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Fiches/LLCER Anglais — Langues, littératures et cultures étrangères et régionales/Migration et exil
FR · Bac

Migration et exil

Axe d'étude de la thématique « Voyages, territoires, frontières » du programme de terminale LLCER anglais (arrêté du 19-7-2019, BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019). On y étudie, en anglais, comment les cultures du monde anglophone disent la déterritorialisation : les facteurs de l'émigration, l'exil comme perte de repères et aliénation, le rapport au territoire et la reconstruction de l'identité, l'exclusion et l'inclusion, l'héritage transmis aux générations suivantes, le retour au pays et l'exil intérieur — des Pilgrim Fathers de 1620 aux romans de la deuxième génération. L'axe sert les deux moitiés de l'épreuve, qui pèsent autant l'une que l'autre : d'un côté la synthèse écrite d'environ 500 mots et la traduction ou transposition en français, de l'autre l'oral de vingt minutes fondé sur le dossier personnel.

5 sections·~38 min de lecture·4 compétences·Vérifié · 08/2026

T·0999 / 9
Profil d’examen
LLCER-ME-1 · Analyser en anglais comment un document (texte littéraire, texte de presse, image, film) du monde anglophone met en scène la migration et l'exil — déterritorialisation, perte de repères, reconstruction de l'identité — et le situer dans son contexte historique et culturelLLCER-ME-2 · Distinguer et caractériser les facettes de la migration (volontaire / forcée, collective / individuelle, géographique / sociale) et leurs effets : exclusion et inclusion, héritage et générations suivantes, retour au pays et exil intérieurLLCER-ME-3 · Mettre en relation des documents de natures et d'époques différentes autour de l'axe « Migration et exil » (synthèse problématisée) et mobiliser des références culturelles précises du monde anglophoneLLCER-ME-4 · Rédiger en anglais une synthèse structurée (env. 500 mots) et traduire/transposer fidèlement un passage anglais en français (niveau C1)
Opérateurs :analysermettre en relationproblématiserinterpréterjustifiersynthétisertraduire / transposer

niveau de base

Maîtrisez d'abord le vocabulaire de la migration (migrant, exile, refugee, displacement, uprooting, homeland, belonging) et savez nommer QUI part, POURQUOI (les facteurs, push/pull), et CE QUE l'exil fait vivre (perte de repères, nostalgie, aliénation), en situant le document dans son contexte anglophone.

niveau approfondi

Construisez une problématique qui confronte plusieurs documents et époques, nuancez (l'exil comme perte ET comme nouvelle liberté, l'inclusion ET l'exclusion, la première génération ET la suivante), et soignez une langue C1 dans la synthèse comme dans la traduction.

Profondeur

Profondeur de lecture : Approfondi

Texte

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Sommaire · 5 sections▾
  1. Migration et exil
    • 01Définir la migration et l'exil : facteurs du départ et déterritorialisation○
    • 02L'épreuve de l'exil : perte de repères, aliénation et reconstruction de l'identité◐
    • 03Inclusion et exclusion, héritage et générations, retour au pays et exil intérieur◐
    • 04Le corpus anglophone de la migration et de l'exil : œuvres et références à mobiliser◐
    • 05Méthode : traduire ou transposer les mots de l'exil — la grille de version appliquée, dans une épreuve en deux parties●

5 sections · 25 points clés · 0 formule · 25 pièges signalés

§ 01
§ 01

Définir la migration et l'exil : facteurs du départ et déterritorialisation#

~7 min de lecture●○○BaseBOeduscol-programme-llcer-anglais

Points clés

Le programme place la migration et l'exil au cœur de la culture du monde anglophone et précise que la déterritorialisation peut revêtir « une dimension géographique ou sociale, collective ou individuelle ». Premier réflexe d'analyse : situer le document sur ces axes — migration de masse ou trajectoire d'un seul individu, déplacement dans l'espace ou déclassement social, départ choisi ou contraint.
Distinguer les notions : la MIGRATION est le déplacement (souvent par espoir d'une vie meilleure) ; l'EXIL ajoute l'idée d'un éloignement subi, d'une impossibilité du retour (exil politique, fuite, bannissement) ; le RÉFUGIÉ (refugee) et le demandeur d'asile (asylum seeker) fuient un danger. La diaspora désigne une communauté dispersée qui garde un lien avec une terre d'origine. Ces nuances orientent toute la lecture d'un document.
Les « facteurs de l'émigration » figurent explicitement au programme : on les analyse souvent par le couple push / pull factors. Les facteurs de répulsion (push) chassent du pays d'origine — guerre, persécution, famine, pauvreté, catastrophe ; les facteurs d'attraction (pull) appellent vers le pays d'accueil — travail, sécurité, liberté, le mythe d'une terre promise (the promised land, the American Dream). Identifier ces forces aide à comprendre QUI part et POURQUOI.
Le monde anglophone s'est largement construit par les migrations : la traite négrière et la déportation forcée, l'immigration européenne vers les États-Unis via Ellis Island et la Statue de la Liberté (« Give me your tired, your poor… », sonnet d'Emma Lazarus), les migrations de l'Empire et du Commonwealth vers le Royaume-Uni (la génération « Windrush » des Antilles à partir de 1948), la Partition de l'Inde (1947), les migrations contemporaines et la « crise des réfugiés ». L'exil est aussi un acte fondateur de l'identité américaine (les Pèlerins, the Pilgrims).
Le programme donne à l'axe des repères historiques précis, et les nommer distingue aussitôt une copie. Les Pilgrim Fathers partent en 1620 pour un exil religieux devenu mythe fondateur ; la Couronne déporte ses condamnés vers les colonies pénitentiaires d'Australie à partir de 1788 ; la Grande Famine des années 1840 vide l'Irlande et laisse une diaspora que chante encore « The City of Chicago » de Christy Moore ; le Trail of Tears arrache les nations cherokee à leurs terres ; la Great Migration, que Jacob Lawrence peint en soixante panneaux, mène les Afro-Américains du Sud vers les villes du Nord. Cinq départs, cinq causes (voir Fig. 1).

Facteurs du départ : push and pull

Facteurs du départ : push and pullTableau de 2 colonnes et 3 lignes, Données: Push (chasse) · Pull (attire); guerre · travail; persécution · sécurité, liberté; pauvreté, famine · terre promisePush (chasse)Pull (attire)guerretravailpersécutionsécurité, libertépauvreté, famineterre promise
Fig. 1Les « facteurs de l’émigration » s’analysent par le couple push / pull : les facteurs de RÉPULSION (push) chassent du pays d’origine (guerre, persécution, pauvreté, famine) ; les facteurs d’ATTRACTION (pull) appellent vers le pays d’accueil (travail, sécurité, liberté, la terre promise / American Dream).
Fig. 1 ↓
Reste à situer le document lui-même, ce que trois axes suffisent à faire : déplacement géographique ou social, collectif ou individuel, choisi ou contraint (voir Fig. 2). Un même texte les combine presque toujours — la famille Joad, chez Steinbeck, part en groupe, mais chacun y vit son propre déclassement. Le vocabulaire anglais suit ce classement : the homeland et the host country, the border, displacement, uprooting, a diaspora. Choisir le mot juste, c'est déjà avoir analysé.

Cartographier un document : trois axes de la déterritorialisation

Cartographier la déterritorialisationTableau de 3 colonnes et 3 lignes, Données: Axe · Un pôle… · …ou l’autre; Espace · géographique · sociale; Ampleur · collective · individuelle; Choix · choisie (migration) · contrainte (exil)AxeUn pôle……ou l’autreEspacegéographiquesocialeAmpleurcollectiveindividuelleChoixchoisie (migration)contrainte (exil)
Fig. 2Situer un document de migration sur trois axes : GÉOGRAPHIQUE ou sociale ? COLLECTIVE ou individuelle ? CHOISIE (migration) ou contrainte (exil) ? Un même document combine souvent plusieurs pôles.
Fig. 2 ↓

Vocabulaire

→ Cartes
  • uprooting/ʌpˈruːtɪŋ/le déracinementLe mot central de l'axe : « the uprooting of a whole village » ; le verbe est « to uproot ».
  • homeland/ˈhəʊmlænd/la terre natale, la patriePiège de version : la charge du mot varie selon le locuteur — « terre natale » pour un exilé, « patrie » dans un discours officiel.
  • pull factorle facteur d'attractionS'oppose à « push factor » (le facteur de répulsion) ; le couple structure toute analyse des causes du départ.
  • destitution/ˌdestɪˈtjuːʃn/le dénuement, la misèrePlus fort que « poverty » : le dénuement qui pousse au départ (Grande Famine, Dust Bowl).
  • transportation/ˌtrænspɔːˈteɪʃn/la déportation pénaleFaux ami majeur : dans le contexte des colonies australiennes, le mot ne veut jamais dire « le transport ».
  • displacement/dɪsˈpleɪsmənt/le déplacement forcéLe terme neutre qui couvre exil, expulsion et fuite ; « displaced persons » = les personnes déplacées.
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Exemple corrigé

Identifier le type de déplacement et les facteurs du départ

Emma Lazarus's sonnet « The New Colossus » (1883), engraved at the foot of the Statue of Liberty, has the statue cry: « Give me your tired, your poor, / Your huddled masses yearning to breathe free, / The wretched refuse of your teeming shore. » In English, analyse the type of displacement and the push and pull factors this text stages.

  1. 01Caractériser le déplacement

    Il s'agit d'une migration GÉOGRAPHIQUE et COLLECTIVE (« masses », « shore ») vers les États-Unis, présentée comme largement choisie mais née de la nécessité — un mouvement de masse de l'Ancien Monde vers le Nouveau, dont Ellis Island fut la porte.

  2. 02Repérer les facteurs push

    Les facteurs de répulsion sont nommés par la condition des migrants : « tired », « poor », « wretched refuse », « huddled masses » — pauvreté, fatigue, rejet. Le pays d'origine chasse une population misérable et opprimée.

  3. 03Repérer les facteurs pull

    Le facteur d'attraction est l'aspiration à la liberté (« yearning to breathe free ») : l'Amérique se présente en terre promise (the promised land) qui accueille (« Give me… »). La statue parle en figure maternelle et hospitalière.

  4. 04Nommer le point de vue et le ton

    Le poème adopte le POINT DE VUE du pays d'accueil idéalisé : ton solennel, impératif généreux, image de la mère des exilés (« Mother of Exiles »). L'analyse C1 doit nommer ce discours d'accueil — un mythe national autant qu'une réalité.

Résultat : Le sonnet met en scène une migration géographique et collective vers les États-Unis : les facteurs push (pauvreté, misère, oppression) y répondent au facteur pull majeur qu'est la liberté. Le texte adopte le point de vue du pays d'accueil idéalisé — l'Amérique comme « Mother of Exiles » et terre promise — un discours national qu'il faut nommer comme tel.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : pour un document, savoir nommer en anglais le TYPE de déplacement (géographique/social, collectif/individuel, choisi/contraint) et identifier les facteurs du départ (push / pull).
  • Objectif Bac : situer le document dans un contexte migratoire anglophone précis (Windrush, Ellis Island, Partition, crise des réfugiés…) plutôt que de rester dans le général.
  • Objectif Bac : savoir nommer et dater un fait migratoire anglophone du programme — les Pilgrim Fathers en 1620, la déportation pénale vers l'Australie à partir de 1788, l'émigration irlandaise après la Grande Famine, le Trail of Tears, la Great Migration — plutôt que d'écrire « many people migrated ».
  • Objectif Bac : être capable de distinguer en anglais migrant, immigrant, emigrant, refugee, asylum seeker, exile et displaced person, et de justifier le mot retenu par ce que dit le document.
  • Objectif Bac : savoir montrer qu'un même document combine plusieurs pôles des trois axes — une migration collective vécue individuellement, un départ « choisi » sous contrainte économique — au lieu de trancher artificiellement.

Erreurs fréquentes

  • Confondre « migration » et « exil » : tout migrant n'est pas un exilé ; l'exil suppose une contrainte et souvent l'impossibilité du retour — la nuance est attendue au niveau C1.
  • Traiter le départ comme un fait neutre sans interroger ses CAUSES : ne pas dégager les facteurs push / pull, c'est manquer la lecture exigée par le programme (« facteurs de l'émigration »).
  • Employer un seul verbe pour tout déplacement : distinguez to migrate, to emigrate (quitter son pays), to immigrate (entrer dans un autre), to flee (fuir), to be deported, to settle (s'installer). La grille de richesse de la langue décrit exactement le niveau où « l'étendue lexicale relative nécessite l'usage de périphrases et de répétitions ».
  • Ranger sous « migration » ce qui relève de la contrainte pure : la traite négrière et la déportation pénale vers les colonies australiennes ne sont pas des migrations mais des transports forcés. Écrire « the convicts migrated to Australia » est une faute d'analyse autant que de mot — dites « they were transported ».
  • Prendre « the promised land » ou « the American Dream » pour des faits : ce sont des REPRÉSENTATIONS, fabriquées par des textes et des images — le sonnet d'Emma Lazarus, l'affiche de recrutement, la lettre envoyée au pays. Nommez-les comme telles (an idealised image, a recruiting promise) et dites qui les produit ; la grille du contenu réserve le haut de l'échelle à un écrit « étayé par des éléments (inter)culturels pertinents ».

§ 01

Révision active

In about 130 English words, take one migration document of your choice (e.g. an Ellis Island photograph, a Windrush testimony, a refugee press article) and identify the type of displacement (geographical/social, collective/individual, chosen/forced) and the push and pull factors at work.

S’entraîner sur des exercices associés17 questions sur ce thème→

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de langues, littératures et cultures étrangères et régionales — anglais, terminale générale (annexe 2 de l’arrêté du 19-7-2019) (Ministère de l’Éducation nationale — Éduscol)

§ 02
§ 02

L'épreuve de l'exil : perte de repères, aliénation et reconstruction de l'identité#

~7 min de lecture●●○StandardBOeduscol-programme-llcer-anglais

Points clés

Le programme souligne que la déterritorialisation « est souvent associée à des émotions contradictoires » : elle « confronte l'individu à la perte de repères, à la confusion voire à l'aliénation et l'oblige à repenser ses valeurs et son rapport au territoire pour reconstruire son identité ». L'exil est donc d'abord une expérience intérieure — pas seulement un déplacement.
La PERTE DE REPÈRES (loss of bearings) : l'exilé perd sa langue, ses codes, son réseau, son paysage familier. D'où la confusion (disorientation), le sentiment d'être un étranger (a stranger, an outsider), le décalage culturel (culture shock). L'ALIÉNATION (alienation) est le degré extrême : se sentir étranger à soi-même, ne plus se reconnaître, vivre un entre-deux (in-betweenness, the hyphenated self comme « Indian-American »).
Les ÉMOTIONS CONTRADICTOIRES sont au cœur de l'analyse : la nostalgie du pays perdu (nostalgia, homesickness) et l'espoir d'une vie nouvelle ; le deuil de ce qu'on quitte et l'excitation du recommencement ; la honte ou la fierté. Cette ambivalence se lit dans le ton, le lexique affectif, les contrastes. Une notion-clé est le « mal du pays » que l'anglais nomme parfois par le mot portugais SAUDADE ou par « homesickness ».
« Repenser ses valeurs et son rapport au territoire pour reconstruire son identité » : l'exilé doit réinventer un sentiment d'appartenance (belonging) là où le territoire ne va plus de soi. L'identité devient plurielle, hybride (hybridity, hyphenated identity) ou clivée. Le concept de « lieu » se déplace : le « chez-soi » (home) n'est plus une géographie mais une construction — d'où la figure de l'écrivain qui rebâtit un pays par la mémoire (Salman Rushdie parle d'« imaginary homelands »).
C'est dans la LANGUE que cet axe se joue le plus concrètement, et le programme y range ses œuvres majeures. Julia Alvarez intitule son roman « How the García Girls Lost Their Accents » : ce qui se perd n'est pas un pays mais une prononciation, et l'assimilation se mesure à l'oreille. Henry Roth, dans « Call It Sleep », donne à un enfant un yiddish domestique riche et un anglais de la rue pauvre : l'écart entre les deux EST le personnage. Gene Luen Yang, dans « American Born Chinese », dessine l'accent comme une caricature qu'on vous colle ; chez Amy Tan, la mère parle un anglais que sa fille juge « broken » avant d'en entendre la richesse.
Le schéma de la section décrit une route, non une loi (voir Fig. 3). Beaucoup de textes s'arrêtent avant le dernier terme : l'aliénation peut durer, et « The Subway » de George Tooker (1950) la peint sans frontière franchie — couloirs sans issue, visages interchangeables, perspective qui ne débouche sur rien. À l'inverse, Salman Rushdie fait de la perte un matériau : ses « imaginary homelands » sont des pays qu'on n'habite plus que par la mémoire, donc qu'on rebâtit. Dire lequel des trois cas un document met en scène — aliénation durable, entre-deux tenu, identité refaite — vaut mieux que dérouler le schéma.

De la perte de repères à la reconstruction de l'identité

De la perte de repères à l’identité hybrideGraphe, Départ → Perte de repères, Perte de repères → Aliénation / entre-deux, Aliénation / entre-deux → Identité hybrideDépartPerte de repèresAliénation /entre-deuxIdentité hybride
Fig. 3L’épreuve de l’exil : la déterritorialisation entraîne une perte de repères (confusion, outsider), une aliénation ou un entre-deux (in-betweenness), puis la reconstruction d’une identité HYBRIDE (hyphenated self, belonging). Tout le parcours est traversé d’émotions CONTRADICTOIRES — nostalgie et espoir (« imaginary homelands », Rushdie).
Fig. 3 ↓

Vocabulaire

→ Cartes
  • bearings/ˈbeərɪŋz/les repèresToujours au pluriel : « to lose one's bearings » = perdre ses repères ; « to get one's bearings » = se repérer.
  • homesickness/ˈhəʊmsɪknəs/le mal du paysL'adjectif est courant : « she was homesick for a town that no longer existed ».
  • belonging/bɪˈlɒŋɪŋ/l'appartenance« a sense of belonging » = un sentiment d'appartenance ; le mot clé de la reconstruction identitaire.
  • in-betweennessl'entre-deuxTerme critique de la littérature postcoloniale ; s'emploie sans article et se relaie par « the hyphenated self ».
  • to blend in/blend/se fondre dans la masse, passer inaperçuLe verbe de l'assimilation vue de l'intérieur : « she learned to blend in before she learned the language ».
  • broken Englishun anglais approximatif, un anglais hésitantAttention à la charge : le terme dit surtout le JUGEMENT porté par l'auditeur, ce dont jouent Amy Tan et Julia Alvarez.
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Exemple corrigé

Analyser la perte de repères et l'identité hybride

In Jhumpa Lahiri's « The Namesake » (2003), Gogol — born in the USA to Bengali parents who emigrated from Calcutta — feels embarrassed by his unusual name and torn between his family's Indian heritage and American life. In English, analyse how this passage stages the loss of bearings and the rebuilding of a hybrid identity.

  1. 01Repérer la déterritorialisation au second degré

    Le déplacement géographique a eu lieu à la génération précédente (les parents) ; Gogol vit l'exil « hérité » — il n'a pas migré lui-même mais grandit entre deux mondes. Le territoire perdu n'est pas le sien, et c'est précisément ce qui crée son malaise.

  2. 02Nommer la perte de repères

    Le prénom « Gogol » cristallise la confusion : ni indien ni américain, il signale l'entre-deux (in-betweenness). Le personnage se sent étranger des deux côtés (an outsider), gêné par un héritage qu'il ne comprend pas encore — une forme douce d'aliénation.

  3. 03Lire les émotions contradictoires

    Le texte tient ensemble la honte et l'attachement, le désir d'assimilation (devenir « pleinement » américain) et la fidélité aux racines. C'est l'ambivalence typique de l'exil : on veut appartenir au présent sans trahir le passé.

  4. 04Reconstruire l'identité

    L'enjeu est de « repenser son rapport au territoire pour reconstruire son identité » : Gogol devra accepter une identité HYBRIDE (the hyphenated self), où l'héritage bengali et la vie américaine cessent de s'exclure. L'identité n'est pas donnée, elle se construit.

Résultat : Le passage illustre un exil « de seconde génération » : Gogol vit la perte de repères comme entre-deux (le prénom, le sentiment d'être étranger des deux côtés) et des émotions contradictoires (honte / attachement, assimilation / fidélité). L'enjeu, conforme au programme, est la reconstruction d'une identité hybride où héritage et présent se réconcilient.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : repérer et nommer en anglais les émotions CONTRADICTOIRES de l'exil (nostalgie / espoir, deuil / recommencement) et les procédés qui les expriment (champ lexical de la perte, contrastes, monologue intérieur).
  • Objectif Bac : montrer comment un document met en scène la perte de repères et la reconstruction de l'identité (hybridité, entre-deux, nouveau sentiment d'appartenance) — sur deux plans, géographique et intérieur.
  • Objectif Bac : savoir analyser la langue comme lieu de l'exil — accent, perte de la langue maternelle, passage d'un idiome à l'autre — en nommant le procédé (code-switching, mots étrangers en italique, broken English) et non le seul thème.
  • Objectif Bac : être capable de traiter une œuvre visuelle de l'aliénation, « The Subway » de George Tooker (1950) par exemple, avec le vocabulaire de l'image — cadrage, perspective, répétition des figures — pour montrer un exil vécu sans frontière franchie.
  • Objectif Bac : savoir montrer que la reconstruction de l'identité peut ÉCHOUER ou rester en suspens ; tous les textes ne s'achèvent pas sur une hybridité assumée, et le dire est plus fin que de conclure au happy end.

Erreurs fréquentes

  • Réduire l'exil à un drame uniquement négatif : le programme insiste sur des émotions CONTRADICTOIRES — la nostalgie cohabite avec l'espoir ou une nouvelle liberté ; n'analyser qu'un seul versant, c'est appauvrir le texte.
  • Confondre dépaysement passager et aliénation : l'aliénation est la perte du rapport à soi-même (devenir étranger à soi), bien plus grave qu'un simple « culture shock » — la nuance est attendue.
  • Traduire « home » par « maison » partout : selon le contexte c'est le foyer, le pays, le chez-soi, les siens. « She had no home to go back to » ne parle pas d'un bâtiment. La grille de version demande au plus haut niveau de transmettre « la plupart des implications » du texte : ce mot en est le test.
  • Écrire « he feels alienation » : l'anglais dit « he feels alienated », « a sense of alienation », « estrangement from his own family ». Les collocations fautives sont ce que la grille de richesse de la langue distingue du « vaste répertoire lexical » attendu en haut d'échelle.
  • Nommer l'émotion sans le texte : « the character is sad » n'étaye rien. Le haut de la grille du contenu décrit un écrit « fluide et convaincant, étayé » — désignez d'abord le porteur (un champ lexical du froid et du gris, une phrase inachevée, un basculement du prétérit au présent), l'émotion ensuite.

§ 02

Révision active

In about 150 English words, analyse a literary passage that voices the experience of exile: show how it stages the loss of bearings and contradictory emotions (nostalgia and hope), and how the character begins — or fails — to rebuild a sense of identity and belonging.

S’entraîner sur des exercices associés17 questions sur ce thème→

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de langues, littératures et cultures étrangères et régionales — anglais, terminale générale (annexe 2 de l’arrêté du 19-7-2019) (Ministère de l’Éducation nationale — Éduscol)

§ 03
§ 03

Inclusion et exclusion, héritage et générations, retour au pays et exil intérieur#

~7 min de lecture●●○StandardBOeduscol-programme-llcer-anglais

Points clés

Le programme nomme explicitement « exclusion et inclusion » parmi les enjeux de l'axe. L'arrivée dans le pays d'accueil n'est jamais neutre : entre INCLUSION (intégration, citoyenneté, le « melting pot » ou la « salad bowl » américaine) et EXCLUSION (discrimination, racisme, ghetto, le statut de second-class citizen, l'hostilité). L'analyse repère COMMENT un document situe le migrant sur cet axe et avec quels procédés (point de vue, lexique, contraste).
« Héritage et générations suivantes » : la migration se transmet. La PREMIÈRE GÉNÉRATION (first generation) garde la langue, les coutumes, le mal du pays ; la DEUXIÈME (second generation, parfois « 1.5 generation ») naît ou grandit dans le pays d'accueil et vit l'entre-deux des cultures (clash of generations, the heritage one did not choose). L'héritage peut être un fardeau ou une richesse ; le « generation gap » est un ressort récurrent de la littérature de la migration.
« Exil inversé et retour au pays » (reverse exile, return migration) : le retour est rarement simple. Celui qui revient découvre souvent qu'il n'appartient plus tout à fait au pays quitté (« you can't go home again ») ; il est devenu étranger des deux côtés. Le pays d'origine a changé, lui aussi ; le mythe du retour (the myth of return) se heurte au réel. Pour les générations suivantes, le « retour » est un voyage vers un pays qu'elles n'ont jamais habité.
« Exil intérieur » (internal / inner exile) : on peut être exilé SANS quitter son pays. C'est l'exil social (le déclassé, le marginal, l'exclu chez soi) ou l'exil intime (se sentir étranger dans sa propre société, son propre milieu, son propre corps). Le programme rappelle ainsi que la déterritorialisation est aussi « sociale » : on peut vivre l'exil de l'intérieur, sans frontière franchie. À l'inverse, le départ peut ouvrir « de nouvelles formes de pouvoir et de liberté ».
Sur l'axe inclusion / exclusion, les cas du programme sont nets. Monica Ali, dans « Brick Lane », tient son héroïne bangladaise enfermée dans un appartement de l'East End avant de lui faire gagner la rue ; Zadie Smith, dans « White Teeth » (2000), mêle trois familles londoniennes sans les confondre ; Ken Loach, dans « Ae Fond Kiss » (2004), place le conflit à l'intérieur d'une famille pakistanaise de Glasgow, non entre migrants et autochtones. Chez Hanif Kureishi, Amy Tan et Gene Luen Yang, il devient générationnel : ce que les parents ont sauvé, les enfants le portent comme une gêne.
Trois autres figures suivent (voir Fig. 4). LE RETOUR : dans « Americanah », Ifemelu rentre à Lagos et s'y découvre « Americanah », étrangère chez elle. L'EXIL INTÉRIEUR : Jude Fawley, chez Hardy, vit aux portes d'une université qui ne l'admettra jamais ; sous l'apartheid, Coetzee, Brink et Gordimer écrivent depuis un pays dont ils récusent la loi ; chez Paul Auster, le héros de « Moon Palace » sombre dans un New York où il finit sans adresse. L'EXIL CHOISI : T. S. Eliot, Ezra Pound, D. H. Lawrence, Joseph Conrad et James Joyce ont fait de l'expatriation la condition de leur œuvre.

Les figures de l'exil après le départ

Les figures de l’exil après le départGraphe, Après le départ → Inclusion / exclusion, Après le départ → Héritage / générations, Après le départ → Retour / exil inversé, Après le départ → Exil intérieurInclusion /exclusionHéritage /générationsRetour / exilinverséExilintérieurAprès ledépart
Fig. 4L’exil continue APRÈS le départ, sous quatre figures : l’axe inclusion / exclusion (melting pot vs discrimination), l’héritage entre les générations (1re / 2e génération, generation gap), le retour au pays / exil inversé (« you can’t go home again »), et l’exil intérieur ou social (être exilé sans franchir de frontière).
Fig. 4 ↓

Vocabulaire

→ Cartes
  • melting pot/ˈmeltɪŋ pɒt/le creusetSe traduit vraiment par « le creuset (américain) » ; son concurrent « salad bowl » donne « le saladier », qui garde les ingrédients distincts.
  • homecoming/ˈhəʊmkʌmɪŋ/le retour au paysLe mot du retour, souvent ironique : « a homecoming to a country that had moved on without her ».
  • to shun/ʃʌn/mettre à l'écart, fuirExclusion active mais silencieuse : « the neighbours shunned them » — plus froid que « to reject ».
  • mother tongue/ˈmʌðə tʌŋ/la langue maternelleLe mot clé de l'héritage : la deuxième génération la comprend souvent sans plus la parler.
  • second-class citizenle citoyen de seconde zoneFormule attendue pour l'exclusion de droit ou de fait : « treated as second-class citizens in the country they had rebuilt ».
  • inner exilel'exil intérieurNomme l'exil sans départ ; synonyme « internal exile ». À réserver au sens fort — se sentir étranger chez soi, non un simple malaise.
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Exemple corrigé

Analyser une figure de l'exil : le retour impossible

In V. S. Naipaul's writing, a narrator who left Trinidad for England returns, years later, only to find that he belongs neither to the island he left nor fully to the country he adopted — a stranger in both. In English, analyse this as a figure of « reverse exile » and the « myth of return ».

  1. 01Identifier la figure de l'exil

    Il s'agit d'un EXIL INVERSÉ (reverse exile) : le retour au pays d'origine, censé réparer le déracinement, révèle au contraire que le retour est impossible — « you can't go home again ».

  2. 02Analyser la double étrangeté

    Le narrateur n'appartient plus à l'île qu'il a quittée (elle a changé, et lui aussi) mais ne s'est jamais pleinement intégré en Angleterre : il est étranger DES DEUX CÔTÉS. C'est l'aboutissement de l'entre-deux.

  3. 03Nommer le mythe du retour

    Le « myth of return » est l'illusion réconfortante que l'on pourra un jour rentrer et retrouver ce qu'on a perdu. Le texte le démonte : le pays d'origine n'existe plus tel qu'on l'a quitté ; il est devenu une « imaginary homeland », un pays de mémoire.

  4. 04Relier aux notions du programme

    Cette figure illustre parfaitement « exil inversé et retour au pays » : la déterritorialisation ne se répare pas par un simple retour géographique, car l'identité a été durablement transformée. Le rapport au territoire doit, là encore, être repensé.

Résultat : Le texte met en scène un exil inversé : le retour au pays révèle une double étrangeté (étranger ici comme là-bas) et démonte le « myth of return ». Conformément au programme (« exil inversé et retour au pays »), il montre que la déterritorialisation ne se répare pas par un retour géographique — l'identité, transformée, ne retrouve aucun territoire d'origine intact.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : situer un document sur l'axe inclusion / exclusion et le justifier par des procédés (point de vue, champ lexical, contraste, ironie).
  • Objectif Bac : distinguer et illustrer les figures de l'exil — première vs deuxième génération, retour au pays / exil inversé, exil intérieur — au lieu de tout ramener au seul départ géographique.
  • Objectif Bac : savoir distinguer assimilation, integration et multiculturalism, et dire laquelle des trois un document défend, décrit ou met en cause.
  • Objectif Bac : être capable d'analyser la transmission entre générations par un DÉTAIL concret — un plat, un prénom, une langue tue à table, un objet rapporté — plutôt que par une généralité sur « les traditions ».
  • Objectif Bac : savoir traiter le retour comme un TROISIÈME déplacement et non comme un retour en arrière : montrer ce qui a changé du côté du pays, du côté du personnage et du côté de ceux qui étaient restés.

Erreurs fréquentes

  • Croire que l'arrivée signifie toujours l'inclusion : beaucoup de documents montrent l'EXCLUSION dans le pays d'accueil (discrimination, ghetto) — il faut le repérer, pas le présupposer.
  • Oublier l'exil intérieur et l'exil social : réduire l'axe au seul franchissement d'une frontière, c'est ignorer que le programme inclut la déterritorialisation SOCIALE et l'exil « interne ».
  • Rendre « to assimilate » par « assimiler » sans précaution : en français, « assimiler » veut d'abord dire comprendre. Au sens social on dit s'assimiler, être assimilé, s'intégrer. C'est le calque que la grille de version désigne comme plafond du niveau intermédiaire.
  • Employer « racism » comme mot-valise : distinguez prejudice (le préjugé), discrimination (la discrimination effective), segregation, xenophobia et casual racism (le racisme ordinaire). Le haut de la grille de langue suppose un « vaste répertoire lexical », pas un mot répété huit fois.
  • Faire de l'exil intérieur une métaphore vague : nommez ce qui exclut — la classe chez Thomas Hardy, la loi chez Coetzee, Brink ou Gordimer, la ville chez Paul Auster. Une notion qui s'applique à tout n'explique rien, et un devoir sans exemple précis reste « clair, détaillé et globalement efficace » au mieux.

§ 03

Révision active

In about 150 English words, choose a document that explores what happens after migration — inclusion or exclusion in the host country, the gap between first and second generation, a return to the homeland, or an inner/internal exile — and analyse which figure of exile it stages and how.

S’entraîner sur des exercices associés17 questions sur ce thème→

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de langues, littératures et cultures étrangères et régionales — anglais, terminale générale (annexe 2 de l’arrêté du 19-7-2019) (Ministère de l’Éducation nationale — Éduscol)

§ 04
§ 04

Le corpus anglophone de la migration et de l'exil : œuvres et références à mobiliser#

~7 min de lecture●●○StandardBOeduscol-programme-llcer-anglais

Points clés

Une synthèse C1 vaut par ses RÉFÉRENCES PRÉCISES. Constituez-vous un corpus anglophone classé par facette de l'axe, en retenant pour chaque œuvre : l'auteur, la date approximative, le type de migration et la notion qu'elle illustre. Citer une œuvre précise (auteur + titre + idée) vaut bien mieux qu'une généralité.
Migration de masse et exclusion (États-Unis) : John Steinbeck, « The Grapes of Wrath » (1939) — la migration intérieure des Okies vers la Californie pendant la Grande Dépression, pauvreté et hostilité ; la migration européenne via Ellis Island ; Emma Lazarus, « The New Colossus » (1883) — le mythe de la terre promise. Pour la déportation forcée : la traite négrière et son héritage (la « Great Migration » des Afro-Américains du Sud vers le Nord, 1916–1970).
Migration postcoloniale et identité (Royaume-Uni) : la génération « Windrush » (Antilles → Royaume-Uni à partir de 1948) ; Sam Selvon, « The Lonely Londoners » (1956) — l'arrivée et l'exclusion des migrants caribéens à Londres ; Andrea Levy, « Small Island » (2004). Salman Rushdie théorise l'« imaginary homeland » et l'écriture de la migration. Hanif Kureishi explore l'identité britannique-asiatique.
Héritage, générations et exil intime : Jhumpa Lahiri, « The Namesake » (2003) et « Interpreter of Maladies » (1999) — la deuxième génération indo-américaine, l'entre-deux ; Chimamanda Ngozi Adichie, « Americanah » (2013) — migration nigériane, race et retour au pays ; Mohsin Hamid, « Exit West » (2017) — réfugiés et frontières contemporaines. Pour la frontière des États-Unis : la migration latino-américaine et la question du « border ».
Adapter les outils à la NATURE du document est la moitié du travail. Texte littéraire : narrative voice, point of view, lexical field, imagery, tone. Texte non littéraire — article, discours, témoignage — : headline, angle, stance, connotation. Image : framing, composition, foreground / background, gaze, caption. Une seule certitude sur la composition du dossier de l'écrit : il comporte obligatoirement un texte littéraire, et rien d'autre n'y est garanti.
Le corpus du programme déborde le roman de migration (voir Fig. 5). Fondations : les Pilgrim Fathers, les colonies pénitentiaires australiennes, la diaspora irlandaise chantée dans « The City of Chicago », « Ellis Island » des Corrs. Arrivée et langue : « Call It Sleep » de Henry Roth, « How the García Girls Lost Their Accents » de Julia Alvarez, « American Born Chinese » de Gene Luen Yang. Déplacements internes : le Trail of Tears, la Great Migration de Jacob Lawrence, « The Subway » de George Tooker.

Corpus anglophone classé par facette de l'axe

Corpus anglophone par facetteTableau de 2 colonnes et 4 lignes, Données: Facette · Références anglophones; Masse / exclusion · Steinbeck (Grapes, 1939), Lazarus (1883), Ellis Island; Postcoloniale · Selvon (1956), Windrush, Levy (2004), Rushdie; Héritage / générations · Lahiri (Namesake, 2003), Kureishi; Retour / exil intérieur · Naipaul, Adichie (Americanah, 2013), Hamid (2017)FacetteRéférences anglophonesMasse / exclusionSteinbeck (Grapes, 1939),Lazarus (1883), Ellis IslandPostcolonialeSelvon (1956), Windrush,Levy (2004), RushdieHéritage /générationsLahiri (Namesake, 2003),KureishiRetour /exilintérieurNaipaul, Adichie(Americanah, 2013), Hamid(2017)
Fig. 5Un corpus anglophone classé par facette de l’axe — pour chaque œuvre, retenir l’auteur, la date et la notion illustrée. Relier chaque œuvre à UNE notion précise vaut bien mieux qu’une liste récitée.
Fig. 5 ↓
Quatre œuvres de cet axe figurent aussi sur le programme limitatif publié pour les années scolaires 2026-2027 et 2027-2028 (BOENJS n° 21 du 21 mai 2026) : « Americanah » d'Adichie, « The God of Small Things » d'Arundhati Roy, « Moon Palace » de Paul Auster, « Boyhood: Scenes from Provincial Life » de J. M. Coetzee. La classe en étudie trois en œuvres intégrales — deux littéraires, une filmique, une par thématique. Or SEUL L'ORAL les évalue, et la liste se renouvelle par moitié tous les deux ans.

Vocabulaire

→ Cartes
  • set textl'œuvre au programmeLe mot juste pour une œuvre du programme limitatif ; variante « set work ». « The set texts are examined orally only. »
  • short story/ʃɔːt ˈstɔːri/la nouvelleFaux ami classique : jamais « une histoire courte ». « Interpreter of Maladies » est un recueil de nouvelles.
  • graphic novelle roman graphiqueLe support de « American Born Chinese » ; ses unités de découpage sont les cases (panels) et les planches (pages).
  • ballad/ˈbæləd/la balladeChanson narrative de tradition orale, forme même de « The City of Chicago ». Ne pas écrire « balade », qui est une promenade.
  • panel/ˈpænl/le panneau ; la caseLe panneau peint chez Jacob Lawrence (soixante panneaux), la case dans une bande dessinée : un mot, deux supports.
  • to draw onpuiser dans, s'appuyer surVerbe utile pour relier les documents : « the article draws on the same imagery as the novel ».
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Exemple corrigé

Mobiliser deux références pour confronter inclusion et exclusion

Using Emma Lazarus's « The New Colossus » (1883) and Sam Selvon's « The Lonely Londoners » (1956), explain in English how the same migratory hope can meet very different realities of inclusion and exclusion in the English-speaking world.

  1. 01Poser le point commun

    Les deux documents partent de la même promesse migratoire : une terre d'accueil offrant une vie meilleure (les États-Unis pour Lazarus, le Royaume-Uni « mère patrie » pour les migrants antillais de Selvon).

  2. 02Document 1 — le discours d'inclusion

    « The New Colossus » donne la voix au pays d'accueil idéalisé : l'Amérique comme « Mother of Exiles » qui ouvre les bras (« Give me your tired, your poor »). C'est le mythe de l'inclusion et de la terre promise.

  3. 03Document 2 — la réalité de l'exclusion

    « The Lonely Londoners » montre l'envers : les migrants caribéens, citoyens de l'Empire venus reconstruire la Grande-Bretagne d'après-guerre, se heurtent au racisme, à la solitude et au logement insalubre. La promesse d'inclusion se brise en exclusion (le mot « lonely » dit tout).

  4. 04Confronter pour problématiser

    La mise en relation fait surgir un écart : entre le DISCOURS d'accueil et l'EXPÉRIENCE vécue, entre le mythe et le réel. C'est exactement le type de tension qu'une synthèse C1 doit dégager — non pas résumer chaque texte, mais les confronter.

Résultat : Les deux textes partagent une même espérance migratoire mais en révèlent les deux faces : Lazarus chante le mythe de l'inclusion (l'Amérique « Mother of Exiles »), tandis que Selvon expose l'exclusion vécue par les migrants Windrush à Londres. La synthèse les confronte pour problématiser l'écart entre le discours d'accueil et la réalité de l'exclusion.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : disposer d'au moins une référence anglophone précise par facette de l'axe (mass migration, postcolonial migration, second generation, return, internal exile) pour étayer une synthèse ou un écrit argumentatif.
  • Objectif Bac : savoir adapter les outils d'analyse à la NATURE du document — texte littéraire, texte non littéraire, œuvre visuelle — en sachant que le dossier de l'écrit comporte obligatoirement un TEXTE LITTÉRAIRE.
  • Objectif Bac : savoir citer correctement en anglais — auteur, titre exact, date, notion illustrée : « Julia Alvarez's How the García Girls Lost Their Accents (1991) », et non « a book about immigrants ».
  • Objectif Bac : savoir que SEUL L'ORAL évalue les œuvres du programme limitatif, et connaître celles de la liste en vigueur pour 2026-2027 et 2027-2028 qui relèvent de cet axe : Adichie, Roy, Auster, Coetzee.
  • Objectif Bac : être capable de faire dialoguer DEUX œuvres éloignées — un tableau et un roman, une ballade et un article — autour d'une même notion ; c'est ce croisement, et non l'accumulation, qui fait une synthèse.

Erreurs fréquentes

  • Réciter une liste d'œuvres sans les RELIER à une notion : une référence ne « compte » que reliée à un point précis de l'axe (exclusion, héritage, retour, etc.).
  • Analyser un texte de presse comme un texte littéraire (ou l'inverse) : chaque nature de document a ses outils — confondre headline et narrative voice fait perdre des points.
  • Croire que le dossier de l'écrit comporte obligatoirement un texte de presse : en LLCER anglais, c'est un TEXTE LITTÉRAIRE qui est obligatoire. L'obligation du texte de presse appartient à l'autre spécialité, « anglais, monde contemporain » — confondre les deux fausse toute la préparation.
  • Écorcher titres et noms propres : on écrit « How the García Girls Lost Their Accents » (accents au pluriel, García accentué) et « Jhumpa Lahiri » (avec le h). Une référence dont le titre est faux ne prouve plus rien, et l'erreur se voit immédiatement.
  • Confondre l'œuvre et son support : « American Born Chinese » de Gene Luen Yang est un roman graphique, « The Migration Series » de Jacob Lawrence une suite de soixante panneaux peints, « Ae Fond Kiss » de Ken Loach un film. Le support commande les outils, donc l'analyse.

§ 04

Révision active

Build your own corpus card: for the axis « Migration et exil », list in English at least one precise reference per facet (mass migration and exclusion, postcolonial migration, second generation and heritage, return/reverse exile, internal exile), each with author, date and the notion it illustrates. Then, in about 120 words, explain how you would use two of them together in a synthesis.

S’entraîner sur des exercices associés17 questions sur ce thème→

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de langues, littératures et cultures étrangères et régionales — anglais, terminale générale (annexe 2 de l’arrêté du 19-7-2019) (Ministère de l’Éducation nationale — Éduscol)

§ 05
§ 05

Méthode : traduire ou transposer les mots de l'exil — la grille de version appliquée, dans une épreuve en deux parties#

~8 min de lecture●●●ApprofondissementBOeduscol-programme-llcer-anglais

Points clés

Quatre points sur vingt se jouent en français, et ce sont les plus faciles à prendre de toute l'épreuve — à condition de savoir ce que la grille récompense. Rappel du cadre, que trop de candidats découvrent en juin : la spécialité LLCER compte DEUX parties, une écrite et une orale, chacune pour la MOITIÉ de la note, coefficient 16. Cette fiche travaille l'exercice de français, puis referme sur l'oral.
La partie écrite dure 3 h 30 et se note sur 20. Le candidat choisit entre DEUX sujets portant sur deux des trois thématiques ; chaque sujet propose un dossier de TROIS OU QUATRE documents rattachés à UNE seule thématique, 4 000 à 5 000 signes cumulés, dont obligatoirement un texte littéraire. Deux ou trois questions guident la synthèse en anglais, notée 16 points, d'environ 500 mots ; un écrit complémentaire argumentatif peut s'y ajouter, l'ensemble ne dépassant pas ces 500 mots (voir Fig. 6). Dictionnaire unilingue non encyclopédique autorisé, niveau B2/C1.

Plan de synthèse pour un dossier « migration et exil »

Plan de synthèse — « migration et exil »Graphe, Texte littéraire → Problématique, Doc · presse → Problématique, Photographie → Problématique, Problématique → Type de départ, Problématique → Épreuve de l’exil, Problématique → Inclusion / exclusion, Type de départ → Conclusion = réponse, Épreuve de l’exil → Conclusion = réponse, Inclusion / exclusion → Conclusion = réponseTextelittéraireDoc · pressePhotographieProblématiqueType dedépartÉpreuve del’exilInclusion /exclusionConclusion = réponse
Fig. 6Une synthèse n’est pas un résumé document par document : les documents du dossier convergent vers une problématique, que trois axes de confrontation développent — ici les causes du départ, l’épreuve du déplacement, la recomposition — avant une conclusion qui répond à la problématique.
Fig. 6 ↓
Restent les 4 points en français : traduction OU transposition, et c'est LE SUJET qui précise laquelle — le candidat ne choisit pas et doit s'entraîner aux deux. La traduction porte sur environ 500 signes, soit trois à cinq phrases : son unité est la phrase, rien ne se supprime, rien ne s'ajoute, l'ordre des idées reste celui de l'auteur. La transposition rend compte des idées principales d'un texte : son unité est l'argument, on peut regrouper trois exemples en un ou laisser tomber une anecdote, jamais ajouter une idée, commenter ni juger.
La grille de version est la plus explicite du lot. En haut d'échelle, elle admet qu'« une forte influence du document original se fasse sentir » : on ne demande donc pas de réécrire le texte en beau français. Ce qu'elle exige, c'est de transmettre les éléments d'appréciation et les arguments « y compris la plupart des implications qui s'y rapportent ». Le plafond nommé est ailleurs : le niveau intermédiaire s'y définit par une traduction claire « mais trop calquée sur le texte original ». C'est le calque, non la fidélité, qui bloque une copie.
Cet axe est le terrain d'entraînement idéal, parce que son lexique est un champ de mines. « Home » n'est presque jamais « la maison » : c'est le foyer, le pays, le chez-soi, les siens. « Homeland » se rend par la terre natale ou par la patrie selon la charge politique. « She had been in the country for six years » donne « cela faisait six ans qu'elle vivait là », non « elle avait été dans le pays depuis six ans ». Et « to lose one's accent », chez Julia Alvarez, ne se traduit pas sans qu'on entende ce que la perte coûte.
L'autre moitié de la note se joue en parlant : vingt minutes en anglais, SANS temps de préparation, sur 20 — dix minutes de présentation en continu, où l'on justifie les choix du dossier personnel et sa logique interne, puis dix minutes d'interaction. Le dossier, visé par le professeur de terminale, comporte quatre à six documents ; c'est le SEUL moment de l'épreuve où les œuvres du programme limitatif sont évaluées. Consolation pour qui redoute son accent : la grille orale admet qu'il « subisse l'influence d'autres langues » tant qu'il n'entrave pas l'intelligibilité.

Vocabulaire

→ Cartes
  • to convey/kənˈveɪ/transmettre, rendreLe verbe même de la grille de version : « to convey the arguments and most of their implications ».
  • overtones/ˈəʊvətəʊnz/les connotations, les résonancesCe qu'un mot fait entendre en plus de son sens : « the political overtones of homeland » — exactement ce que la version doit sauver.
  • wording/ˈwɜːdɪŋ/la formulation, les termes employés« the exact wording of the caption » ; sert à opposer ce qui est dit et la façon dont c'est dit.
  • idiom/ˈɪdiəm/l'expression idiomatique, la locutionNe jamais rendre par « idiome », qui désigne une langue. Une locution se traduit par une locution, jamais mot à mot.
  • stilted/ˈstɪltɪd/guindé, empruntéLe défaut exact que produit le calque : « a stilted rendering ». Sert aussi à décrire l'anglais appliqué d'un personnage immigré.
  • false friendle faux amiTerme technique en anglais aussi ; sur cet axe, guettez transportation, alien, sensible, actually, to assist.
Exemple corrigé

Traduire une phrase sur l'accent : du calque à la version

Rendre en français la phrase suivante, écrite pour l'exercice : « For six years she had worked on her vowels the way other people work on their teeth, and now, when she said her own name, no one at home could hear where she came from. »

  1. 01Repérer les décisions avant d'écrire

    Quatre points sensibles : « for six years » avec un plus-que-parfait (durée révolue), « the way » (comparatif de manière, non une relative), « at home » (le pays, pas la maison) et « where she came from » (l'origine, à l'imparfait en français). Un passage de 500 signes en contient toujours quatre ou cinq de cet ordre.

  2. 02Écrire la version calquée pour la voir

    « Pendant six ans elle avait travaillé sur ses voyelles de la façon que les autres gens travaillent sur leurs dents, et maintenant, quand elle disait son propre nom, personne à la maison ne pouvait entendre d'où elle venait. » Tout est compréhensible, et c'est précisément ce que la grille appelle une traduction claire « mais trop calquée sur le texte original ».

  3. 03Réécrire les seules clauses fautives

    « Six ans durant, elle avait travaillé ses voyelles comme d'autres soignent leurs dents ; et désormais, quand elle disait son propre nom, plus personne, au pays, n'entendait d'où elle venait. » Trois clauses ont bougé, pas la phrase entière : la grille admet au plus haut niveau qu'« une forte influence du document original se fasse sentir ».

  4. 04Vérifier ce qui devait passer

    Contrôlez les implications, que la grille réclame explicitement : l'ironie de la comparaison (un accent traité comme un défaut à corriger), la charge de « at home » (le pays quitté) et l'issue ambiguë — elle a gagné et perdu la même chose. Une version qui rend les mots sans ces trois effets reste au niveau intermédiaire.

Résultat : Le calque n'est pas une faute de compréhension mais de rédaction française, et il se corrige clause par clause. Gardez donc les deux dernières minutes pour une relecture sans l'anglais sous les yeux : ce qui sonne emprunté à la lecture est exactement ce que la grille sanctionne.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : savoir énoncer la structure de l'épreuve — deux parties, une écrite et une orale, chacune pour la moitié de la note, coefficient 16 — et savoir que seul l'oral évalue les œuvres du programme limitatif.
  • Objectif Bac : savoir que c'est LE SUJET qui impose la traduction ou la transposition, et s'être entraîné aux deux : environ 500 signes à traduire, ou les idées principales d'un texte à rendre en français.
  • Objectif Bac : être capable de relire sa version contre le plafond que la grille nomme — une traduction « trop calquée sur le texte original » — en traquant les traces d'anglais : ordre des mots, possessifs, prépositions, temps.
  • Objectif Bac : savoir rendre les mots à charge de l'axe (home, homeland, belonging, alien, accent, native) en choisissant le sens que le contexte impose, jamais un équivalent unique appris par cœur.
  • Objectif Bac : savoir se servir du dictionnaire unilingue non encyclopédique autorisé pour vérifier une acception ou une collocation — il ne donne aucun équivalent français, et l'attendre en salle d'examen coûte de longues minutes.

Erreurs fréquentes

  • Négliger la version parce qu'elle ne vaut que 4 points : ces points se prennent ou se perdent en quelques minutes, et la grille les obtient d'une note sur 20 divisée par 5 — un contresens de deux lignes y pèse donc très lourd.
  • Calquer les temps et l'ordre anglais : « They had been in the country for six years » ne donne pas « ils avaient été dans le pays depuis six ans », mais « cela faisait six ans qu'ils vivaient là ». La grille désigne exactement ce niveau : une traduction claire « mais trop calquée sur le texte original ».
  • S'éloigner du texte pour « faire joli » : le niveau le plus haut tolère explicitement qu'« une forte influence du document original se fasse sentir ». Ce qu'il réclame, ce sont les implications — l'ironie, la réticence, le registre — non une réécriture personnelle.
  • Sauter le mot difficile : ce qui n'est pas traduit ne transmet rien, alors que la grille attend le sens, les éléments d'appréciation et la plupart des implications. Devant un terme rétif, tranchez selon le contexte et assumez le choix plutôt que de laisser un blanc.
  • Transposer comme on résume un cours : la transposition rend compte des IDÉES PRINCIPALES dans un français autonome, lisible par qui n'a jamais vu l'anglais. Écrire « L'auteur veut nous montrer que… » à chaque paragraphe, c'est produire un commentaire, pas une transposition.

§ 05

Révision active

Work the four French marks twice on one page. (a) Take a 500-character English passage in which language itself is at stake — a character losing an accent, being corrected, or moving between two tongues — and translate it into French; then reread your version against the official ceiling and underline every clause that has kept English word order, an English tense or an English possessive, and rewrite those clauses only. (b) Take a different English text of about 4,000 characters and transpose it: in roughly 200 French words, give its main ideas as autonomous French prose that a reader who has never seen the English could use — no commentary, no added example, no quotation. Finish by writing one English sentence on what your translation had to keep, and one on what your transposition was free to drop.

S’entraîner sur des exercices associés17 questions sur ce thème→

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de langues, littératures et cultures étrangères et régionales — anglais, terminale générale (annexe 2 de l’arrêté du 19-7-2019) (Ministère de l’Éducation nationale — Éduscol) · Définition de l'épreuve terminale de spécialité LLCER — version consolidée mai 2024 (note de service du 23-7-2020, NOR MENE2019311N, modifiée les 26-9-2023 et 5-12-2023) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)

Vérifié · 08/2026 · Version complète via le réglage de profondeur — même endroit, mêmes ancres

Sommaire

Section -- / 05

    • 01Définir la migration et l'exil : facteurs du départ et déterritorialisation○
    • 02L'épreuve de l'exil : perte de repères, aliénation et reconstruction de l'identité◐
    • 03Inclusion et exclusion, héritage et générations, retour au pays et exil intérieur◐
    • 04Le corpus anglophone de la migration et de l'exil : œuvres et références à mobiliser◐
    • 05Méthode : traduire ou transposer les mots de l'exil — la grille de version appliquée, dans une épreuve en deux parties●

0/5 Lues

Des fiches à l'entraînement

Migration et exil

Consolide ce thème avec des questions de la banque de questions.

~38
min
4
Compétences
17
questions
S'entraîner
Planifier une révision

Références et sources

Sources

Ministère de l’Éducation nationale — Éduscol

  • Programme de langues, littératures et cultures étrangères et régionales — anglais, terminale générale (annexe 2 de l’arrêté du 19-7-2019)

Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol

  • Définition de l'épreuve terminale de spécialité LLCER — version consolidée mai 2024 (note de service du 23-7-2020, NOR MENE2019311N, modifiée les 26-9-2023 et 5-12-2023)

Voir aussi

  • Ancrage et héritageLe pôle opposé et complémentaire : ce à quoi on s'arrache, ou ce qu'on tente de reconstituer.
  • Exploration et aventureLe départ volontaire du colon ou de l'aventurier, à comparer au départ contraint de l'exilé.
  • La mise en scène de soiLes récits d'exil sont massivement des récits de soi : mêmes formes, autre enjeu.

Chapitre précédent

Ancrage et héritage

EuraStudy·Fiches T·09·MMXXVI

Dernier chapitre de cette matière — retour à la vue d’ensemble de la matière.