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La continuité est la propriété qui autorise à passer de « la fonction change de signe » à « l'équation a une solution ». Le théorème des valeurs intermédiaires en fait un outil d'EXISTENCE ; la stricte monotonie y ajoute l'UNICITÉ ; la dichotomie fournit enfin l'encadrement numérique. Le même théorème permet, en fin de chapitre, de passer à la limite dans une relation de récurrence et d'identifier la limite d'une suite définie par u(n+1) = f(u(n)).
4 sections~23 min de lecture4 compétencesVérifié · 08/2026
niveau de base
Hors spécialité, on retient surtout l'énoncé du théorème des valeurs intermédiaires et sa lecture graphique — une courbe continue qui change de signe traverse l'axe — sans exiger la rédaction complète du corollaire de stricte monotonie.
niveau approfondi
En spécialité, la rédaction est notée ligne à ligne : continuité invoquée, stricte monotonie justifiée par le signe de la dérivée, valeurs ou limites aux bornes, appartenance de k à l'intervalle image, puis conclusion sur l'existence ET l'unicité.
Profondeur de lecture : Approfondi
Taille du texte : Standard · Interligne : Compact
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4 sections16 points clés9 formules16 pièges signalés
Une fonction continue qui n’est pas dérivable en 0
Vocabulaire
→ CartesContinuité en un point
f doit être définie en a, admettre une limite en a, et cette limite doit valoir exactement l'image f(a).
Dérivable entraîne continue
L'implication ne vaut que dans ce sens : une fonction continue peut présenter un angle et n'être dérivable en aucun de ses points anguleux.
Transport des limites
ℓ est la limite de la suite et f(ℓ) l'image de cette limite ; ce résultat autorise le passage à la limite dans une relation de récurrence.
Soit f la fonction définie sur ℝ par f(x) = |x|. Montrer que f est continue en 0, puis qu'elle n'y est pas dérivable.
La fonction est définie en 0 et f(0) = 0. Pour x positif f(x) = x, pour x négatif f(x) = −x ; dans les deux cas f(x) tend vers 0 lorsque x tend vers 0.
Les deux limites latérales existent, sont égales, et leur valeur commune est bien f(0) : la fonction est donc continue en 0.
Le taux d'accroissement entre 0 et h vaut |h|/h. Pour h strictement positif il vaut 1 ; pour h strictement négatif il vaut −1.
Les deux limites latérales du taux d'accroissement diffèrent, donc ce taux n'admet pas de limite en 0 : le nombre dérivé n'existe pas.
Résultat : f est continue en 0 sans y être dérivable : la courbe se trace sans lever le crayon mais présente un angle, ce qui montre que la réciproque de « dérivable entraîne continue » est fausse.
Erreurs fréquentes
Révision active
Soit f la fonction définie sur ℝ par f(x) = |x − 2|. Justifier que f est continue en 2, puis montrer, en calculant les taux d'accroissement à gauche et à droite, qu'elle n'y est pas dérivable.
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Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de l'enseignement de spécialité de mathématiques — classe terminale, voie générale (annexe de l'arrêté du 19-7-2019, NOR MENE1921246A) (Ministère de l’Éducation nationale — Bulletin officiel)
Le corollaire : une seule solution pour une fonction strictement monotone
Vocabulaire
→ CartesThéorème des valeurs intermédiaires
c désigne une solution, dont le théorème affirme seulement l'existence ; k est la valeur visée, comprise entre les images des bornes.
Corollaire de stricte monotonie
La stricte monotonie interdit à la fonction de reprendre une même valeur : elle transforme l'existence en existence et unicité.
Soit f la fonction définie sur [0 ; 2] par f(x) = x³ + x. Démontrer que l'équation f(x) = 5 admet une unique solution α dans [0 ; 2].
f est une fonction polynôme, donc continue sur ℝ, en particulier sur l'intervalle [0 ; 2].
La dérivée vaut 3x² + 1, somme d'un carré positif et de 1, donc strictement positive sur ℝ. La fonction est ainsi strictement croissante sur [0 ; 2].
On évalue f aux deux extrémités de l'intervalle et l'on constate que 5 est compris entre ces deux valeurs.
Les trois hypothèses étant réunies, le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires s'applique et donne l'unicité de la solution.
Résultat : L'équation x³ + x = 5 admet une solution et une seule dans [0 ; 2]. La calculatrice donne α ≈ 1,52, valeur que le théorème ne fournit pas et qu'il faut obtenir par encadrement.
Erreurs fréquentes
Révision active
Soit f définie sur [0 ; 2] par f(x) = x³ + x. Justifier que l'équation f(x) = 5 admet une unique solution sur [0 ; 2], en rédigeant les quatre lignes attendues.
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Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de l'enseignement de spécialité de mathématiques — classe terminale, voie générale (annexe de l'arrêté du 19-7-2019, NOR MENE1921246A) (Ministère de l’Éducation nationale — Bulletin officiel)
Encadrer la solution de x³ + x − 1 = 0 par dichotomie
Vocabulaire
→ CartesVitesse de la dichotomie
b − a est l'amplitude de départ et n le nombre d'étapes ; chaque étape divise l'amplitude par deux.
Test de conservation
m désigne le milieu de l'intervalle ; un produit d'images strictement négatif signale des signes contraires, donc la présence de la solution.
Soit f définie sur [0 ; 1] par f(x) = x³ + x − 1. Après avoir vérifié le changement de signe, appliquer trois étapes de dichotomie pour encadrer la solution α.
On évalue f aux deux bornes : les images sont de signes contraires, donc la solution appartient bien à l'intervalle de départ.
L'image du milieu est négative, du même signe que f(0) : la solution se trouve donc dans la moitié droite.
L'image du milieu est cette fois positive : la solution se trouve dans la moitié gauche du nouvel intervalle.
L'image du milieu est négative, donc la solution est dans la moitié droite ; l'amplitude vaut désormais 0,125, soit 1 divisé par 2³.
Résultat : Après trois étapes, α est encadrée par 0,625 et 0,75, soit une amplitude de 0,125. Pour descendre sous 10⁻³ il faut résoudre 1/2ⁿ ⩽ 10⁻³, donc n ⩾ 10 étapes.
Erreurs fréquentes
Révision active
L'équation x³ + x − 1 = 0 admet une unique solution α dans [0 ; 1]. En appliquant trois étapes de dichotomie à la main, donner un encadrement de α, puis préciser combien d'étapes seraient nécessaires pour atteindre une amplitude inférieure à 10⁻³.
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Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de l'enseignement de spécialité de mathématiques — classe terminale, voie générale (annexe de l'arrêté du 19-7-2019, NOR MENE1921246A) (Ministère de l’Éducation nationale — Bulletin officiel)
La limite d’une suite récurrente est un point fixe de f
Vocabulaire
→ CartesÉquation de point fixe
ℓ est la limite supposée de la suite ; l'égalité s'obtient en passant à la limite dans les deux membres, ce que la continuité de f autorise.
Stabilité de l’intervalle
I désigne l'intervalle de travail ; la condition f(I) ⊂ I, démontrée par récurrence, garantit que la suite ne le quitte jamais.
On considère la suite définie par u(0) = 0 et, pour tout entier n, u(n+1) = √(2·u(n) + 3). Étudier sa convergence et déterminer sa limite.
L'encadrement est vrai au rang 0. S'il est vrai au rang n, alors 2u(n) + 3 appartient à [3 ; 9], donc sa racine appartient à [√3 ; 3], intervalle contenu dans [0 ; 3].
On compare u(n+1)² et u(n)². La différence 2u(n) + 3 − u(n)² se factorise, et le signe de chaque facteur se lit sur l'encadrement précédent : les deux termes étant positifs, la comparaison des carrés donne celle des termes.
La suite est croissante et majorée par 3 : le théorème de la limite monotone garantit qu'elle converge vers un réel ℓ appartenant à [0 ; 3].
La fonction racine étant continue sur [0 ; +∞[, on passe à la limite dans la relation de récurrence, puis on élève au carré et l'on factorise. Des deux racines obtenues, seule 3 appartient à l'encadrement établi.
Résultat : La suite converge vers 3. La racine −1, solution de l'équation de point fixe, est écartée parce que tous les termes appartiennent à [0 ; 3] — c'est l'encadrement du premier maillon qui tranche.
Erreurs fréquentes
Révision active
Soit la suite définie par u(0) = 0 et u(n+1) = √(2·u(n) + 3). Démontrer par récurrence que 0 ⩽ u(n) ⩽ 3 pour tout n, puis que la suite est croissante, et enfin déterminer sa limite.
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Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de l'enseignement de spécialité de mathématiques — classe terminale, voie générale (annexe de l'arrêté du 19-7-2019, NOR MENE1921246A) (Ministère de l’Éducation nationale — Bulletin officiel)
Vérifié · 08/2026Version complète via le réglage de profondeur — même endroit, mêmes ancres
Références et sources
Ministère de l’Éducation nationale — Bulletin officiel
Voir aussi