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Fiches/Anglais (LVA)/Citoyenneté et mondes virtuels
FR · Bac

Citoyenneté et mondes virtuels

« Citoyenneté et mondes virtuels » est le cinquième des six axes du programme d’anglais de TERMINALE (arrêté du 5 mai 2025, BO n° 22 du 29 mai 2025) : cinq axes sur six sont traités dans l’année, dont obligatoirement l’axe 6, et chaque axe s’aborde par au moins un objet d’étude. Le programme pose deux questions, et la seconde est celle qui oriente tout le travail : à l’heure des mondes virtuels, quels sont les enjeux démocratiques dans les aires anglophones, et comment les citoyens peuvent-ils s’emparer des outils numériques et en garder la maitrise ? Les objets d’étude proposés couvrent un terrain large et récent — la vie connectée est-elle synonyme de vie exposée ; le jeu vidéo comme nouvelle forme du soft power américain ; les nouvelles modalités d’apprentissage à l’heure de l’intelligence artificielle dans le monde éducatif anglophone ; la parole sur les réseaux sociaux, portée et limites du pouvoir horizontal. L’axe apporte deux compétences durables : évaluer une source avant de la croire, et argumenter sur une question technique sans céder ni à l’enthousiasme ni à la panique. En LVA, le niveau visé à la fin de la terminale est B2 ; l’enseignement est évalué en CONTRÔLE CONTINU, par les moyennes annuelles portées au livret scolaire, avec un coefficient 3 en première et 3 en terminale, soit 6 pour l’ensemble du cycle terminal.

7 sections·~68 min de lecture·5 compétences·Vérifié · 08/2026

T·121212 / 13
Profil d’examen
Comprendre en détail des documents authentiques et argumentatifs de l’aire anglophone (article, éditorial, entretien, reportage, extrait de série) sur le numérique, et y distinguer l’information de la prise de position — le niveau B2 attendu en fin de terminale.Évaluer la fiabilité d’une source à l’aide de critères explicites (auteur, date, recoupement, fait ou opinion, indices de sensationnalisme) puis restituer ce jugement fidèlement : c’est la médiation telle que le programme la définit.Développer une argumentation méthodique sur une question débattue, en soulignant les points importants, en intégrant une concession et en appuyant chaque argument sur un repère daté exact.Participer à un débat en anglais avec aisance : défendre une position, répondre à une objection, nuancer, reformuler ce qu’un interlocuteur vient de dire avant d’y répondre.Mobiliser un lexique précis et organisé par champs (réseaux, engagement, information, données, jeu vidéo, intelligence artificielle) et une chaîne de connecteurs logiques, plutôt qu’une langue générale.
Opérateurs :comprendre (réception orale et écrite, niveau B2)analyser (point de vue, fiabilité d'une source, procédés d'un document)évaluer (la fiabilité d'une information, distinguer fait et opinion)interpréter / dégager le sensargumenter (produire une opinion nuancée à l'écrit et à l'oral)rendre compte / reformuler (médiation d'une information vérifiée)

niveau de base

Cet axe relève de l'enseignement COMMUN d'anglais (LVA), évalué en contrôle continu : commencez par maîtriser le vocabulaire thématique (social media, online activism, fake news, misinformation vs disinformation, fact-checking, filter bubble, echo chamber, personal data, privacy, surveillance, digital footprint, accountability) et les repères culturels clés (mouvements nés en ligne comme #BlackLivesMatter et les grèves pour le climat, l'affaire Cambridge Analytica, le débat sur les fake news, la série Black Mirror). Entraînez-vous à comprendre un document court (article, témoignage, infographie) et à en restituer l'idée principale en anglais correct, puis à évaluer si la source est fiable.

niveau approfondi

Pour aller plus loin (élève de spécialité LLCER-anglais ou candidat au Grand oral) : reliez plusieurs documents de l'axe pour construire une problématique nuancée (« Are social media good or bad for democracy? », « Can we still trust what we read online? », « Is online activism real activism? »), appuyez-vous sur des œuvres et débats de fond (épisodes de Black Mirror comme « Nosedive » ou « The National Anthem », essais sur la société numérique, l'affaire Cambridge Analytica) et entraînez-vous à la médiation (évaluer la fiabilité d'une information, la restituer fidèlement, confronter deux points de vue). Attention : la spécialité LLCER comporte une épreuve terminale propre, distincte de la LVA — ne confondez pas les deux exigences.

Profondeur

Profondeur de lecture : Approfondi

Texte

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Sommaire · 7 sections▾
  1. Citoyenneté et mondes virtuels
    • 01Le numérique et les nouvelles formes de citoyenneté○
    • 02La parole en ligne : portée et limites du pouvoir horizontal◐
    • 03Information, désinformation et esprit critique◐
    • 04La vie connectée est-elle une vie exposée ?◐
    • 05Le jeu vidéo, nouvelle forme du soft power américain ?◐
    • 06Apprendre à l’heure de l’intelligence artificielle●
    • 07Repères, méthode et lexique : monter son dossier sur l’axe●

7 sections · 35 points clés · 0 formule · 35 pièges signalés

§ 01
§ 01

Le numérique et les nouvelles formes de citoyenneté#

~9 min de lecture●○○BaseBOBO-2025-LV-anglais-terminale-§Axe-5-Citoyenneté-et-mondes-virtuels

Les quatre gestes du citoyen numérique

Le citoyen numérique : quatre gestesroue segmentée, 4 segments, Données: Citoyen numérique, S’informer, S’exprimer, Mobiliser, Demander des comptesS’informeractualités, sources en ligneS’exprimerposter, commenter, être luMobiliserhashtags, pétitionsDemander des comptestransparence, accountabilityCitoyen numérique
Fig. 1Quatre gestes qui existaient déjà, mais que le numérique rend possibles sans intermédiaire et à coût presque nul. Le secteur mis en valeur est celui de la demande de comptes : c’est le plus politique des quatre, et le seul qui suppose un destinataire qui préférerait ne pas répondre.

Points clés

L’axe part d’un déplacement, pas d’une nouveauté technique. L’espace où l’on discute des affaires communes — ce que la philosophie politique appelle la sphère publique — est passé en ligne. Le citoyen s’y informe, y débat, s’y organise et y interpelle les responsables sans passer par un journal, un parti ni un syndicat. En anglais on parle de the digital citizen, de social media par opposition à the mainstream media, et l’on décrit ce mouvement d’un mot : the public sphere has moved online. La question du programme n’est donc pas « le numérique est-il bon ou mauvais ? », qui n’a pas de réponse, mais : les citoyens peuvent-ils s’emparer de ces outils et en garder la MAÎTRISE ?
Ce qui a changé, techniquement, tient en une phrase : chacun est devenu émetteur. Le web des années 1990 se lisait ; celui d’aujourd’hui s’écrit — c’est le user-generated content. Les conséquences sont réelles et vérifiables : le coût de la publication est tombé à zéro ; une information peut atteindre l’autre bout du monde sans intermédiaire ; des mouvements peuvent s’organiser sans chef ni structure préalable (leaderless, grassroots, bottom-up movements). Le vocabulaire à maîtriser suit cette logique horizontale : a platform, to post, to go viral, a hashtag, a feed, to reach an audience.
Mais la même architecture a déplacé le pouvoir plutôt que de le dissoudre. Ce que voit un citoyen dépend d’un CLASSEMENT effectué par un algorithme, propriété d’une entreprise privée, optimisé pour l’engagement et non pour l’exactitude. La visibilité n’est donc plus décidée par une rédaction identifiable, à qui l’on pouvait écrire, mais par un système que personne ne peut consulter. Le raisonnement juste tient les deux bouts : le citoyen a gagné une VOIX, et de nouveaux acteurs — plateformes, annonceurs, États — ont gagné un CONTRÔLE d’un genre inédit. Une copie qui ne dit qu’une moitié de cette phrase manque l’axe.
Le rapport au pouvoir POLITIQUE s’en trouve modifié dans les deux sens. Du côté des responsables : la communication directe qui contourne la presse (to bypass the press), la campagne ciblée, la mise en scène permanente. Du côté des citoyens : les pétitions en ligne, les données publiques ouvertes (open data), la demande de comptes (accountability) et la possibilité de documenter soi-même un fait — une vidéo tournée par un passant peut devenir une pièce à conviction. Le mot juste pour cet équilibre instable est ambivalent : the same tool empowers the citizen and exposes them.
MÉTHODE DE RÉCEPTION (B2). Devant un document de cet axe, trois questions, toujours les mêmes. QUI PARLE — un militant, un journaliste, un chercheur, un responsable politique, une entreprise ? La réponse change tout le reste. QUE LE NUMÉRIQUE APPORTE-T-IL, selon ce document — une voix, une information, une organisation ? QUE MENACE-T-IL — la vie privée, la vérité partagée, l’autonomie du jugement ? Ajoutez-y le repérage du TON, qui se dit en anglais avec précision : enthusiastic, cautious, alarmist, sceptical, resigned. Nommer le ton d’un document est un geste de niveau B2 que peu de copies font.
FAIT DE LANGUE : le pluriel de media et les singuliers trompeurs. Media est à l’origine un pluriel (le singulier medium), et l’usage soigné écrit encore the media are ; social media se comporte le plus souvent comme un pluriel : social media have changed politics. Attention à trois calques fréquents : « les informations » au sens d’actualités se dit the news, qui est un SINGULIER (the news is worrying) ; « une information » se dit a piece of news ou an item of news ; et « un réseau social » se dit a social network ou a social media platform, jamais a social. Enfin, to inform somebody OF something, mais to inform somebody ABOUT a topic.

Vocabulaire

→ Cartes
  • the public sphere/ðə ˈpʌblɪk sfɪə/la sphère publique, l’espace publicLe terme de science politique qui nomme l’objet de l’axe : the public sphere has moved online.
  • user-generated content/ˈjuːzə ˈdʒenəreɪtɪd ˈkɒntent/le contenu produit par les utilisateursSouvent abrégé UGC. C’est la différence technique de fond avec les médias de masse traditionnels.
  • the mainstream media/ˈmeɪnstriːm ˈmiːdiə/les médias traditionnels, la grande presseTerme neutre en soi, mais souvent employé de façon hostile : signalez-le si le document en fait un usage accusateur.
  • to bypass/ˈbaɪpɑːs/contourner, court-circuiterTo bypass the press : parler directement au public sans passer par les journalistes. Verbe clé de l’axe.
  • accountability/əˌkaʊntəˈbɪləti/la responsabilité, l’obligation de rendre des comptesSans équivalent exact en français. To hold someone to account : demander des comptes à quelqu’un.
  • the news/ðə njuːz/les informations, l’actualitéSINGULIER malgré le -s : the news is worrying. Une information isolée se dit a piece of news.
  • a feed/fiːd/un fil d’actualitéCe que l’algorithme compose pour vous : my feed shows me only what I already agree with.

La voix du citoyen et le contrôle des plateformes

Le même outil, deux lecturesDiagramme de Venn avec 2 ensembles, Ce que le citoyen y gagne, Ce que les plateformes y gagnentCe que le citoyen y gagneCe que les plateformes y gagnentpublier,s’organiserclasser etvendrevisible, donctraçable
Fig. 2Ce que le numérique donne au citoyen et ce qu’il donne aux nouveaux pouvoirs ne sont pas deux listes séparées : ce sont deux lectures des MÊMES faits. La zone commune n’est pas un compromis, c’est le cœur du sujet — un hashtag qui rend un mouvement visible le rend, du même geste, dénombrable et traçable.
Exemple corrigé

Reporting on a document: what does it claim, and from where?

You have read an opinion piece in which a technology executive argues that social media have made citizens better informed than ever before. In English, give an organised account of the document: identify the speaker and the genre, state the central claim, name one thing the piece establishes and one it merely asserts, and characterise its tone — without giving your own opinion.

  1. 01Identify the speaker before the argument

    Start where a B2 account starts: “This is an opinion piece, not a news report, written by an executive of a technology company. That matters before anything else: the author has a professional interest in the conclusion he defends, which does not make him wrong, but does make the piece an argument rather than a finding.”

  2. 02State the central claim in one sentence

    Compress without distorting: “His central claim is that social media have made citizens better informed than any previous generation, because anyone can now reach primary sources directly instead of depending on a handful of newspapers.”

  3. 03Separate what is established from what is asserted

    This is the step that earns the marks: “The piece does establish one verifiable point: access to sources has become cheaper and faster. It merely asserts the rest — that access produces understanding. No evidence is offered that readers actually consult those sources, or that they can tell a reliable one from an unreliable one.”

  4. 04Characterise the tone, and stop there

    Name the register and resist commenting: “The tone is enthusiastic and forward-looking: the author speaks of opportunity, empowerment and progress, and mentions risks only in a single concessive clause near the end. As this is an account, I report the position and its structure; I am not asked whether I share it.”

Résultat : Un bon compte rendu identifie d’abord l’émetteur et le genre — un texte d’opinion écrit par une partie intéressée — avant de résumer la thèse en une phrase. Il opère ensuite la distinction qui fait le niveau B2 : ce que le document ÉTABLIT (l’accès aux sources est devenu plus rapide et moins cher) contre ce qu’il AFFIRME sans preuve (que cet accès produirait de la compréhension). Il nomme enfin le ton avec un adjectif précis et s’arrête là, sans glisser vers l’avis personnel — c’est la règle de la réception.

Explication pas à pas2 étapes
  1. 1

    Devant un document de cet axe, posez-vous trois questions : qui parle ? que le numérique apporte-t-il au citoyen ? et que menace-t-il ?

    Two faces

    Le même outil, deux facesGraphe, L’outil numérique → Opportunité, L’outil numérique → RisqueL’outilnumériqueOpportunitéRisque
  2. 2

    Retenez la formule : le citoyen numérique gagne une voix, mais de nouveaux pouvoirs — plateformes, algorithmes, États — gagnent du contrôle.

    more voice for the citizen  ⇄  more control for new powers\text{more voice for the citizen} \;\rightleftarrows\; \text{more control for new powers}more voice for the citizen⇄more control for new powers

Objectif Bac

  • Objectif Bac (contrôle continu) : rendre compte en anglais d’un document de l’axe en identifiant QUI parle, ce que le numérique y apporte au citoyen et ce qu’il y menace, sans donner son propre avis dans un compte rendu.
  • Objectif Bac : nommer le TON d’un document avec un adjectif précis (enthusiastic, cautious, alarmist, sceptical) et le justifier par un élément du texte.
  • Objectif Bac : formuler l’ambivalence centrale de l’axe en une phrase tenue des deux côtés — the citizen gains a voice while new actors gain control — plutôt qu’en un jugement global.
  • Objectif Bac : distinguer avec précision un réseau social (contenu produit par les utilisateurs, diffusion horizontale, classement algorithmique) d’un média de masse traditionnel (rédaction identifiable, diffusion descendante).
  • Objectif Bac : employer sans faute the news au singulier, a piece of news pour une information isolée, et social media comme un pluriel.

Erreurs fréquentes

  • Trancher en bloc. « Social media are dangerous » ou « the internet has made us free » ne sont pas des thèses : ce sont des humeurs. Le niveau B2 attend une phrase qui tient les deux versants et une conclusion CONDITIONNELLE — à quelles conditions, pour qui, avec quel encadrement.
  • Écrire « the news are worrying ». News est un SINGULIER en anglais malgré son -s : the news is worrying, the news was broadcast at six. Pour une information isolée, on dit a piece of news ou an item of news, jamais an information — information est indénombrable.
  • Employer « a social » ou « the socials » dans une copie. Le terme est a social network ou a social media platform ; social media désigne l’ensemble et se traite le plus souvent comme un pluriel : social media have changed the way we vote.
  • Confondre la visibilité et l’importance. Ce qui est le plus vu n’est pas ce qui compte le plus : c’est ce qu’un système de classement a jugé le plus engageant. Une copie forte le formule — visibility is not evidence of importance, it is evidence of ranking.
  • Traiter « les algorithmes » comme un acteur mystérieux et unique. Un classement est écrit par une entreprise, pour un objectif qu’elle choisit. Nommer l’acteur et l’objectif (a platform ranks posts to maximise engagement) vaut infiniment mieux qu’une phrase où « the algorithm » décide tout seul.

§ 01

Révision active

Pendant une journée, notez les trois premiers contenus que votre fil d’actualité vous a montrés à trois moments différents. Rédigez ensuite en anglais 150 à 180 mots qui répondent à une question : que peut-on déduire, à partir de ces neuf éléments seulement, sur ce que le classement a jugé intéressant pour vous ? Distinguez soigneusement ce que vous pouvez OBSERVER de ce que vous ne pouvez que SUPPOSER, et terminez en disant ce qu’il vous faudrait savoir pour être sûr — un raisonnement honnête sur des preuves faibles vaut mieux qu’une conclusion assurée.

S’entraîner sur des exercices associés50 questions sur ce thème→

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme d’anglais pour les classes de lycée général et technologique — annexe 4 de l’arrêté du 5 mai 2025 (BO n° 22 du 29 mai 2025) : les six axes de première et de terminale, leurs objets d’étude et les descripteurs par activité langagière (Ministère de l’Éducation nationale) · Cadre réglementaire des évaluations au baccalauréat — mémento (septembre 2025) : contrôle continu, coefficients des enseignements communs, attestation de langues vivantes (Éduscol — Ministère de l’Éducation nationale)

§ 02
§ 02

La parole en ligne : portée et limites du pouvoir horizontal#

~9 min de lecture●●○StandardBOBO-2025-LV-anglais-terminale-§Axe-5-Citoyenneté-et-mondes-virtuels

L’échelle de l’engagement en ligne

Les quatre degrés de l’engagementpyramide, 4 niveaux, Données: Voir, faire défiler, Aimer, partager, Signer, financer, commenter, Organiser, manifester, voterVoir, faire défilerAimer, partagerSigner, financer, commenterOrganiser, manifester, voter
Fig. 3Quatre degrés, du plus large et du moins coûteux au plus étroit et au plus engageant. La critique du slacktivism ne vise que les deux premiers barreaux ; le mérite réel du numérique est de rendre le passage aux suivants plus facile qu’auparavant. Le sommet est mis en valeur parce que c’est le seul degré qui produit un résultat mesurable.

Points clés

L’objet d’étude que le programme nomme ici est précis : « la parole sur les réseaux sociaux : portée et limites du pouvoir horizontal ». Horizontal veut dire sans hiérarchie ni intermédiaire : une personne publie, d’autres reprennent, et un mouvement existe sans que personne l’ait fondé. Le mot anglais est grassroots, littéralement « les racines de l’herbe » — ce qui pousse par le bas. Le hashtag est l’outil technique de cette horizontalité : il rassemble en un flux consultable des messages qu’aucune organisation n’a coordonnés. Toute la question de la section tient dans le second terme du programme : jusqu’où cette parole porte-t-elle, et où s’arrête-t-elle ?
Trois repères anglophones datés suffisent, à condition d’être exacts. Le mot-dièse #BLACKLIVESMATTER est créé en juillet 2013 par Alicia Garza, Patrisse Cullors et Opal Tometi, après l’acquittement de George Zimmerman, jugé pour la mort de l’adolescent Trayvon Martin ; il connaît une amplification mondiale en 2020 après la mort de George Floyd. L’expression « Me Too » est employée dès 2006 par la militante TARANA BURKE ; elle devient un mot-dièse viral le 15 octobre 2017. Enfin les grèves scolaires pour le climat, FRIDAYS FOR FUTURE, naissent de la grève entamée par Greta Thunberg devant le Parlement suédois le 20 août 2018. Retenez que deux de ces trois mouvements existaient AVANT leur hashtag : le numérique a amplifié un travail, il ne l’a pas créé.
Le pouvoir horizontal a des formes institutionnelles, et les connaître évite de rester dans le vague. Au Royaume-Uni, le site officiel des pétitions du gouvernement et du Parlement applique deux seuils : au-delà de 10 000 signatures, le gouvernement doit répondre par écrit ; au-delà de 100 000, la pétition est examinée en vue d’un débat parlementaire. C’est un exemple net de canal ouvert entre deux élections — mais aussi de sa limite, puisqu’un débat n’est pas une loi. On dira donc en anglais que la pétition secures a response and possibly a debate, pas qu’elle change the law.
La critique de fond porte un nom : le SLACKTIVISM, mot-valise formé sur slacker (le paresseux) et activism, parfois appelé clicktivism. L’idée est qu’un « j’aime » ou un partage procure la satisfaction morale de l’engagement sans en payer le coût. La réponse attendue est nuancée et facile à tenir si l’on distingue les niveaux : partager coûte zéro et vaut zéro ; signer, financer, se déplacer, s’organiser coûtent quelque chose et pèsent en proportion. Le numérique excelle dans le premier étage et rend le passage aux suivants beaucoup plus facile — c’est là sa portée réelle. La formule à retenir : the click is a starting point, not a destination.
Les autres LIMITES sont à connaître nommément. Un mouvement viral peut être éphémère (a flash in the pan) ; il peut être récupéré (to be co-opted) par une marque ou un parti ; il peut se retourner en harcèlement de masse (online pile-on, online shaming) ; et surtout, sa visibilité dépend d’un classement privé, ce qui signifie qu’une cause peut disparaître sans que personne ait décidé de la faire taire. Enfin, l’horizontalité elle-même a un coût politique : un mouvement sans chef est difficile à décapiter, mais aussi difficile à faire NÉGOCIER — personne n’a mandat pour signer un accord.
MÉTHODE ET FAIT DE LANGUE. Sur une question comme « Is online activism real activism? », la structure gagnante tient en quatre mouvements : reformuler la question, un argument pour appuyé sur un repère daté, un argument contre, une concession explicite, une conclusion conditionnelle. Côté langue, deux points rentables. Le PRESENT PERFECT est le temps du bilan et donc de cet axe : social media have changed the way movements begin — la forme au prétérit (changed) fermerait le fait dans le passé. Et attention à la construction de to raise : on raise awareness, mais on rises oneself ; « les manifestations se sont multipliées » se dit protests have increased, jamais have augmented (calque du français).

Vocabulaire

→ Cartes
  • grassroots/ˈɡrɑːsruːts/issu de la base, populaire (mouvement)S’emploie en adjectif : a grassroots movement. Antonyme utile : top-down (descendant, venu du sommet).
  • slacktivism/ˈslæktɪvɪzəm/le militantisme de canapéMot-valise de slacker et activism ; synonyme clicktivism. Terme critique : signalez-le comme tel dans un compte rendu.
  • to go viral/ɡəʊ ˈvaɪrəl/devenir viral, se propager très viteVerbe d’état + adjectif : the video went viral. On ne dit pas to become viral dans l’usage courant.
  • a flash in the pan/flæʃ ɪn ðə pæn/un feu de pailleExpression idiomatique très utile pour formuler la critique de l’éphémère sans la caricaturer.
  • to be co-opted/kəʊˈɒptɪd/être récupéré (par une marque, un parti)The slogan was quickly co-opted by advertisers. Décrit une limite fréquente des mouvements en ligne.
  • to hold someone to account/həʊld tuː əˈkaʊnt/demander des comptes à quelqu’unCollocation figée. Le nom associé est accountability ; on dit aussi to call someone to account.
  • to increase/ɪnˈkriːs/augmenterLe verbe juste : protests have increased. To augment est un calque de registre technique à éviter ici.

Quatre mobilisations, et la date qui compte

Quatre mobilisations nées ou amplifiées en ligneFrise chronologique de 2000 à 2026, 2006: Tarana Burke : Me Too, 2013: Black Lives Matter, 2017: Me Too devient viral, 2018: Fridays for Future20002026année2006Tarana Burke :Me Too2013Black LivesMatter2017Me Too devientviral2018Fridays forFuture
Fig. 4Les dates de cette frise sont exactement celles que les copies confondent. Le jalon de 2013 est mis en valeur parce qu’il est le plus souvent mal daté : #BlackLivesMatter naît en 2013, et 2020 n’est que l’année de sa réamplification mondiale — écart de sept ans qu’un correcteur repère immédiatement.
Exemple corrigé

Answering an objection in a debate: “a hashtag never changed a law”

In a class debate, a classmate says: “Online activism is pointless — a hashtag has never changed a law.” In English, answer the objection properly: restate it fairly, concede what is true in it, then show precisely where it fails, using one accurate dated reference. Do not simply contradict.

  1. 01Restate the objection fairly before answering it

    Reformulate first — it is both a courtesy and a tactic: “If I understand you correctly, your point is that visibility and legislation are two different things, and that a movement can be everywhere online while nothing changes in the statute book. That is a serious objection, and I want to grant part of it.”

  2. 02Concede the part that is true

    Give ground precisely: “You are right that hashtags do not pass laws. In the United Kingdom, for instance, an online petition that reaches 100,000 signatures is only considered for a parliamentary debate — a debate, not a vote. So the causal chain you are attacking really is broken at that point.”

  3. 03Show where the objection fails, with a dated reference

    Move the argument rather than repeating it: “But your objection assumes that the hashtag is the whole movement, and it usually is not. Tarana Burke had been using the words ‘Me Too’ since 2006; the hashtag that went viral in October 2017 did not create that work, it made it impossible to ignore. What spread online was not the campaign — it was the evidence that it was not an isolated case.”

  4. 04Land a conditional conclusion

    Close on conditions, not on victory: “So I would put it this way: online activism is real activism when it feeds something that already exists offline, and it is close to worthless when it replaces it. The click is a starting point, never a destination — and that is a testable claim, unlike ‘it changes everything’ or ‘it changes nothing’.”

Résultat : Une bonne réponse à une objection commence par la REFORMULER honnêtement, ce qui oblige à la comprendre. Elle concède ensuite ce qui est exact, avec un fait vérifiable (les seuils du système britannique de pétitions débouchent sur un débat, pas sur un vote). Elle montre alors où l’objection échoue, en s’appuyant sur un repère daté exact — « Me Too » employé dès 2006, viral en 2017 — pour établir que le hashtag amplifie un travail antérieur. Elle conclut par une position CONDITIONNELLE et vérifiable. La langue emploie les tournures de la concession et le present perfect du bilan.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : produire une argumentation équilibrée sur la portée réelle de la mobilisation en ligne, avec un argument appuyé sur un repère DATÉ et exact, un argument critique, une concession et une conclusion conditionnelle.
  • Objectif Bac : citer sans erreur les repères de l’axe — #BlackLivesMatter en 2013, « Me Too » employé dès 2006 par Tarana Burke et viral en 2017, Fridays for Future à partir d’août 2018 — et savoir que deux de ces mouvements précèdent leur hashtag.
  • Objectif Bac (contrôle continu) : décrire en anglais un mécanisme institutionnel réel du pouvoir horizontal, par exemple les deux seuils du site officiel des pétitions britannique, et en énoncer honnêtement la limite.
  • Objectif Bac : distinguer les degrés d’engagement (voir, partager, signer, financer, se déplacer, organiser) et rattacher la critique du slacktivism au bon degré plutôt qu’à l’ensemble.
  • Objectif Bac : employer le present perfect pour relier un fait passé à la situation présente (social media have changed…) et éviter le calque to augment pour « augmenter ».

Erreurs fréquentes

  • Dater #BlackLivesMatter de 2020. Le mot-dièse est créé en juillet 2013 ; 2020 est l’année de sa réamplification mondiale après la mort de George Floyd. Le même piège vaut pour « Me Too », employé dès 2006 par Tarana Burke et devenu viral en octobre 2017 : la copie qui écrit « created in 2017 » efface la militante qui l’a lancé.
  • Traiter le slacktivism comme un verdict sur toute la mobilisation en ligne. La critique vise un degré précis — le partage sans suite — et pas la signature, le financement ni l’organisation. Une copie forte le dit : the objection applies to the first rung of the ladder, not to the ladder.
  • Écrire « the protests have augmented ». To augment existe en anglais mais appartient au registre technique et ne s’emploie pas ainsi. « Augmenter » se dit to increase, to rise, to grow. Autre calque du même chapitre : « manifester » se dit to demonstrate ou to protest, jamais to manifest (qui signifie se manifester, apparaître).
  • Employer le prétérit là où il faut le present perfect. « Social media changed politics » enferme le fait dans un passé révolu ; « social media have changed politics » relie ce changement au présent, ce qui est exactement le propos de l’axe. C’est l’un des deux ou trois points de grammaire les plus rentables du niveau B2.
  • Confondre visibilité et résultat. Un mouvement peut obtenir une couverture mondiale et aucune loi ; il peut aussi obtenir une loi longtemps après, par d’autres canaux. Écrivez ce que vous pouvez soutenir — the campaign secured a parliamentary debate — plutôt que « it changed everything ».

§ 02

Révision active

Vous animez un débat de classe en anglais sur la question « Where does a hashtag stop working? ». Préparez la fiche de l’animateur, en anglais, sur une page : la question reformulée, trois questions de relance qui obligent à préciser plutôt qu’à répéter, deux objections que vous poserez si personne ne les soulève, et la liste des repères datés que vous accepterez comme preuves. Vous ne rédigez pas votre propre opinion : vous préparez les conditions d’un désaccord utile.

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Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme d’anglais pour les classes de lycée général et technologique — annexe 4 de l’arrêté du 5 mai 2025 (BO n° 22 du 29 mai 2025) : les six axes de première et de terminale, leurs objets d’étude et les descripteurs par activité langagière (Ministère de l’Éducation nationale) · Petitions — UK Government and Parliament : le service officiel de pétitions, ses deux seuils (réponse écrite du gouvernement à 10 000 signatures, examen en vue d’un débat à 100 000) et la procédure suivie (UK Government and Parliament)

§ 03
§ 03

Information, désinformation et esprit critique#

~9 min de lecture●●○StandardBOBO-2025-LV-anglais-terminale-§Axe-5-Citoyenneté-et-mondes-virtuels

Faux, ou nuisible ? Les trois cas à distinguer

Misinformation, disinformation, malinformationDiagramme de Venn avec 2 ensembles, L’information est fausse, L’intention est de nuireL’information est fausseL’intention est de nuireerreur debonne foiun faitdécontextuéfaux ETdélibéré
Fig. 5Les deux cercles ne se recouvrent pas par accident : c’est le recouvrement qui définit la disinformation. À gauche, une erreur de bonne foi ; à droite, le cas le plus difficile — une information exacte publiée pour nuire, qu’on ne peut pas réfuter en montrant qu’elle est fausse.

Points clés

Le mot « fake news » est trop grossier pour servir d’outil d’analyse, et l’anglais dispose de trois termes précis qu’il faut savoir employer. MISINFORMATION : une information fausse diffusée sans intention de nuire — on se trompe et on partage de bonne foi. DISINFORMATION : une information fausse diffusée DÉLIBÉRÉMENT pour tromper. MALINFORMATION : une information exacte, mais sortie de son contexte ou publiée dans le but de nuire — le cas le plus difficile, parce qu’on ne peut pas le réfuter en montrant qu’elle est fausse. Le critère qui sépare les deux premiers n’est pas le contenu mais l’INTENTION, ce qui a une conséquence pratique immédiate : on peut établir qu’une affirmation est fausse, on établit beaucoup plus difficilement qu’elle a été diffusée pour tromper.
Pourquoi le faux circule-t-il si bien ? Non par magie, mais par un enchaînement de causes ordinaires. Une affirmation choquante suscite une réaction plus vive qu’une affirmation banale ; les systèmes de classement des plateformes optimisent l’engagement, c’est-à-dire précisément la réaction ; et le partage coûte un geste. Deux notions décrivent le résultat. La BULLE DE FILTRES (the filter bubble), expression popularisée par l’essayiste américain ELI PARISER dans son livre de 2011, désigne l’enfermement produit par la personnalisation : l’algorithme montre ce qui plaît, donc ce qui confirme. La CHAMBRE D’ÉCHO (an echo chamber) désigne l’enfermement produit par le groupe lui-même : on ne fréquente que des gens d’accord. Les deux se combinent, et l’effet démocratique est le même — la perte d’un socle commun de faits sur lequel un désaccord serait possible.
La réponse n’est pas de tout croire ni de ne rien croire, mais de PROCÉDER. Évaluer une source, c’est appliquer des critères explicites, dans l’ordre. QUI publie — un auteur identifiable, un média dont on peut nommer le propriétaire ? QUAND — un contenu daté, et pas une vieille affaire republiée comme neuve ? EST-CE UN FAIT OU UNE OPINION — « the law was passed in 2018 » se vérifie, « this law is unfair » se discute ? PEUT-ON LE RECOUPER — la même information existe-t-elle ailleurs, chez des sources indépendantes les unes des autres ? Et quels SIGNAUX D’ALERTE — titre en capitales, absence de preuve, émotion forte, appel au partage immédiat ? Des organismes de vérification comme Full Fact au Royaume-Uni, PolitiFact aux États-Unis ou le service BBC Verify appliquent publiquement cette méthode : lire leurs fiches est le meilleur entraînement qui soit.
Un piège de méthode mérite d’être signalé, parce qu’il ruine des copies par ailleurs sérieuses : le RECOUPEMENT n’a de valeur que si les sources sont INDÉPENDANTES. Vingt sites qui reprennent la même dépêche ne font pas vingt confirmations, mais une seule, répétée vingt fois — l’anglais dit qu’ils sont downstream of a single source. La question juste n’est donc pas « combien de fois l’ai-je vu ? » mais « d’où chacun le tient-il ? ». C’est exactement ce que fait un fact-checker professionnel, et c’est reproductible par un lycéen en trois minutes.
MÉTHODE DE MÉDIATION (la compétence phare de l’axe). Évaluer ne suffit pas : il faut RESTITUER son jugement à quelqu’un, fidèlement et sans le surjouer. Trois règles. On rend compte de ce que la source DIT avant de dire ce qu’on en pense (the article claims that…, the author does not say where the figure comes from). On gradue son jugement au lieu de le trancher : this source appears unreliable because…, plus honnête que this is fake news. Et l’on distingue ce qu’on a vérifié de ce qu’on suppose. Un jugement gradué et sourcé vaut plus qu’un verdict, à l’examen comme ailleurs.
FAIT DE LANGUE : les verbes de la distance et l’indénombrable information. Pour rapporter sans endosser, l’anglais dispose d’une gamme précise : to claim (affirmer, avec réserve implicite), to allege (alléguer), to report (rapporter), to state (déclarer), reportedly et allegedly (à ce qu’on rapporte, prétendument). Employer to claim là où l’on croit la source, ou to state là où l’on doute, trahit exactement l’inverse de ce qu’on veut dire. Rappel indispensable : information est INDÉNOMBRABLE — on écrit a piece of information, some information, jamais informations ni an information. Et evidence l’est aussi : a piece of evidence, strong evidence, jamais evidences.

Vocabulaire

→ Cartes
  • misinformation/ˌmɪsɪnfəˈmeɪʃn/une fausse information diffusée sans intention de nuireIndénombrable. S’oppose à disinformation par l’absence d’intention de tromper.
  • disinformation/ˌdɪsɪnfəˈmeɪʃn/une fausse information diffusée délibérémentL’intention est le critère, et elle est rarement prouvable : à employer avec prudence dans une copie.
  • a filter bubble/ˈfɪltə ˈbʌbl/une bulle de filtresEnfermement produit par la personnalisation algorithmique. À distinguer d’an echo chamber, produite par le groupe.
  • to cross-check/ˈkrɒs tʃek/recouper (une information)Ne vaut que si les sources sont indépendantes : to cross-check against an independent source.
  • to claim/kleɪm/affirmer (sans qu’on endosse)Installe une réserve, contrairement à to state. L’adverbe correspondant est reportedly ou allegedly.
  • evidence/ˈevɪdəns/des preuves, des éléments de preuveINDÉNOMBRABLE : strong evidence, a piece of evidence, jamais evidences.
  • clickbait/ˈklɪkbeɪt/un piège à clicsIndénombrable. Décrit un titre conçu pour la réaction, pas pour l’information : a clickbait headline.

La chaîne de vérification, dans l’ordre

Vérifier une source : cinq étapes ordonnéesGraphe, Une affirmation vue en ligne → Qui la publie ? Quand ?, Qui la publie ? Quand ? → Un fait ou un jugement ?, Un fait ou un jugement ? → Confirmée par une source indépendante ?, Confirmée par une source indépendante ? → Un jugement gradué et justifiéUne affirmationvue en ligneQui la publie ?Quand ?Un fait ou unjugement ?Confirmée parune sourceindépendante ?Un jugementgradué etjustifié
Fig. 6Cinq étapes qui se font dans cet ordre, parce que chacune peut arrêter la suivante : inutile de recouper une affirmation dont on n’a pas encore établi qu’elle porte sur un fait. La dernière station est mise en valeur : le résultat attendu n’est pas un verdict mais un jugement gradué et justifié.
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Exemple corrigé

Mediation: assessing a viral post and reporting the judgement

A post shared thousands of times shows a photograph of a flooded street with the caption “Yesterday, in Manchester.” No author is named and no source is given. In English, assess it using explicit criteria, then report your judgement to someone who has just seen it — as mediation, not as a verdict.

  1. 01Separate the claim from the image

    Notice what is actually being asserted: “The photograph itself may well be genuine — that is not the question. What is being claimed is the CAPTION: that this street, in this city, was flooded yesterday. A picture can be authentic and its caption entirely false, which is the most common form of visual misinformation.”

  2. 02Apply the source criteria in order

    Work through them without skipping: “No author is named, so there is nobody to hold to account. No date appears in the post itself; ‘yesterday’ is relative and stops being true the day after. And no outlet is cited, so there is no chain of custody for the image at all.”

  3. 03Cross-check, and check that the checks are independent

    Test the confirmations: “Local news outlets and the city council would report flooding of that scale, and I find nothing. The reposts I do find all carry the same wording, which suggests they are downstream of a single original rather than twenty independent confirmations. That is a repetition, not a corroboration.”

  4. 04Report a graded judgement, and say what you cannot establish

    Close as mediation: “I would put it like this to whoever sent it to me: the photograph is probably real, but there is no evidence it was taken in Manchester or yesterday, and no independent outlet reports the event. I would treat the caption as unverified and not pass it on. I cannot say whether it was mislabelled deliberately — only that it is unsupported, which is enough reason not to share it.”

Résultat : Une bonne médiation sépare d’abord l’image de ce qui est réellement AFFIRMÉ, c’est-à-dire la légende. Elle applique ensuite les critères dans l’ordre (auteur, date, média), puis teste l’INDÉPENDANCE des reprises — vingt copies d’un même texte ne sont pas vingt confirmations. Elle restitue enfin un jugement GRADUÉ, en distinguant ce qui est établi (aucune source indépendante ne rapporte l’événement) de ce qui ne l’est pas (l’intention de tromper). La langue emploie les verbes de rapport à bon escient et traite evidence comme un indénombrable.

Explication pas à pas2 étapes
  1. 1

    Retenez la distinction clé : la misinformation est une fausse information diffusée sans intention de nuire, la disinformation est diffusée délibérément pour tromper.

    misinformation  (no intent)  ≠  disinformation  (deliberate)\text{misinformation} \;(\text{no intent})\;\neq\; \text{disinformation}\;(\text{deliberate})misinformation(no intent)=disinformation(deliberate)
  2. 2

    Pour évaluer une source, appliquez une check-list : qui ? quand ? fait ou opinion ? recoupement ? signaux d'alerte ? Puis restituez un jugement nuancé.

    Reliability check

    Vérifier la fiabilité d’une sourceGraphe, QUI ? → QUAND ?, QUAND ? → FAIT ou OPINION ?, FAIT ou OPINION ? → RECOUPER ?, RECOUPER ? → Un jugement nuancéQUI ?QUAND ?FAIT ou OPINION?RECOUPER ?Un jugementnuancé

Objectif Bac

  • Objectif Bac : distinguer avec précision misinformation, disinformation et malinformation, en nommant le critère qui les sépare (l’intention, le contexte) et en signalant que l’intention est plus difficile à établir que la fausseté.
  • Objectif Bac (contrôle continu) : évaluer une source en anglais selon des critères explicites et ordonnés (auteur, date, fait ou opinion, recoupement, signaux d’alerte), puis restituer un jugement GRADUÉ plutôt qu’un verdict.
  • Objectif Bac : expliquer la différence entre une bulle de filtres (produite par la personnalisation algorithmique) et une chambre d’écho (produite par le groupe), et dire ce que chacune coûte à un débat démocratique.
  • Objectif Bac : appliquer la règle d’indépendance du recoupement — vingt reprises d’une même dépêche ne valent qu’une confirmation — et savoir le formuler en anglais.
  • Objectif Bac : employer les verbes de rapport à bon escient (to claim, to allege, to report, to state, reportedly) et traiter information et evidence comme des indénombrables.

Erreurs fréquentes

  • Employer misinformation et disinformation l’un pour l’autre. La différence est l’INTENTION : une erreur partagée de bonne foi n’est pas une manipulation. Et puisque l’intention est difficile à prouver, la formulation prudente est souvent la seule défendable — the claim is false; whether it was spread deliberately is not established.
  • Écrire « informations » ou « an information ». Information est indénombrable en anglais : some information, a piece of information, this information is useful. Même règle pour evidence, advice, news, research : jamais de -s, jamais d’article indéfini direct.
  • Compter les reprises comme des confirmations. Vingt sites qui republient la même dépêche ne font pas vingt sources indépendantes. La question est « d’où chacun le tient-il ? », pas « combien de fois l’ai-je vu ? » — c’est la faute méthodologique la plus fréquente et la plus facile à éviter.
  • Employer to claim et to state comme des synonymes. To claim installe une réserve (the site claims that…), to state n’en installe aucune (the ministry stated that…). Choisir le mauvais verbe fait dire à votre phrase l’inverse de votre jugement, sans qu’aucune faute de grammaire n’apparaisse.
  • Conclure « this is fake news » et s’arrêter. Un jugement d’examen se gradue et se justifie : this source appears unreliable because no author is named, no date is given and the claim is not confirmed by any independent outlet. La prudence de formulation n’est pas de la timidité — c’est ce qui rend le jugement crédible.

§ 03

Révision active

Prenez une fiche publiée par un organisme de vérification anglophone (Full Fact, PolitiFact, BBC Verify) sur une affirmation que vous ne connaissiez pas. Rédigez en anglais 150 à 180 mots qui reconstituent la MÉTHODE employée, et non la conclusion : quelle affirmation exacte a été testée, quelles sources indépendantes ont été consultées, quel est le point où la vérification a basculé, et qu’est-ce que la fiche déclare ne PAS pouvoir établir. Terminez par ce que cette méthode vous a appris que vous pourriez refaire seul.

S’entraîner sur des exercices associés50 questions sur ce thème→

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme d’anglais pour les classes de lycée général et technologique — annexe 4 de l’arrêté du 5 mai 2025 (BO n° 22 du 29 mai 2025) : les six axes de première et de terminale, leurs objets d’étude et les descripteurs par activité langagière (Ministère de l’Éducation nationale) · Crash Course Navigating Digital Information — série pédagogique sur l’évaluation des sources en ligne, produite avec le Stanford History Education Group et MediaWise (Crash Course / Complexly)

§ 04
§ 04

La vie connectée est-elle une vie exposée ?#

~10 min de lecture●●○StandardBOBO-2025-LV-anglais-terminale-§Axe-5-Citoyenneté-et-mondes-virtuels

Du clic au profil : ce qui est publié, ce qui est déduit

Les quatre cercles de l’empreinte numériquecercles concentriques, 4 anneaux, Données: Vous, Ce que vous publiez, Ce que vous laissez : recherches, position, Ce qui est déduit : goûts, opinions, Ce qui en est fait : publicité, ciblageCe qui en est fait : publicité, ciblageCe qui est déduit : goûts, opinionsCe que vous laissez : recherches, positionCe que vous publiezVous
Fig. 7Les cercles vont du plus visible au plus lointain, et l’essentiel n’est pas le premier. Ce qu’on publie est le seul anneau qu’on choisit ; les suivants sont produits sans nous. L’anneau mis en valeur est celui de la déduction : c’est là que des traces banales deviennent un profil, et c’est le seul dont on ne peut pas demander la suppression puisqu’on ignore ce qu’il contient.

Points clés

Le programme pose la question sous cette forme, et elle est plus fine qu’il n’y paraît : être connecté, est-ce nécessairement être EXPOSÉ ? Toute activité en ligne laisse une EMPREINTE NUMÉRIQUE (a digital footprint) : ce qu’on publie, mais aussi ce qu’on cherche, ce qu’on achète, l’heure à laquelle on se connecte et l’endroit d’où l’on se connecte. La formule courante « if it’s free, you are the product » a le mérite de la clarté ; celle de « data is the new oil » est plus discutable — les données ne se consomment pas et se copient sans perte, ce qui change tout. Le point important est ailleurs : l’essentiel de ce qui est su de vous n’a pas été publié par vous, il a été DÉDUIT.
Il faut distinguer deux surveillances, parce qu’elles n’ont ni les mêmes moyens, ni les mêmes justifications, ni les mêmes remèdes. La surveillance d’ÉTAT (state surveillance, mass surveillance) s’exerce au nom de la sécurité ; les révélations d’EDWARD SNOWDEN en juin 2013, publiées par The Guardian et The Washington Post, en ont documenté l’ampleur dans les pays anglophones et ont ouvert un débat qui n’est pas clos. La surveillance COMMERCIALE s’exerce au nom du service gratuit : la chercheuse américaine SHOSHANA ZUBOFF l’a nommée « le capitalisme de surveillance » dans son livre de 2019. On ne se défend pas de la même façon contre un État — par la loi et le contrôle parlementaire — et contre une entreprise — par la réglementation, le consentement et la concurrence.
L’affaire CAMBRIDGE ANALYTICA, révélée en mars 2018 par The Observer et The Guardian ainsi que par le New York Times grâce au lanceur d’alerte Christopher Wylie, est le repère central de l’axe parce qu’elle relie tout : les données de millions d’utilisateurs de Facebook, collectées sans consentement clair, ont servi à du ciblage politique très fin (microtargeting) pendant des campagnes électorales. Ce que l’affaire démontre n’est pas qu’un vote a été « acheté » — cela n’a pas été établi — mais quelque chose de plus solide : que des données ordinaires, données volontairement pour des raisons banales, deviennent un instrument de pouvoir politique entre les mains de qui sait les agréger.
Le droit anglophone et européen a répondu, et connaître ces réponses évite le fatalisme. Le RÈGLEMENT GÉNÉRAL SUR LA PROTECTION DES DONNÉES (le RGPD, en anglais GDPR) est applicable depuis le 25 mai 2018 : consentement explicite, droit d’accès, droit d’effacement, obligation de notifier une fuite. Le Royaume-Uni, après sa sortie de l’Union européenne, en a conservé une version propre (UK GDPR), articulée au Data Protection Act de 2018. Le DROIT À L’OUBLI (the right to be forgotten) découle d’un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne du 13 mai 2014. Ces textes ne rendent pas la vie privée intacte ; ils la rendent défendable, ce qui n’est pas la même chose et se dit très bien en anglais : privacy is not dead, it is contested.
L’IDENTITÉ NUMÉRIQUE (a digital identity, an online persona) est l’autre face du sujet : non plus ce qu’on subit, mais ce qu’on construit. Elle ouvre des portes et elle en ferme, parce que ce qui est publié demeure — the internet never forgets. La fiction anglophone a exploré la version extrême de cette logique : la série britannique BLACK MIRROR, créée par Charlie Brooker et diffusée pour la première fois sur Channel 4 le 4 décembre 2011, imagine dans l’épisode « Nosedive » (2016) une société où chaque interaction est notée et où la moyenne obtenue gouverne l’accès au logement, au travail et aux transports. La série ne prédit rien : elle grossit un trait, exactement comme une caricature.
FAIT DE LANGUE : privacy, privately, private. Privacy se prononce à la britannique ˈprɪvəsi (voyelle brève) et à l’américaine ˈpraɪvəsi — les deux sont correctes, mais choisissez-en une. Le mot est indénombrable : an invasion of privacy, a breach of privacy, jamais privacies. Attention à trois faux amis du chapitre : to control signifie diriger, commander (contrôler au sens de vérifier se dit to check) ; actually signifie en fait (actuellement se dit currently) ; et a data est impossible — data est un pluriel latin traité aujourd’hui le plus souvent comme un indénombrable : this data is sensitive, ou these data are sensitive dans un registre scientifique.

Vocabulaire

→ Cartes
  • a digital footprint/ˈdɪdʒɪtl ˈfʊtprɪnt/une empreinte numériqueComprend l’empreinte active (ce qu’on publie) et l’empreinte passive (ce qu’on laisse sans le savoir).
  • privacy/ˈprɪvəsi/la vie privéeIndénombrable : an invasion of privacy. Prononciation britannique ˈprɪvəsi, américaine ˈpraɪvəsi.
  • to track/træk/pister, suivre à la traceLe nom est a tracker. À distinguer de to trace (retrouver l’origine de quelque chose).
  • microtargeting/ˈmaɪkrəʊtɑːɡɪtɪŋ/le ciblage publicitaire ultra-finLe terme exact de l’affaire Cambridge Analytica : adresser un message différent à chaque profil.
  • a data breach/ˈdeɪtə briːtʃ/une fuite de donnéesNotifier une fuite est une obligation du RGPD. To breach signifie enfreindre ou percer.
  • the right to be forgotten/raɪt tuː biː fəˈɡɒtn/le droit à l’oubliIssu d’un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne de 2014 ; s’exerce par une demande de déréférencement.
  • to check/tʃek/vérifierFaux ami capital du chapitre : to control signifie diriger, maîtriser — jamais vérifier.

Dix ans qui ont fait le droit des données

Données et vie privée : dix ans de repèresFrise chronologique de 2010 à 2026, 2013: révélations d’Edward Snowden, 2014: droit à l’oubli, arrêt de la CJUE, 2016: Black Mirror : Nosedive, 2018: Cambridge Analytica20102026année2013révélationsd’Edward Snowden2014droit à l’oubli,arrêt de la CJUE2016Black Mirror :Nosedive2018CambridgeAnalytica
Fig. 8Quatre jalons datés qui construisent, en dix ans, le cadre dans lequel la question se pose aujourd’hui : une révélation, un arrêt, une fiction, puis une affaire et un règlement la même année. Le jalon de 2018 est mis en valeur parce que tout s’y noue — le scandale et le texte qui organise la riposte sont contemporains.
Exemple corrigé

A nuanced position: is a connected life necessarily an exposed life?

Prepare a two-minute spoken answer in English to the programme’s own question: “Is a connected life necessarily an exposed life?” Reframe the question, argue one side with an accurate dated reference, concede honestly, and conclude conditionally. Avoid the slogan “privacy is dead.”

  1. 01Reframe the question so it can actually be answered

    Attack the word ‘necessarily’: “The question is not whether connected people are exposed — they are — but whether exposure follows NECESSARILY from connection, or from choices that could be made differently. That distinction is what makes the question worth two minutes.”

  2. 02Argue that exposure is largely built in, with a dated reference

    Give the strong version of one side: “Much of the exposure is structural rather than chosen. What is known about a user is mostly INFERRED, not published: patterns of time, place and search reveal more than posts do. The Cambridge Analytica case, revealed in March 2018, showed exactly this — ordinary data, given for ordinary reasons, was aggregated into political profiles. Nobody in that story chose to be profiled.”

  3. 03Concede that the framework has changed since

    Grant the other side its best point: “Admittedly, ‘necessarily’ is too strong. The General Data Protection Regulation has applied since 25 May 2018 and gives concrete rights: to know what is held, to have it erased, to be told when it leaks. The United Kingdom kept its own version after leaving the European Union. These rules do not restore privacy, but they make it enforceable — which is a different situation from ten years ago.”

  4. 04Conclude on conditions, and refuse the slogan

    Land it: “So I would answer: a connected life is an exposed life by default, not by necessity. Privacy is not dead; it has stopped being a state you are in and become something you have to claim. Therefore the useful question for my generation is not whether to disconnect — that is not on offer — but whether we know which rights we have, and use them.”

Résultat : Une bonne prise de parole attaque d’abord le mot qui rend la question discutable — « nécessairement » — au lieu de répondre oui ou non. Elle défend ensuite un côté avec un repère daté exact (Cambridge Analytica, révélée en mars 2018) et l’argument le plus fort : l’essentiel de ce qui est su est DÉDUIT, non publié. Elle concède honnêtement en s’appuyant sur un second repère juridique (le RGPD applicable depuis le 25 mai 2018, sa version britannique après le Brexit). Elle conclut de façon conditionnelle en refusant explicitement le slogan « privacy is dead ». La langue emploie privacy et data correctement.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : produire une argumentation nuancée sur la question du programme — la vie connectée est-elle une vie exposée ? — avec un argument de chaque côté, une concession et une conclusion conditionnelle.
  • Objectif Bac : distinguer la surveillance d’État de la surveillance commerciale en nommant pour chacune son motif déclaré, son acteur et son remède, et illustrer par un repère daté (Snowden en 2013, Cambridge Analytica en 2018).
  • Objectif Bac (contrôle continu) : expliquer ce que l’affaire Cambridge Analytica a réellement établi — que des données ordinaires deviennent un instrument de pouvoir — sans lui prêter des conclusions qui n’ont pas été démontrées.
  • Objectif Bac : citer sans erreur les repères juridiques de l’axe — le RGPD applicable depuis le 25 mai 2018, sa version britannique après le Brexit, le droit à l’oubli issu d’un arrêt de 2014 — et savoir ce que chacun ouvre comme droit concret.
  • Objectif Bac : employer correctement privacy (indénombrable), data (accord singulier dans l’usage courant) et les faux amis to control et actually.

Erreurs fréquentes

  • Réduire la surveillance à l’État. La collecte la plus massive est commerciale, et elle est consentie par des clics quotidiens. Une copie forte distingue les deux acteurs, leurs motifs et leurs remèdes — c’est cette distinction que l’axe demande, pas une dénonciation générale.
  • Faire dire à l’affaire Cambridge Analytica plus qu’elle n’a établi. Il est documenté que des données ont été collectées sans consentement clair et utilisées pour du ciblage politique ; il n’est pas établi qu’un résultat électoral en ait été renversé. Écrivez ce que vous pouvez soutenir : the case showed how ordinary data becomes political leverage.
  • Écrire « an information about my privacies ». Privacy et information sont indénombrables : an invasion of privacy, some information. Et data se traite le plus souvent comme un singulier dans l’usage courant : this data is sensitive.
  • Employer to control pour « contrôler, vérifier ». To control signifie diriger, maîtriser ; « vérifier un billet, une réponse » se dit to check. La faute est particulièrement gênante ici, où control est justement le mot du sujet : who controls the data ne veut pas dire qui la vérifie.
  • Conclure « privacy is dead ». C’est un slogan, et il est démenti par l’existence même des textes qui la protègent. La formulation attendue est graduée : privacy is not dead, but it has become something you have to defend rather than something you simply have.

§ 04

Révision active

Ouvrez les réglages de confidentialité d’un service que vous utilisez tous les jours et relevez, sans rien modifier, trois choses qu’il collecte et que vous ignoriez. Rédigez ensuite en anglais 150 à 180 mots adressés à un élève de seconde : expliquez-lui ce que ces trois éléments permettent de DÉDUIRE à votre sujet (et non ce qu’ils disent littéralement), puis nommez un droit concret dont il dispose et la démarche exacte pour l’exercer. Le but n’est pas de faire peur : c’est de rendre une prise possible.

S’entraîner sur des exercices associés50 questions sur ce thème→

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme d’anglais pour les classes de lycée général et technologique — annexe 4 de l’arrêté du 5 mai 2025 (BO n° 22 du 29 mai 2025) : les six axes de première et de terminale, leurs objets d’étude et les descripteurs par activité langagière (Ministère de l’Éducation nationale) · Data protection in the EU — présentation officielle du règlement général sur la protection des données : droits des personnes, consentement, notification des violations, applicabilité depuis 2018 (Commission européenne)

§ 05
§ 05

Le jeu vidéo, nouvelle forme du soft power américain ?#

~10 min de lecture●●○StandardBOBO-2025-LV-anglais-terminale-§Axe-5-Citoyenneté-et-mondes-virtuels

Par quels canaux un jeu exerce-t-il une influence ?

Quatre canaux du soft power vidéoludiqueArbre de probabilité, 4 chemins, Données: Ce qu’il montre : lieux, héros, valeurs; Il fait faire : règles, rôles, choix; La langue qu’il impose : l’anglais; Qui le fabrique et le distribueLe jeu vidéo comme soft powerCe qu’il montre : lieux, héros, valeursIl fait faire : règles, rôles, choixLa langue qu’il impose : l’anglaisQui le fabrique et le distribue
Fig. 9Quatre canaux distincts, qu’une copie sérieuse ne mélange pas. Le canal mis en valeur est celui de l’action : il est propre au jeu vidéo et absent du cinéma ou de la chanson, puisque le joueur n’assiste pas à une histoire, il applique des règles — et une règle appliquée s’apprend sans jamais être énoncée.

Points clés

Le programme pose l’objet d’étude sous forme de question, avec un point d’interrogation qu’il ne faut pas effacer : « le jeu vidéo comme nouvelle forme du soft power américain ? ». Le SOFT POWER est un concept forgé par le politiste américain JOSEPH NYE dans son ouvrage « Bound to Lead » en 1990, puis développé dans « Soft Power: The Means to Success in World Politics » en 2004. Il désigne la capacité d’obtenir ce que l’on veut par l’ATTRACTION plutôt que par la contrainte ou par l’argent — par la culture, les valeurs affichées et la politique menée. Le cinéma et la musique en sont les vecteurs classiques ; la question du programme est de savoir si le jeu vidéo en est devenu un, et sous quelles conditions.
Le cas le plus net est aussi le plus explicite. AMERICA’S ARMY, jeu de tir gratuit financé par l’armée américaine et publié en 2002, a été la première utilisation à grande échelle d’une technologie de jeu par le gouvernement des États-Unis à des fins de communication stratégique et de recrutement. Il ne s’agissait pas d’une publicité déguisée : le lien avec l’institution était affiché. Les serveurs officiels ont fermé le 5 mai 2022, après vingt ans. Ce cas a une vertu pédagogique particulière : il montre le soft power à l’état pur, sans qu’on ait besoin d’interpréter — et il fournit donc le point de comparaison à partir duquel juger les cas ambigus, qui sont tous les autres.
Car l’essentiel du soft power vidéoludique n’est pas commandé par un État. Il opère par ce que les jeux MONTRENT sans y insister : des villes américaines comme décor par défaut, l’anglais comme langue de la conversation mondiale entre joueurs, des scénarios où l’initiative individuelle résout ce que les institutions ne résolvent pas. Il opère aussi par ce qu’ils font FAIRE : les règles d’un jeu enseignent une manière de traiter un problème, et cela n’a pas besoin d’être dit pour être appris. C’est ce qui distingue le jeu de la chanson ou du film — le joueur n’assiste pas, il agit.
La nuance attendue au niveau B2 consiste à interroger l’adjectif « américain », et deux exemples suffisent. La série Grand Theft Auto, dont l’Amérique est le sujet même, est développée par Rockstar North, studio installé à Édimbourg. Minecraft, l’un des jeux les plus vendus au monde, est né du studio suédois Mojang, racheté par l’entreprise américaine Microsoft en 2014. Le soft power qui s’exerce ici n’est donc pas toujours d’origine américaine : il est souvent d’origine mondiale et de DISTRIBUTION américaine — les plateformes, les boutiques en ligne, les monnaies virtuelles et les studios propriétaires. La question du programme se reformule alors utilement : is it American culture that travels, or an American infrastructure that carries everyone else’s?
Le jeu vidéo a par ailleurs cessé d’être seulement un divertissement, et deux faits datés le montrent. En 2012, le Museum of Modern Art de New York a fait entrer quatorze jeux vidéo — parmi lesquels Pac-Man, Tetris, SimCity 2000 et The Sims — dans sa collection d’architecture et de design, à l’initiative de la conservatrice Paola Antonelli : une institution majeure les traite comme des objets de design à conserver. En avril 2020, la plateforme Fortnite, éditée par l’américain Epic Games, a accueilli un concert virtuel du rappeur Travis Scott suivi par des millions de joueurs simultanés : un jeu devenait une salle de spectacle. Un lieu culturel, donc, et non plus seulement un produit.
POUR L’ANGLAIS, cet objet d’étude a un avantage rare : il est déjà dans la langue de l’élève. Les menus, les patch notes, les guides, les forums, le vocal en partie sont en anglais, et souvent en anglais américain oral et rapide — celui qui est le plus difficile à l’examen. Quelques faux amis y traînent : an achievement est un succès obtenu dans le jeu (une réussite scolaire se dit an achievement aussi, mais « une performance » sportive se dit a performance) ; to level up signifie monter d’un niveau ; a lobby désigne le salon d’attente d’une partie, et non un groupe de pression, qui se dit également a lobby — le contexte tranche. Enfin, on dit to play A game mais to play football sans article : la règle vaut pour tous les sports.

Vocabulaire

→ Cartes
  • soft power/sɒft ˈpaʊə/la puissance d’influence, le pouvoir d’attractionConcept de Joseph Nye. S’oppose à hard power (contrainte militaire ou économique) ; le mélange des deux se dit smart power.
  • to appeal to somebody/əˈpiːl/séduire, attirer quelqu’unLe verbe du soft power : the game appeals to players worldwide. Ne pas confondre avec to appeal against a decision (faire appel).
  • a mainstream success/ˈmeɪnstriːm səkˈses/un succès grand publicUtile pour parler de la diffusion d’un jeu sans employer le mot populaire, qui en anglais peut signifier « apprécié ».
  • a developer/dɪˈveləpə/un studio de développement, un développeurÀ distinguer de a publisher (l’éditeur, qui finance et distribue) : la différence porte toute la nuance sur l’origine d’un jeu.
  • to level up/ˈlevl ʌp/monter d’un niveauVerbe à particule passé dans la langue courante au sens de progresser : she has really levelled up this year.
  • an achievement/əˈtʃiːvmənt/un haut fait, un succès (dans un jeu) ; une réussiteLe sens ludique et le sens général coexistent. « Une performance » sportive se dit a performance.
  • currently/ˈkʌrəntli/actuellementFaux ami à retenir avec son jumeau : actually signifie en fait, jamais actuellement.

Du concept au musée : cinq dates pour cet objet d’étude

Le jeu vidéo, du produit à l’objet politiqueFrise chronologique de 1985 à 2030, 1990: Joseph Nye · le soft power, 2002: America’s Army, 2012: le MoMA acquiert quatorze jeux, 2020: concert virtuel dans Fortnite, 2022: serveurs fermés19852030année1990Joseph Nye · lesoft power2002America’s Army2012le MoMA acquiertquatorze jeux2020concert virtueldans Fortnite2022serveurs fermés
Fig. 10Cinq jalons datés qui font passer le jeu vidéo du statut de produit à celui d’objet politique et culturel. Le jalon de 2002 est mis en valeur parce qu’il est le seul cas où l’intention est déclarée : c’est l’étalon à partir duquel on juge tous les cas ambigus, qui sont tous les autres.
Exemple corrigé

Testing the question: is the video game American soft power?

In English, answer the programme’s question — “Is the video game a new form of American soft power?” — by testing it rather than asserting it. Define the concept with its source, give the clearest confirming case, give a case that resists, and conclude on what the counter-example forces you to say more precisely.

  1. 01Define the concept and name where it comes from

    Anchor the term before using it: “Soft power was defined by the American political scientist Joseph Nye, first in Bound to Lead in 1990 and then in Soft Power in 2004: the ability to obtain what you want through attraction rather than coercion or payment. It is therefore not propaganda: it works best when nobody has been ordered to produce it.”

  2. 02Give the clearest confirming case

    Take the strongest evidence first: “The clearest case is America’s Army, released in 2002 and funded by the United States Army itself — the first large-scale use of game technology by the American government for strategic communication and recruitment. Its official servers closed on 5 May 2022. Here the intention is declared, so no interpretation is needed.”

  3. 03Give the case that resists, and say why it matters

    Test the claim instead of decorating it: “But the biggest titles resist the label. Grand Theft Auto, whose subject is America itself, is made by Rockstar North in Edinburgh. Minecraft came from a Swedish studio, Mojang, bought by Microsoft in 2014. If the content is not American and the creators are not American, what exactly is?”

  4. 04Let the counter-example sharpen the answer

    Reformulate rather than retreat: “The counter-example does not destroy the question, it corrects it. What is overwhelmingly American is not the content but the INFRASTRUCTURE: the platforms, the stores, the currencies, the owners — and the language everyone plays in. So I would answer that the video game carries American soft power less by what it says than by whose pipes it travels through, which is a quieter and probably more durable form of it.”

Résultat : Une bonne réponse commence par DÉFINIR le soft power en citant sa source (Joseph Nye, 1990 puis 2004) et en le distinguant de la propagande. Elle donne ensuite le cas le plus clair — America’s Army, 2002, financé par l’armée, serveurs fermés en 2022 — puis un cas qui RÉSISTE, avec des faits vérifiables (Rockstar North à Édimbourg ; Minecraft suédois, racheté en 2014). Le contre-exemple n’est pas écarté : il sert à reformuler la thèse en une version plus précise et plus défendable, celle de l’infrastructure et de la langue. C’est exactement le geste argumentatif attendu au niveau B2.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : définir le soft power en anglais avec sa source — le politiste Joseph Nye, 1990 puis 2004 — et l’opposer précisément à la contrainte et à l’incitation financière.
  • Objectif Bac : analyser le cas d’America’s Army (2002, financé par l’armée américaine, serveurs fermés en 2022) comme exemple explicite, et s’en servir de point de comparaison pour juger un cas ambigu.
  • Objectif Bac (contrôle continu) : interroger l’adjectif « américain » de la question du programme, en s’appuyant sur des cas vérifiables comme Rockstar North à Édimbourg ou Minecraft né en Suède et racheté en 2014.
  • Objectif Bac : distinguer ce qu’un jeu MONTRE de ce qu’il fait FAIRE, et expliquer pourquoi cette seconde dimension est propre au jeu et absente du cinéma.
  • Objectif Bac : citer un fait daté de la légitimation culturelle du médium — l’entrée de quatorze jeux au Museum of Modern Art en 2012, le concert virtuel d’avril 2020 — plutôt qu’une impression générale.

Erreurs fréquentes

  • Répondre à la question du programme en oubliant son point d’interrogation. « Le jeu vidéo est le soft power américain » n’est pas une réponse mais une reprise de l’énoncé. L’attendu est de dire à quelles conditions, pour quels jeux, et de nommer au moins un contre-exemple.
  • Confondre soft power et propagande. Le soft power agit par attraction et n’a le plus souvent aucun émetteur institutionnel : personne n’a commandé Minecraft pour séduire le monde. America’s Army est l’exception qui permet de mesurer la règle, et c’est pour cela qu’on le cite.
  • Traiter tout jeu à succès comme un produit américain. Grand Theft Auto est développé à Édimbourg ; Minecraft est né en Suède avant d’être racheté par Microsoft en 2014. La formulation juste distingue l’origine créative de la distribution : global content travelling on American infrastructure.
  • Écrire « I play to football » ou « he plays the tennis ». On dit to play football, to play tennis, sans article ni préposition ; mais to play THE piano avec l’article pour un instrument, et to play A game pour une partie. Trois constructions voisines qu’il faut fixer ensemble.
  • Employer « actually » pour « actuellement » en parlant du marché. Actually signifie en fait ; actuellement se dit currently ou at present. La faute apparaît presque toujours dans la phrase d’ouverture d’un exposé sur un sujet contemporain, là où elle se voit le plus.

§ 05

Révision active

Choisissez un jeu auquel vous jouez ou que vous connaissez bien et remplissez, en anglais, une fiche d’enquête de dix lignes : le studio qui l’a développé et le pays où il se trouve, l’éditeur qui le distribue, la langue par défaut, le lieu et l’époque où se déroule l’action, et le type de problème que le joueur passe le plus de temps à résoudre. Concluez en trois phrases : ce que cette fiche vous apprend sur l’origine réelle du jeu, et si elle confirme ou nuance l’idée d’un soft power américain. Une fiche qui nuance vaut mieux qu’une fiche qui confirme.

S’entraîner sur des exercices associés50 questions sur ce thème→

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme d’anglais pour les classes de lycée général et technologique — annexe 4 de l’arrêté du 5 mai 2025 (BO n° 22 du 29 mai 2025) : les six axes de première et de terminale, leurs objets d’étude et les descripteurs par activité langagière (Ministère de l’Éducation nationale)

§ 06
§ 06

Apprendre à l’heure de l’intelligence artificielle#

~10 min de lecture●●●ApprofondissementBOBO-2025-LV-anglais-terminale-§Axe-5-Citoyenneté-et-mondes-virtuels

Les quatre questions à se poser devant un devoir d’anglais

Un devoir d’anglais à l’heure de l’IAArbre de probabilité, 4 chemins, Données: Ce que l’établissement autorise; Ce que je dois déclarer; Comment le travail est évalué; Ce qui reste mon travail : parlerUn devoir d’anglais à l’heure de l’IACe que l’établissement autoriseCe que je dois déclarerComment le travail est évaluéCe qui reste mon travail : parler
Fig. 11Quatre questions, dans cet ordre, qui remplacent utilement le débat général sur l’IA. La dernière est mise en valeur parce qu’elle est la seule qui ne dépende d’aucun règlement : ce qui s’évalue en direct — parler, réagir, défendre une position — ne peut être délégué à personne, et c’est précisément ce que le contrôle continu en langue vivante évalue.

Points clés

Le programme inscrit un objet d’étude entièrement neuf : « nouvelles modalités d’apprentissage à l’heure de l’intelligence artificielle dans le monde éducatif anglophone ». Le point de départ est datable : le 30 novembre 2022, l’entreprise américaine OpenAI ouvre ChatGPT au public. En quelques semaines, des systèmes scolaires entiers doivent décider quoi faire d’un outil qui rédige un devoir correct en anglais en quelques secondes. Ce qui rend cet objet excellent pour l’axe, c’est qu’il n’oppose pas des opinions mais des DÉCISIONS documentées : des établissements ont interdit, puis certains ont levé leur interdiction, et l’on peut lire pourquoi.
Les décisions américaines fournissent la chronologie la plus nette. Le district scolaire de Los Angeles bloque l’accès dès les premières semaines. Le système scolaire public de la ville de NEW YORK — le plus grand des États-Unis — interdit l’outil sur ses réseaux et ses appareils en janvier 2023, puis LÈVE cette interdiction en mai 2023 : son chancelier, David Banks, explique alors publiquement que la première réaction avait été une peur réflexe qui avait fait perdre de vue le potentiel de l’outil, et annonce un travail d’intégration pédagogique. Ce demi-tour, assumé et expliqué en quatre mois, est un document en soi : il montre une institution en train de réviser une position, ce qui est rare et analysable.
Le Royaume-Uni a choisi d’emblée le cadrage plutôt que l’interdiction. Le DEPARTMENT FOR EDUCATION a publié le 29 mars 2023 une prise de position officielle intitulée « Generative artificial intelligence (AI) in education », mise à jour depuis, qui expose la position du ministère sur l’usage des outils d’IA générative dans les écoles et les collèges. Les organismes d’examen britanniques ont de leur côté publié des consignes sur l’usage de l’IA dans les travaux qui comptent pour une qualification, avec une exigence centrale : le candidat doit pouvoir attester que le travail rendu est le sien, et déclarer tout recours à un outil. Le mot clé du dossier est donc DECLARATION, pas interdiction.
La question de la DÉTECTION mérite une attention particulière, parce qu’elle concerne directement un élève français. Une étude publiée en juillet 2023 dans la revue Patterns par une équipe de l’université Stanford a montré que les détecteurs de texte généré classent à tort comme « écrits par une IA » une large part des textes rédigés par des locuteurs NON NATIFS de l’anglais, alors qu’ils sont quasi parfaits sur des textes de natifs. L’explication est mécanique et instructive : ces outils repèrent une langue statistiquement peu variée, et un apprenant écrit précisément avec un vocabulaire plus restreint et des tournures plus régulières qu’un natif. Autrement dit, mieux vous progressez en anglais, moins vous risquez d’être accusé à tort — mais la charge de la preuve reste mal placée.
La conséquence pédagogique est déjà visible et il faut savoir la nommer : la valeur se déplace vers ce qui ne peut pas être délégué. Un texte produit à la maison prouve de moins en moins ; une production faite en classe, une prise de parole en continu, une interaction où l’on répond à une objection imprévue, une médiation où l’on rend compte d’un document qu’on vient de découvrir — voilà ce qui reste probant. Pour la LVA, évaluée en contrôle continu sur les quatre activités langagières, ce déplacement est une bonne nouvelle : l’oral, longtemps le parent pauvre du travail personnel, redevient l’endroit où l’on montre ce qu’on sait faire.
MÉTHODE ET FAIT DE LANGUE. Un usage honnête d’un outil d’IA en langue vivante se décrit en trois verbes : CHECK (vérifier une conjugaison, une collocation, une prononciation), REPHRASE (comparer sa propre formulation à une autre pour comprendre pourquoi elle sonne juste), PRACTISE (s’entraîner à l’oral sans témoin). Ce qui ne se délègue pas : penser, choisir un exemple, prendre position, parler. Côté langue, notez que artificial intelligence est indénombrable et ne prend pas d’article générique (AI is changing education, et non the AI) ; qu’un outil ne « pense » pas — dites the model produces plausible text rather than the model knows ; et que to generate, to prompt, to fine-tune sont les verbes du domaine. Enfin, en anglais britannique le verbe s’écrit to practise et le nom practice ; l’anglais américain écrit practice pour les deux.

Vocabulaire

→ Cartes
  • generative AI/ˈdʒenərətɪv eɪ aɪ/l’intelligence artificielle générativeIndénombrable, sans article générique : generative AI is now part of the debate. On dit an AI tool pour un outil précis.
  • a prompt/prɒmpt/une consigne donnée à un outil d’IALe verbe to prompt existe aussi au sens général d’inciter : the ban prompted a public debate.
  • academic integrity/ˌækəˈdemɪk ɪnˈteɡrəti/l’intégrité académique, l’honnêteté du travail renduLe terme institutionnel employé par les organismes d’examen anglophones ; plus large que « plagiat ».
  • to disclose/dɪsˈkləʊz/déclarer, divulguer (un usage)Le mot clé des consignes d’examen : students must disclose any use of AI tools. Le nom est disclosure.
  • a false positive/fɔːls ˈpɒzətɪv/un faux positifLe terme exact du problème des détecteurs : accuser à tort un texte authentique d’avoir été généré.
  • a non-native speaker/nɒn ˈneɪtɪv ˈspiːkə/un locuteur non natifLa catégorie que les détecteurs pénalisent statistiquement — vous. À employer sans complexe : c’est un fait, pas un jugement.
  • to practise/ˈpræktɪs/s’entraîner, pratiquerOrthographe britannique du VERBE ; le nom s’écrit practice. L’anglais américain écrit practice pour les deux.

Ce que l’outil peut faire, ce qui reste votre travail

Où passe la ligne ?Diagramme de Venn avec 2 ensembles, Ce qu’un outil peut faire, Ce qui doit rester votre travailCe qu’un outil peut faireCe qui doit rester votre travailvérifier,proposerchoisir,parlerun brouillonrelu
Fig. 12La ligne de partage n’est pas entre « utiliser » et « ne pas utiliser », mais entre ce qui prépare l’acte et ce qui le remplace. La zone commune est celle où la plupart des chartes d’établissement se situent : un travail assisté est acceptable dès lors qu’il est relu, compris et DÉCLARÉ.
Exemple corrigé

Reading an institutional U-turn: New York, January to May 2023

New York City’s public school system banned ChatGPT on its networks and devices in January 2023, and lifted the ban in May 2023. In English, analyse the reversal as a document: state what was decided and when, identify what the institution feared, identify what it said it had learned, and say what the episode teaches about how institutions meet a new technology.

  1. 01State the facts and the interval precisely

    Begin with what is documented: “In January 2023, the largest public school system in the United States blocked ChatGPT on its own networks and devices. In May 2023 it reversed that decision, and its chancellor, David Banks, explained the reversal publicly rather than quietly. Four months separate the two decisions — a very short interval for an institution of that size.”

  2. 02Name what was feared, in the institution’s own terms

    Report before judging: “The stated fears were cheating and unreliability: a tool that writes a competent essay in seconds threatens both the assessment of work and the accuracy of what students read. Those are legitimate concerns, and they are also the concerns an institution can act on fastest — blocking an address is a decision that can be taken in a week.”

  3. 03Name what the institution said it had learned

    Take the second decision as seriously as the first: “In lifting the ban, the chancellor described the initial move as a reflex reaction that had overlooked the tool’s potential, and pointed to teachers already using it for lesson planning and to pupils debating the biases of such systems. The argument had shifted from ‘how do we stop this?’ to ‘what is it for?’ — a different question, not a softer one.”

  4. 04Draw the general lesson, without over-claiming

    Generalise cautiously: “The episode suggests a pattern rather than proving one: institutions meet a new technology with a prohibition, because prohibition is the only instrument available immediately, and then replace it with rules once they understand what is actually being used. Admittedly, one district over four months is a thin evidence base. What it does show is that a reversal, explained in public, is a stronger institutional act than a ban maintained in silence.”

Résultat : Une bonne analyse traite le revirement comme un DOCUMENT et non comme une anecdote : elle établit d’abord les faits et l’intervalle (janvier 2023, mai 2023, quatre mois), rapporte ensuite les craintes DANS LES TERMES de l’institution avant de les juger, puis prend la seconde décision aussi au sérieux que la première en montrant le déplacement de la question. Elle généralise enfin avec prudence, en signalant elle-même la faiblesse de la base de preuves — un district, quatre mois. La langue emploie AI sans article générique et les verbes de rapport à bon escient.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : décrire des décisions institutionnelles documentées et datées du monde éducatif anglophone — l’interdiction new-yorkaise de janvier 2023 puis sa levée en mai 2023, la prise de position britannique du 29 mars 2023 — plutôt que des opinions générales sur l’IA.
  • Objectif Bac (contrôle continu) : analyser le revirement d’une institution comme un DOCUMENT (qu’a-t-elle craint, qu’a-t-elle constaté, qu’a-t-elle décidé ensuite), en distinguant le motif déclaré du motif probable.
  • Objectif Bac : exposer le problème des détecteurs de texte généré et leur biais documenté contre les locuteurs non natifs, et en tirer une conséquence pour un élève français.
  • Objectif Bac : formuler en anglais un usage honnête et déclarable d’un outil d’IA en langue vivante (check, rephrase, practise) et nommer ce qui ne se délègue pas.
  • Objectif Bac : employer sans faute artificial intelligence sans article générique, le vocabulaire du domaine (to generate, a prompt, a model) et la paire britannique to practise / practice.

Erreurs fréquentes

  • Débattre de l’IA en général au lieu de traiter l’objet d’étude. Le programme porte sur les MODALITÉS D’APPRENTISSAGE dans le monde éducatif anglophone : des décisions d’établissements, des règles d’examen, des pratiques de classe. « L’IA va-t-elle remplacer les professeurs ? » est une conversation, pas un sujet traitable avec des repères.
  • Écrire « the AI is dangerous ». Artificial intelligence est indénombrable et ne prend pas d’article générique : AI is changing how we assess. On dit an AI tool, an AI model, mais pas the AI comme sujet abstrait. Même logique que pour information et evidence.
  • Prêter au modèle une connaissance qu’il n’a pas. Un modèle produit du texte plausible ; il ne sait pas ce qui est vrai, et il ne sait pas ce que vous savez. La formulation juste est the model produces plausible English, which is not the same as accurate content — et elle rapporte plus qu’une dénonciation.
  • Confondre to practise et practice. En anglais britannique, to practise est le verbe et practice le nom : I practise every day, speaking practice. L’anglais américain écrit practice dans les deux cas. Même couple pour to advise / advice et to licence / licence.
  • Prédire l’avenir au lieu de décrire le présent. « In ten years, exams will disappear » ne se vérifie pas et ne rapporte rien. Décrivez ce qui est documenté — une interdiction, une levée d’interdiction, une consigne d’examen, un biais mesuré — et laissez la prédiction à ceux qui n’ont pas de repères.

§ 06

Révision active

Rédigez en anglais, en 180 à 200 mots, la charte d’usage de l’IA que votre classe d’anglais pourrait adopter à la rentrée. Structurez-la en trois listes : ce qui est autorisé sans déclaration, ce qui est autorisé À CONDITION d’être déclaré et comment le déclarer, et ce qui n’a pas de sens dans un cours de langue parce que cela remplace l’acte même qu’on cherche à apprendre. Justifiez la ligne de partage en une phrase — une charte qui interdit tout ne sera pas respectée, une charte qui n’interdit rien ne sert à rien.

S’entraîner sur des exercices associés50 questions sur ce thème→

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme d’anglais pour les classes de lycée général et technologique — annexe 4 de l’arrêté du 5 mai 2025 (BO n° 22 du 29 mai 2025) : les six axes de première et de terminale, leurs objets d’étude et les descripteurs par activité langagière (Ministère de l’Éducation nationale) · Generative artificial intelligence (AI) in education — prise de position du ministère britannique de l’Éducation, publiée le 29 mars 2023 et mise à jour depuis : usage des outils d’IA générative dans les écoles et les collèges (Department for Education (Royaume-Uni)) · GPT detectors are biased against non-native English writers — étude parue dans la revue Patterns (juillet 2023) : les détecteurs classent à tort comme générés une large part des textes de locuteurs non natifs (Patterns (Cell Press) — notice PubMed, National Library of Medicine)

§ 07
§ 07

Repères, méthode et lexique : monter son dossier sur l’axe#

~9 min de lecture●●●ApprofondissementBOBO-2025-LV-anglais-terminale-§Axe-5-Citoyenneté-et-mondes-virtuels

Les six champs lexicaux de l’axe

Six champs lexicauxroue segmentée, 6 segments, Données: Le lexique de l’axe, Réseaux, Engagement, Information, Données, Jeu vidéo, Intelligence artificielleRéseauxplatform, feed, hashtagEngagementgrassroots, e-petitionInformationfact-checking, filter bubbleDonnéesfootprint, privacyJeu vidéosoft power, developerIntelligence artificielleprompt, to discloseLe lexique de l’axe
Fig. 13Le vocabulaire se mobilise par champs et non par ordre alphabétique : sous contrainte de temps, on retrouve un mot par le domaine auquel il appartient. Les deux derniers champs sont ceux que le programme de 2025 a ajoutés ; le champ de l’information est mis en valeur parce que c’est celui qui traverse tous les autres sujets de l’axe.

Points clés

Cette dernière section n’apporte pas de contenu neuf : elle sert à MONTER LE DOSSIER avec lequel on entre dans n’importe quelle évaluation de l’axe. Un dossier utile tient sur deux pages et contient trois choses seulement : une dizaine de repères datés et exacts, une méthode par activité langagière, et un lexique organisé par champs. Le reste — les impressions, les souvenirs vagues, les exemples qu’on ne peut pas dater — encombre sans servir. La règle est brutale et libératrice : un repère qu’on ne peut pas citer avec sa date exacte ne rentre pas dans le dossier.
LES REPÈRES DE L’AXE, à connaître avec leur date. Le roman « 1984 » de George Orwell, publié le 8 juin 1949, comme matrice de toute réflexion sur la surveillance et sur le contrôle de la langue. La série britannique Black Mirror, créée par Charlie Brooker et diffusée pour la première fois le 4 décembre 2011, dont l’épisode « Nosedive » (2016) met en scène une société de la notation. Le mot-dièse #BlackLivesMatter créé en juillet 2013 ; « Me Too », employé dès 2006 par Tarana Burke et devenu viral en octobre 2017 ; les grèves scolaires pour le climat à partir d’août 2018. Les révélations d’Edward Snowden en juin 2013. L’affaire Cambridge Analytica révélée en mars 2018, et le RGPD applicable depuis le 25 mai 2018. Enfin, pour les deux objets d’étude les plus récents : America’s Army publié en 2002 ; ChatGPT ouvert au public le 30 novembre 2022, l’interdiction new-yorkaise de janvier 2023 levée en mai 2023, la prise de position britannique du 29 mars 2023.
LA MÉTHODE, ACTIVITÉ PAR ACTIVITÉ. En RÉCEPTION, on identifie la nature du document, sa source et sa date, on dégage l’idée principale et le point de vue, on distingue fait et opinion, et l’on RESTITUE sans donner son avis. En MÉDIATION, on évalue puis on transmet : on rend compte de ce qui est dit, on gradue son jugement, on signale ce qu’on n’a pas pu établir. En PRODUCTION, on prend position : on reformule la question, on développe un argument appuyé sur un repère, on en développe un second en sens contraire, on concède, on conclut de façon conditionnelle. Ces trois gestes ne se mélangent pas — donner son opinion dans un compte rendu, ou se contenter de résumer là où l’on attendait une argumentation, coûte des points sans qu’aucune faute de langue n’ait été commise.
L’ERREUR LA PLUS COÛTEUSE de l’axe n’est ni une faute de langue ni une date fausse : c’est le repère PLAQUÉ. Citer « Cambridge Analytica » ou « Black Mirror » sans montrer en quoi le repère éclaire l’argument ne vaut rien, parce que le correcteur voit immédiatement que l’exemple aurait pu être remplacé par n’importe quel autre. La forme qui rapporte est toujours la même : l’affirmation, le repère, PUIS la phrase qui les relie — “the case showed that ordinary data becomes political leverage, which is precisely why consent matters more than it looks.” Cette troisième phrase est celle que les copies faibles omettent.
LE LEXIQUE s’apprend par CHAMPS, parce qu’on le mobilise par champs. Réseaux et plateformes : a platform, a feed, to post, to go viral, a hashtag, user-generated content, an algorithm ranks. Engagement citoyen : grassroots, an e-petition, to hold someone to account, accountability, slacktivism, to be co-opted. Information : misinformation, disinformation, malinformation, fact-checking, to cross-check, a filter bubble, an echo chamber, clickbait, to claim, allegedly. Données et vie privée : personal data, a digital footprint, to track, mass surveillance, a data breach, the right to be forgotten. Jeu vidéo et soft power : soft power, to appeal to, a developer, a publisher. Intelligence artificielle : generative AI, a prompt, to disclose, academic integrity, a false positive.
LES CONNECTEURS, enfin, sont la charpente de toute production de l’axe, et une chaîne de cinq suffit à tenir une argumentation entière : on the one hand… on the other hand pour ouvrir les deux versants, however pour l’opposition franche, admittedly pour la concession, therefore pour la conséquence, all in all pour la conclusion. Ajoutez-en deux qui font la différence à l’oral : that said (cela dit) et to put it another way (autrement dit). Un dernier conseil de langue : ne commencez pas trois phrases de suite par le même connecteur, et n’en placez jamais un dont vous ne pourriez pas expliquer le rôle logique.

Vocabulaire

→ Cartes
  • on the one hand… on the other hand/ɒn ðə wʌn hænd/d’une part… d’autre partLa paire s’emploie ENSEMBLE : ouvrir avec la première sans fournir la seconde laisse l’argumentation ouverte.
  • admittedly/ədˈmɪtɪdli/certes, il est vrai queLe connecteur de concession le plus rentable : il annonce qu’on accorde un point avant de le dépasser.
  • all in all/ɔːl ɪn ɔːl/tout compte fait, en sommeOuvre une conclusion de bilan. Alternatives : on balance, taken together.
  • that said/ðæt sed/cela ditTrès idiomatique à l’oral pour nuancer sans rompre : utile en interaction, où however sonne écrit.
  • to put it another way/tuː pʊt ɪt əˈnʌðə weɪ/autrement ditSert à reformuler pour un interlocuteur qui n’a pas suivi : c’est un geste de médiation en une locution.
  • eventually/ɪˈventʃuəli/finalement, au bout du compteFaux ami : « éventuellement » se dit possibly ou if necessary. Piège classique de conclusion.
  • to agree with/əˈɡriː wɪð/être d’accord avecVerbe, jamais adjectif : I agree with the author, I do not agree. « I am agree » est fautif.

La charpente d’une production argumentée

Cinq stations d’une argumentation nuancéeGraphe, Reformuler la question → Un argument POUR, avec un repère, Un argument POUR, avec un repère → Un argument CONTRE, avec un repère, Un argument CONTRE, avec un repère → Une concession : admittedly…, Une concession : admittedly… → Une conclusion conditionnelleReformuler laquestionUn argumentPOUR, avec unrepèreUn argumentCONTRE, avec unrepèreUne concession :admittedly…Une conclusionconditionnelle
Fig. 14Cinq stations et la chaîne de connecteurs qui les relie : c’est la structure qui tient toute production de l’axe, à l’écrit comme à l’oral. La dernière station est mise en valeur parce que c’est celle qui distingue une réponse d’un avis — une conclusion conditionnelle dit à quelles conditions, jamais oui ou non.
Exemple corrigé

Turning a bare reference into an argument: the linking sentence

Three students each cite the Cambridge Analytica case in an essay on whether digital tools strengthen democracy. In English, show why the first two versions earn little and the third earns a lot, then state the rule that separates them.

  1. 01The bare reference, and why it fails

    Start with the weakest version: “‘Digital tools can be dangerous for democracy. For example, Cambridge Analytica.’ Here the reference is a label. Nothing tells the reader what the case established, and the sentence would read exactly the same if any other scandal were substituted. A reference that is interchangeable is not evidence.”

  2. 02The summarised reference, and why it still falls short

    Show the improvement that is not yet enough: “‘Digital tools can be dangerous for democracy. In March 2018 it was revealed that the personal data of millions of Facebook users had been used for political microtargeting.’ This is better: it is accurate and dated. But it still stops at the fact — the reader is left to work out the connection to the claim.”

  3. 03The linked reference, and what the extra sentence does

    Add the sentence that earns the marks: “‘…had been used for political microtargeting. What the case established is not that an election was decided, but something more troubling: that data given for ordinary reasons can be aggregated into political leverage. This is why consent, and not merely secrecy, is the right place to draw the line.’ The third sentence does the work. It states what the case proves, what it does NOT prove, and why that matters here.”

  4. 04State the rule in one line

    Make the lesson portable: “The rule is simple enough to apply under time pressure: claim, reference, LINK. If you cannot write the linking sentence, the reference does not belong in that paragraph — and noticing that is more useful than adding a fourth example.”

Résultat : L’exercice montre trois états d’un même repère : plaqué (interchangeable, donc sans valeur), résumé (exact et daté, mais laissant au lecteur le travail de liaison) et RELIÉ (le repère est suivi d’une phrase qui dit ce qu’il établit, ce qu’il n’établit pas, et pourquoi cela compte pour l’argument en cours). La règle qui s’en dégage est portable et vérifiable sous contrainte de temps : affirmation, repère, liaison — et si la phrase de liaison ne vient pas, c’est que le repère n’a rien à faire dans ce paragraphe.

Objectif Bac

  • Objectif Bac (contrôle continu) : mobiliser au moins deux repères datés exacts de l’axe dans une même production, et les RELIER explicitement à l’argument par une phrase de liaison.
  • Objectif Bac : structurer sa réponse selon l’activité langagière demandée — compte rendu fidèle sans avis en réception, évaluation puis restitution graduée en médiation, argumentation avec concession en production — et ne jamais confondre les trois.
  • Objectif Bac : tenir une chaîne de connecteurs cohérente (on the one hand… on the other hand, however, admittedly, therefore, all in all) sans en placer un seul dont on ne pourrait pas justifier le rôle logique.
  • Objectif Bac : organiser son lexique par champs — réseaux, engagement, information, données, jeu vidéo, intelligence artificielle — plutôt que par ordre alphabétique, pour pouvoir le mobiliser sous contrainte de temps.
  • Objectif Bac : citer sans erreur les deux repères les plus récents de l’axe — America’s Army en 2002, ChatGPT ouvert au public le 30 novembre 2022 — que le programme de 2025 a rendus indispensables.

Erreurs fréquentes

  • Plaquer un repère sans le relier. « Cambridge Analytica » cité seul ne prouve rien : il faut la phrase de liaison qui montre ce que le cas établit pour VOTRE argument. C’est le défaut le plus répandu de l’axe, et le plus facile à corriger — une phrase suffit.
  • Mélanger les trois gestes. Donner son opinion dans un compte rendu, ou résumer un document là où l’on demandait une prise de position, fait perdre des points sans qu’aucune faute de langue n’apparaisse. Lisez la consigne pour identifier le geste avant d’écrire la première phrase.
  • Accumuler les connecteurs comme des ornements. « Moreover, furthermore, in addition, besides » enchaînés ne renforcent rien : ils signalent qu’aucun lien logique réel n’a été pensé. Un connecteur juste vaut mieux que trois approximatifs.
  • Écrire « I’m agree » ou « I am agree with this opinion ». To agree est un verbe : I agree, I do not agree, I agree with the author. La faute frappe précisément la phrase de prise de position, c’est-à-dire l’endroit le plus visible de la copie.
  • Employer « actually » pour « actuellement » et « eventually » pour « éventuellement ». Actually signifie en fait, eventually signifie finalement, au bout du compte. « Actuellement » se dit currently ; « éventuellement » se dit possibly ou if necessary. Ces deux faux amis se logent presque toujours dans l’introduction et dans la conclusion.

§ 07

Révision active

Constituez votre dossier de l’axe sur DEUX pages, en anglais, et testez-le : page un, dix repères avec leur date exacte et, pour chacun, la phrase de liaison type qui dit ce qu’il permet d’établir ; page deux, les six champs lexicaux et la chaîne de connecteurs. Faites ensuite tirer au sort par un camarade une des quatre questions de l’axe et donnez-vous cinq minutes montre en main pour bâtir un plan à partir du seul dossier. Notez les repères que vous n’avez pas su relier : ce sont eux qu’il faut retravailler, pas ceux que vous avez oubliés.

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Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme d’anglais pour les classes de lycée général et technologique — annexe 4 de l’arrêté du 5 mai 2025 (BO n° 22 du 29 mai 2025) : les six axes de première et de terminale, leurs objets d’étude et les descripteurs par activité langagière (Ministère de l’Éducation nationale) · Cadre réglementaire des évaluations au baccalauréat — mémento (septembre 2025) : contrôle continu, coefficients des enseignements communs, attestation de langues vivantes (Éduscol — Ministère de l’Éducation nationale)

Vérifié · 08/2026 · Version complète via le réglage de profondeur — même endroit, mêmes ancres

Sommaire

Section -- / 07

    • 01Le numérique et les nouvelles formes de citoyenneté○
    • 02La parole en ligne : portée et limites du pouvoir horizontal◐
    • 03Information, désinformation et esprit critique◐
    • 04La vie connectée est-elle une vie exposée ?◐
    • 05Le jeu vidéo, nouvelle forme du soft power américain ?◐
    • 06Apprendre à l’heure de l’intelligence artificielle●
    • 07Repères, méthode et lexique : monter son dossier sur l’axe●

0/7 Lues

Des fiches à l'entraînement

Citoyenneté et mondes virtuels

Consolide ce thème avec des questions de la banque de questions.

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Références et sources

Sources

Ministère de l’Éducation nationale

  • Programme d’anglais pour les classes de lycée général et technologique — annexe 4 de l’arrêté du 5 mai 2025 (BO n° 22 du 29 mai 2025) : les six axes de première et de terminale, leurs objets d’étude et les descripteurs par activité langagière

Éduscol — Ministère de l’Éducation nationale

  • Cadre réglementaire des évaluations au baccalauréat — mémento (septembre 2025) : contrôle continu, coefficients des enseignements communs, attestation de langues vivantes

UK Government and Parliament

  • Petitions — UK Government and Parliament : le service officiel de pétitions, ses deux seuils (réponse écrite du gouvernement à 10 000 signatures, examen en vue d’un débat à 100 000) et la procédure suivie

Crash Course / Complexly

  • Crash Course Navigating Digital Information — série pédagogique sur l’évaluation des sources en ligne, produite avec le Stanford History Education Group et MediaWise

Commission européenne

  • Data protection in the EU — présentation officielle du règlement général sur la protection des données : droits des personnes, consentement, notification des violations, applicabilité depuis 2018

Department for Education (Royaume-Uni)

  • Generative artificial intelligence (AI) in education — prise de position du ministère britannique de l’Éducation, publiée le 29 mars 2023 et mise à jour depuis : usage des outils d’IA générative dans les écoles et les collèges

Patterns (Cell Press) — notice PubMed, National Library of Medicine

  • GPT detectors are biased against non-native English writers — étude parue dans la revue Patterns (juillet 2023) : les détecteurs classent à tort comme générés une large part des textes de locuteurs non natifs

Voir aussi

  • Enjeux et formes de la communicationComplotisme, vérification, portée du discours : les deux axes se répondent mot pour mot.
  • Espace privé et espace publicLa donnée personnelle est le point où la sphère publique entre dans la sphère privée.
  • Art et pouvoirLe jeu vidéo comme soft power : une forme d’art au service d’une puissance.

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