; à droite, trois faits qui prouvent que cette régulation reste tributaire des rapports de force. Chaque fait doit être daté et sourçable. Terminez par la phrase de synthèse que ce dossier autorise, et par une phrase qu’il ne permet pas d’écrire.
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Rappel actif
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Sources : Ressource d’accompagnement Éduscol — HGGSP terminale, thème 1 « De nouveaux espaces de conquête » (Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse — Éduscol) · Accord se rapportant à la CNUDM et portant sur la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale — état des ratifications (Collection des traités des Nations unies) · Clara Loïzzo, « UNOC-3 à Nice : quelles avancées en matière de protection des océans ? » (Géoconfluences — ENS de Lyon / DGESCO)
Discours, investissements, appropriations
La flotte de guerre chinoise, du littoral au large
Vocabulaire
→ CartesDocument — carte de la mer de Chine méridionale figurant la ligne discontinue revendiquée par la Chine, les archipels des Paracels et des Spratleys, les îlots poldérisés et les zones économiques exclusives revendiquées par le Vietnam, les Philippines et la Malaisie. Consigne : montrez en quoi cette carte donne à voir une stratégie de puissance qui s’écarte du droit de la mer, et indiquez ce qu’elle ne montre pas.
Une carte de revendications, non une carte de frontières reconnues. La différence commande toute l’analyse : les tracés qu’elle porte sont des prétentions d’acteurs, et la carte elle-même est un instrument de la revendication — la ligne discontinue est apparue dans un atlas de la fin des années 1940 avant d’être reprise par la République populaire.
Ne dites pas « la zone » : nommez les Paracels, disputées avec le Vietnam, et les Spratleys, disputées avec le Vietnam, les Philippines et la Malaisie ; situez les récifs poldérisés ; rappelez que cette mer est traversée par des routes commerciales majeures et bordée de gisements d’hydrocarbures et de zones de pêche.
La ligne excède très largement les 200 milles marins qu’autorise une zone économique exclusive. La sentence rendue le 12 juillet 2016 par la Cour permanente d’arbitrage, saisie par les Philippines en avril 2013, a jugé que les îlots des Spratleys ne sont que des rochers au sens de l’article 121 : ils n’ouvrent droit qu’à douze milles de mer territoriale. La Chine a rejeté la sentence.
Poldériser, construire un phare, une piste, une garnison : chaque installation crée un fait sur le terrain, sans jamais déclencher d’affrontement ouvert. C’est l’escalade sans le déclenchement, ce qui rend la réponse des voisins et de la communauté internationale particulièrement difficile à calibrer.
Elle ne montre ni le déplacement du discours chinois — depuis 2016, Pékin argumente en termes de « quatre archipels » plutôt qu’en termes d’îles ou de ligne —, ni les rapports de force navals qui rendent la revendication tenable, ni les intérêts des États tiers, États-Unis en tête, qui invoquent la liberté de navigation. Une étude critique nomme les silences du document.
Résultat : La carte documente une stratégie d’appropriation par le fait accompli, contraire à la lecture de la convention de 1982 retenue par la sentence de 2016 ; mais, parce qu’elle ne figure qu’un tracé, elle doit être complétée par le déplacement du discours chinois et par le rapport de force naval qui, seuls, expliquent pourquoi une revendication invalidée en droit reste effective sur l’eau.
L’objet de travail conclusif se traite en trois temps de trente ans, et cette périodisation est la meilleure défense contre le piège le plus courant : croire que tout commence avec Xi Jinping.
De 1956 à 1986, la Chine cherche la souveraineté. Elle crée son programme spatial en 1956, un an après Bandung, lance Dong Fang Hong en 1970, et proclame en 1958 une mer territoriale de douze milles. Sa marine ne fait que défendre ses côtes.
De 1986 à 2016, ces espaces deviennent des vecteurs de puissance. Le programme « 863 » vise le vol habité ; Shenzhou 5 envoie un homme dans l’espace en 2003. En mer, la doctrine de la défense au large fait passer la flotte de guerre au deuxième rang mondial en 2016.
Depuis 2016, l’échelle est mondiale : Chang’e 4 se pose sur la face cachée de la Lune en 2019, Beidou concurrence le GPS, et les routes de la soie maritimes essaiment des ports d’appui du Pirée à Hambantota.
Le point de tension est daté : le 12 juillet 2016, la sentence arbitrale juge les îlots des Spratleys sans droit à une zone économique exclusive. Pékin la rejette et poursuit la poldérisation.
La formule à retenir pour la copie : la Chine réunit à elle seule les deux axes du thème — elle affirme sa puissance comme dans l’axe 1, et elle éprouve les limites du droit comme dans l’axe 2. C’est pour cela qu’elle est l’objet conclusif.
Erreurs fréquentes
Révision active
Rédigez la conclusion — et elle seule — d’une dissertation intitulée « La Chine, une puissance à la conquête de l’espace, des mers et des océans ». Elle doit répondre en trois phrases à une problématique que vous rappellerez, puis proposer une ouverture qui ne soit ni une question rhétorique ni un pronostic : appuyez-la sur un fait daté extérieur au cas chinois.
S’entraîner sur des exercices associés50 questions sur ce thème
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Ressource d’accompagnement Éduscol — HGGSP terminale, thème 1 « De nouveaux espaces de conquête » (Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse — Éduscol) · Frédéric Lasserre et Olga Alexeeva, « Carte à la une. En mer de Chine méridionale, le jeu politique de l’interprétation du droit de la mer » (Géoconfluences — ENS de Lyon / DGESCO) · Programme d’histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques de terminale générale (arrêté du 19-7-2019, BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse — Éduscol)
Le plan attendu, et le croquis qui valorise
Les trois temps de l’étude critique
Vocabulaire
→ CartesSujet : « Les nouveaux espaces de conquête, entre rivalités et coopérations. » Dégagez une problématique et proposez un plan détaillé, en indiquant à chaque étape la décision de méthode que vous prenez.
« Nouveaux espaces de conquête » désigne l’océan et l’espace extra-atmosphérique. « Rivalités » renvoie à l’axe 1, « coopérations » à l’axe 2. Le mot décisif est « entre » : il indique une tension à tenir, non un choix à faire. Un sujet qui contient « entre » interdit un plan en deux parties opposées.
« Ces espaces sont-ils des lieux de rivalité ou de coopération ? » reformule le sujet sans l’ouvrir. Préférez : dans quelle mesure la coopération négociée sur ces espaces parvient-elle à contenir les rivalités qu’y font naître les stratégies de puissance ? La bonne problématique contient déjà l’idée que la réponse sera nuancée.
I. Des espaces investis par des stratégies de puissance — course à l’espace depuis 1957, militarisation des satellites, dissuasion océanique, contrôle des routes et des ressources. II. Des espaces effectivement régulés — traité de 1967, convention de Montego Bay de 1982 entrée en vigueur en 1994, Station spatiale internationale depuis 1998, accord BBNJ entré en vigueur le 17 janvier 2026. III. Une coexistence sous tension, où le droit encadre sans contraindre — la Chine, la ligne discontinue, la sentence du 12 juillet 2016 rejetée.
Deux ou trois dates sûres par partie suffisent, à condition qu’elles soient exactes et localisées. Une date fausse énoncée avec assurance coûte plus cher qu’une date manquante : si vous hésitez entre 1982 et 1984, écrivez « au début des années 1980 » et passez.
Ce sujet appelle une coupe des zones maritimes ou un schéma en trois blocs — rivalités, régulation, limites. Décidez-en dès le plan et réservez-lui dix minutes, car un croquis improvisé en fin d’épreuve est illisible. Rappelez-vous qu’il ne peut que valoriser la note.
Écrivez, au brouillon, la phrase qui répondra à votre problématique. Si vous ne pouvez pas l’écrire maintenant, votre plan ne démontre rien encore. L’ouverture, elle, doit s’appuyer sur un fait, par exemple le désaccord persistant sur l’exploitation minière des grands fonds.
Résultat : Le sujet appelle un plan dialectique en trois temps — puissance, régulation, coexistence sous tension — commandé par une problématique qui annonce la nuance ; le croquis, décidé dès le plan, ajoute des points sans jamais pouvoir en coûter.
Erreurs fréquentes
Révision active
Chronométrez-vous. En quarante-cinq minutes et sans notes, produisez le plan détaillé de la dissertation « Les nouveaux espaces de conquête : des biens communs ? », puis, en dix minutes supplémentaires, la légende ordonnée du croquis ou du schéma que vous joindriez à cette copie. Comparez ensuite votre plan à celui de la Fig. 9 et notez, pour chaque partie, le repère daté qui vous manquait.
S’entraîner sur des exercices associés50 questions sur ce thème
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Baccalauréat général — épreuve terminale de l’enseignement de spécialité HGGSP (version consolidée, mai 2024 ; programme d’examen fixé par la note de service du 26-9-2023, NOR MENE2323020N) (Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse — Éduscol) · Programme d’histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques de terminale générale (arrêté du 19-7-2019, BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse — Éduscol) · Ressource d’accompagnement Éduscol — HGGSP terminale, thème 1 « De nouveaux espaces de conquête » (Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse — Éduscol)
Vérifié · 06/2026Version complète via le réglage de profondeur — même endroit, mêmes ancres
Références et sources
Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse — Éduscol
Géoconfluences — ENS de Lyon / DGESCO
Voir aussi