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Fiches/LLCER Anglais — Langues, littératures et cultures étrangères et régionales/La mise en scène de soi
FR · Bac

La mise en scène de soi

Axe d'étude de la thématique « Expression et construction de soi » du programme de terminale LLCER anglais (arrêté du 19-7-2019, BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019). On y étudie, en anglais, comment les artistes du monde anglophone se mettent en scène — autoportrait peint ou photographié, autobiographie et mémoires, dandysme et alter ego, fiction de soi, selfie et réseaux sociaux — non par narcissisme, mais pour CONSTRUIRE et MAÎTRISER l'image qu'ils donnent d'eux-mêmes et la postérité qu'ils se forgent. L'axe sert les deux moitiés de l'épreuve, qui pèsent autant l'une que l'autre : la synthèse écrite d'environ 500 mots et la traduction ou transposition d'un côté, l'oral de 20 minutes de l'autre, où le dossier personnel du candidat peut prendre cette mise en scène pour fil conducteur.

6 sections·~43 min de lecture·4 compétences·Vérifié · 08/2026

T·0555 / 9
Profil d’examen
LLCER-MSS-1 · Analyser en anglais comment une œuvre (autoportrait, autobiographie, photographie, selfie) met en scène un « moi » et nommer les procédés de cette autoreprésentation (pose, cadrage, masque, voix narrative)LLCER-MSS-2 · Distinguer expression spontanée et CONSTRUCTION délibérée d'une image de soi (persona, alter ego), et montrer comment l'artiste contrôle sa représentation et sa postéritéLLCER-MSS-3 · Mettre en relation des documents de natures, d'arts et d'époques différents autour de l'axe « La mise en scène de soi » (synthèse problématisée), du portrait classique au selfie contemporainLLCER-MSS-4 · Rédiger en anglais une synthèse structurée (env. 500 mots) et traduire / transposer fidèlement un passage anglais en français (niveau C1)
Opérateurs :analyserinterpréterdistinguermettre en relationproblématiserjustifiersynthétisertraduire / transposer

niveau de base

Maîtrisez d'abord le vocabulaire de l'autoreprésentation (self-portrait, persona, pose, mask, autobiography, memoirs) et sachez dire QUELLE image de soi une œuvre met en scène et PAR QUEL procédé.

niveau approfondi

Construisez une problématique qui confronte plusieurs arts et époques (autoportrait peint, autobiographie, selfie), montrez que la mise en scène de soi est une CONSTRUCTION qui vise à contrôler son image et sa postérité, nuancez (révéler vs masquer, sincérité vs pose) et soignez une langue C1.

Profondeur

Profondeur de lecture : Approfondi

Texte

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Sommaire · 6 sections▾
  1. La mise en scène de soi
    • 01Se mettre en scène : autoreprésentation et construction de l'image de soi○
    • 02L'autoportrait peint et photographié : le miroir et le masque◐
    • 03Autobiographie, mémoires et fiction de soi : écrire son image◐
    • 04Persona, dandysme et alter ego : faire de soi une œuvre●
    • 05Selfie et réseaux sociaux : la mise en scène de soi à l'ère numérique●
    • 06Méthode : bâtir le dossier personnel de l'oral (quatre à six documents)●

6 sections · 30 points clés · 0 formule · 30 pièges signalés

§ 01
§ 01

Se mettre en scène : autoreprésentation et construction de l'image de soi#

~7 min de lecture●○○BaseBOeduscol-programme-llcer-anglais

Mise en scène de soi : du moi à la persona contrôlée

Du moi à la persona contrôléeGraphe, Moi → Mise en scène, Mise en scène → Persona, Persona → ContrôleMoiMise en scènePersonaContrôle
Fig. 1Se mettre en scène : un moi réel est mis en scène (pose, masque, voix, cadrage) en une persona offerte au public, dont on contrôle l’image et la postérité. En retour, le public interprète l’image construite. « Reveal or mask ? whose image — for whom ? »

Points clés

Idée-clé de l'axe (esprit du programme) : de nombreux artistes ont choisi de SE METTRE EN SCÈNE dans leurs œuvres — et cette démarche dépasse le simple narcissisme. Se représenter soi-même, c'est interroger son existence, mais aussi CONSTRUIRE et MAÎTRISER l'image que l'on donne de soi et la postérité que l'on se forge. La mise en scène de soi relève donc de l'« expression et création de soi » : on ne se contente pas de se montrer, on se fabrique.
Distinguer trois opérations à tenir au Bac : EXPRIMER un moi déjà là (se révéler — to reveal / to express oneself), le METTRE EN SCÈNE par une pose, un masque, un décor (to stage / to fashion a persona) et le CONTRÔLER, c'est-à-dire choisir l'image qui passera à la postérité (to craft one's image / to shape one's legacy). L'autoreprésentation oscille toujours entre se RÉVÉLER et se MASQUER.
Notion centrale à définir précisément : la PERSONA (du latin « masque de théâtre ») désigne l'image publique, le « personnage » que l'artiste se compose et offre au regard ; elle n'est pas l'individu réel mais une construction adressée à un public. L'ALTER EGO en est une variante (un autre soi inventé : pensez à David Bowie créant « Ziggy Stardust »). Mise en scène de soi = fabrication d'une persona.
Vocabulaire critique de base à maîtriser en anglais : self-portrait, autobiography, memoirs, persona, alter ego, pose, mask, self-fashioning, gaze, framing, staging, public image, posterity / legacy, parody. Savoir nommer L'image de soi construite ET le procédé (peint, écrit, photographié, posté) qui la met en scène.
Polarité majeure de l'axe (à mobiliser dans tout essai) : la mise en scène de soi va du portrait le plus CODIFIÉ et maîtrisé (autoportrait d'apparat, mémoires politiques soignant la postérité) au geste le plus quotidien et apparemment spontané (le selfie). Or même le selfie obéit à des CODES (pose, filtre, mise en scène) — d'où une tension permanente entre sincérité affichée et construction délibérée que l'épreuve aime faire confronter.
La mise en scène de soi ne concerne pas que les individus. Le programme range dans cet axe les hymnes nationaux et les mémoriaux du National Mall à Washington : une communauté aussi se donne une image d'elle-même. « Rule, Britannia! », « Auld Lang Syne » et « Land of My Fathers », l'hymne gallois, fabriquent une identité collective comme un autoportrait fabrique un moi — par une pose, un décor, un récit d'origine. Seule l'échelle change.
Or une mise en scène peut être retournée contre elle-même : Jimi Hendrix jouant « The Star-Spangled Banner » à Woodstock en 1969, les Sex Pistols détournant « God Save the Queen » en 1977, rejouent l'hymne CONTRE l'image officielle qu'il porte. Retenez la question qui ouvre presque tous les dossiers de cet axe : qui fabrique l'image, pour quel public, et qui garde le pouvoir de la relire autrement ? Y répondre en une phrase, document par document, est le geste attendu à l'écrit comme à l'oral.

Vocabulaire

→ Cartes
  • to stage oneself/steɪdʒ/se mettre en scèneLe verbe central de l'axe : « X stages himself as a martyr » dit bien plus que « X shows himself ».
  • self-fashioning/ˈself ˌfæʃənɪŋ/la fabrication de soiTerme critique consacré pour le travail par lequel on se compose une figure publique ; s'emploie sans article.
  • posterity/pɒˈsterəti/la postéritéMot clé des mémoires : « to shape one's posterity » = soigner l'image que l'histoire retiendra.
  • likeness/ˈlaɪknəs/la ressemblanceVocabulaire du portrait : « a good likeness » = un portrait ressemblant ; utile pour opposer ressemblance et construction.
  • self-effacement/ˌself ɪˈfeɪsmənt/l'effacement de soiL'antonyme utile : se retirer de l'image est encore une pose (Vivian Maier réduite à son ombre portée).
  • to come across asdonner l'image de, passer pourFormule idiomatique pour l'effet produit : « Franklin comes across as a self-made man. »
Exemple corrigé

Distinguer s'exprimer et se mettre en scène

A 1920s studio photograph shows the writer in a carefully chosen pose: chin up, eyes to the distance, an open book in hand, in front of a painted backdrop. In English, explain why this is a STAGING of the self rather than a neutral likeness, name the devices, and say what image it constructs.

  1. 01Poser la distinction

    Une photographie de studio n'enregistre pas un moi : elle le MET EN SCÈNE. Tout y est choisi — la pose, l'accessoire, le décor —, donc l'image est une construction adressée à un public, non un reflet spontané (a staged image, not a neutral likeness).

  2. 02Nommer les procédés

    Les procédés de mise en scène sont la pose (chin up, eyes to the distance), l'accessoire signifiant (the open book = the persona of « the writer ») et le décor (the painted backdrop = artifice assumé). Chaque élément code une identité.

  3. 03Dégager l'image construite

    L'ensemble fabrique une PERSONA : non « cette personne », mais « l'Écrivain inspiré, cultivé, tourné vers l'avenir ». L'image dit ce que le sujet VEUT être pour le public, pas seulement ce qu'il est.

  4. 04Relier à la postérité

    En choisissant cette image, le sujet tente d'orienter la façon dont on se souviendra de lui : la mise en scène de soi est aussi un contrôle de la postérité (shaping one's legacy) — cœur de l'axe.

Résultat : La photographie ne révèle pas un moi mais en met un en scène : par la pose, l'accessoire (le livre) et le décor peint, le sujet construit la persona de « l'Écrivain » et tente d'en fixer l'image pour la postérité — illustration directe de la mise en scène de soi comme construction contrôlée, et non comme simple expression.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : pour tout document du dossier, formuler en une phrase anglaise claire QUELLE image de soi l'œuvre met en scène et PAR QUEL procédé dominant (pose, voix narrative, cadrage), puis dire si elle révèle ou construit cette image.
  • Objectif Bac : ne jamais réduire la mise en scène de soi à de la vanité ; toujours montrer qu'il s'agit d'une CONSTRUCTION adressée à un public et visant à contrôler une image et une postérité.
  • Objectif Bac : savoir nommer le DESTINATAIRE de l'image autant que son auteur — un portrait de commande, des mémoires politiques et une publication en ligne ne visent pas le même public, et c'est ce qui explique leurs choix de mise en scène.
  • Objectif Bac : être capable d'étendre l'axe au COLLECTIF — hymne, mémorial, chanson patriotique — en montrant qu'un groupe se met en scène par les procédés qui servent à un individu.
  • Objectif Bac : savoir traiter un document qui DÉTOURNE une mise en scène officielle (Hendrix, les Sex Pistols) en distinguant nettement trois choses : l'image d'origine, le geste de reprise, la lecture nouvelle qu'il impose.

Erreurs fréquentes

  • Confondre l'AUTEUR réel et la PERSONA mise en scène : le « je » d'une autobiographie ou la figure d'un autoportrait est une construction, pas une transcription neutre de l'individu — il faut analyser le choix de l'image, pas la prendre pour la vérité.
  • Réduire l'axe à la peinture ou à la littérature : le programme embrasse « les arts en général » et relie explicitement l'autoportrait classique aux formes contemporaines (photographie, selfie, réseaux sociaux) — un dossier croise volontiers ces médias.
  • Juxtaposer les documents au lieu de les articuler : les descripteurs officiels réservent le bas de l'échelle aux productions faites d'éléments juxtaposés reliés par des connecteurs élémentaires. « The first document shows… The second document shows… » plafonne la copie ; il faut un connecteur qui porte une idée (whereas, by contrast, in much the same way).
  • Employer « to represent oneself » pour tout : préférer le verbe exact — to stage oneself (se mettre en scène), to fashion a persona (se composer un personnage), to sit for a portrait (poser pour un portrait), to curate one's image (soigner son image). Un lexique unique oblige aux périphrases et aux répétitions que la grille de richesse de la langue sanctionne.
  • Écrire « the artist wants to show his real personality » sans preuve dans le document : la grille attend un écrit étayé par des éléments (inter)culturels pertinents. Nommez d'abord le procédé qui porte la lecture (a direct gaze, a retrospective first-person voice, a filter), puis seulement l'intention.

§ 01

Révision active

In English (about 120 words), define what it means to « stage oneself » (se mettre en scène) as opposed to simply expressing oneself, then take one anglophone work (a self-portrait, an autobiography or a famous selfie) and explain which image of the self it constructs, by which single device, and for which audience.

S’entraîner sur des exercices associés17 questions sur ce thème→

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de langues, littératures et cultures étrangères et régionales — anglais, terminale générale (annexe 2 de l’arrêté du 19-7-2019) (Ministère de l’Éducation nationale — Éduscol)

§ 02
§ 02

L'autoportrait peint et photographié : le miroir et le masque#

~7 min de lecture●●○StandardBOeduscol-programme-llcer-anglais

Lire un autoportrait : miroir (révéler) vs masque (construire)

Lire un autoportrait : miroir vs masqueTableau de 2 colonnes et 4 lignes, Données: Miroir · révéler · Masque · construire; regard direct (gaze) · pose codifiée; traits exposés · attributs (props); moi fragile, divisé · persona maîtrisée; ex. Vivian Maier · ex. David HockneyMiroir · révélerMasque · construireregard direct (gaze)pose codifiéetraits exposésattributs (props)moi fragile, divisépersona maîtriséeex. Vivian Maierex. David Hockney
Fig. 2L’autoportrait oscille entre MIROIR (il révèle : regard direct, traits exposés, moi fragile — ex. Vivian Maier au reflet) et MASQUE (il construit : pose, attributs, persona maîtrisée — ex. David Hockney). Dans les deux cas, l’image de soi est CHOISIE et offerte au regard.

Points clés

Le programme rappelle que peintres et photographes ont, de tout temps, aimé se représenter — comme individu ou comme artiste. L'autoportrait (self-portrait) fonctionne tantôt comme un MIROIR qui révèle des éléments de la vie ou de la personnalité, tantôt comme un MASQUE qui compose une image choisie : c'est cette double valeur (révéler / construire) qu'il faut savoir analyser.
Repères du monde anglophone à mobiliser : David Hockney, dont les autoportraits et doubles portraits interrogent le regard et le statut de l'artiste ; Vivian Maier, photographe dont les très nombreux autoportraits (souvent saisis dans des miroirs, vitrines ou ombres portées) posent la question d'un « je » qui se cherche et se dérobe. On peut aussi convoquer la longue tradition de l'autoportrait (le peintre qui se peint en train de peindre).
Procédés de l'autoportrait à repérer et nommer en anglais — peinture : pose, gaze (direct or averted), composition, attributes / props (les attributs : palette, livre, instrument), lighting, setting / backdrop ; photographie : framing, reflection (mirror, shop window), shadow, point of view, self-as-subject. Chaque choix CODE une identité d'artiste ou d'individu.
Le regard (the gaze) est l'opérateur décisif : un autoportrait qui FIXE le spectateur instaure un face-à-face et affirme un « je » ; un regard DÉTOURNÉ ou capté dans un reflet suggère au contraire un moi insaisissable, observé en train de s'observer. Analyser l'autoportrait, c'est d'abord interroger qui regarde qui.
Polarité de l'axe appliquée à l'autoportrait : certains autoportraits AFFIRMENT une persona maîtrisée (l'artiste en majesté, sûr de son statut) ; d'autres EXPOSENT un moi fragile, vieillissant ou divisé. Les deux participent d'une construction identitaire — la maîtrise comme la fêlure sont des images choisies et offertes au regard.
David Hockney (né en 1937) est le repère le plus commode de l'axe : il se dessine, se peint et se photographie depuis plus de soixante ans, souvent entouré de ses lunettes, de ses crayons et de son atelier. L'autoportrait devient là un CONSTAT DE TRAVAIL — il ne montre pas un visage, il montre un métier et un regard qui fabrique. Nommez les attributs (attributes / props) et le décor (studio setting) : ils suffisent à dire quelle identité est revendiquée.
Vivian Maier (1926-2009) pose le problème inverse. Employée comme nounou à Chicago, elle a photographié sans jamais exposer ; ses innombrables autoportraits — saisis dans une vitrine, un rétroviseur, un miroir de rue, ou réduits à une ombre sur le trottoir — n'étaient adressés à personne de son vivant. Un autoportrait sans destinataire est-il encore une mise en scène ? La question est excellente en essai, car elle oblige à séparer le DISPOSITIF (le reflet, le cadrage, l'appareil visible dans l'image) de sa RÉCEPTION, construite après coup par la découverte de l'archive.

Vocabulaire

→ Cartes
  • gaze/ɡeɪz/le regardLe mot juste pour le regard porté ou soutenu : « she holds the viewer's gaze » = elle soutient le regard du spectateur.
  • sitter/ˈsɪtə/le modèleCelui qui pose. Dans un autoportrait, l'artiste est à la fois painter et sitter : la formule fait mouche à l'oral.
  • prop/prɒp/l'accessoireLes objets tenus ou posés dans le cadre (palette, livre, appareil) ; ils codent un statut social ou professionnel.
  • backdrop/ˈbækdrɒp/la toile de fondLe fond choisi : « against a bare backdrop » = sur un fond nu.
  • reflection/rɪˈflekʃn/le refletIndispensable pour Vivian Maier : « caught in a shop-window reflection ».
  • three-quarter viewle portrait de trois quartsVocabulaire de la pose ; s'oppose à « full face » (de face) et « in profile » (de profil).
Exemple corrigé

Analyser un autoportrait photographique au miroir

In a black-and-white photograph, a woman holds a camera at chest height and photographs her own reflection in a shop window; her face is half lost in the glass, where the street is also reflected. In English, analyse how this self-portrait stages the self, and what image of the artist it constructs.

  1. 01Identifier le dispositif

    C'est un autoportrait au reflet (a mirror / window self-portrait) : la photographe se saisit elle-même indirectement, par la vitrine. Le sujet et l'objet de l'image se confondent — elle est à la fois celle qui regarde et celle qui est regardée.

  2. 02Analyser le cadrage et le reflet

    Le cadrage (framing) place l'appareil au centre, signe de l'acte photographique lui-même ; le reflet (the reflection) superpose le visage et la rue, si bien que le visage est « half lost in the glass ». Le moi apparaît partiel, traversé par le monde extérieur.

  3. 03Interpréter le regard

    Le regard n'est pas offert frontalement au spectateur mais capté dans le verre : l'artiste s'observe en train de s'observer. La mise en scène construit un « je » insaisissable, qui se cherche autant qu'il s'affirme.

  4. 04Relier à la construction de soi

    L'image construit la persona de l'artiste-témoin, présente partout et nulle part : se mettre en scène, ici, c'est revendiquer le statut d'observatrice du monde tout en gardant son identité voilée — une mise en scène de soi qui révèle EN masquant.

Résultat : Par le reflet de la vitrine et un cadrage centré sur l'appareil, l'autoportrait fond le visage dans la rue et capte un regard indirect : il met en scène une artiste-témoin insaisissable, qui s'affirme tout en se dérobant — l'autoportrait photographique comme miroir-masque, où l'image de soi se construit dans l'ambivalence.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : analyser un autoportrait (peint ou photographié) en anglais avec le vocabulaire propre à l'image (pose, gaze, framing, reflection, attributes) et dire s'il RÉVÈLE ou CONSTRUIT l'identité du sujet.
  • Objectif Bac : mettre en relation un autoportrait classique et un autoportrait photographique (ex. un autoportrait peint et une photographie de Vivian Maier) pour montrer comment chacun met en scène le « moi » et le statut d'artiste.
  • Objectif Bac : savoir décrire en anglais l'ANGLE et la DISTANCE (close-up, three-quarter view, full-length, low or high angle) — ce sont eux qui donnent au sujet son autorité ou sa vulnérabilité, avant tout commentaire psychologique.
  • Objectif Bac : être capable de dire ce qu'un autoportrait TAIT — arrière-plan neutre, visage coupé par le cadre, corps remplacé par une ombre — car l'omission est un choix aussi signifiant que ce qui est montré.
  • Objectif Bac : savoir relier un autoportrait à sa destination (commande, exposition, archive privée) et en tirer une hypothèse argumentée sur l'image visée.

Erreurs fréquentes

  • Décrire un autoportrait « comme un texte », sans le vocabulaire de l'image : il faut nommer en anglais la pose, le regard, la composition, la lumière et les attributs, pas raconter la scène.
  • Croire qu'un autoportrait dit « la vérité » du peintre : c'est une IMAGE choisie, où même la sincérité affichée (un regard franc, un visage marqué) est une mise en scène — le masque peut imiter le miroir.
  • Écrire « the picture » partout : distinguer painting (le tableau), photograph (la photographie), portrait (le portrait) et picture (l'image, terme générique). Répéter quatre fois « picture » est exactement la pauvreté lexicale que la grille de richesse de la langue sanctionne.
  • Faire de la lumière un simple décor : nommez sa source et son effet (side lighting, backlighting, harsh or soft light) et dites ce qu'elle sculpte ou dissimule. Sans cela, l'analyse d'image reste une paraphrase de ce qu'on voit.
  • Traduire « self-portrait » par « un autoportrait de lui-même » : le mot contient déjà l'idée. De même, « to portray oneself » se rend par se représenter, se peindre, se donner à voir — jamais par un calque.

§ 02

Révision active

Choose one anglophone self-portrait that affirms a confident artistic persona (e.g. a David Hockney self-portrait) and one photographic self-portrait that suggests an elusive self (e.g. a Vivian Maier mirror or shadow self-portrait). In about 180 English words, analyse the devices each uses (gaze, framing, reflection, attributes) and say which image of the self each one stages.

S’entraîner sur des exercices associés17 questions sur ce thème→

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de langues, littératures et cultures étrangères et régionales — anglais, terminale générale (annexe 2 de l’arrêté du 19-7-2019) (Ministère de l’Éducation nationale — Éduscol)

§ 03
§ 03

Autobiographie, mémoires et fiction de soi : écrire son image#

~7 min de lecture●●○StandardBOeduscol-programme-llcer-anglais

Trois formes du récit de soi (autobiographie, mémoires, fiction)

Trois formes du récit de soiGraphe, Autobiographie → Contrôler son image, Mémoires → Contrôler son image, Fiction de soi → Contrôler son imageAutobiographieMémoiresFiction desoiContrôler sonimage
Fig. 3Trois formes du récit de soi convergent vers un même but — contrôler son image et sa postérité : l’autobiographie (pacte autobiographique : je = l’auteur ; Franklin, Douglass), les mémoires (la figure publique soigne sa légende), la fiction de soi (le masque du roman autorise un aveu plus sûr).

Points clés

L'écriture de soi est un terrain majeur de l'axe : par l'AUTOBIOGRAPHIE et les MÉMOIRES, l'auteur contrôle sa propre représentation — il choisit ce qu'il montre, ce qu'il tait, et l'ordre du récit. Les figures publiques et politiques en particulier écrivent (ou font écrire) leurs mémoires pour MAÎTRISER l'image qu'en gardera la postérité : se raconter, c'est se construire un monument.
Repères littéraires anglophones du programme : Samuel Taylor Coleridge, « Biographia Literaria » (autobiographie intellectuelle et littéraire) ; George Orwell, « Why I Write » (l'écrivain s'explique sur lui-même et son art) ; Eudora Welty, « One Writer's Beginnings » (les origines d'une vocation). Côté récit de soi fondateur d'une identité collective : Benjamin Franklin (« Autobiography »), Frederick Douglass (récit d'un ancien esclave), Sherman Alexie (voix amérindienne contemporaine).
Notion à définir : le PACTE AUTOBIOGRAPHIQUE — l'autobiographie promet au lecteur que l'auteur, le narrateur et le personnage sont une seule et même personne (« je » = l'auteur réel). Mais ce « je » reste une CONSTRUCTION rétrospective et sélective : l'autobiographe se met en scène autant qu'il se raconte. À distinguer des MÉMOIRES (centrés sur les événements et le rôle public) et de l'AUTOFICTION (récit de soi assumé comme partiellement inventé).
Procédés de l'écriture de soi à repérer et nommer en anglais : first-person narrative voice, retrospective stance, selection and omission (ce qu'on choisit de dire ou de taire), self-justification, the constructed « I », tone (ironique, solennel, intime). La FORME du récit (ce qu'on met en avant, comment on se présente) fabrique l'image, autant que les faits rapportés.
La FICTION peut être un véhicule plus SÛR de l'aveu de soi : sous couvert d'un personnage inventé, l'auteur dit un moi qu'il ne pourrait pas exposer en son nom propre (fiction as a safer vehicle for self-disclosure). Le masque du roman autorise une sincérité que l'autobiographie directe interdirait — autre forme, paradoxale, de mise en scène de soi.
Trois usages de la même forme, à distinguer nettement. Benjamin Franklin, dans son « Autobiography », se donne en modèle : sa vie devient un mode d'emploi, la fabrique du self-made man. Winston Churchill, dans « My Early Life », raconte sa jeunesse en homme déjà célèbre : les mémoires d'un acteur public relisent l'enfance à la lumière de ce qui est advenu. Frederick Douglass, dans son « Narrative of the Life of Frederick Douglass, an American Slave », écrit sous la contrainte inverse : il lui faut PROUVER qu'il a bien écrit ce livre. Même pacte, trois enjeux : l'exemple, la légende, la preuve.
Le versant fictionnel a ses repères : George Moore, dans « Confessions of a Young Man », se compose une figure d'artiste ; Sherman Alexie prête à un narrateur adolescent sa propre histoire ; Woody Allen a bâti une œuvre sur un personnage qui lui ressemble sans être lui. D'où la question de méthode : PACTE (je = l'auteur), ÉCART revendiqué (autofiction), ou simple air de famille ?

Vocabulaire

→ Cartes
  • memoirs/ˈmemwɑːz/les MémoiresPluriel dans les deux langues ; centrés sur la vie publique, à distinguer de l'autobiographie.
  • hindsight/ˈhaɪndsaɪt/le recul, la rétrospection« with the benefit of hindsight » = avec le recul : la formule même du narrateur rétrospectif.
  • to gloss over/ɡlɒs/passer sous silence, escamoterNomme l'omission volontaire : « he glosses over his years in exile ».
  • self-disclosure/ˌself dɪsˈkləʊʒə/l'aveu de soi, la confidenceUtile pour la fiction de soi : « fiction as a safer vehicle for self-disclosure ».
  • self-made manl'homme qui s'est fait lui-mêmeLe modèle que Franklin met en scène ; l'absence d'équivalent court en français en fait un piège de version.
  • to set the record straightrétablir la véritéMotif récurrent en ouverture de mémoires : annonce un récit qui répond à une accusation.
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Exemple corrigé

Analyser la construction de l'image dans des mémoires

The opening of a statesman's memoirs reads: « I have chosen to begin not with my triumphs, but with the small house where I was born — so that the reader may judge how far a determined man can travel. » In English, analyse how this opening stages the self and shapes the writer's legacy.

  1. 01Repérer la voix et la posture

    La voix est à la première personne et rétrospective (a retrospective first-person voice) ; le narrateur s'adresse explicitement au « reader » et oriente son jugement. Le « je » se met en scène en se montrant maître du récit de sa propre vie.

  2. 02Analyser la sélection

    Le choix de COMMENCER par « the small house where I was born » plutôt que par « my triumphs » est une sélection signifiante : l'auteur écarte d'abord la gloire pour mettre en avant l'origine modeste. Ce qu'on choisit de dire en premier construit l'image.

  3. 03Dégager l'image construite

    L'opposition « small house » / « how far a determined man can travel » fabrique la persona du self-made man : un homme parti de rien que sa seule détermination a élevé. L'humilité affichée est une stratégie de mise en scène, non un effacement.

  4. 04Relier à la postérité

    En orientant le « jugement » du lecteur dès la première phrase, le mémorialiste cherche à FIXER l'image qu'on gardera de lui (shaping one's legacy) : se raconter, c'est ici se bâtir un monument — exactement le contrôle de la postérité visé par l'axe.

Résultat : Par une voix rétrospective qui s'adresse au lecteur, une sélection inversée (l'origine modeste avant les triomphes) et l'opposition « small house » / « how far… can travel », l'incipit construit la persona du self-made man et oriente le jugement de la postérité : les mémoires mettent en scène un moi exemplaire pour maîtriser son image — illustration du récit de soi comme construction contrôlée.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : analyser un extrait d'autobiographie ou de mémoires en anglais en montrant que le « je » est CONSTRUIT (sélection, ordre du récit, ton) et en disant quelle image de soi l'auteur cherche à imposer à la postérité.
  • Objectif Bac : distinguer clairement autobiographie, mémoires et fiction de soi, et montrer ce que chaque forme permet de RÉVÉLER ou de MASQUER de l'identité.
  • Objectif Bac : savoir repérer et nommer l'écart entre le JE NARRANT (l'adulte qui écrit) et le JE NARRÉ (l'enfant ou le jeune homme raconté) — c'est de cet écart que naissent l'ironie, l'indulgence ou le remords.
  • Objectif Bac : savoir dire à quoi SERT le récit de soi dans chaque cas — se donner en exemple (Franklin), fixer sa légende (Churchill), fournir un témoignage et une preuve (Douglass).
  • Objectif Bac : être capable d'intégrer une courte citation anglaise à sa propre phrase, avec la ponctuation correcte, pour étayer l'analyse — la citation appuie le propos, elle ne le remplace jamais.

Erreurs fréquentes

  • Lire l'autobiographie comme un document factuel transparent : on oublie alors la SÉLECTION et la mise en scène — l'auteur choisit son image, et les silences sont aussi signifiants que les aveux.
  • Confondre auteur, narrateur et personnage : même dans une autobiographie, le « je » raconté est une construction rétrospective ; dans une fiction de soi, l'écart est revendiqué — il faut nommer le dispositif exact.
  • Traduire « memoirs » par « un mémoire » : ce sont LES MÉMOIRES, féminin pluriel (« ses Mémoires »), tandis qu'« un mémoire » est un travail universitaire et « la mémoire » la faculté de se souvenir. Le faux ami est un classique de la version.
  • Écrire « the narrator says that… » à chaque paragraphe : variez avec recalls, admits, concedes, glosses over, plays down, insists. Le haut de la grille distingue précisément les copies capables de nuances de formulation.
  • Rendre « I was to become » par « j'étais devenu » : la structure « was to + infinitif » exprime le futur vu du passé — « je devais devenir », « j'allais devenir ». C'est la tournure même du regard rétrospectif, et la manquer fausse tout le passage.

§ 03

Révision active

Compare two short anglophone self-writing extracts (e.g. an opening page of a political figure's memoirs and a passage from Orwell's « Why I Write »). In about 180 English words, analyse how each constructs a public image of the self through narrative voice, selection and tone, and say what legacy each one seeks to shape.

S’entraîner sur des exercices associés17 questions sur ce thème→

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de langues, littératures et cultures étrangères et régionales — anglais, terminale générale (annexe 2 de l’arrêté du 19-7-2019) (Ministère de l’Éducation nationale — Éduscol)

§ 04
§ 04

Persona, dandysme et alter ego : faire de soi une œuvre#

~7 min de lecture●●●ApprofondissementBOeduscol-programme-llcer-anglais

De la persona à l'alter ego : faire de soi une œuvre

Authenticité ↔ artificeDroite numérique, Persona · Wilde, Alter ego · BowiePersona · WildeAlter ego · Bowie
Fig. 4Faire de soi une œuvre, de l’authenticité revendiquée vers l’artifice assumé : la PERSONA du dandy (Oscar Wilde) reste proche de l’artiste réel ; l’ALTER EGO scénique (Ziggy Stardust) est un personnage entièrement inventé. Le masque, revendiqué, devient un acte de création de soi (self-fashioning).

Points clés

Au-delà du portrait et du récit, certains artistes font de LEUR PROPRE PERSONNE une œuvre : le vêtement, le style, l'attitude deviennent des moyens délibérés de se construire une image publique. La mise en scène de soi déborde alors l'œuvre pour englober la vie elle-même, transformée en spectacle adressé au public.
Repère anglophone majeur : Oscar Wilde, figure du DANDY (dandyism). Le dandy cultive une élégance étudiée, le paradoxe et l'esprit (wit) ; Wilde a fait de sa tenue, de ses bons mots et de ses poses une persona célèbre — « one should either be a work of art, or wear a work of art ». Vivre en dandy, c'est se mettre en scène en permanence et brouiller la frontière entre l'homme et le personnage.
Repère musical et contemporain : David Bowie et ses ALTER EGO scéniques (notamment « Ziggy Stardust »). Bowie invente des personnages successifs — costumes, maquillage, récits — qui sont autant de masques assumés. L'alter ego permet d'explorer des identités multiples et de garder une part de soi à l'abri derrière le personnage public.
Vocabulaire critique à maîtriser en anglais : persona, alter ego, dandy / dandyism, self-fashioning, public image, performance, mask, reinvention, theatricality. Savoir distinguer la PERSONA (image publique construite par l'artiste réel) de l'ALTER EGO (autre soi entièrement inventé, personnage distinct).
Enjeu de l'axe : faire de soi une œuvre interroge la frontière entre AUTHENTICITÉ et ARTIFICE. Le dandy ou le créateur d'alter ego revendiquent l'artifice comme une vérité supérieure (« le masque dit plus que le visage »). La mise en scène de soi devient alors un acte créateur à part entière — on ne se contente plus de se représenter, on se réinvente.
Oscar Wilde (1854-1900) donne à l'axe son cas le plus complet, parce qu'il en montre aussi le prix. Le dandy fait de son apparence, de sa conversation et de ses paradoxes une œuvre continue ; « The Picture of Dorian Gray » et « The Importance of Being Earnest » mettent en scène des personnages qui vivent sous un nom d'emprunt et jugent le monde du haut d'un style. La persona a d'abord servi de protection et de capital — puis elle s'est retournée contre lui lors des procès de 1895, où l'esprit qui l'avait rendu célèbre a été produit comme pièce à charge. Une image publique est un bien fragile : voilà un contre-argument que peu de copies pensent à utiliser.
David Bowie (1947-2016) industrialise le procédé. Ziggy Stardust en 1972, puis le Thin White Duke : chaque personnage arrive avec un costume, une voix, un répertoire et une date de péremption — Bowie a tué Ziggy sur scène en 1973, devant le public, ce qui est encore une mise en scène. L'alter ego offre deux avantages qu'un essai doit savoir nommer : il autorise à dire et à porter ce que l'artiste n'assumerait pas en son nom propre, et il rend la réinvention légitime au lieu d'en faire une inconstance. Ici, le masque ne cache pas : il permet.

Vocabulaire

→ Cartes
  • wit/wɪt/l'esprit, la repartieQualité maîtresse du dandy : « a flash of wit » = un trait d'esprit.
  • epigram/ˈepɪɡræm/l'épigramme, la formuleLa phrase brève et paradoxale qui est l'arme de Wilde ; adjectif : epigrammatic.
  • poise/pɔɪz/l'aisance, la prestanceLe maintien étudié du dandy : « unruffled poise » = un calme que rien n'entame.
  • self-parody/ˌself ˈpærədi/l'autoparodieQuand la persona finit par se citer elle-même : nuance précieuse pour Bowie tardif ou Wilde.
  • to reinvent oneself/ˌriːɪnˈvent/se réinventerLe verbe attendu pour la succession des alter ego : « Bowie reinvented himself with every record. »
  • affectation/ˌæfekˈteɪʃn/l'affectation, la poseLe mot du reproche adverse ; il permet de formuler l'objection avant d'y répondre.
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Exemple corrigé

Analyser une persona de dandy

Oscar Wilde famously declared: « One should either be a work of art, or wear a work of art. » In English, analyse how this aphorism and Wilde's dandyism stage the self, and discuss whether such self-fashioning is artifice or a form of self-creation.

  1. 01Décoder l'aphorisme

    L'aphorisme (the aphorism) pose une alternative paradoxale : soit ÊTRE une œuvre d'art, soit en PORTER une. Dans les deux cas, le moi est traité comme une matière esthétique : Wilde érige l'apparence et le style en projet artistique.

  2. 02Nommer les procédés de self-fashioning

    Le dandysme mobilise le vêtement étudié, la pose, l'esprit (wit) et le paradoxe : autant de moyens de construire une image publique (self-fashioning, theatricality). Wilde se met en scène en permanence, dans la vie comme dans ses œuvres.

  3. 03Caractériser la persona

    La persona ainsi fabriquée est celle de l'esthète provocateur, supérieur par le goût et l'esprit. Elle est ADRESSÉE à un public mondain qu'elle séduit et défie — c'est une image construite, non un simple trait de caractère.

  4. 04Discuter artifice / création

    Wilde revendique l'artifice : pour lui, le masque soigneusement composé dit une vérité plus haute que la nature « brute ». Sa mise en scène de soi n'est donc pas un mensonge mais un ACTE CRÉATEUR — faire de sa propre personne une œuvre, ce qui place pleinement le dandysme dans la « création de soi ».

Résultat : L'aphorisme et le dandysme de Wilde traitent le moi comme une matière esthétique : par le vêtement, la pose et l'esprit, Wilde fabrique la persona de l'esthète provocateur, adressée à un public. L'artifice y est revendiqué comme vérité supérieure — la mise en scène de soi devient un acte de création de soi, et non une simple vanité.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : analyser une persona ou un alter ego anglophone (le dandy Wilde, un personnage de Bowie) en nommant les procédés de self-fashioning (vêtement, attitude, mots, mise en scène scénique) et l'image publique visée.
  • Objectif Bac : discuter la tension authenticité / artifice — montrer en quoi se réinventer par un masque peut être un acte de création de soi plutôt qu'un mensonge.
  • Objectif Bac : savoir distinguer en une phrase anglaise la persona (l'image publique de l'artiste réel) et l'alter ego (un personnage distinct et nommé) — et ne jamais appeler « alter ego » un simple surnom de scène.
  • Objectif Bac : être capable de commenter un aphorisme de dandy en montrant que le PARADOXE est le procédé : la phrase renverse une évidence morale pour imposer un point de vue esthétique.
  • Objectif Bac : savoir argumenter le COÛT de la persona — elle enferme, elle vieillit, elle peut se retourner contre son auteur : c'est la nuance qui fait passer un essai du niveau descriptif à l'argumentation complexe attendue.

Erreurs fréquentes

  • Réduire le dandysme à de la coquetterie ou à de la vanité : c'est une POSTURE esthétique et un art de la mise en scène de soi, où l'apparence et l'esprit construisent délibérément une figure publique.
  • Confondre persona et alter ego : la persona est l'image que l'artiste réel donne de lui-même ; l'alter ego est un personnage distinct et inventé (Ziggy Stardust n'est pas David Bowie) — l'analyse doit nommer le bon dispositif.
  • Traduire « wit » par « esprit » et s'arrêter là : selon le contexte c'est l'esprit, la repartie, le trait d'esprit, l'humour mordant. « A man of wit » n'est pas un vague homme d'esprit, mais quelqu'un dont la parole brille.
  • Confondre « dandy » et « fashionable » : le dandy n'est pas celui qui suit la mode, c'est celui qui impose un style et une distance ironique. En anglais, écrivez « he cultivates a studied elegance », pas « he dresses well ».
  • Empiler les affirmations sans articulation : le haut de la grille décrit une argumentation complexe et un usage maîtrisé des moyens de structuration. Sur cet axe, un essai sans concession (admittedly… yet, granted that…, all the same) ne dépasse pas la description.

§ 04

Révision active

Take Oscar Wilde as a dandy and one of David Bowie's stage personae (e.g. Ziggy Stardust). In about 200 English words, analyse the devices each uses to fashion a public self (dress, attitude, words, performance), distinguish persona from alter ego, and discuss whether such self-staging is artifice, authenticity, or both.

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Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de langues, littératures et cultures étrangères et régionales — anglais, terminale générale (annexe 2 de l’arrêté du 19-7-2019) (Ministère de l’Éducation nationale — Éduscol)

§ 05
§ 05

Selfie et réseaux sociaux : la mise en scène de soi à l'ère numérique#

~7 min de lecture●●●ApprofondissementBOeduscol-programme-llcer-anglais

Le selfie : continuité et détournement de l'autoportrait

Le selfie : continuité et détournementTableau de 2 colonnes et 4 lignes, Données: Autoportrait · Selfie; pose, attributs · pose, filtre; cadrage, regard · décor choisi; vise la postérité · vise les likes; tradition · temps réel / masseAutoportraitSelfiepose, attributspose, filtrecadrage, regarddécor choisivise la postéritévise les likestraditiontemps réel / masse
Fig. 5Le selfie prolonge ET détourne l’autoportrait : mêmes gestes (pose, attribut, cadrage) mais des codes numériques (filtre, décor, retouche) et un public de masse en quête de validation (likes). Il « cite » ou parodie les codes classiques et pose la question d’exister à travers sa représentation.

Points clés

Le programme relie explicitement l'autoreprésentation classique aux formes CONTEMPORAINES : le SELFIE et les RÉSEAUX SOCIAUX prolongent, à l'échelle de masse, le geste ancien de se mettre en scène. L'enjeu n'est plus seulement de se représenter, mais de devoir EXISTER à travers sa représentation — la visibilité numérique devient une condition de l'identité.
Le selfie n'est pas une image spontanée : il obéit à des CODES (pose étudiée, angle, lumière, filtre, décor choisi, retouche). La mise en scène numérique de soi est une construction permanente d'une persona en ligne (the curated online self / one's online persona), souvent plus maîtrisée encore que l'autoportrait peint.
Le programme souligne que ces formes contemporaines DÉTOURNENT et PARODIENT souvent les codes artistiques classiques : le selfie cite la pose du portrait, l'autoportrait de maître, l'icône — parfois sérieusement, souvent avec humour ou ironie (parody of artistic codes). Reconnaître ce dialogue avec la tradition est attendu dans l'analyse.
Vocabulaire critique à maîtriser en anglais : selfie, social media, online persona, curated image, filter / editing, performance of the self, validation (likes, followers), authenticity vs performance, parody. Savoir nommer le procédé numérique (cadrage, filtre, mise en scène) ET le code artistique cité ou détourné.
Enjeu critique et existentiel (esprit de l'axe) : la mise en scène numérique pose la question des limites — entre identité réelle et image projetée, entre expression et performance pour autrui, entre liberté de se réinventer et pression de la validation (likes). Un bon essai NUANCE : le selfie peut être émancipation et créativité autant qu'aliénation à un regard collectif.
Le selfie n'invente rien : il hérite. La vitrine et le miroir de rue de Vivian Maier, le peintre qui se peint en train de peindre, la pose d'apparat du portrait de cour — le geste numérique reprend des dispositifs vieux de plusieurs siècles, avec un appareil qui tient dans la main. Ce qui change est le RYTHME et le NOMBRE : l'autoportrait était rare, coûteux, durable ; la publication est quotidienne, gratuite, remplaçable. Une bonne copie établit d'abord la continuité, puis nomme précisément ce qui a bougé — le coût, la fréquence, le destinataire, la durée de vie de l'image.
Une chose, en revanche, est réellement nouvelle et vaut d'être nommée : entre le sujet et son public s'interpose un TIERS — la plateforme, ses formats imposés, sa mesure publique de l'approbation. Un autoportrait de Hockney n'a pas de compteur ; la publication en a un, et ce compteur agit sur la pose suivante. D'où la nuance attendue : la mise en scène numérique élargit vraiment le pouvoir de se représenter, y compris pour qui n'aurait jamais eu de peintre, tout en soumettant ce pouvoir à un arbitre qui n'est ni l'auteur ni le public. Décrire exactement ce dispositif suffit à faire l'argument ; nul besoin de sermon.

Vocabulaire

→ Cartes
  • to curate/kjʊəˈreɪt/sélectionner, composer avec soin« a carefully curated feed » = un fil soigneusement composé ; le mot dit la sélection, pas le mensonge.
  • filter/ˈfɪltə/le filtreÀ traiter comme un procédé : « the filter smooths the skin and flattens the light ».
  • caption/ˈkæpʃn/la légendeLe texte sous l'image ; il oriente la lecture autant que le cadrage.
  • to crop/krɒp/recadrer, rogner« the image is cropped at the shoulders » : le recadrage est une omission volontaire.
  • showmanship/ˈʃəʊmənʃɪp/le sens du spectacleRelie utilement le selfie à la tradition du dandy et de la scène.
  • oversharing/ˌəʊvəˈʃeərɪŋ/l'excès de confidences en ligneLe mot du débat contemporain : permet d'introduire un contre-argument sans moraliser.
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Exemple corrigé

Analyser un selfie comme mise en scène codée

A young woman posts a selfie taken from a high angle by a window: soft daylight, a slight tilt of the head, a warm filter, an open book placed visibly in the frame, captioned « just me, nothing special ». In English, analyse the devices of this self-staging and discuss whether it is spontaneous or constructed.

  1. 01Repérer les choix de cadrage

    Rien n'est laissé au hasard : l'angle plongeant flatteur (high angle), la lumière douce de la fenêtre (soft daylight) et le filtre chaud (warm filter) sont des choix techniques qui composent l'image. Le selfie est CADRÉ, donc construit.

  2. 02Décoder les attributs et la pose

    L'inclinaison de la tête (a slight tilt of the head) est une pose étudiée ; le livre placé bien en vue (the open book in the frame) est un attribut signifiant — exactement comme dans l'autoportrait classique du lettré. L'image projette une persona : douce, sensible, cultivée.

  3. 03Analyser la légende

    La légende « just me, nothing special » affiche la spontanéité et l'humilité — mais elle contredit le soin évident de l'image. Cet écart révèle la PERFORMANCE : la mise en scène se cache derrière un discours d'authenticité (performed authenticity).

  4. 04Relier à l'axe et nuancer

    Le selfie cite les codes de l'autoportrait (pose, lumière, attribut) tout en visant un public de réseau et sa validation (the likes). Il illustre le « devoir exister à travers sa représentation ». À nuancer : c'est aussi un geste créatif et maîtrisé, pas seulement une aliénation.

Résultat : Loin d'être spontané, le selfie est une mise en scène codée : angle plongeant, lumière, filtre, pose et attribut (le livre) construisent une persona « sensible et cultivée », que la légende « nothing special » prétend nier. Il cite les codes de l'autoportrait pour un public en quête de validation — la mise en scène numérique de soi prolonge la tradition tout en posant, à nuancer, la question de l'existence par la représentation.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : analyser un selfie ou une publication de réseau social en anglais en montrant qu'il s'agit d'une image CONSTRUITE (pose, filtre, mise en scène, code artistique cité), et non spontanée.
  • Objectif Bac : relier la mise en scène numérique de soi à la tradition de l'autoportrait (continuité ET rupture), et discuter de façon nuancée si elle libère ou aliène le sujet.
  • Objectif Bac : savoir décrire une image numérique avec le vocabulaire technique exact en anglais (framing, crop, angle, filter, editing, caption, hashtag), et non avec le lexique du tableau.
  • Objectif Bac : être capable de nommer, sur un document contemporain, le CODE ARTISTIQUE cité ou parodié — le portrait d'apparat, l'icône religieuse, la photographie de mode. Reconnaître la citation, c'est l'analyse ; la manquer, c'est la paraphrase.
  • Objectif Bac : savoir formuler la nuance émancipation / soumission en la fondant sur le dispositif (qui publie, qui mesure, qui archive) plutôt que sur un jugement de génération.

Erreurs fréquentes

  • Prendre le selfie pour une image « naturelle » et spontanée : c'est une mise en scène codée (pose, filtre, décor, retouche) — l'analyser comme telle est précisément ce qu'on attend.
  • Traiter le sujet de façon purement moralisatrice (« les jeunes sont narcissiques ») : l'épreuve attend une analyse NUANCÉE des codes et des enjeux, reliée à la tradition de l'autoreprésentation, pas un jugement de valeur.
  • Écrire « the social medias » : media est déjà un pluriel (singulier medium). On écrit « social media », sans -s, et l'usage courant accorde le verbe au singulier.
  • Rendre « to share a picture » par « partager une photo » en toute occasion : selon le contexte c'est publier, poster, mettre en ligne, faire circuler. Le descripteur intermédiaire de la grille de traduction est précisément une traduction trop calquée sur le texte original.
  • Confondre le SUJET et le PHOTOGRAPHE dans un selfie : les deux sont la même personne, et c'est là le fait remarquable. Dites-le en anglais (« the sitter is also the operator ») au lieu de décrire comme si un tiers tenait l'appareil.

§ 05

Révision active

Choose one carefully staged selfie or social-media post and one classical anglophone self-portrait. In about 200 English words, analyse the devices of the digital self-staging (pose, framing, filter, setting), show how it echoes or parodies the artistic codes of the self-portrait, and discuss in a nuanced way whether posting oneself is self-expression, performance, or both.

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Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de langues, littératures et cultures étrangères et régionales — anglais, terminale générale (annexe 2 de l’arrêté du 19-7-2019) (Ministère de l’Éducation nationale — Éduscol)

§ 06
§ 06

Méthode : bâtir le dossier personnel de l'oral (quatre à six documents)#

~7 min de lecture●●●ApprofondissementBOeduscol-programme-llcer-anglais

Plan de synthèse pour un dossier « la mise en scène de soi »

Plan de synthèse — « la mise en scène de soi »Graphe, Autoportrait → Problématique, Écrit de soi → Problématique, Doc · presse → Problématique, Problématique → Quelle image de soi, Problématique → Révéler ou masquer, Problématique → Pour quel public, Quelle image de soi → Conclusion = réponse, Révéler ou masquer → Conclusion = réponse, Pour quel public → Conclusion = réponseAutoportraitÉcrit de soiDoc · presseProblématiqueQuelle imagede soiRévéler oumasquerPour quelpublicConclusion = réponse
Fig. 6Une synthèse n’est pas un résumé document par document : les documents du dossier convergent vers une problématique, que trois axes de confrontation développent — ici la figure construite, les moyens de la construction, le destinataire visé — avant une conclusion qui répond à la problématique.

Points clés

L'épreuve de spécialité LLCER compte deux parties, une écrite et une orale, et chacune vaut la MOITIÉ de la note ; le coefficient de la spécialité est 16. Réviser la seule synthèse écrite, c'est donc abandonner dix points sur vingt. Il y a plus décisif encore : à l'écrit, le candidat choisit entre deux sujets portant sur deux des trois thématiques, et SEUL L'ORAL évalue les œuvres du programme limitatif. Le dossier personnel se construit toute l'année, et cet axe — où l'on choisit précisément ce que l'on montre de soi — est le meilleur endroit pour en apprendre la fabrique.
Le format : 20 minutes, SANS temps de préparation, noté sur 20 — dix minutes de présentation en continu, puis dix minutes d'interaction, le tout en anglais. Pendant les dix premières minutes, on ne commente pas les documents un à un : on justifie les CHOIX du dossier et on en expose la logique interne. Le candidat qui se présente sans dossier visé reçoit de l'examinateur trois documents de natures différentes à commenter — filet de sécurité, jamais un projet.
La composition obéit à quatre règles, à vérifier une par une : quatre à six documents textuels et/ou iconographiques, étudiés ou non en classe ; au moins UNE des œuvres intégrales étudiées, matérialisée par un extrait ou une illustration ; au moins UN texte littéraire ; au plus DEUX œuvres d'art visuel ; au moins UN texte non littéraire. L'ensemble est visé par le professeur de terminale. Un dossier de trois pièces, ou de trois tableaux, est irrecevable avant même d'avoir été présenté.
Le fil conducteur est la vraie difficulté. Il relie les documents et se rattache à une ou plusieurs thématiques du programme : ce n'est ni un thème vague (« l'identité »), ni un intitulé d'axe recopié, mais une question à laquelle vos documents répondent différemment — « What does a self-portrait keep out of the frame ? ». Le test est simple : si l'on peut retirer un document sans que la question perde quoi que ce soit, le fil est trop lâche.
Le point que la plupart des candidats ignorent : LE DOSSIER LUI-MÊME N'EST PAS ÉVALUÉ. Ce qui est noté, c'est la parole qu'il permet. Un dossier magnifiquement relié mais muet vaut moins qu'un dossier sobre où chaque document ouvre un argument. Choisissez donc chaque pièce en pensant à la PHRASE qu'elle vous permettra de prononcer, et gardez pour chacune trois choses : une raison de l'avoir retenue, un procédé précis à nommer, une transition vers la suivante.
Ce que les descripteurs officiels attendent de la parole, enfin. En continu : une argumentation complexe, fondée sur des aspects (inter)culturels, menée de façon synthétique et fluide, tout en s'assurant de sa bonne réception — donc annoncer son plan, regarder l'examinateur, reformuler sans rompre le fil. En interaction, répondre ne suffit pas : le niveau haut se décrit comme la capacité à contribuer habilement à la construction de l'échange. L'accent, lui, peut garder l'influence d'autres langues du moment qu'il n'entrave pas l'intelligibilité.

Vocabulaire

→ Cartes
  • common thread/ˈkɒmən θred/le fil conducteurLa phrase d'ouverture attendue : « The common thread running through my dossier is… »
  • rationale/ˌræʃəˈnɑːl/la justification, la logique retenueLe mot même de la consigne : « the rationale behind my selection » = la logique qui a présidé au choix.
  • excerpt/ˈeksɜːpt/l'extraitLe mot pour l'extrait d'œuvre intégrale : « an excerpt from… », jamais « an excerpt of ».
  • to touch onaborder brièvement, effleurerSert à annoncer le plan : « I will touch on my third document only briefly. »
  • to expand ondévelopper, approfondirUtile en interaction : « Could I expand on that ? » ou « To expand on my second document… »
  • stance/stɑːns/la position, le parti pris« to take a stance on » = prendre position ; le mot juste quand l'examinateur demande votre avis.
Exemple corrigé

Composer un dossier d'oral autour d'un fil conducteur

You are preparing the 20-minute oral. Draw up a five-document dossier on the axis « Staging the self », check it against the composition rules, and state your common thread as a single English question.

  1. 01Choisir le fil avant les documents

    Partir d'une question, non d'un thème. « What does a self-portrait keep out of the frame ? » oblige chaque document à répondre ; « l'identité » ne demande rien. Le fil se rattache explicitement à la thématique « Expression et construction de soi ».

  2. 02Poser l'œuvre intégrale

    Le dossier doit comporter au moins une des œuvres intégrales étudiées, matérialisée par un extrait ou une illustration : c'est le seul endroit de l'épreuve où le programme limitatif est évalué. Choisir un passage court et précis, jamais un résumé de l'œuvre.

  3. 03Compléter, puis compter

    Ajouter au moins un texte littéraire, au moins un texte non littéraire, et au plus deux œuvres d'art visuel — par exemple un autoportrait de David Hockney et une photographie de Vivian Maier, mais pas un troisième document visuel. Total : quatre à six documents, visés par le professeur de terminale.

  4. 04Préparer la parole, pas le texte

    Pour chaque document, retenir une raison de l'avoir choisi, un procédé à nommer (gaze, retrospective voice, filter) et une transition vers le suivant. Les dix minutes en continu justifient les choix et exposent la logique interne du dossier ; elles ne commentent pas les pièces une à une.

Résultat : Le dossier lui-même n'est pas évalué : ce qui est noté est la parole qu'il permet. Cinq documents dont chacun ouvre un argument différent valent mieux qu'un dossier plus fourni mais muet, et le fil conducteur est ce qui transforme une collection en démonstration.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : savoir réciter la règle de composition — quatre à six documents, au moins une œuvre intégrale du programme limitatif (extrait ou illustration), au moins un texte littéraire, au plus deux œuvres d'art visuel, au moins un texte non littéraire — et vérifier son propre dossier point par point.
  • Objectif Bac : être capable de tenir dix minutes en continu sans lire, en justifiant les choix du dossier et sa logique interne, avant dix minutes d'interaction — le tout en anglais et sans aucun temps de préparation.
  • Objectif Bac : savoir formuler son fil conducteur en une seule phrase interrogative anglaise, et dire pour chaque document en quoi il y répond autrement que le précédent.
  • Objectif Bac : savoir que l'oral est le SEUL moment où le programme limitatif est évalué, et donc y faire entrer l'œuvre intégrale par un extrait ou une illustration précis, jamais par un résumé.
  • Objectif Bac : être capable de relancer l'échange pendant les dix minutes d'interaction — nuancer, demander une précision, revenir sur un document — au lieu d'attendre passivement la question suivante.

Erreurs fréquentes

  • Traiter le dossier comme une anthologie et le commenter document par document pendant dix minutes : la consigne demande de justifier les choix et d'exposer la logique interne. Annoncez le fil, puis faites travailler les documents ENSEMBLE.
  • Déposer trois documents, ou trois œuvres visuelles : le format est de quatre à six documents, avec au plus deux œuvres d'art visuel et au moins un texte non littéraire. Comptez avant de relier.
  • Oublier l'œuvre intégrale : le dossier doit comporter au moins une des œuvres intégrales étudiées, matérialisée par un extrait ou une illustration. C'est aussi le seul endroit de l'épreuve où le programme limitatif rapporte des points.
  • Apprendre un texte par cœur : sans temps de préparation, la récitation s'effondre à la première question. Les descripteurs valorisent les reformulations qui NE ROMPENT PAS LE FIL du discours — préparez des articulations, pas des phrases.
  • Croire que la reliure, la mise en page ou la beauté du dossier rapportent quoi que ce soit : le dossier n'est pas évalué, seule la parole qu'il permet l'est. Le temps passé à le décorer est du temps volé à l'entraînement oral.

§ 06

Révision active

Build a real oral dossier for this axis. List four to six documents and label each one (literary text / non-literary text / visual artwork / excerpt or illustration from one of the set works you have studied), then check the list against the four rules: at least one set work, at least one literary text, no more than two visual artworks, at least one non-literary text. Write your common thread as a single English question. Finally, draft in English (about 250 words) the opening three minutes of your ten-minute presentation: state the thread, justify your first two documents, and say what the second one does that the first cannot.

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Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de langues, littératures et cultures étrangères et régionales — anglais, terminale générale (annexe 2 de l’arrêté du 19-7-2019) (Ministère de l’Éducation nationale — Éduscol) · Définition de l'épreuve terminale de spécialité LLCER — version consolidée mai 2024 (note de service du 23-7-2020, NOR MENE2019311N, modifiée les 26-9-2023 et 5-12-2023) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)

Vérifié · 08/2026 · Version complète via le réglage de profondeur — même endroit, mêmes ancres

Sommaire

Section -- / 06

    • 01Se mettre en scène : autoreprésentation et construction de l'image de soi○
    • 02L'autoportrait peint et photographié : le miroir et le masque◐
    • 03Autobiographie, mémoires et fiction de soi : écrire son image◐
    • 04Persona, dandysme et alter ego : faire de soi une œuvre●
    • 05Selfie et réseaux sociaux : la mise en scène de soi à l'ère numérique●
    • 06Méthode : bâtir le dossier personnel de l'oral (quatre à six documents)●

0/6 Lues

Des fiches à l'entraînement

La mise en scène de soi

Consolide ce thème avec des questions de la banque de questions.

~43
min
4
Compétences
17
questions
S'entraîner
Planifier une révision

Références et sources

Sources

Ministère de l’Éducation nationale — Éduscol

  • Programme de langues, littératures et cultures étrangères et régionales — anglais, terminale générale (annexe 2 de l’arrêté du 19-7-2019)

Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol

  • Définition de l'épreuve terminale de spécialité LLCER — version consolidée mai 2024 (note de service du 23-7-2020, NOR MENE2019311N, modifiée les 26-9-2023 et 5-12-2023)

Voir aussi

  • L'expression des émotionsLa matière première de la mise en scène de soi, avant qu'elle ne soit composée.
  • Initiation et apprentissageLe récit de soi raconte le plus souvent une formation : les deux axes partagent leurs corpus.
  • Ancrage et héritageSe mettre en scène, c'est souvent porter une identité collective plus qu'une identité privée.

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Initiation et apprentissage

EuraStudy·Fiches T·05·MMXXVI

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